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jeudi 4 octobre 2012

Fabrice Faivre Pédophile ?


DOUBS : UN PÉDOPHILE IDENTIFIÉ GRÂCE AU FBI.


Montbéliard. Fabrice Faivre, 36 ans depuis quelques jours, l’a répété hier. Il se dit prêt à subir une castration chimique pour éradiquer ses vieux démons. En l’occurrence, son goût prononcé pour les jeunes enfants. Est-il sincère ou manipulateur, comme ses antécédents le laissent craindre ?

En octobre 2010, le Federal Bureau of Investigation (FBI), qui traquait les amateurs d’images pédo-pornographiques sur des sites américains, initiait une vaste enquête et identifiait, dans le lot, un utilisateur français.

Les autorités hexagonales étaient alertées. Il fallait alors patienter quelques mois pour que les spécialistes de la gendarmerie, dans leur cellule de Rosny-sous-Bois, parviennent à remonter la trace du suspect via son adresse IP, puis que la police, territorialement compétente, hérite du dossier.

C’est ainsi que jeudi matin, au terme d’un long marathon, la police interpellait Faivre, chauffeur livreur de son état, à son domicile. Son matériel informatique était saisi.

De source proche de l’enquête, des images insoutenables auraient été téléchargées sur son ordinateur. Avec des enfants violés mais aussi des clichés à caractères nécrophiles.

Le suspect semble être un habitué de l’extrême en la matière. Pour preuve, son dernier procès en février 2010, devant le tribunal de Lure. À l’époque, le procureur avait lancé : « J’ai essayé de regarder les images. C’est abject ! »

« PRÉDATEUR ET PERVERS »
Fabrice Faivre traîne un lourd passé (et passif) dans le domaine des délits sexuels. En 2000, alors qu’il était animateur informatique au sein d’un collège de la région luronne, il avait profité de son statut pour épancher et satisfaire ses pulsions.

Sept adolescents de moins de 15 ans seraient ainsi passés entre ses griffes. Ce qui lui avait valu deux ans de prison, dont un ferme.

Il y a deux ans, devant ce même tribunal de Lure, il écopait de trois ans de prison, dont un ferme, pour récidive. Entre-temps, en 2005, la juridiction dijonnaise l’avait condamné pour « captation et détention d’images pédo-pornographiques ».

Autant d’éléments qui ont conduit le parquet de Montbéliard à demander l’ouverture d’une information et surtout à requérir son placement en détention.

La juge des libertés et de la détention n’a manifestement pas été convaincue par le mea culpa du suspect. Pas plus que par la sempiternelle ritournelle de ses supposées bonnes résolutions.

Celui que le parquet luron avait qualifié de « prédateur » avec « le profil exact du pervers » a donc été placé en détention provisoire. La juge Sophie Baghdassarian, au pôle de l’instruction de Montbéliard, est chargée de se pencher sur un dossier nauséeux au possible.

Il y a deux ans, Fabrice Faivre avait cherché à apitoyer le tribunal en évoquant son propre passé de victime d’agression sexuelle, de la part d’un proche. Réalité ou argument d’audience ? Il jurait encore avoir « vaincu ses pulsions » et assurait ne plus être celui qu’il avait été.

À l’évidence, la vérité est en cinglant décalage avec cette image-là.

Sam BONJEAN
Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/02/04/un-pedophile-identifie-grace-au-fbi


LURE : LE «PROFIL EXACT » DU PERVERS

Les enquêteurs avaient retrouvé chez ce trentenaire désormais installé près d’Héricourt des milliers d’images à caractère pédo-pornographique. Particulièrement « abjectes ».


Calme, le langage clair et apaisé, Fabrice Faivre assure ne plus être celui qu’il a été : ce «prédateur » décrit par le ministère public, ce chasseur d’images irascible, appliqué à un« stockage compulsif » de vidéos et de photos insoutenables. À croire ce cariste intérimaire de 33 ans, aujourd’hui revenu dans le secteur d’Héricourt, il serait parvenu à vaincre ces « pulsions qui (le) reprenaient dans les moments où ça allait mal », ces « souvenirs d’enfance qui ressortaient du passé ((NDLR : il dit avoir été agressé sexuellement par son oncle) et (qu’il) n’arrivait pas à extérioriser ". Mais devant le tribunal de Lure - qui a rendu vendredi son délibéré dans cette affaire - c’est un passé plus récent qui a fini par rattraper Fabrice Faivre. Déjà condamné en 2005 pour captation et détention d’images à caractère pédo-pornographique, ce dernier était cette fois-ci poursuivi -en plus - pour atteintes sexuelles et corruption de mineurs.
À l’époque des faits, l’été 2003, le jeune homme vit pourtant maritalement. Mais c’est avec un «copain » et «Lulu » (*), son demi-frère d’une dizaine d’années, que Fabrice Faivre décide de partir en vacances, dans un camping de Goudargues (30). Un petit coin de paradis entre Ardèche et Gard provençal. « Lulu » ne tarde pas à s’y faire des nouveaux amis, Anna et Oliver (*) - deux petits camarades allemands de 7 et 9 ans - bientôt invités à visiter la tente des adultes. Sans conteste l’une des plus attractives du domaine... avec sa console de jeu, et ses séances de ’’shooting’’. « On jouait avec l’appareil numérique. C’est parti comme ça », explique le prévenu, laconique.... Chez Faivre, les enquêteurs retrouveront « 79 vidéos personnelles », souvenirs de vacances... et des milliers de photographies pornographiques - souvent très violentes - mettant en scène des mineurs. Relaxant au bénéfice du doute le prévenu pour les faits d’agression sexuelle et de corruption de mineur, le tribunal ira un peu moins loin que les réquisitions du parquet en condamnant Fabrice Faivre, en état de récidive légale, à trois ans de prison dont deux assortis du sursis.
Lire demain dans les éditions vésuliennes l'article complet de François VADOT   (*) Les prénoms ont été modifiés.


jeudi 9 février 2012

Patrice Alègre Pédophile


Patrice Alègre
Né le 20 juin 1968 en Haute-Garonne, Patrice Alègre aime sa mère, une coiffeuse alcholique et frivole, et il déteste son père, un CRS violent. Il fait son premier cambriolage à l’âge de 13 ans, ce qui est suivi de vol de voiture, trafic de cannabis et maison de correction dont il fugue. Il sera condamné pour la première fois à l’âge de 16 ans et exposé pour avoir tenté d’étrangler sa petite amie lors d’un bal, à l’âge de 17 ans. Barman au commissariat de Toulouse, puis portier de discothèque, il gravite dans le milieu de la prostitution. Il boit, il fûme, il se drogue et se construit une double personnalité, qu’il attribue à son enfance malheureuse. Il est condamné à de multiple reprises pour coups et blessures. Il est arrêté à Paris en septembre 1997, mis en examen pour 9 meurtres et 6 viols. Il est condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres. Onze ans plus tard, le 3 juillet 2008, il est libéré pour quatre dossiers : deux meurtres, un enlèvement et un viol avec arme.
  • 29-05-2009. Patrice Alègre et le réseau de Nice
    • 07-02-2003. L'homme qui aimait tuer les femmes
    • 28-07-2008. Patrice Alègre bénéficie de 4 non-lieux
  • 01-06-2009. Karl Zéro et le piège Alègre

Affaire Alègre - Wikipédia

L'affaire Alègre est une affaire criminelle française concernant Patrice Alègre (né en 1968), un tueur en série français arrêté à Paris en septembre 1997 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres. Il a par la suite obtenu des non-lieu dans quatre dossiers le 3 juillet 2008.
L'affaire, à proprement parler, débute en mai 2003 par la réouverture du dossier par les gendarmes de la cellule « Homicide 31 » (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d'enquêter sur les victimes de Patrice Alègre).
Chronologie

