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vendredi 18 juillet 2014

France : Comment la France dissimule l'ampleur dramatique de la pédocriminalité.


Donde Vamos...

La France chercherait-elle à cacher l’ampleur de la pédocriminalité et des viols d’enfants ?On est obligé de constater, à l’instar du rapporteur de l’ONU Juan Miguel Petit, il y a de cela plus de 10 ans, que la pédocriminalité est protégée de manière institutionnelle, surtout quand l’accusé a des relations[1]. On va voir pourquoi, aujourd’hui, il est impossible de nier que la France cherche par tous les moyens à préserver une pédocriminalité devenue un véritable système.



1.    Pas d’enquêtes

Tout d’abord, il faut se mettre à la place d’un parent qui apprend de la bouche de son enfant que celui-ci a subi des agressions sexuelles ou des viols de la part de X., souvent un père, un grand-père, un oncle, voir des femmes aussi. Dans le cas d’une famille lambda, où le pédo, X., n’a pas de relations, on peut encore espérer obtenir une condamnation, même si généralement le pédo ne va pas en prison, comme on le verra plus tard.

Ce parent protecteur va donc, logiquement (puisqu’on nous a appris à faire ainsi), porter plainte le plus vite possible. ERREUR !

Si cette plainte est classée sans suite en un temps record, vous êtes face à une obstruction de la justice et cela doit vous mettre en alerte. Il arrive même que l’enfant ne soit pas entendu en procédure Mélanie (audition filmée en présence d’un pédopsychiatre[2]), et même qu’il n’aille pas voir un légiste.

La plainte est donc classée sans suite, et à partir de là le pédophile va enclencher un certain nombre de procédures judiciaires dans le but d’éliminer le parent protecteur et d’obtenir la garde exclusive de l’enfant, sa chose : procédure en dénonciation calomnieuse, pour non représentation d’enfant, guerre pour les droits de garde avec intervention de mesures comme une AEMO (assistance éducative en milieu ouvert) ou carrément un placement.

Là, par contre, la justice va enquêter : le parent protecteur devra voir des psys qui vont dire qu’il délire et faire raconter n’importe quoi à son enfant, ceci dans le but de la décrédibiliser voir même de le faire interner (il y a même des « spécialistes » pour cela, vers lesquels on envoie systématiquement les victimes qu’on veut faire taire), et en tout cas de lui faire perdre ses droits sur l’enfant. Le parent protecteur sera harcelé par les flics qui vont le convoquer, le mettre en garde-à-vue, ainsi que ses proches.

A ce stade, le parent protecteur perd la garde de son enfant et il est trop tard pour faire quoi que ce soit. Dans les pires cas, le parent protecteur finit même en prison pour avoir voulu protéger son enfant.

Il faut réagir dès qu’on se rend compte que la justice ne réagit pas normalement, c’est-à-dire en protégeant l’enfant et le parent protecteur.

Le pire qu’on ait vu en France en matière de négation de faits avérés, c’est lors de l’affaire Zandvoort : des milliers de fichiers pédopornographiques ont été retrouvés, avec dessus des milliers d’enfants victimes.

En France, plus d’une dizaine de familles a reconnu ses enfants sur certains clichés, mais pas question d’enquêter. Yvon Tallec, procureur au parquet des mineurs à Paris, a déclaré en 2000 au JT de France 2[3] : "Un certain nombre de ces clichés sortent de revues où les mineurs ont été photographiés, la plupart du temps avec non seulement leur accord, mais l'accord de leurs parents. Certaines des photos sont des matériaux très anciens", et il en appelait donc à "minimiser, en tout cas en France, la portée de cette affaire, dans la mesure où des nombreux enfants présentés ici ne sont pas des enfants français". Rappelons que les "images" étaient aussi, bien souvent, des scènes de viols d’enfants, parfois accompagnés de tortures.

Aujourd’hui, Tallec est chef de la 12ème section du Parquet des mineurs de Paris. Il serait très intéressant de savoir pour quelle raison Yvon Tallec a refusé d’enquêter sur ces CD roms, pourquoi il a piétiné le code pénal et considéré que des enfants pouvaient volontairement se faire sodomiser par de vieux pervers. Depuis quand un mineur, qui ne peut pas voter, a-t-il le consentement éclairé[4]?



2.    Pas d’examens médicaux appropriés

Un des moyens par lesquels la justice peut nier la réalité des viols, c’est en ne faisant que des examens complètement superficiels.

Ainsi, l‘examen de base ne relève de « signes anormaux » spécifiques au viol que dans 16% des cas[5]. En 2004, une étude a été menée sur 36 adolescentes enceintes âgées d’une quinzaine d’années a montré des résultats très proches : 22 examens n’ont rien révélé de particulier, 8 ont trouvé des signes indéterminés, 4 ont permis de trouver des traces suggestives et 2 ont montré des "signes évidents de trauma pénétrant". Est-ce vraiment avec ce type d’examen que l’on veut être sûr qu’un enfant a été victime ou non d’actes pédophiles ? Autant lire dans les entrailles d’un poulet. Evidemment, plus l’examen est réalisé tardivement, moins on va trouver de traces spécifiques.

Ainsi, l’hymen ne sera déchiré que dans 29% des cas de pénétration vaginale. Combien de gamines n’ont-elles pas été reenvoyées chez le pédo parce que le médecin a trouvé son hymen à peu près normal ?

En outre, l’absence de lésion ne constitue pas du tout une preuve qu’il ne s’est rien passé, même si les juges considèrent systématiquement que l’absence de trace revient à une absence de viol.

Il y a une affaire très grave que je connais dans laquelle un médecin a recommandé de faire une IRM des voies basses des enfants[6], afin de repérer des traces de viol même plusieurs années après les faits. La justice ne l’a pas fait, et s’est contentée d’interpréter l’absence de traces physiques suite à un examen superficiel, comme étant la preuve de l’absence de viols. Les enfants ont finalement été rendus au pédophile, la mère a perdu ses droits d’hébergement.