  • Septembre 1997 : Arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres. Patrice Alègre reconnaît 5 meurtres et 6 viols, mais est également mis en examen pour 4 autres meurtres.
  • 21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.
  • Début mai 2003, l’affaire Alègre n’est qu’un fait divers parmi d’autres, relégué loin à l’intérieur des journaux parisiens. Patrice Alègre est un tueur condamné en 2002 à vingt-deux ans de réclusion pour plusieurs homicides et viols. Mais, en Haute-Garonne, des gendarmes de la cellule « Homicide 31 », persuadés que toute la lumière n’a pas été faite sur son parcours criminel, ont rouvert le dossier.
  • Le 12 mai 2003, l'hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une prostituée. Elle met en cause des policiers toulousains, et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des parties “fines” organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables [...] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».
  • Dimanche 18 mai 2003 au journal télévisé de 20h de TF1, l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l'audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l'enquête, et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l'industrie pornographique ».
  • Lundi 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.
    Jeudi 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges, et un prostitué, sous le pseudonyme de « Djamel » affirme qu'il y a eu des « morts ».
  • Mardi 27 mai 2003, le procureur de Toulouse, annonce qu'il est mis en cause dans l'affaire. Il est remplacé le 28.
  • Vendredi 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.
  • Mercredi 17 septembre 2003, l'ancienne prostituée « Fanny » revient sur l'accusation de viol qu'elle avait formulée contre l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.
  • Samedi 20 septembre 2003, le travesti « Djamel », impliqué comme témoin dans un des aspects de l'affaire est retrouvé mort dans la chambre d'une clinique de Toulouse.
  • Lundi 11 juillet 2005, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme » dans lequel Dominique Baudis avait été mis en cause.
  • Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et l'ex adjoint de gendarmerie.
  • Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.
  • 2006, Émilie Espès, seule survivante d'un agression de Patrice Alègre décède suite à une tentative de suicide.
  • Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées "Patricia" et "Fanny" seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volf.
  • Le 3 juillet 2008, les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme.
Origine de l'Affaire Baudis
Le 5 septembre 1997, Patrice Alègre est arrêté en banlieue parisienne. Le soir même, Michel Roussel, enquêteur à la Section de recherche de la gendarmerie de Haute-Garonne, le rencontre pour la première fois. Premier face-à-face d'une longue série.
L'obstination démesurée de l'adjudant Michel Roussel, redoutant que Patrice Alègre ait débuté sa carrière de tueur bien avant les meurtres pour lesquels il a été jugés, est à l'origine de la création, en 2000, de la cellule Homicide 31. Apprivoisé peu à peu par Patrice Alègre et exhumant des dossiers oubliées, Michel Roussel ne parvient pas à recueillir suffisamment d'éléments nouveaux pour qu'il soit mis en examen dans de nouvelles affaires de meurtre et viol.
Mais au printemps 2003, tout bascule. Le travail d'investigation des gendarmes est mis à mal par une tempête médiatique : des notables toulousains sont accusés par des prostituées d'avoir un lien avec les activités de Patrice Alègre. Si le soufflé médiatique est largement retombé depuis, les dégâts sur les enquêtes concernant des meurtres et des disparitions non résolus sont considérables. Devant le souci d'un « recadrage » valant apaisement général, Michel Roussel, plutôt que de lutter seul contre Alègre, a décidé de quitter la gendarmerie.
(...)
Complément d'information
L'affaire Alègre, qui ne se résume pas à l'affaire Baudis, conserve des zones d'ombre : plusieurs témoins déclarent que le tueur a été longtemps protégé par des policiers ainsi que par un gendarme. L'ex-gendarme Roussel dénombre 191 assassinats non élucidés. L’organisation « Stop à l’oubli » réunit des familles de victimes, qui continuent de réclamer la vérité sur l’affaire, et livre un état des lieux en énumérant « ces disparitions, ces assassinats camouflés en suicide et ces enquêtes tronquées, déformées, bâclées, etc. »

Patrice Alègre bénéficie de 4 non-lieux - par La rédaction du Post - 28/07/2008

A Toulouse, on le surnomme "le tueur de prostituées". Et "faute de preuves", la justice ne le poursuivra pas dans 4 affaires de meurtres et de viols.
Une ordonnance de non-lieu a été rendue dans quatre dossiers dans lesquels le tueur en série Patrice Alègre, par ailleurs condamné à la réclusion à perpétuité, avait été mis en examen, a-t-on appris dimanche à Toulouse auprès de l'association de familles de victimes "Stop à l'oubli".
"Cette ordonnance de non-lieu, rendue le 3 juillet dernier par les deux juges d'instruction, nous déçoit. Il s'agit d'une instruction à décharge pour Alègre malgré des éléments sûrs contre lui", a déclaré à l'AFP Gabriel Loubradou, le président de l'association.
Ces non-lieux concernent les mises en examen de Patrice Alègre pour les meurtres de deux masseuses, Josette Legoy, et Josette Poiroux, l'enlèvement et la séquestration d'une mère de famille, ainsi que le viol avec arme d'une quatrième femme. Tous ces crimes ont été commis entre 1987 et 1992.
Le parquet de Toulouse avait requis ces non-lieux en octobre 2007.
Patrice Alègre, en cavale depuis février 1997, avait été interpellé en septembre 1997 à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), au lendemain du viol et du meurtre à Paris d'une jeune femme, Isabelle Chicherie.
Il avait dans la foulée avoué quatre autres viols et meurtres, ainsi qu'un viol commis entre 1989 et 1997 en région Midi-Pyrénées.
Jugé en février 2002 par la cour d'assises de Haute-Garonne pour ces six dossiers, Alègre a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.
D'autres affaires le visant sont toujours à l'instruction, notamment le meurtre de Line Galbardi, une prostituée franco-canadienne de 28 ans tuée en 1992 dans un hôtel toulousain.
Pour Gabriel Loubradou, ces quatre non-lieux auxquels il dit s'être attendu, "témoignent d'une volonté politique en haut lieu de ne pas faire éclater la vérité, d'étouffer cette affaire, alors que des témoignages confirment la présence d'Alègre sur au moins deux des lieux de crimes".
"Par ailleurs, je m'étonne que l'on nous refuse la réouverture de certains dossiers, alors que les progrès des techniques d'analyse scientifique permettraient de faire avancer la vérité", a-t-il ajouté.

L'homme qui aimait tuer les femmes, par Marie Huret, publié le 07/02/2002 - mis à jour le 04/12/2003
C'est plus fort que lui, Patrice Alègre n'a jamais pu rencontrer une fille sans avoir envie de la tuer. Il comparaît pour cinq viols suivis de meurtre. Sans avoir jusqu'ici expliqué ses actes ni exprimé le moindre remords
Patrice Alègre a réclamé les disques de Véronique Sanson et de Jane Manson. Il les écoute en boucle dans sa cellule, en attendant son procès. Quatre ans après son arrestation, cet homme de 33 ans comparaît devant la cour d'assises de Haute-Garonne pour le viol et le meurtre de cinq jeunes filles - et pour avoir violé et tenté d'en tuer une sixième. Du 11 au 21 février, les jurés vont se confronter à l'un des plus grands serial killers que la France ait jamais connus: persuadés que son macabre bilan est encore plus lourd, les enquêteurs continuent de fouiller son passé.
Marie-Louise compte le regarder droit dans les yeux, ce criminel à la carrure de rugbyman qui terrifie par sa froideur. «Même Guy Georges est un enfant de chœur à côté d'Alègre», confie-t-elle à L'Express. Le procès commence cinq ans, jour pour jour, après le meurtre de sa sœur, Martine Matias, une jolie brune de 29 ans, secrétaire chez Siemens et championne de boxe. Les vêtements déchirés, les bijoux éparpillés, le sang dans la baignoire, Marie-Louise veut tout entendre. C'est la signature Alègre. Les six familles des victimes la connaissent par cœur. A en sursauter la nuit. Le «tueur de la Haute-Garonne» gagne la confiance de ses proies, avant de les violer et de les étrangler dans des circonstances effroyables. «Il s'agit d'une affaire exceptionnelle dans les annales de la justice, assure Me Franck Aïdan, l'avocat de la famille Chicherie. Tant par la personnalité de l'accusé que par sa manière d'opérer. Guy Georges ne connaissait pas ses victimes, Alègre, lui, devenait leur ami.»
Beau gosse, séduisant, baratineur, ce «prédateur urbain», selon l'expression des psy qui l'ont expertisé, repère ses victimes dans les lieux publics, les cafés, les discothèques. Et il s'y prend si bien qu'en février 1989 il se retrouve chez Valérie Tariote, une serveuse de 22 ans, avec qui il a travaillé au bar de la gare, à Toulouse. Les policiers découvriront Valérie bâillonnée, les poignets serrés par un lacet et, par terre, le slip déchiré. Un an plus tard, le corps de Laure Martinet, une étudiante de 19 ans, est retrouvé dans un fossé, à Bonrepos-Riquet (Haute-Garonne). Elle avait fait du stop. Alègre s'était arrêté.
Puis c'est au tour de Martine Matias, en février 1997, à Toulouse; de Mireille Normand, 36 ans, en juin, à Verdun dans l'Ariège; et d'Isabelle Chicherie, 31 ans, en septembre, à Paris. Toutes l'ont trouvé sympa, ce videur de discothèque à la houppette blonde. Comment pouvaient-elles imaginer que Tintin était héroïnomane? Et, d'ailleurs, qui est-il vraiment, ce Patrice Alègre que les enquêteurs décrivent comme un «monstre froid jetant ses victimes comme des Kleenex», et dont les avocats, Me Laurent Boguet et Me Pierre Alfort, n'hésitent pas à dire qu'il est un «M. Tout- le-Monde tellement humain», juste avide de vengeance.
Avant d'être repéré, Alègre vivait de larcins et de trafic de drogue. Cette figure du milieu toulousain boit à l'époque un demi-litre de vin au déjeuner, fume 30 cigarettes par jour et prend de l'ecstasy comme on mange des bonbons. La première fois qu'il tente d'étrangler une fille, en 1985, il a 17 ans. Ce n'est pas n'importe qui, c'est sa copine. Et Alègre ne tue pas ses compagnes: il s'arrête à temps. Plus tard, elles seront deux à vraiment compter dans sa vie: Cécile Chambert, une secrétaire toulousaine qui lui donne une fille, Anaïs, et Sylvie Prouilhac, gérante d'une discothèque. Une nuit d'ivresse, il serre le cou de Cécile qui lui refuse un rapport sexuel. Là encore, il s'arrête soudain: «Non, pas toi!» Il veut les autres. Toutes les autres. Brunes, jeunes, des filles naïves et généreuses. Elles le repoussent, mais elles, il les tue. «Si l'objet de sa convoitise ne cède pas, il en abuse de façon lucide, et certainement pas hallucinée, explique Me Simon Cohen, l'avocat de la famille Matias. Puis il les supprime pour ne pas être dénoncé. Ce n'est pas une victime, mais un témoin qu'il élimine.» Aux yeux des psy, Patrice Alègre est non pas un malade mental, mais un «pervers narcissique» qui souffre de graves troubles de la personnalité. «Ni fou ni con», selon un ancien copain de collège, il réunit les caractéristiques des serial killers: «Froideur dans la description des récits de leurs crimes, sentiment de toute-puissance sur un autre, chosifié et totalement réduit à leur merci, sans plaisir sexuel», notent les experts.
Très tôt, Patrice Alègre se sent intouchable. Premier cambriolage à 13 ans, chez les voisins. Première bière à 14 ans. Un père CRS, une mère coiffeuse. A la maison, les «soirées bagarre» remplacent les soirées télé. Son paternel cogne, sa mère multiplie les aventures. Plus il cogne, plus elle se console avec des amants. Les copains d'enfance de Patrice le décrivent comme un jeune révolté contre la société, l'autorité et son père. «Je vais lui faire la peau», menace-t-il. Sa mère l'envoie chez le psy. Il a 13 ans. Il vole, fugue, et quitte l'école en quatrième. Sa grand-mère s'en occupe quand il a entre 13 et 18 ans. Elle n'a aucune autorité sur lui. Pas plus que les autres. Son père essaie de minimiser ses bêtises, rembourse quatre scooters volés à des copains. Sa mère le laisse faire ce qu'il veut. Quand il propose de consacrer une journée au ménage de la maison à la place de l'école, elle accepte. Déjà, il sait se montrer gentil pour arriver à ses fins. Son éducateur de l'époque brosse le portrait alarmant d'un ado «mignon, intelligent, suicidaire, trop vite monté en graine, qui pose des actes pour embêter ses parents». Mais ce qui l'inquiète, ce sont les relations de Patrice avec les femmes. «A surveiller», prévient-il. Mais personne ne surveillera Patrice. «C'était affolant, tant sa voix et son regard changeaient», confiera sa compagne Sylvie aux policiers.
Il y a deux Patrice. Celui qui a bu et celui qui n'a pas bu. Le charmant qui offre des fleurs à la Saint-Valentin et l'agressif qui pète les plombs si la viande est trop cuite. «Se sentant victime de souffrances injustes pendant son enfance, il se comporte comme s'il avait tous les droits, explique son avocat, Me Pierre Alfort. Comme s'il avait déjà payé.» Du coup, il tue à la moindre contrariété: le jour où sa fille est à l'hôpital, il assassine Laure; le jour où sa compagne le quitte, ce sera Martine; le jour de son anniversaire - qu'on ne lui a jamais fêté, se plaint-il - il étrangle Mireille. Enfin, il ne subit plus, c'est lui qui décide. Champagne chez Isabelle, bière chez Martine, bière, encore, avec Emilie. Chez ses victimes, Patrice Alègre recrée l'ambiance d'ivresse que sa mère aimait tant. L'enfant terrorisé qui entendait les gémissements de sa mère et de ses amants ne craint plus rien. Quand ses proies se mettent, elles aussi, à gémir, il les fait taire. Le silence, enfin.
Emilie Espès, 25 ans, est la seule victime de Patrice Alègre à avoir survécu. Elle doit témoigner le 15 février. «Elle ne sait toujours pas pourquoi il l'a laissée en vie», confie son avocate, Me Frédérique Dantin-Mouton. Quand il l'agresse, dans la nuit du 22 février 1997, Emilie le griffe et lui parle: «Calme-toi, je ne dirai rien.» La «chose» reprend forme humaine. Alègre l'épargne. Ce qui causera sa perte. Jamais cet homme qui se rêvait tout-puissant n'a expliqué ses actes ni exprimé le moindre remords. Les experts psychiatriques ont formulé un pronostic très pessimiste sur ses chances de guérison, «étant donné l'importance des aménagements pervers et narcissiques». Il risque la perpétuité, assortie de vingt-deux ans de sûreté.

Patrice Alègre : http://monsite.wanadoo.fr/T.E.S.F.1/page1.html
Patrice Alègre : un homme un peu paumé avec une famille (une compagne et une fille qu’il aime). « Avec moi il a été très sympa… J’ai rien de mal a dire… Agréable , pas méchant, pas un mot déplacé… » propos tenu par Karine, habitante de Foix qui a accueilli Patrice Alègre un soir de mai 1997. Les différents témoins disent de lui « Un homme plutôt sympathique, tout ce qui a de plus normal. Impressionnant physiquement, sportif… » « Il est calme… ». Mais d’un autre côté, un ancien brocanteur raconte une dispute entre Patrice Alègre et sa compagne « Là, il m'a choqué, d’un seul coup il n’avait plus le même visage. Ce n’était plus le même individu… ». Les psychiatres experts (le Docteur Zagary et le Docteur Ajzemberg) ont déclaré durant son procès « Il est instable, incapable de supporter la moindre contrainte, la moindre règle. » « Il ne tue pas pour avoir un rapport sexuel… L’acte sexuel conclut le passage à l’acte mais l’essentiel s’est déjà joué… » « Son plaisir de donner la mort est moins grand que celui d’avoir le pouvoir de la donner ». En bref un meurtrier narcisso-sexuel organisé français.
Sa vie :
Il est né le 20 juin 1968 en Haute-Garonne, d’un père CRS et d’une mère coiffeuse. Son père est très stricte et violent (avec Patrice et sa mère) et sa mère (alcoolique) achète le silence de son fils pour cacher ses ébats extra-conjugaux. Seule sa grand-mère paternelle s’occupe bien de lui, elle meurt en avril 2001.
Durant son procès, Patrice Alègre dit de ses parents :« J’aime ma mère, je déteste mon père. Mon père ne m’a pas élevé, il m’a dressé. »
Mauvais élève, il redouble son cours préparatoire, sa 6éme, sa 5éme et rate son CAP.
Adolescent, il tombe dans la petite délinquance ; vol de voiture, cambriolage et trafic de cannabis. Son père, pour sauver les apparences, le protège des foudres de la justice. Mais au bout d’un certain temps son père le confie à un juge pour enfant, Patrice est placé en maison de correction, d’où il s’enfuit pour aller se réfugier chez sa grand-mère.
En 1984, dès l’âge de 16 ans, il connaît ses premières condamnations. En même temps il commence à commettre ses premières agressions, il tente d’étrangler sa petite amie lors d’un bal.
Grâce à son père, il obtient un emploi jeune comme barman au commissariat de Toulouse.
Mais il est condamné à 2 reprises pour violence avec armes et rébellion.
Puis viennent les petits boulots (portier de discothèque, videur...).
Plus il vieillit, plus il devient violent. De 1988 à 1995 Patrice Alègre vit avec Cécile C. , avec qui il a une petite fille Anaïs. En 1994, Cécile C. alerte plusieurs fois la police pour coups et blessures . Il séjourne pour la première fois en prison, pour violence avec arme. Mais à cette époque il avait déjà tué 2 fois (voir plus).
Cécile C., durant le procès, déclare « il ne travaillait pas, buvait, fumait. Après il cassait tout dans la maison et me frappait. Il s’excusait, en pleurant. Il m’apitoyait avec son enfance malheureuse. J’ai compris plus tard qu’il me manipulait. De temps en temps, il disparaissait pour une nuit, deux ou trois jours, et revenait sans rien dire où il allait. »

mercredi 18 janvier 2012

Francis Evrard Pédophile Prédateur


Un portrait de Francis Evrard échappe difficilement au prisme de ses "pulsions". Celles, tellement récurrentes, selon lui, qu'il ne cesse de s'abriter derrière, depuis l'ouverture de son procès, devant la cour d'assises du Nord, lundi 26 octobre. Celles tellement "incontrôlables", répète-t-il aussi souvent dans un langage parfois abscons, qu'à 63 ans elles l'ont amené à passer plus de la moitié de sa vie en prison – trente-cinq ans au total.
Une vie de pulsions qui aurait commencé en subissant celles des autres, dès l'âge de 10 ans. A l'époque, dans son Roubaix natal, Francis Evrard a pour voisin un adolescent un peu plus âgé. Celui-ci aurait abusé de lui, un après-midi, lors de jeux qui ont dérapé. Les faits ne sont pas clairs, les versions ont changé avec le temps. M. Evrard en aurait parlé à sa mère, "mais elle ne voulait pas faire de bruit autour des voisins, alors elle n'a rien dit", raconte-t-il aujourd'hui.

La mère de M. Evrard, justement. Une dame un peu "prise du chapeau", comme la décrivent les voisins dans leurs auditions, doubleuse dans une usine de la région et qui avait ses humeurs – "un jour elle m'a cassé un balai sur la tête", détaille, toujours avec ses mots à lui et son accent ch'timi, l'accusé.

Mais une femme avec qui, malgré tout, Francis Evrard a noué toute sa vie une relation quasi exclusive. Au point, à chacune de ses sorties de prison, de sciemment braver l'interdiction de séjour dans le département du Nord pour la rejoindre. Il n'a jamais vécu seul.