L’anuscopie est également un examen plus pertinent. Pourtant, à ma connaissance, ou à celle de Jacques Thomet, cet examen n’a jamais été demandé dans aucune des affaires que nous connaissons. Au sujet de cet examen, Jacques Thomet, grand connaisseur de l’affaire Outreau, nous explique : "l’anuscopie constitue une méthode infaillible pour repérer les lésions superposées, dans le cas de sodomies répétées. Elles ne disparaissent pas, alors que jusqu’ici il nous avait été dit que les lésions s’effacent rapidement, rendant impossible un diagnostic de viol quand il est dénoncé tardivement. L’anuscopie est réalisée à l’aide d’une sorte de speculum long de 7 centimètres, d’un diamètre de 2 centimètres. Elle nécessite une brève anesthésie, comme pour une coloscopie".

L’université de Rennes 1 recommande, en cas de viol anal, de procéder à "l'anamnèse précise des faits, un examen clinique complet, général et centré sur l'anus (inspection, déplissement de la marge, étude de la disposition des plis radiés, toucher anal puis rectal, appréciation de la tonicité et de la contraction volontaire, recherche d'une béance, anuscopie et rectoscopie recherchant, entre autres, des anomalies muqueuses, la présence d'éléments anormaux)", mais aussi de faire des prélèvements afin de rechercher des spermatozoïdes ou des infections, ainsi que de procéder à  une« échographie endo anale » afin d’ « apprécier le retentissement sphinctérien » lié à l’agression.

Dans aucune affaire, y compris les plus graves, avec de multiples viols en réunion des petites victimes, la justice n’a procédé ne serait-ce qu’à la moitié de ces examens.

Au vu de ce que j’ai constaté par moi-même et des conseils que j’ai demandés à des familles ayant vécu ces situations, je pense que l’on peut recommander aux parents protecteurs de faire faire eux-mêmes ces examens AVANT d’aller porter plainte, avec des médecins experts auprès des tribunaux. Pourquoi ? Parce qu’une fois la plainte déposée, c’est la justice qui décide des examens à réaliser, et elle ne réclamera jamais des examens sérieux, se contentant comme toujours d’un examen morphologique externe. L’idée en effet est de réunir des preuves avant que la procédure judiciaire ne vienne ruiner la parole de l’enfant (ce n’est certes pas toujours le cas, mais là nous parlons des affaires qui dérivent gravement).

Le pire est que lors des procès, la justice ose déclarer que "tout a été fait pour vérifier la réalité des viols" et qu’elle n’a rien trouvé, donc il ne s’est rien passé. C’est une honte quand on sait qu’au contraire, tout a été fait pour nier la réalité de ces abus.



3.    La parole de l’enfant niée

Un autre des moyens utilisés par la justice pour nier l’existence des viols d’enfants, est de ne pas tenir compte de la parole des enfants.

Combien de fois depuis l’affaire Outreau n’a-t-on pas entendu lors des procès nos juges dire que l’on ne peut pas se fier à la parole des enfants ? Il faut dire qu’Outreau est enseigné en école de magistrature comme LE cas d’erreur judiciaire. Oui, mais l’erreur judiciaire, dans cette affaire[7], tient justement au fait qu’on n’a pas écouté les enfants : le résultat est que presque tous les violeurs courent aujourd’hui dans la nature. Bref.

Il paraît donc, en France, qu’on ne peut pas tenir compte de la parole des enfants. Pourtant, si l’on arrive jusqu’au procès, c’est bien parce que des experts ont évalué la crédibilité de la parole des enfants, en fonction de nombreux critères très précis. Si ces experts avaient jugé leurs accusations non crédibles, jamais la machine judiciaire ne se serait mise en branle.

En plus de cela, et contrairement aux recommandations de l’ONU, les enfants n’ont jamais le droit de s’exprimer lors des procès des agresseurs qu’ils ont désignés. En effet, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (la CIDE), ratifiée par notre république bananière en 1990, a créé une notion qui n‘a toujours pas été intégrée par notre "" justice "": l’intérêt supérieur de l’enfant[8]. Ainsi, la justice doit apporter "une garantie pour l'enfant que son intérêt à long terme sera pris en compte". Et elle précise que " L'enfant a le droit, dans toute question ou procédure le concernant, d'exprimer librement son opinion et de voir cette opinion prise en considération". On en est très loin, comme vous l’aurez compris.

Tout un arsenal existe pour nier la parole des enfants victimes : le syndrome des faux souvenirs, le syndrome d’aliénation parentale, le concept de "conflit parental"[9] etc. A chaque fois, ces théories sans fondement servent de bouclier au pédo, qui passe en même temps pour une pauvre victime d’un parent protecteur qui s’acharne injustement contre lui.

Pour mieux nier la parole de l’enfant, on va aussi nier les violences conjugales et autres destructions psychologiques du pervers, commis avant que les faits de viol ne soient dénoncés. Cela aussi est un classique, d’autant que très peu de femmes portent plainte suite à ce type d’abus, et qu’il n’y en a donc pas de trace judiciaire. On peut ainsi réduire toute l’affaire à un simple "conflit parental".

On constate donc que malgré les accusations souvent précises des enfants, malgré des examens qui confirment la possibilité de viols, malgré des certificats de psys et autres professionnels de la santé et de l’enfance, c’est bien la parole du pédo qui compte. S’il nie et qu’il n’est pas trop stupide, il a de très fortes chances de s’en sortir.

Ajout du 21/06/2014: on me fait remarquer un gros oubli. En effet, la """justice""" s'appuie très souvent, en fait quasiment tout le temps dans les affaires étouffées, sur des rapports mensongers des services sociaux, souvent réalisés par des personnes non habilitées à le faire, ou sur des expertises mensongères, parfois réalisées par des professionnels non inscrits sur les listes d'experts auprès des cours d'appel.