"IL FAUT QUE JE LE FASSE"
Très vite, dans un contexte de père absent – "tout le monde le décrivait comme un poivrot, il est mort d'une cirrhose, mais il était juste belge, il aimait bien sa bière…", décrit encore M. Evrard à sa façon –, l'adolescent commence alors à commettre des petits larcins, manque l'école. On diagnostique chez lui des troubles mentaux, il est placé dans un établissement spécialisé, puis dans plusieurs foyers, notamment des maisons de correction, jusqu'à ses 14 ans. Et c'est là, de nouveau, qu'il aurait été victime d'abus sexuels. Là aussi qu'il aurait commencé à développer son attirance insatiable pour les jeunes garçons.

Aujourd'hui, il estime qu'il aurait eu entre une "quarantaine" et une "centaine" de relations sexuelles avec des mineurs. En particulier avec des enfants "inconnus", parce que, avec eux, impossible de se réfréner, "il faut que je le fasse".

Des aveux dont la lecture a un peu effaré la cour, mais dont Francis Evrard se justifie toujours avec un aplomb déconcertant, faisant sans cesse osciller l'observateur entre soupçons de mythomanie, d'extrême contrôle de lui-même et d'intense folie. "Il n'y en a que quelques-uns qui ont posé problème", plaide-t-il. Sous-entendu, tous les autres étaient consentants. Et d'ajouter : "A l'époque, ils aimaient ça."


Ce sont ces "quelques-uns" qui l'ont donc conduit à passer l'essentiel de sa vie incarcéré, entre 1965 et 2004. Huit au total. Il a été condamné notamment en 1975 et en 1989 à de la réclusion criminelle pour viols sur mineurs et, en 1985, à de l'emprisonnement pour atteinte à la pudeur sur mineur.

Francis Evrard n'est du coup titulaire que d'un simple certificat d'études, passé en prison. Il n'a pratiquement jamais travaillé, sauf quelques mois, entre 15 et 16 ans, comme apprenti, dans un établissement spécialisé dans le matériel d'éclairage, avant d'être licencié pour "manque de sérieux".


A chaque fois, les enfants dont il a abusé avaient entre 7 et 9 ans. Enis, 5 ans, était le plus jeune. "J'ai été surpris quand il m'a montré sa petite main pour dire son âge", mime-t-il. Dans le garage où il vivait depuis sa sortie de prison quelques semaines avant le viol, et où il l'a séquestré après l'avoir drogué, le 15 août 2007, plusieurs coupures de presse ont été découvertes. Des vieilles photos, la plupart datant des années 1970 : des jeunes garçons posant en maillot pour leur équipe de football, un numéro du magazine Parents avec en couverture des jeunes scouts en shorts, un portrait en couleur d'un blondinet angevin…

Lundi 26 octobre, il était 20 heures passées quand l'un des derniers témoins de la journée a été entendu, le brigadier chef Didier Debonne, 46 ans. C'est lui qui, assisté de deux collègues, a mené toutes les auditions de Francis Evrard après le viol d'Enis. Et il en a retiré plusieurs enseignements : "J'ai eu le sentiment que M. Evrard n'avait pas cherché à se cacher […]. Il n'a pas fui ses responsabilités […]. C'est comme si il y avait une sorte d'euphorie dans ce qu'il faisait." Et de conclure : "Ses pulsions ne sont pas au niveau de son sexe mais de sa tête et même la castration chimique ou physique ne peuvent les combattre."

mardi 13 décembre 2011

Émile Louis Pédophile

Émile Louis, né près d'Auxerre le 21 janvier 1934, est un tueur en série français. Il a avoué en 2000 avoir assassiné sept jeunes filles disparues dans les années 1970, mais s'est rétracté un mois plus tard.
En mars 2004, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour viol et torture sur son épouse et sa fille. Il a également été condamné pour atteintes sexuelles sur mineures en 1983 (4 ans de prison) et en 1989 (5 ans de prison).
En juin 2006, la cour d'appel de Paris confirme une peine identique à la première instance pour l'affaire des disparues de l'Yonne : réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans et dédommagement des familles de victimes. La Cour de cassation confirme cette condamnation en septembre 2007.


LA LETTRE D'EMILE LOUIS A KARL ZERO

UN DOCUMENT EXCEPTIONNEL

Prizon de (illisible) le 28 oute 20007

Chair carle,

Cé bien moi émile louis qui técri.
Depui que tu a lu la letre de mon haltère égaux patrice alègre, jé un imense espoire qui monte en moi.
Car tu le sait tré bien, je suis inaussent.
J’ameré que tu lise cete letre a lentaine pour me disculpai.
Car tu le sai bien jé tué personne les salope sé toute des mitos.
Des andicapée on disparu, et alor ? ji sui pourien.
Je regarde en prizon tou les jour ton aimission et je laime bocout.
Surtou tes jeu de mo et aussi ta feme qui est minione jaimeré bien la séré dan mes brats elle a quélage cete salope ?
et tes fille elles on quélage ?
El zon daijja été éventré ?

je di sa parce queue jadore les fille enfin les enfan les famile toussa.
On ma séparé de ma feme de ma fille tu voi ce que sa peu faire hin carl je croi queue tu meu conpren.
Come aimission jaime ossi « faite entrer lenculé » de ondlate, mé parce que je sui inossen.
Donc viola cété pour te dire de lire ma letre a lentaine et pour sa je peu fair un efor parce que les endicapéé eles mon léssé des aféres et ossi un peu de sou parce que je lé zé bien édé can elles été dan la merde et queue persone sen ocupé.

Je sé bien que tu a péyé 15 000 oro à la salpute de toulouz donc moi je peu te péyé paraiy pour queue tu lise ma letre oké ?
Je peu maime te doné la liste dé gen qui vené dan la cave pour maté et fer des oreures au fillle.
Cé le réso tu le sé bien carl, tu né pa con sa tou le monde le sé.

A bientau, ton dévoué, ; émile loui

Cette lettre, interceptée dans l’ancienne boîte de production de Karl et remise en l’état, a été authentifiée par nos services de déchiffrage. Pour l’instant, Karl a réuni ses collaborateurs d’AOL pour savoir s’il faut la publier. Un sosie de John-Paul L., ex-grand reporter et ex-journaliste du Vrai Journal a même été envoyé en mission afin de savoir si Emile Louis ne serait pas défendu par Maître Szpiner. Dans le cas contraire, il semble que l’accord pour diffusion serait donné pour l’émission de rentrée sur 13ème Rue.
Vous noterez qu’Emile, désorienté par la prison, pense que Karl a encore son émission sur Canal. La vieillesse est un naufrage…

Mardi 18 Septembre 2007

AVoir :
Affaire Les disparues de l'Yonne
Le Grand Robert de la pédophilie Française.
Pédophilie Lexique de A à Z.

Michelle Martin Pédocriminelle.





Michelle Martin, née en 15 janvier 1960 à Waterloo (Belgique), est une ancienne institutrice, ex-épouse et complice de Marc Dutroux, arrêtée en 1996 dans le cadre de l'affaire Dutroux, condamnée en 2004 à 30 ans de prison et libérée en 2012 dans le cadre d'une libération conditionnelle.


Michelle Martin obtient un diplôme d'institutrice en 1981 et rencontre Marc Dutroux à Forest la même année. Dès 1983, elle partage sa vie et devient son épouse en 1988. Elle donne naissance à trois enfants en 1984, 1993 et 1995. En 1989, elle est condamnée une première fois à 5 ans de prison pour complicité dans l'enlèvement et le viol de jeunes filles mineures commis par Marc Dutroux, mais n'en purgera que deux. En 2003, elle divorce de Marc Dutroux.
Source : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michelle_Martin_(affaire_Dutroux)

Jeune fille sage, orpheline de père, Michelle Martin étouffe dans le huis-clos qu'elle vit avec sa mère, extrêmement possessive. Elle a 21 ans quand elle rencontre un certain Marc Dutroux, séduisant et beau parleur.
Tombée follement amoureuse, Michelle acceptera ses mensonges et ses maîtresses dans un premier temps, avant de partager avec lui le secret des viols, puis des meurtres de jeunes filles. Si elle se décrit paralysée par la peur et le déni, certains ne voient dans son comportement que lâcheté et indifférence. Celle qui est apparue très effacée au moment du procès est-elle une habile manipulatrice, doublée d'une psychopathe ? D'aucuns le pensent. Les journalistes de l'émission belge DEVOIR D'ENQUÊTE ont tenté de cerner la personnalité de celle qui demeure l'un des grands mystères de l'affaire Dutroux.
Xavier Bongaerts, psychiatre ; Christian Mormont, psychologue ; Nicole Malinconi, auteur de "Vous vous appelez Michelle Martin" ; Thierry Bayet, son avocat ; Marie-Line Craenembroeck, son amie d'enfance, apportent chacun leur éclairage sur la personnalité de Michelle Martin. Aux questions des journalistes de l'émission, la condamnée a répondu par une longue lettre, dont la lecture conclut ce portrait.

(11/05/2011) Michelle Martin, encore une tarée dehors !
Imaginez vous enfermée dans une cavité immonde, violée par un « adulte »  et filmée par sa propre femme.

Imaginez-vous mourir de faim, de peur, dans ce même trou infâme en pleurant, papa, maman !!!…
Julie Lejeune et Melissa Russo  âgées de 8 ans, ont vécu cela, et en sont mortes……………

Michelle Martin, ancienne institutrice, âgée de 51 ans va sortir de prison !
La justice autorise cela.
Malgré son comportement à cette époque, c’est  la loi !

Lavée par la prison dit-on !
Nettoyée par sa peine ?
Elle veut adhérer à une vie nouvelle, elle serait  prête à se reconstruire….

Il faudrait accepter alors  et l’accueillir en  France sans broncher ?
Il faudrait comprendre cette bête infâme ?

Maudite soit elle !.
Dépôt crotté, qu’il nous faudrait ramasser.
Amas de couches pourries de notre société

Ha ! J’oubliais que cela n’a rien à voir avec la justice, j’oubliais que cette même justice ne peut pas réparer les défauts et bassesses de notre société.
Est-ce qu’elle y contribue ?
Les révèle t’elle ?

On imagine :
Le papa d’An, qui "demande à genoux" à la France "de ne pas accepter la demande du monstre qui a été une bête affamée d’horreurs  pour sa fille et pour cinq autre filles. 
Et il reprend :
"J'étais très choqué. Je ne comprends pas. Je me trouve dans un trou incroyable : avant c'était un trou créé par les tueurs et les violeurs de ma fille, maintenant c'est la justice qui crée le trou, c'est pire".

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?






(01/08/2012) La décision du tribunal d'application des peines de Mons de remettre Michèle Martin, l'ex-épouse de Marc Dutroux, en liberté conditionnelle n'a globalement été condamnée par la presse. Mais Het Laatste Nieuws parle de mauvaises lois.

"Une peine dure, mais pas une double peine", écrit Béatrice Delvaux dans "Le Soir". Pour elle, "il n'y a aucune faute commise dans cette décision légaliste". On peut estimer que Michèle Martin est libérée trop tôt, mais pas question de verser dans le lynchage. Il faut dans ce cas changer la loi. Béatrice Delvaux estime par contre qu'il y a un doute énorme sur le lieu de réinsertion choisi : un couvent "coupé du monde, géré par des femmes retirées volontairement de la vie réelle".
Pour Jean-Claude Matgen, dans la Libre Belgique, il faut "dépasser sa répulsion". Personne ne pourra jamais oublier que Michèle Martin a pu faire au-delà de tout entendement humain. Certes la loi votée par certains de ceux qui aujourd'hui la vilipendent est perfectible, estime-t-il, "mais la libération conditionnelle plus chichement accordée aujourd'hui qu'hier répond légitimement au souci de la société de ne priver personne de tout espoir de sortir un jour de son enfermement. Il ne serait pas raisonnable d'en contester le principe en fonction de la personnalité de celui qui la sollicite".
Philippe Martin, dans l'Avenir, juge que l'incompréhension dominante prouve que "justice et morale sont parfois difficilement compatibles". L'éditorialiste souligne qu'au regard du droit, Michèle Martin répond à tous les critères pour bénéficier d'une libération conditionnelle, "des critères objectifs applicables à tous quel que soit leur nom". Philippe Martin a par ailleurs rappelé que les conditions de libération ont été revues dans l'émotion de l'affaire Dutroux. "Même si émotion et opportunisme électoral aidant, des partis comme le MR et le cdH réclament à présent des peines de prison incompressibles", a-t-il dit.
"Michelle Martin doit sa probable libération anticipée à de mauvaises lois", écrit l'éditorialiste du "Laatste Nieuws" pour qui seize ans de prison pour celle qui a collaboré volontairement et consciemment aux horribles faits de Marcinelle est "scandaleusement peu".
La loi s'applique aussi à Michelle Martin, "mais nous pouvons comprendre la colère, les frustrations, l'amertume, et sentiment d'injustice des familles", ont écrit les quotidiens Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen dans leurs éditos.
Pour Het Nieuwsblad, "la raison et le coeur buttent sur la question de savoir si cette femme peut bénéficier d'une libération anticipée".
Le Standaard estime qu'"il y a clairement quelque chose qui ne va pas avec la sanction dans la société". Par ailleurs, Michelle Martin sortira quoiqu'il advienne un jour de prison. Enfermer tous les condamnés plus longtemps n'est pas la solution, estime le quotidien de tendance chrétienne-démocrate.
La plupart des journaux ont enfin souligné que l'accord de gouvernement prévoyait un renforcement de la durée de séjour minimum en prison en cas de condamnation à 30 ans et plus. La ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open Vld) déposera un projet de loi qui devrait être voté dans ce sens d'ici la fin de l'année.Belga
Source : http://www.rtbf.be/info/societe/detail_liberation-de-michelle-martin-ce-qu-en-disent-les-editorialistes?id=7814194

(01/08/2012) Le tribunal d’application des peines de Mons a approuvé mardi la libération conditionnelle de Michelle Martin.
Celle-ci devrait être accueillie au couvent des Clarisses à Malonne, un ordre qui existe depuis près de 800 ans. Qui sont les sœurs Clarisses et comment vont-elles cohabiter avec Michelle Martin ?
Les sœurs Clarisses sont arrivées à Malonne il y a un peu plus de 100 ans.  Le couvent se situe sur les hauteurs de Malonne, légèrement décentré du village. Les sœurs vivent une vie contemplative, rythmée en fonction des différents offices et de l’eucharistie quotidienne. "Les sœurs Clarisses de Malonne sont au nombre de 11 pour l’instant. Elles font le travail d’une grande famille : le ménage, le potager et de quoi s’occuper", nous dit l’abbé Tommy Scholtes.
Les sœurs Clarisses accueillent également des hôtes pour un temps de repos spirituel.  La plupart du temps, elles vivent en silence, cloîtrée dans leur monastère. Et les voisins ne les fréquentent pas beaucoup. "Moi, je les vois depuis que je suis tout petit. J’habite ici depuis 38 ans. Elles sont très discrètes, ne sortent pas sauf pour faire des courses une fois par semaine. Et encore…"
Rodées dans leurs habitudes, leur quotidien ne devrait finalement pas tellement être chamboulé par l’arrivée de Michelle Martin. La plupart des sœurs ne devraient probablement pas avoir de contact avec elle. "Normalement, reprend l’abbé Tommy Scholtes, seules certaines sœurs auront des contacts avec Michelle Martin. Celle-ci se fera probablement très discrète dans la vie communautaire."
Michelle Martin ne fera d’ailleurs pas partie de la communauté. Elle sera accueillie dans une pièce du monastère, mais sans en être membre à part entière.

(20/12/2012) Michèle Martin est bien aller à Knokke où elle est passée chez le coiffeur. Une sortie qui, selon la loi, ne nécessite aucun encadrement judiciaire.


20/12/12 09h31 - Michelle Martin a été vue à Knokke la semaine passée. L'ex-femme de Dutroux s'est rendue au restaurant et chez le coiffeur. Le patron du salon témoigne: "Je ne l'ai pas reconnu au début. Elle a réservé sous un faux nom. Lorsqu'elle s'en est allée, un collègue a dit 'je la connais". Là on a compris. Nous sommes encore sous le choc."





(17/06/2013) Michelle Martin a versé 40 euros au papa d'Eefje, Jean Lambrecks.


Belga



Michelle Martin a versé de l’argent, pour la première fois depuis sa condamnation en 2004 dans le cadre de l’affaire Dutroux, à un parent de victime. Elle a transféré, depuis le monastère de Malonne, deux fois 20 euros sur le compte de Jean Lambrecks.


En 2004, Michelle Martin avait été condamnée à une peine de prison mais également à verser 179.000 euros de dommages et intérêts aux victimes.

Selon Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen, Jean Lambrecks a récemment constaté que Michelle Martin a viré à deux reprises de l’argent sur son compte. «A mon grand étonnement, j’a vu qu’elle m’a fait un versement en mai et un autre en juin», a précisé M. Lambrecks.

D’après ce dernier, ce geste fait suite à la plainte qu’il a déposé contre Michelle Martin en août dernier pour insolvabilité frauduleuse.

Jean Lambrecks l’accuse de s’être volontairement appauvrie pour ne pas devoir indemniser les proches des victimes et estime que les soeurs des Clarisses ont collaboré à la supercherie. L’enquête concernant cette plainte est toujours en cours.

(18/06/2013) Michelle Martin ne fait plus rien au monastère de Malonne: les sœurs clarisses veulent s'en débarrasser.

N.B.

Hébergée depuis le 28 août dernier au couvent de Malonne, Michelle Martin aurait perdu la confiance des sœurs clarisses. Ces dernières se plaindraient de plus en plus de la présence de l’ex-femme de Marc Dutroux et chercheraient même une solution pour lui faire quitter le couvent!

Souvenez-vous, le 28 août dernier, l’arrivée de Michelle Martin chez les sœurs clarisses avait provoqué un véritable tollé et même des manifestations violentes dans le village d’habitude si paisible de Malonne.

À l’époque, les sœurs tentaient tant bien que mal de défendre leur pensionnaire. Neuf mois et demi se sont écoulés depuis lors et il semblerait bien que l’avis des bonnes sœurs ait changé depuis lors. Selon des sources fiables, les clarisses chercheraient même, depuis quelques jours déjà, à se débarrasser de Michelle Martin. Elles auraient ainsi confié ne jamais vraiment avoir eu le choix d’accueillir la femme la plus détestée du pays. Ouvertes à l’idée d’aider leur prochain, les sœurs ont malgré tout accepté celle qui était censée participer à la vie communautaire du couvent.