Pas de protection des victimes et parents protecteurs

Alors qu’en principe, un enfant qui dénonce des viols commis par son père ou autre devrait être éloigné de l’agresseur par la justice censée le protéger, on constate que bien souvent, malgré la plainte pour viols, la justice oblige le parent protecteur à respecter les droits de visite et d’hébergement du pédo. S’il ne le fait pas, le parent protecteur risque d’être condamné pour non représentation d’enfant, ou même pour enlèvement d’enfant.

Très vite dans ces procédures, le parent protecteur est confronté à un dilemme : soit il protège son enfant à l’encontre de la Justice, soit il respecte la Justice et rend son enfant à celui qui lui fait du mal. J’ai même vu un cas où un juge a obligé une mère à retourner avec ses enfants chez un pédophile et compagnon violent, et ceci après qu’elle ait porté plainte pour des viols sur leur fille.

Certains parents protecteurs choisissent de quitter la France car s’ils refusent de rendre l’enfant au pédophile, ils savent qu’ils vont perdre progressivement tous leurs droits sur leurs enfants, jusqu’à perdre l’autorité parentale (alors que même les pédos ne la perdent que rarement!)[10].

Si le parent qui a fui est retrouvé, la justice ne cherchera même pas à savoir quelle en est la raison : il sera condamné à de la prison ferme pour enlèvement d’enfant, et la victime sera rendue au pédophile à plus ou moins brève échéance, après un passage par les sévices sociaux.

Pour autant, un parent a l’obligation légale de protéger son enfant. L’ "état de nécessité"[11] face au viol fait que normalement, la justice ne peut pas le punir pour avoir soustrait l’enfant au pédophile qui le menace. Mais on constate que la justice, se basant sur des classements sans suite (plus de 3,3 millions chaque année en France), s’assoit carrément sur ce principe et condamne des parents protecteurs pour non représentation d’enfant.

En outre, la justice doit d’abord traiter les faits les plus graves, c’est-à-dire les accusations de viol, avant de décider de la garde de l’enfant et de le confier au pédophile. Ainsi, pas "non présentation d’enfant" possible tant que l’accusation de viol portée contre le père n’a pas été jugée. Mais on constate que tous les contre feux allumés par les pédophiles fonctionnent : non représentation, dénonciation calomnieuse, procédures de divorce iniques etc. et cela alors que la justice n’a jamais pris le temps de juger convenablement les faits de viol sur mineur.



5.      Pas de statistiques

Mais, ce qui est peut-être le plus choquant, c’est qu’en France, en 2014, on tient des statistiques ultra précises sur les vols de voitures (marque, modèle, année de mise en circulations, numéros de toutes sortes…), mais pas sur les disparitions d’enfants et encore moins sur les cas de viols.

Par exemple, nous avons près de 1.000 pages de rapport statistique sur la délinquance et la criminalité en 2012, mais pas un seul chiffre sur les viols contre les mineurs, alors qu’on a tout le détail  sur la délinquance et la criminalité des mêmes mineurs. Il est aussi très difficile de trouver des chiffres aussi basiques que le nombre de condamnations pour agressions sexuelles contre des mineurs, notamment parce que la justice et la police n’en ont pas la même définition.

D’une manière générale, en France seulement 10% des viols (12 000 sur 120 000 au grand minimum[12]) font l'objet d'une plainte chaque année, 3% font l'objet d'un jugement et 1% d'une condamnation (1 200 sur 120 000) (Rapport annuel 2009 de l'Observatoire National de la Délinquance (OND), La criminalité en France).

On sait qu’en France, un crime jugé sur deux est un viol, même si la plupart des viols sont reclassés en tant que simples "agressions sexuelles" et sont correctionnalisés (jugés comme des délits) au lieu de passer aux Assises. En 2012, moins de 1.300 personnes ont été condamnées pour viols dans toute la France, que la victime soit majeure ou mineure (400 condamnations environ pour des viols commis contre moins de 15 ans).

On sait aussi que 90% des victimes ne portent jamais plainte, et quand c’est fait, la plupart des plaintes (80%) sont classées sans suite. C’est ce qu’il arrive chaque année à plus de 3,3 millions de plaintes. Et quand un pédophile passe en procès, il n’est pas forcément condamné.

En 2009, on estimait que chaque année (moyenne de 2004 à 2008 incluse), les services de police et de gendarmerie enregistraient environ10.138 viols, dont 4.654 sur mineurs (pour 1.300 condamnations), et 13.911 agressions sexuelles, dont 7.756 sur mineurs.

Ce traitement judiciaire particulièrement laxiste en ce qui concerne les violences sexuelles contre les mineurs donne inévitablement un sentiment d’impunité aux abuseurs. Ainsi en 2012, "en zone gendarmerie, le nombre de "Violences, mauvais traitements et  abandons d’enfants » a plus que doublé: il s’est accru de 105,3 %, ce qui représente une hausse de 3.739 faits constatés "[13]. Et on estime que seulement 20% de ces faits sont rapportés aux gendarmeries, le reste va à la police. En zone de police, ces faits de "Violences, mauvais traitements et abandons d’enfants" sont passés de "11.696 en 2007 à 14.339 en 2011, soit +22,6% "[14].

Cette augmentation des violences va avec celle des agressions sexuelles contre les mineurs, et cela dans des proportions qui devraient en faire une priorité en termes de santé publique. Pourtant, rien ne se passe, et on a même pensé à nommer Jack Lang au poste de défenseur des droits, avant de nommer Dominique Baudis, cité dans l’affaire Alègre !

Le nombre de "Harcèlements sexuels et autres agressions sexuelles contre des mineur(e)s" enregistrés par la gendarmerie nationale a augmenté de 75,5 % entre 2011 et 2012, soit + 2.022 faits constatés. Il se situe à 4.711 en 2012, alors qu’au plus, entre 2007 et 2011, il avait atteint 2.851  faits constatés sur un an, en 2008. En 2012, 47,2 % des "Harcèlements sexuels et autres agressions sexuelles contre des mineur(e)s" enregistrés en France métropolitaine l’ont été par la gendarmerie nationale. Cette part n’avait jamais dépassé 34 % de 2007 à 2011. Notons que les viols sur les majeurs augmentent également dans des proportions catastrophiques. Cependant, les condamnations, elles, diminuent d’année en année.