Mais voilà, Michelle Martin n’en aurait que faire des tâches ménagères et autres et passerait son temps… à ne rien faire. En tout cas pour ce qui est des moments qu’elle passe au couvent car ses sorties sont fréquentes.
Source : http://www.sudinfo.be/746065/article/actualite/belgique/2013-06-17/michelle-martin-ne-fait-plus-rien-au-monastere-de-malonne-les-soeurs-clarisses-v

AVoir :
L'affaire Dutroux.
L'affaire Dutroux SYNTHESE.
Marc Dutroux Pédocriminel.
Les victimes Dutroux.
Laurent Louis montre les photos de l'autopsie de Julie et Mélissa.
Décadence mondiale.
ZAMBLA encore une vérité cacher... Du viol d'enfants au Snuff Movie.

Belgique : Marc Dutroux Pédocriminel

Marc Dutroux Prédateur, Pédophile


Né à Ixelles, le 6 novembre 1956, une semaine à peine après que son père fut parti pour le Congo. La mère de Marc Dutroux l’y rejoindra avec son bébé deux mois plus tard. Quatre ans plus tard, à l’indépendance de l’ancienne colonie, la famille reviendra en Belgique s’établir à Obaix (petite ville au nord de Charleroi). Marc Dutroux est l’aîné de cinq enfants (quatre garçons, une fille). Un de ses frères, Serge, s’est suicidé en 1992. Son père, Victor Dutroux, est instituteur. Très instable, il dit qu’il n’a jamais vraiment cru qu’il était le père biologique de Marc.

- Marc Dutroux l'horreur personnifiée -
Enfance et jeunesse
Marc n’aurait commencé à parler que vers trois ans. Le père, despotique et brutal, distribue des gifles pour des futilités, exige le silence absolu pendant sa sieste et envoie les enfants enlever les mauvaises herbes pendant leur émission de télé préférée. En dépression au début de l’année 1971, son père a été interné quatre mois dans un hôpital psychiatrique, mais il dit maintenant que c’était une manœuvre de sa femme car il était marxiste léniniste dans un village à dominance catholique. Après le départ de Victor Dutroux (il demande le divorce en 1971, alors qu’il vient d’être pensionné), Marc devient de plus en plus tyrannique avec ses frères et soeur. Puis, comme sa mère s’est remariée et qu’il ne parvient pas à chasser l’intrus, il claque la porte et va vivre seul. En juillet 1973, Marc Dutroux a seize ans et demi quand il entame sa carrière professionnelle comme salarié. Il commence à se croire intouchable, protégé par une force invisible. A 20 ans, il rencontre Françoise D. à la patinoire de la Louvière. Il se marie, mais ne supporte pas que Françoise reporte son attention sur leur premier bébé (il y en aura un deuxième). Alors, il part en vadrouille avec Françoise en laissant les enfants seuls.

Les patinoires
Au début des années 80, il se met à fréquenter les patinoires de Charleroi, de Bruxelles, de Forest et de Woluwe-Saint-Lambert. On pourrait dire qu’à ce moment-là, il allait comme un nomade, de patinoires en patinoires, avec sa camionnette, dans laquelle il dormait. Il fréquenta également les patinoires de Montignies-sur-Sambre, Namur, Valenciennes,Tournai, Bruges, où il prenait un malin plaisir à faire tomber des adolescentes pour pouvoir les toucher. C’est à la patinoire de Forest qu’il rencontreMichelle Martin, en 1983, avec laquelle il va vivre en concubinage. Elle n’apprendra pas tout de suite que Dutroux est déjà marié. Mais cela ne la gênera pas d’envisager un ménage à trois. Ce que refusera la légitime épouse, qui s’en ira avec ses deux enfants. Le 2 juin 84,Michelle Martin met au monde un fils. 
- Dutroux et sa femme Michèlle Martin -
Premiers enlèvements
Entre juin 1985 et février 1986, il entreprend, avec un complice et parfois avec Michelle Martin, une série de 5 rapts de mineures, qu’il enlève et séquestre dans sa maison deMarcinelle pour les violer et les filmer avant de les relâcher après un jour ou deux.
La maison de Marcinelle où Julie et Melissa ont été sequéstrées.
Pendant son procès, Dutroux retourne dans la cave de la maison de Marcinelle.
Les corps de Julie et Melissa sont retrouvés dans le jardin de la maison à Sars-la-Bussière.
L'arrivée des corps des deux petites victimes, le jour de l'enterrement.


Pont-à-Celles, c’est avec une vielle camionnette dotée de fausses plaques qu’il enlève une jeune fille de 14 ans qui se rendait de grand matin à vélo à l’école. Comme il le fera plus tard, le 28 mai 1996, avec Sabine Dardenne, il embarque dans la camionnette la jeune fille et le vélo. Une des victimes a le courage de porter plainte et de dénoncer Marc Dutrouxdont elle reconnaît la voix. Emprisonné en 1986, il ne sera jugé avec son complice, Jean Van Peteghem (décédé depuis), qu’en avril 1989. Marc Dutroux est condamné à 13 ans et 6 mois d’emprisonnement avec 6.000 FB (150 €) d’amende, Van Peteghem à 6 ans et 6 mois d’emprisonnement et Michelle Martin à 5 ans. 

- Sars-la Buissière -

Michelle Martin sera libérée en 1991. Dutroux sera remis en liberté conditionnelle en avril 1992. Il achète de vieilles masures dans la région de Charleroi : Marchienne-au-Pont (300.000 FB), Marchienne-Docherie (350.000 FB), Sars-la-Buissière. Ses sources de revenus sont d’après lui des allocations d’invalidité, obtenues dès sa sortie de prison, pour dépression nerveuse ! Deux autres enfants voient le jour, Andy (le 24 septembre 1993) etCéline (le 24 novembre 1994). Marc Dutroux noue de nouvelles relations, avec Gérard Pinon qui lui présentera Bernard Weinstein, avec Michaël Diakostavrianos qui lui fera découvrir les voyages en Slovaquie et lui présentera Michel Lelièvre, avec Claude Thirault à qui il va proposer également des enlèvements d’enfants et enfin avec Michel Nihoul.

  
L’expertise psychiatrique
L’expertise conclut que Marc Dutroux, au moment des faits, ne se trouvait ni dans un état de démence, ni dans un état grave de déséquilibre mental ou de débilité mentale le rendant incapable du contrôle de ses actes ; que son état est actuellement le même et la périculosité évidente. Marc Dutroux dispose manifestement d’une intelligence opérationnelle et efficace ( Q.I. de 120) s’exprime facilement et démontre qu’il raisonne et s’intéresse à beaucoup de choses. Les experts ne pensent pas que, malgré l’âge des victimes enlevées, Marc Dutrouxappartienne à la catégorie des pédophiles. A aucun moment, l’âge des victimes n’a semblé éveiller en lui un quelconque affect, ni jouer un rôle particulier, si ce n’est par la plus grande facilité à les kidnapper, les manipuler et les séquestrer.

- Les parents de Mélissa -

- Jean-Denis Lejeune, le père de Julie -

Marc Dutroux avoue avoir enlevé An MarchalEefje LambrecksSabine Dardenne etLaetitia Delhez. Il avoue certains viols. Mais il nie avoir enlevé Julie Lejeune et Mélissa Russo. Il dit qu’un jour ( juillet, août 1995 ?), il a découvert chez lui les deux petites filles. Il les a gardées, déclare-t-il aux enquêteurs, simplement « pour agrandir sa famille » Il avoue également l’élimination de son « ami » Bernard Weinstein, qu’il a enterré, endormia, dans le jardin de son épouse à Sars-La-Buissière. Marc Dutroux est accusé des faits suivants :

Les faits reproché à Dutroux :
Seul ou accompagné :
- de l’enlèvement, viol avec tortures corporelles, séquestration et mort de An Marchal,Eefje Lambrechks, Julie Lejeune (8 ans) et Mélissa Russo (8 ans) ;
- du viol avec tortures corporelles, menaces de mort, séquestration de Sabine Dardenne et de Laetitia Delhez avec tortures corporelles.




Julie et Mélissa (8 ans)
Julie Lejeune et Mélissa Russo sont les deux victimes les plus connues de Marc Dutroux. Suite à l'affaire Dutroux, elles sont devenues quasiment sacrées pour les Belges.Les démarches inlassables de leurs parents pour retrouver ces jeunes filles disparues et la mobilisation des médias avaient fait connaître leurs noms et visages au public compatissant à la douleur des parents, bien avant la découverte de leur assassin Marc Dutroux. Quand l'affaire Dutroux a éclaté, la société belge a été ébranlée par le sort qu'avaient connu les deux victimes. Des manifestations de citoyens, appelées « marches blanches », ont fait prendre conscience aux politiciens et aux forces de police de leurs erreurs pendant l'enquête sur la disparition de Julie et Mélissa.
  
  
- L'endroit où l'on a découvert les corps Ann Marchal et Eefje Lambrecks -
Elles ont aussi été enlevées ensemble dans la région d’Ostende alors qu'elles sortaient d'une soirée entre amis et rentraient en train, puis assassinées par Marc Dutroux. On retrouvera leurs corps dans le jardin d'un complice (Bernard Weinstein) de Dutroux.