Le nombre de "Viols sur des mineur(e)s" enregistrés par la gendarmerie nationale s’est élevé de 19,5 % entre 2011 et 2012, soit + 482 faits constatés. Il se situe à près de 2.950 faits constatés en 2012. Au plus, entre 2007 et 2011, il avait atteint 2.527 faits constatés sur un an, en 2008.  En 2012, près de 50 % des "Viols sur des mineur(e)s" enregistrés en France métropolitaine l’ont été par la gendarmerie nationale.

Du côté des atteintes sexuelles sur les mineurs, les chiffres sont dilués dans les "agressions" ou "atteintes" sexuelles ou "aux mœurs", en plus des viols. Il est donc difficile de lire clairement ces statistiques à moins de les recouper avec d’autres.

Il faut aussi savoir que les chiffres des classements sans suite pour les affaires de viols sur mineurs ne sont pas rendus publics[15]. Là aussi, on risquerait de voir la réalité de manière un peu trop crue, et de comprendre à quel point la justice planque ces affaires sordides sous le tapis. Tous crimes et délits confondus, "Au cours de la dernière décennie, le taux de classement sans suite a fortement progressé. En effet, il s'élevait à 69 % en 1987, puis a franchi la barre des 70 % à partir du début des années 80 pour atteindre 80 % en 1995", nous dit le Sénat. Les motifs de ces classements ne sont pas diffusés, ni les types d’affaires qu’ils concernent. En tout cas, "une étude de Marie-Claude Brachet et Simone Iff sur le tribunal de Créteil en 1995, qui constate que 50% des plaintes pour viol débouchent sur un non-lieu ou un classement sans suite".

Cela, sans compter les entreprises de découragement des victimes et parents protecteurs qui osent porter plaintes par la police.

Tableau 1 Plaintes et condamnations pour viols et agressions sexuelles en 2012 (Source : bulletin de janvier 2013 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales et chiffres des condamnations en 2012 du ministère de la justice)

Plaintes police + gendarmerie

Condamnations en justice

Viols

Agressions sexuelles

Viols

Agressions sexuelles et viols correctionnalisés

Mineurs

Majeurs

Mineurs

Majeurs

Mineurs (- de 15 ans )

Majeurs

Mineurs (- de 15 ans)

Majeurs

6.000

4.800

10.000

6.000

383

900

2831

2.280



Ce tableau permet de comprendre qu’un mineur violé a beaucoup moins de chances d’avoir gain de cause en justice qu’un adulte : à peine 400 condamnations pour 6.000 plaintes, soit environ une chance sur 15 ou 16 d’avoir gain de cause, contre une chance sur 6 pour les adultes. Qui ont déjà beaucoup de mal à obtenir une condamnation.

Et si on prend les chiffres des condamnations des années précédentes, on observe que celles-ci baissent d‘année en année, preuve que les crimes contre les femmes et les enfants sont loin d’être une priorité.



6.      Pas de condamnation (correctionnalisation)

On se rend compte qu’on est face à un réel problème de santé publique. Alors comme les cours d’assises, où chaque viol devrait être jugé, sont "saturées", on correctionnalise à tour de bras les cas de viols, requalifiés comme des "agressions sexuelles". Avec à la clé, des peines qui n’excèdent pas 10 ans, au lieu de 20 pour les assises (en cas de circonstances aggravantes, sinon c’est 15 ans).

Une fois arrivés en correctionnelle, la plupart des pédophiles sont acquittés au bénéfice du doute. Sur ceux qui sont condamnés, une toute petite partie fait de la prison. Ainsi en Belgique, dans un arrondissement judiciaire wallon, seulement 21% des pédophiles condamnés en correctionnelle ont été envoyés en prison. Pourquoi ? Parce qu’on considère de plus en plus que la place d’un pédophile n’est pas en prison, et que "les prisons sont pleines".

En 2011 en France, moins de 400 personnes ont été condamnées pour viol sur mineur de moins de 15 ans, toutes juridictions confondues[16]. Qui peut croire qu’il y a moins de 400 viols de mineur par an en France ?

En 2011 encore, 2.613 personnes ont été condamnées pour "atteinte ou agression sexuelle sur mineur avec circonstance aggravante", et 1.200 autres ont été condamnées pour " atteintes aux mœurs sur mineur".

Selon des chiffres regroupant plusieurs pays, "La moitié des violeurs d’enfants ou d’adolescents sont aussi mineurs, selon les statistiques pour 2007 publiées par le groupe de protection de l’enfance de Zurich. En 2005, ce taux était encore de 25%".

Et selon l’INSERM[17], "Les viols sur mineurs[en France] représentent 55 % de l'ensemble des viols. Il en est de même pour les agressions sexuelles, les mineurs comptant pour 63 % des cas ".

En France, 25% à 44% des infractions de violence sexuelles élucidées par la police sont condamnées, mais il s’agit d’un chiffre confondant les victimes majeures et mineures, dans les cas (rares) où une enquête a lieu. En Europe, seulement 14% des plaintes pour viol débouchent sur une condamnation. Il y a donc le filtre de la police[18], puis celui du parquet, puis celui des juges. Et si vous n’êtes pas content, le cour de cassation ne fera rien même si elle le devrait, du moins si le codé de procédure était encore respecté[19]. Quand on sait le courage qu’il faut à une victime pour porter plainte, on a froid dans le dos.

J’ai même entendu récemment un cas dans lequel la justice voulait correctionnaliser le viol collectif d’une adolescente de 14 ans au moment des faits. Quand on en arrive là, on se rend compte que notre système judiciaire a un vrai problème.