 
  An Marchal, 17 ans - Eefje Lambrecks, 19 ans

C’est le 28 mai 1996 dans la matinée, alors qu’elle se rendait à l’école à vélo, que Sabine, 12 ans, disparaît dans la région de Tournai. Le 15 août 1996, Marc Dutroux avoue aux enquêteurs, alors à la recherche de Laëtitia Delhez, qu’il détient aussi dans sa cave cette autre petite disparue. Sabine sera délivrée en même temps que Laëtitia et racontera aux enquêteurs les circonstances de son enlèvement et les quelque douze semaines de séquestration qu’elle a passées dans la maison de Dutroux, principalement dans la cache située dans la cave.
Sabine décrit comment, dès le lendemain de son arrivée à , Dutroux se serait employé, avec l’aide de Michel Lelièvre, à lui faire comprendre que ni ses parents ni la police ne cherchaient à la délivrer en payant une rançon, mais que lui était là pour la protéger contre le « chef » qui voulait la liquider. Elle écrira plusieurs lettres, jamais envoyées, à ses parents et sa famille dans lesquelles elle raconte son sentiment d’abandon et de culpabilité.

- Sabinne Dardenne, 12 ans -

Le 9 août 1996, en début de soirée, Laëtitia Delhez, 14 ans, est enlevée à sa sortie de la piscine de Bertrix par Marc Dutroux et Michel Lelièvre. Selon leurs propres déclarations, ils se seraient rendus tous deux à Bertrix dans le but d’enlever une jeune fille si l’occasion s’en présentait. Après l’avoir kidnappée, Dutroux l’aurait droguée et violée à trois reprises. Laëtitia a été enfermée dans la cache de Marcinelle, avec Sabine, pour n’en être délivrée que quelques jours plus tard par les enquêteurs du juge Connerotte.

Laetitia Delhez, 14 ans - Patricia Martin, sa maman...

Lorsqu’elle raconte ces six jours de séquestration, Laëtitia évoque des communications téléphoniques au cours desquelles elle aurait entendu Marc Dutroux prononcer deux prénoms, Michel et Jean-Michel, et la phrase « ça a marché ». Il semble que Michel Nihoul se serait fait appeler Jean-Michel. Par ailleurs, les relevés téléphoniques indiquent qu’à cette même période, le poste de Nihoul a été appelé à cinq reprises par celui de Dutroux. Laëtitia, qui avait appris à Sabine que toute la Belgique la recherchait lorsqu’elle avait été à son tour séquestrée dans la cave de Marcinelle, éprouve, comme Sabine, une grande appréhension à se retrouver face à face avec Marc Dutroux.
  
Le 14 juin 2004 il a été condamné à la réclusion à perpétuité et d’une peine de dix années de mise à la disposition du gouvernement (peine permettant au gouvernement de le garder en prison en cas de libération conditionnelle).


Michelle Martin


Michelle Martin a été reconnue coupable d’association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et séquestrations d’enfants ; de la séquestration de Laetitia, Sabine, An, Eefje, Mélissa et Julie avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de ces deux dernières ; du viol de Yancka MackovaElle a été condamnée à 30 années de réclusion.Elle n’est pas encore certaine de venir témoigner au procès. Elle admire le courage de Sabine qui dit « je veux voir Marc Dutroux en face ».




Beaucoup dépendra de la confrontation que Sabine aura avec Dutroux avant elle, souligne un de ses avocats, Me Georges-Henri Beauthier. Le second, Me Jan Fermon, précise que Laëtitia, 22 ans, veut savoir pourquoi elle a été enlevée et ce qui aurait pu lui arriver si elle n’avait pas été libérée par les enquêteurs de Neufchâteau.Son témoignage sera étayé au moyen d’un carnet dans lequel elle a consigné scrupuleusement tous les événements qu’elle a vécus durant cette période : ses conditions de vie, les viols, le conditionnement et les privations qu’elle aurait subis de la part de son geôlier.

Sabine Dardenne aujourd'hui...

Selon son avocat, Me Jean-Philippe Rivière, Sabine, âgée aujourd’hui de 20 ans, attend du procès une confrontation avec Marc Dutroux : « Elle y tient beaucoup, même si elle sait que ce ne sera pas facile ». « Je veux regarder Dutroux dans les yeux », a-t-elle récemment déclaré, sortant d’un silence de sept ans. « Lui montrer que je ne suis pas devenue folle, malgré ce qu’il m’a fait subir ».


Michel Lelièvre. Co-auteur de la séquestration de An, Eefje, Sabine et Laetitia, de l'enlèvement de An, Sabine et Laetitia, de trafic d'ecstasy et membre d'une association de malfaiteurs. Condamné à 25 ans de prison.

Michel Nihoul. Coupable d'être le chef d'une association de malfaiteurs impliqué dans le trafic d'êtres humains. Non coupable de la séquestration et de l'enlèvement de Laetitia. 5 années de prison. Libéré le 28 avril 2006.







Le procès question par question...
- PLUS JAMAIS CA !!! -


DATES APRES DATES
  • Le 13 août 1996 à 14 heures: la gendarmerie investit à Sars-la-Buissière la maison où réside Michelle Martin. Dutroux et Lelièvre s’y trouvent également. Dutroux et Lelièvre sont arrêtés. Lelièvre est relâché. La maison de Marcinelle est fouillée.
  • 14 août 1996: Marc Dutroux est introduit dans la cabinet du juge d’instruction Jean-Marc Connerotte, à Neufchâteau. Il est inculpé de l’enlèvement et de la séquestration de Laetitia Delhez. Lelièvre est à nouveau arrêté après avoir été reconnu comme l’homme accompagnant Dutroux le 9 août à Bertrix (enlèvement de Laetitia Delhez).
  • 15 août 1996: Lelièvre avoue l’enlèvement de Laetitia Delhez. Dutroux indique à la police comment ouvrir la cache de la maison de MarcinelleLaetitia et Sabine sont retrouvées vivantes dans une cache aménagée dans la cave



Libération de Sabine Dardenne
  • 16 août 1996: Dutroux est emmené au palais de justice de Neufchâteau. La Belgique apprend qu’il est soupçonné du meurtre de Julie, Mélissa, An et Eefje. Nihoul est arrêté pour participation à l’enlèvement et la séquestration d’enfants. Il nie et se présente comme un indicateur de la police de Dinant. Michel Lelièvre avoue avoir enlevé An et Eefje avec Dutroux. Dutroux confirme.
  • 17 août 1996: Dutroux avoue avoir hébergé Julie et Mélissa, mais accuse Lelièvre et Weinstein de l’enlèvement. A Sars-la-Buissière les fouilles permettent de découvrir dans la nuit l’endroit où sont enterrés Julie, Mélissa et Bernard Weinstein (complice de Dutroux).
  • 18 août 1996: Dutroux et Lelièvre avouent l’enlèvement d’An Marchal et Eefje Lambrecks.

  • 19 août 1996: le juge d’instruction Connerotte lance un appel à toute personne ayant connu ou vu l’un des suspects arrêtés. 1.500 réponses ont été enregistrées à cette époque.
  • 22 août 1996: On enterre Julie et Mélissa à la basilique Saint-Martin à Liège.
  • 23 août 1996: les enquêteurs visionnent une cassette saisie dans le mobile home qui a servi à l'enlèvement de Sabine et Laetitia. La vidéo montre Dutroux violant une jeune fille, une Slovaque de 18 ans venue passer ses vacances à Sars-la-Buissière en juillet 1994 (voir les faits de Dutroux dans les années 80). En juillet 1996, la jeune Slovaque reviendra à Sars-la-Buissière en compagnie de sa jeune soeur. Dutroux la violera également.