Il faut aussi savoir que, de plus en plus, on cherche à faire passer les affaires de viol de mineur en simple "médiation" (ça fait des économies à la justice mais le pédo n’est pas condamné et la victime pas reconnue comme telle). Ainsi en Belgique, "Autour de 20 %  de ces cas graves et repérés restent traités à l’amiable en Belgique, sans intervention judiciaire", nous dit Jean-Yves Hayez.

Et les peines de prison, quand elles arrivent, sont étonnement légères : moins de 2 ans de prison ferme pour l’ensemble des "agressions sexuelles", et cela au terme de procédures qui prennent jusqu’à 7 ans en moyenne pour un viol, environ 2 ans pour les "agressions sexuelles" même quand il s‘agit de viols. En Angleterre, la moitié des personnes reconnues coupables d’agressions sexuelles sur des enfants de moins de 13 ans échappent à la prison.

On voit bien, à ces chiffres, que la parole des enfants est loin d’être sacrée, contrairement à celle des accusés. Ceci dit, le problème n’est pas que français : on constate la même chose absolument partout.



Omerta médiatique

Pour terminer cette liste de « dysfonctionnements » (pour rester polie), on doit noter le traitement médiatique déplorable de ces affaires. Mais, les journalistes n’ont pas vraiment le choix : durant l’instruction les journalistes doivent respecter le secret de l’instruction, et ne peuvent avoir aucune information par la justice ou la police, et les témoins sont tenus au silence. Après le procès, il y a la vérité judiciaire que les journalistes sont obligés de respecter et de ne surtout pas critiquer.

Il est donc presque impossible de faire sortir ces affaires dans les médias une fois que la procédure est enclenchée.

En outre, si un journaliste obtient le point de vue du parent protecteur, il obligé d’interviewer aussi l’accusé et de lui donner la même place qu’au parent protecteur et à la victime. Médiatiquement, la parole de la victime n’a pas plus de poids que celle de l’accusé. Et quand l’accusé est un VIP, la parole de la victime n’a plus aucun poids.

En plus de cela, les victimes mineures ne peuvent pas s’exprimer dans la presse, et leurs avocats y sont très réticents, car souvent payés au lance pierre. En face, comme on l’a vu à Outreau, les avocats des accusés occupent en général tout l’espace médiatique.

On n’a pas non plus d’étude fiable et officielle sur le nombre d’enfants victimes de viols et d’actes pédophiles en France. Des associations, quelques chercheurs ont tenté d’évaluer ce nombre, mais sans les outils institutionnels pour le faire.



8.      Que faire ?

Eh bien là, on arrive au constat dramatique qu’il n’y a aucune solution acceptable. Après avoir demandé leur avis à des parents qui ont vécu tout ce que je viens de décrire et souvent pire, tous conseillent :

- De ne pas porter plainte immédiatement et de réunir un maximum de preuves : filmer l’enfant dès qu’il parle, enregistrer les discussions avec le médecin, faire faire des dessins à l’enfant, un maximum, et faire des examens médicaux sérieux. Cela AVANT de porter plainte, car après ces preuves deviennent impossibles à apporter dans de très nombreuses affaires. L’enfant est rapidement placé ou envoyé chez le pédophile dans un délai record.

- Si vous partez pour protéger votre enfant, vous serez accusé d’enlèvement d‘enfant et finirez avec Interpol aux fesses. Là, l’enfant sera placé ou renvoyé chez le pédo, et vous vous irez en prison.

- Une mère protectrice avec laquelle je suis en contact donne ce conseil, très pragmatique : "si la situation se retourne contre vous et que vous connaissez  l’appartenance maçonnique de l’agresseur, il vaut mieux partir et protéger l’enfant avant qu’il ne soit trop tard".  En parallèle lancez une assignation en référé auprès du juge aux affaires familiales pour formaliser la suspension du droit de garde du pédo et ainsi couvrir le parent protecteur.

Je vais prochainement consulter une avocate qui m’expliquera la marche à suivre du point de vue juridique, et je vous mettrai le mode d’emploi ici au plus vite.

En tout cas, comme le dit Muriel Salmona, "Violer est un pari plus que raisonnable, l'impunité est quasi garantie, porter plainte pour viol en espérant que l'agresseur soit condamné est en revanche un pari plus que déraisonnable, avec une procédure extrêmement éprouvante, aboutissant quand l'affaire n'est pas classée sans suite le plus souvent à un non-lieu, avec le risque d'être attaquée en retour pour dénonciation mensongère ". J’ajouterais que les mineurs ont encore moins de chances d’obtenir justice que les majeurs.



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Veut-on nous cacher quelque chose ? Le sujet est-il à ce point tabou qu’on ne puisse publier aucun chiffre clair et précis du nombre d’enfants violés, du nombre de condamnations, et du nombre de classements sans suite ? Quant à évaluer les dégâts à long terme de la pédocriminalité sur les victimes, et sur la société toute entière, n’y pensons même pas !

En réalité, les gens doivent savoir et sortir de leur monde de bisounours. En 4 ans à travailler sur ce sujet, ce qui est peu mais bon, j’hallucine encore souvent en constatant l’ampleur des dégâts, à tous les niveaux de la société.

Le Pr. Jean-Yves Hayez, lors d’un colloque au Théâtre de Poche à Uccle, a expliqué : " Si nous estimons à 10 ou 15 % le nombre d’enfants victimes d’abus sexuels en Belgique, cela nécessiterait des hopitaux grands comme des villes entières pour soigner ces enfants. Mais aussi des prisons psychiatriques pour soigner les prédateurs, elles aussi grandes comme des villes entières. Économiquement et financièrement impossible et impensable : alors on étouffe tout !"

Si l’on ajoute à cela qu’une bonne partie de nos « élites » sont totalement perverties, et violent des enfants à tour de bras, ainsi que de nombreux éléments nous l’amènent à penser, on  comprend mieux pourquoi le silence autour des viols d’enfants est aussi assourdissant.

Et puis, il y a cette tendance à décrire les mineurs en tant qu'auteurs de violences plutôt que victimes[20]. Cela ne participerait-il pas à une certaine propagande pédophile, visant à "responsabiliser" les mineurs de plus en plus jeunes, y compris en ce qui concerne les actes sexuels ? Et pourquoi n’existe-t-il aucune campagne de prévention contre les abus sexuels dans nos écoles, alors qu’on commence à leur parler de sexualité de plus en plus tôt ?



Liste d’affaires de pédocriminalité étouffées par la justice :

Affaire du Var
Affaire de Lauriane et Mathieu à Lyon
Affaire de Marine à Saint-Malo
Affaire de Léon en Guadeloupe
Affaire d’Alexandre à Nouméa
Affaire de Pierre à Valence
Affaire de Léa à Perpignan
Patricia Poupard à Bordeaux
Affaire Outreau
Affaire Dutroux
Affaire Marie Pia  Maoloni
Affaire Chastan à Castres
Affaire Verdin
Affaire Ronite Bitton (incarcérée)



PS: Et si quelqu’un a des suggestions ou des idées de marche à suivre à destination des parents protecteurs pour ces procédures, ou des corrections à m’apporter, je prends aussi, n’hésitez pas.






[1] On lit textuellement dans ledit rapport : « Dans plusieurs cas qui ont été communiqués au Rapporteur spécial, il a été signalé que les individus accusés de commettre des abus étaient étroitement liés à des membres de l’appareil judiciaire ou à des individus occupant de hautes fonctions dans l’administration publique, qui étaient en mesure d’influencer l’issue des procédures, argument qui avait été également formulé par la Division nationale pour la répression des atteintes aux personnes et aux biens ». Le rapporteur (qui ‘na passé que 3 jours en France, il faut le préciser) ajoute que « Dans sa note préliminaire, le Rapporteur spécial soulignait que le manque de ressources, de formation et de spécialisation dont souffraient les juges et les avocats s’occupant d’affaires de sévices sexuels contre des enfants faisait que les droits de l’enfant impliqué dans les poursuites judiciaires n’étaient parfois pas suffisamment protégés et qu’il s’ensuivait que les enfants concernés risquaient souvent de continuer à subir des sévices ». Finalement, le rapport recommande « qu’un organe indépendant mène de toute urgence une enquête sur les carences de la justice à l’égard des enfants victimes de sévices sexuels et des personnes essayant de les protéger ».

[2] Toutefois, je tiens à préciser que les questions posées aux enfants victimes ont été formalisées par des pédophiles : questions ouvertes (en principe), destinées à ne pas du tout influencer l’enfant. Le problème, c’est que les enfants ne sont entendus qu’une seule fois, 20 minutes en moyenne, et qu’on sait très bien qu’ils commencent par parler quand ils sont en confiance, et seulement des faits les moins graves. Avec ce type d’audition, on passe à coté de la plupart des faits, et en plus de cela, même une audition Mélanie parfaitement réalisée ne pèse rien au procès face à la parole de l’adulte pédophile. C’est ce que m’a expliqué une policière chargée de former ses collègues à cette méthode d’interrogatoire.

[3] Etrangement, le JT de ce jour-là a disparu des archives de l’INA assez récemment (j’ai pu le revoir il y a environ 1 an). Désormais, plus de JT du 16 mai 2000, on vous passe celui du 17.

[4] Toutefois, il parait que désormais, « La loi ne fixe pas d’âge de discernement, il appartient aux juridictions d’apprécier si le mineur était en état de consentir à la relation sexuelle en cause », nous dit le conseil constitutionnel. On se demande bien à quoi sert encore la notion de mineur.

[5] Selon une étude menée en 1996 sur 104 filles qui avaient toutes été violées : l’examen réalisé deux semaines après les faits n’a révélé de « signes anormaux » que chez 16% d’entre elles, des blessures claires que chez 8% de ces filles.

[6] Cependant très peu d’hôpitaux en France disposent d’un tel IRM, et il faut que l’examen soit réalisé par un médecin expert auprès des tribunaux, sinon on risque de vous dire qu’il n’a aucune valeur.

[7] Rappelons que 12 enfants ont été reconnus victimes par la justice à l’issue du procès en appel et que les parents Delay ont été reconnus coupables de proxénétisme.

[8] Toutefois, quand les pro pères font appel à cette notion, eux ont le privilège d’être écoutés, notamment quand ils brandissent le fumeux « syndrome d’aliénation parentale », inventé par des pédophiles pour aider leurs congénères.

[9] Très souvent, on constate que les accusations de l’enfant sont attribuées au parent protecteur, accusé d’entretenir un simple « conflit parental ». La justice, via des psys comme Paul Bensoussan et ses amis, considère que les viols sont une pure invention d’un parent très vilain, et l’affaire est jugée comme un conflit parental, pas comme un crime.  Les associations de pro pères tentent systématiquement d’amener les affaires de viol de mineur sur le terrain du conflit parental.

[10] La loi dit que « Peuvent se voir retirer totalement l'autorité parentale, en dehors de toute condamnation pénale, les père et mère qui, soit par de mauvais traitements, soit par une consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques ou un usage de stupéfiants, soit par une inconduite notoire ou des comportements délictueux, soit par un défaut de soins ou un manque de direction, mettent manifestement en danger la sécurité, la santé ou la moralité de l'enfant. Peuvent pareillement se voir retirer totalement l'autorité parentale, quand une mesure d'assistance éducative avait été prise à l'égard de l'enfant, les père et mère qui, pendant plus de deux ans, se sont volontairement abstenus d'exercer les droits et de remplir les devoirs que leur laissait l'article 375-7."

[11] Article 122.7 du code pénal. Un  tribunal a admis en première instance l’état de nécessité pour une jeune mère qui avait volé des jouets pour ses enfants. La maman a perdu en appel.

[12] D’après l’Office national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) en 2011, 75 000 personnes majeures seraient victimes de viol chaque année, un chiffre qui serait sans doute très supérieur si l’on prenait en compte les mineurs, qui constituent la majorité des victimes.

[13] Toutefois, l’industrialisation du système de placement d’enfants n’est certainement pas étranger à cette augmentation vertigineuse.