    Sars la Buissière
  • 24 août 1996: le procureur du Roi de Neufchâteau prononce la phrase lourde de sous-entendus: « j’irai jusqu’au bout... Si on me laisse faire ».
  • 3 septembre 1996: à Jumet, Dutroux guide les enquêteurs jusqu’à l’endroit où sont enterrées An et Eefje, près du chalet de Bernard Weinstein à Jumet.
  • 6 septembre 1996: l’avocat Julien Pierre accepte d’assurer la défense de Dutroux.
  • 9 septembre 1996: Funérailles d’An et Eefje.
Enterrement d'Eefje Lambrecks
  • 25 septembre 1996: Dutroux est inculpé pour l’assassinat de son complice Bernard Weinstein.
  • 5 octobre 1996: début des fouilles infructueuses sur un site minier de Jumet où Dutroux a dit qu’il pourrait y avoir des choses intéressantes.
  • 11 octobre 1996: relance de la ligne verte invitant la population à témoigner sur un éventuel contact avec un pédophile ou de cas d’abus sexuels. Près de 3.000 témoignages ont afflué.
  • 14 octobre 1996: le juge d'instruction de Neufchâteau Connerotte est dessaisi de l’affaire par l'arrêt spaghetti de la cour de cassation sur action en récusation de la défense de Dutroux, rejointe par celle de Nihoul. Le juge d'instruction Langlois est désigné pour poursuive l'instruction des dossiers. Il y a dépôt d’une proposition visant à instaurer une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la manière dont l’enquête a été menée.
  • Du 14 au 19 octobre 1996: 257 manifestations rassemblent quelque 500.000 personnes en guise de protestation.
  • 17 octobre 1996: La proposition visant à instaurer une commission d’enquête parlementaire est adoptée.
  • 20 octobre 1996: 300.000 personnes marchent dans les rues de Bruxelles pour réclamer une meilleure justice. L’engouement provoque la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Le procès Dutroux se dessine déjà comme plus qu'un simple procès.
La Marche Blanche
  • 21 octobre 1996: la commission d’enquête parlementaire sur la manière dont l’enquête a été menée est installée. Les débats dureront 16 mois.
  • 5 novembre 1996: la commission d’enquête visite la cave à Marcinelle.
  • 12 décembre 1996: lancement officiel des « comités blancs ».
  • 18 décembre 1996: La commission d’enquête organise une confrontation nocturne entre l’adjudant Lesage et la juge Doutrèwe.
  • 30 décembre 1996: Nihoul écope d’une peine de 3 ans de prison ferme dans le cadre du dossier « SOS Sahel » pour détournement d’argent (22 millions).
  • 3 janvier 1997: un incendie ravage le chalet de Bernard Weinstein à Jumet.
  • 22 janvier 1997: La chambre des mises en accusation de Liège lève le mandat d’arrêt de Nihoul qui restera néanmoins derrière les barreaux pour purger des condamnations pour escroqueries en 1996 (3 ans) et 1998 (1 ans).
  • 14 avril 1997: la commission d’enquête parlementaire rend son premier rapport. Il sera adopté à l’unanimité de la Chambre. Il débouchera sur la création de la police intégrée.
  • 19 octobre 1997: les comités blancs se retrouvent à Neufchâteau.
  • 14 janvier 1998: création du PNPb par Paul Marchal, parti éphémère.

    Paul Marchal (au centre) le père d'An...
  • 30 janvier 1998: Les magistrats des parquets d’Anvers, de Bruxelles, de Gand et de Neufchâteau déclarent ensemble qu’aucun élément crédible ne vient étayer les thèse de réseaux pédophiles de Régina Louf, témoin X1.
  • 15 février 1998: 30.000 personnes marchent à Bruxelles pour la vérité et contre la loi du silence.
  • 17 février 1998: un deuxième rapport de la commission d’enquête parlementaire établit que Marc Dutroux n’a pas bénéficié de protections au plus haut de l’Etat. Ce rapport suscite des abstentions chez les libéraux et les écologistes. Marc Verwilghen, à la tête de la commission, suggère une nouvelle commission d’enquête qui ne sera jamais constituée.
  • 5 mars 1998: la Chambre adopte la loi Franchimont. Cette loi permet désormais aux parties civiles de demander des devoirs complémentaires et d'être mieux informées. Le gros de la réforme reste toujours à faire.

  • 31 mars 1998: Child Focus est opérationnel.
  • 23 avril 1998: évasion de Marc Dutroux alors qu’il consultait son dossier au palais de justice de Neufchâteau. Il est rattrapé trois heures plus tard dans les bois de Straimont. Les ministres de la Justice, Stefaan De Clerck, et de l’Intérieur, Johan Vande Lanotte, démissionnent ainsi que le chef de l’Etat-major de la gendarmerie, le général Willy Deridder.
  • Fin mai 1998: l’accord « Octopus » lance la réforme des polices.
  • 29 mai 1998: le juge d’instruction Dominique Gérard est dessaisi du dossier «trafic de voitures» à charge de Dutroux et consorts. Il sera instruit à Nivelles.
  • 2 juin 1998: le parquet de Nivelles requiert la mise à l’instruction de faits de vols de véhicules, d’escroqueries à l’assurance, d’abus de confiance, de faux et usage de faux et d’association de malfaiteurs à charge de Dutroux, Pinon, Rochow, Divers, De Haan et Zicot.

    Tribunal d'Arlon
  • 22 juin 1998: la Ligue des droits de l’Homme porte plainte contre X dans l’affaire Dutroux, évoquant des manquements graves.
  • 16 décembre 1999: Suite à une décision de la commission des libérations conditionnelles, Nihoul est libéré.
  • 24 décembre 1999: Nihoul est réincarcéré sur injonction positive du ministre de la Justice parce qu’il ne s’était pas présenté à une convocation de l’assistante de probation. Il sera finalement libéré 19 jours plus tard.
  • 19 juin 2000: le tribunal correctionnel de Neufchâteau condamne Dutroux à 5 ans de prison pour les violences commises lors de son évasion. La peine sera confirmée par la cour d’appel de Liège le 6 décembre 2000.
  • 27 juin 2000: reconstitution de l’enlèvement de Julie et Mélissa à Grâce Hollogne.
  • 8 décembre 2000: la commission des libérations conditionnelles libère sous condition Nihoul. Il quitte la prison le 16 décembre et y retourne 8 jours plus tard pour ne pas avoir rempli les conditions. Il sera libéré le 11 janvier 2001.

  • 1er janvier 2001: le niveau fédéral de la police intégrée est mis en place. Les trois principaux services de police (police judiciaire, gendarmerie et polices communales), qui existaient en 1996, disparaissent. Ils sont remplacés par une police intégrée, structurée à deux niveaux, comme l'avait recommandé la commission Dutroux.
  • Février 2001: la chambre des mises en accusation de Liège se penche sur l’instruction.
  • 22 octobre 2001: La chambre des mises en accusation de Liège, saisie par le parquet général, estime le dossier complet et le transmet au procureur du Roi. La justice décide de laisser un « dossier bis » ouvert afin de permettre de poursuivre l’enquête concernant d’éventuels réseaux.
  • 1er janvier 2002: le niveau local de la police intégrée est mis en place. 
  • 3 janvier 2002: le sénateur Jean-Marie Dedecker (VLD) se rend dans la cellule de Dutroux, accompagné d’un journaliste de VTM qui réalise une interview radio.
  • 20 janvier 2002: Dutroux, dans une interview « pirate » réalisée depuis sa cellule affirme l’existence d’un réseau pédophile aux multiples ramifications criminelles.
  • 22 avril 2002: le procureur de Roi Michel Bourlet signe le réquisitoire et le transmet au juge Langlois.

    Le procureur du Roi, Michel Bourlet
  • 25 juin 2002: la cour d’appel de Mons condamne Dutroux à 4 ans de prison pour incendie volontaire d’une de ses maisons et escroqueries à l’assurance. Il écope d’un an en plus pour vols.
  • 2 août 2002: fin de l’instruction de l’affaire Dutroux.
  • 23 décembre 2002: la chambre du conseil de Nivelles revoit au parquet pour devoir complémentaire le dossier « trafic de voitures ».
  • 13 janvier 2003: Dutroux décharge l’avocat Julien Pierre de sa défense. Daniel Kahn le remplace, rejoint par Ronny Baudewyn et Martine Van Praet.


    Maître Ronny Baudewyn et Martine Van Praet
  • 16 janvier 2003: la chambre du conseil de Liège renvoie Carine Russo devant le tribunal correctionnel pour avoir calomnié un policier.
  • 17 janvier 2003: ordonnance de prise de corps de la Chambre de conseil de Neufchâteau renvoyant Dutroux, Martin et Lelièvre aux assises. La Chambre estime qu'il n'y a pas lieu de renvoyer Nihoul aux assises.

    Michelle Martin
  • 30 avril 2003: arrêt de la Chambre des mises en accusation renvoyant Dutroux, Martin et Lelièvre aux assises. La Chambre des mises en accusation estime qu'il y a lieu de renvoyer également Nihoul aux assises.
  • 20 juin 2003: après expiration du délai de recours devant la cour de cassation, le procureur général de Liège, Anne Thily, confirme la date du procès: le 1er mars 2004. Le procès sera présidé par Stéphane Goux. A ses côtés on trouvera un magistrat suppléant Mr Génicot. Du côté du ministère public, il y aura deux représentants: le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet qui interviendra sur le fond du dossier, avec à ses côtés, pour les questions de procédure, l’avocat général Jean-Baptiste Andries.

    Le Procureur du Roi Stéphane Goux
  • 10 juillet 2003: Me Daniel Kahn, avocat principal de Dutroux, se retire du dossier affirmant que le procès à venir « ne permettra pas à la vérité de se manifester ».
  • 10 octobre 2003: le Tribunal de première instance d’Arlon procède au tirage des 180 personnes susceptibles d’être jurés effectifs ou suppléants pour le procès Dutroux.
  • 23 octobre 2003: Me Xavier Magnée confirme qu’il sera le troisième conseil de Marc Dutroux.
  • Maître Xavier Magnée
  • 31 octobre 2003: la chambre du conseil de Neufchâteau dessaisit le parquet du dossier Regina Louf (témoin X1 sur l’existence de réseaux de pédophilies) suivant ainsi les réquisitions du procureur Michel Bourlet qui estimait que les faits dénoncés échappaient à la compétence territoriale.
  • 20 décembre 2003: les parties aux procès Dutroux, accusés comme victimes, ont reçu l’acte d’accusation rédigé par le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet. C’est le seul document écrit qui sera entre les mains des jurés.
  • 1er mars 2004: Début du procès Dutroux aux assises d'Arlon.
  • 14 juin 2004 verdict (voir ci-dessus)