[14] Chiffres donnés en janvier 2013 par l’ l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

[15] En 2009, 3 362 572 affaires ont été classées sans suite. Elles se décomposent de la manière suivante : 2 683 385 classements sans suite pour défaut d'élucidation (affaires non poursuivables pour auteur inconnu) ; 496 635 classements sans suite pour cause d'infractions « mal caractérisées » (nomenclature de la source statistique des cadres du parquet). Sont regroupés sous cette appellation, des faits qui ne constituent aucune infraction pénale (affaires de nature civile ou administrative, certains accidents de la circulation, suicides), des infractions mal caractérisées (charges insuffisantes, absence de preuve) et des infractions pour lesquelles des motifs d'ordre juridique s'opposent aux poursuites (retrait de plainte, amnistie, transaction, autres cas d'extinction de l'action publique comme le décès de l'auteur, la prescription, l'abrogation de la loi pénale, la chose jugée, l'immunité, l'irrégularité de la procédure, l'irresponsabilité de l'auteur). 182 552 classements sans suite pour inopportunité des poursuites (recherches infructueuses, désistement ou carence du plaignant, comportement de la victime, victime désintéressée, régularisation d'office, trouble peu important). Ces données sont issues des cadres du parquet.

[16] Et la moitié des condamnés étaient eux-mêmes mineurs.

[17] Institut National de la Santé et de la recherche médicale.

[18] Il est très clair aujourd’hui que les flics et gendarmes se permettent de trier eux-même les plaintes qu’ils acceptent de prendre, alors qu’en principe, TOUS les faits qui sont poursuivables en justice, même les infractions basiques (type : insultes), doivent être passés en plaintes. Les mains courantes ne doivent concerner que les faits non réprimés par la loi. Nombre de femmes battues savent à quel point il est difficile de porter plainte, en plus de supporter les remarques machistes de la plupart des flics. L’INSEE s’est penchée récemment sur ce problème et a constaté : « au vu de ses entretiens et de ses déplacements dans les services, que la qualité de l’enregistrement des plaintes n’était plus depuis quelques années, une priorité de la hiérarchie ». En outre, quand ils prennent une plainte, ils ont fortement tendance à minimiser les faits au maximum. C’est le corollaire de la politique du chiffre de sarkoléon : on ne prend pas une affaire qu’on a très peu de chances de voir élucidée rapidement, pour faire de belles statistiques. Une bonne garde à vue inique est tellement mieux puisque une garde à vue = une affaire résolue. L’INSEE ne dit pas autre chose : « Le management par objectifs de la délinquance, connu sous la dénomination de « politique du chiffre » a largement contribué à cette absence ou ce désengagement du contrôle de l’enregistrement. Les chefs de service, placés entre l’injonction d’afficher de bons résultats et l’impératif de contrôler la bonne application du guide de méthodologie statistique, privilégiaient souvent la première option », et évoque même une « une pratique de dissimulation massive ».

[19] Cette semaine, la cour européenne des droits de l’homme a estimé que la cour de cassation française (censée casser les jugements entachés de vices de forme ou de vices de procédure, ce qui ne manque pas dans les affaires de pédocriminalité)  avait une impartialité toute relative qui pouvait « susciter des doutes sérieux ». Cela fait suite à la procédure concernant l’assassinat du juge Borrel à Djibouti il y a 20 ans de cela, et qui avait été classé en suicide par une magistrate des plus sulfureuses, Marie-Paule Moracchini.

[20] De fait, on trouve bien plus facilement des chiffres hyper détaillés sur les mineurs délinquants que sur les mineurs en tant que victimes.
Source : http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/06/18/30097778.html

samedi 30 novembre 2013

France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.



Cela faisait un moment que l’affaire du Var, aussi appelée affaire Amidlisa, semblait en sommeil. La raison est simple : la justice avait menacé la mère des enfants de lui retirer ses quelques heures de visites médiatisées mensuelles. Le black out a donc été observé, et continue. Mais, une échéance cruciale arrive : le procès pour dénonciation calomnieuse, attendu le 3 janvier.

 Pour rappeler brièvement les faits, les trois enfants M., Marie, Thomas et Hugues, ont été victimes dès la fin 2007 et au moins jusque fin 2009 des viols en réunion, commis par leur père et ses amis. Des amis parmi lesquels on retrouvait une psychologue et un éducateur chargés du suivi des enfants.

Comme c’est très souvent le cas dans ce genre d'affaires, les plaintes pour viol ont été classées sans suite (par le désormais célèbre Christian Girard de Draguignan à l'époque), malgré divers certificats médicaux, et malgré les dépositions des enfants et de plusieurs témoins.

Du coup, la mère a été traitée de menteuse, elle a perdu la garde de ses enfants qui ont été confiés à E.M le pédophile, et elle doit comparaitre le 3 janvier ainsi que son beau-père pour dénonciation calomnieuse.

Au fil des semaines, il s’est avéré très clair que les enfants subissaient des actes de plus en plus horribles, jusqu’à décrire des actes de torture et de meurtres d’enfants, et à montrer où les corps avaient été enterrés. Au total, ils ont décrit les mises à mort de 16 enfants, tous dans la région de Cogolin. Ces révélations s’étalent sur plus d’un an, quand leur mère les a encore durant quelques week-ends. Mais bien-sûr, les enfants étaient menacés s’ils parlaient, et ils ont constaté eux-mêmes que plus ils parlaient, moins ils voyaient leur mère.

Dans cette affaire, qui se déroule à Cogolin, beaucoup de monde est impliqué : les gendarmes sont des copains de E.M, tout comme un adjoint de la mairie de St Tropez, un propriétaire de villas… Cela explique pourquoi la famille a du faire face à d’innombrables vices de procédures, à des abus de droit, à des faux en écriture, à des rapports mensongers, à des équipes toutes dévouées au père et à ses amis, qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête, à part le dénommé « Mickey » parce qu’il a été cité nommément par les trois enfants au tout début de l’affaire. Celui-ci a donc été entendu, a nié, et a pu continuer à violer les trois enfants. Et d’autres…

Le procès pour dénonciation calomnieuse, une blague…

th dessin explications 5Tout d’abord, ce procès pour dénonciation calomnieuse ne tient pas route, pour une bonne raison : l’affaire n’a jamais été jugée sur le fond puisqu’il n’ya eu jusqu’à présent que des classements sans suite.

Cependant, on a vu pour l’affaire de la petite Marine, ou même pour Emmanuel Verdin, que cela n’arrête pas la justice.

Hors, tant qu’il n’a pas été dit clairement par la justice que les faits n’ont pas été commis, comment la mère des enfants aurait-elle pu sciemment (intentionnellement) dénoncer des faits imaginaires ? Après avoir vérifié comme elle l’a pu que les dires des enfants étaient cohérents, elle a naturellement été porter plainte, en visant l’ami de son ex compagnon, pas E.M.

En tout cas, il serait bien que pour une fois depuis le début de cette affaire en 2007, ce procès permette d’aborder les faits de viols contre les enfants.

Pour en arriver à ce procès, la justice a du faire d’incroyables contorsions avec la réalité des faits. A tel point qu’aucune des assertions e l’ordonnance de renvoi devant le tribunal le 3 janvier ne tiennent la route. Les reprendre une par une s’avérerait laborieux, le DVD Amidlisa est là pour éclairer les curieux ou les fans de dérives judiciaires[1].

Pour illustrer d’un exemple assez symptomatique : on reproche à Sarah, la maman des enfants, de les avoir « enlevés », alors qu’elle a envoyé un fax au procureur pour lui dire qu’elle quittait la région quelques jours. C’est ce soir là que les flics ont débarqué dans l’auberge tenue par des bonnes sœurs où Sarah et les enfants avaient fait étape, afin d’embraquer les enfants, qui ont été placés. C’est ce même procureur qui a demandé le placement des enfants, sans raison, donc. Et qui a aussi donné ordre aux gendarmes de « ne rien dire » à Sarah sur la destination de ses enfants[2], traumatisés de cet enlèvement par 11 gendarmes pas du tout enclins à la discussion.

En fait, la justice venait de décider d’envoyer les enfants chez leur père !

Les services sociaux ont pourtant rappelé que la situation était « complexe » et qu’ « une enquête pénale » était « en cours ».

Autre exemple : il est écrit dans l’ordonnance que « l’audition du médecin hospitalier établissait que [Marie] n’avait jamais évoqué devant lui d’actes sexuels contrairement à ce que prétendait sa mère », hors elle a carrément écrit sur un dessin fait lors d’une des entrevues avec ce médecin que « papa a mis son zizi dans ma bouche, Didier a mis son zizi dans ma bouche ». Didier est justement ledit « Mickey ».
margot message

Le médecin avait aussi noté « l’extrême réticence de [Marie] à s’exprimer en raison d’un état de panique sidérante lorsque les faits allégués sont abordés ». Il a ajouté que la petite ne semblait pas influencée par un tiers ni affabuler. Et voici ce qu’il avait conclu :
Margot examen1

 Quelques éléments

> Que penser d’un médecin de famille, qui tient le discours suivant avec le père des enfants E M., devant le petit Thomas, qui reste très perturbé par cette visite. Cette discussion intervient après que le grand père des enfants ait parlé des viols à ce même médecin de famille lors d’une consultation :

Des qu’ils sont entrés dans son cabinet le médecin a dit a E M. :

- Ils sont au courant de tout !

E M. a répondu :

- Comment tu sais ça?

- [elle cite le nom du grand-père] ! et s’adressant a Hugues elle lui a dit :

- C’est toi qu’a parlé p’tit con ? Et ta mère est une conne ! Si tu continues ton père va tuer un autre enfant !

Puis  s’adressant à nouveau au père, ils ont parlé des crimes et elle a dit :

- C’est bien… ! Y a du y avoir beaucoup de sang alors !

Que signifient ces propos ? En tout cas ces deux-là, qui se vouvoyaient quelque temps auparavant, semble cacher quelque chose de bien embêtant, et de bien sanguinolent. Exactement la teneur des propos tenus par les trois enfants…

> Il est écrit dans l’ordonnance que « des enquêtes ont été diligentées pour déterminer si les faits énoncés étaient réels ». Encore un délire : Ces enquêtes ont été totalement diligentées a charge contre Sophie Giuli, sa mère et son beau-père et non pour mettre a jour la réalité des faits dénoncés et qui se perpétuaient.

Un élément de preuve de toute importance c’est que les enfants n’ont pas été retires du sein paternel a l’annonce de ces dénonciations gravissimes !  Sur toute la durée de l’enquête les crimes ont continue sur les enfants et sur d’autres puisqu’on a pu, d’après leurs dires, dénombrer 14 meurtres d’enfants en plus des deux racontes au Dr Bataille, objets de snuff-movies, sur cette période !
Le samedi 24 janvier 2009, Marie a indiqué a sa mère le chemin de la maison dans une copropriété privée ou les enfants ont dit plus tard avoir assiste au meurtre d’une petite fille blonde aux yeux bleus. Et c’est par Hugues,  s’exclamant devant le portail de cette copropriété, en indiquant la forêt environnante :  « c’est par là qu’ils ont enterré l’enfant ! » que sa mère a appris qu’il y avait eu un 2eme meurtre. Cette maison a été reconnue par Sarah parce qu’ E. M., en tant que chef d’équipe maçon, la lui avait fait visiter 3 ans auparavant lorsqu’elle était en construction. E. M. avait confie alors a Sophie qu’il voulait faire des affaires avec le propriétaire de cette maison »

Les plaintes classées sans suite, un rituel.

E. M. n’a pas grand-chose à craindre de la justice, semble-t-il. Toutes les plaintes de Sarah contre lui ont systématiquement été classées sans suite.

1/ Plainte du 17 septembre 2004 pour violences verbales et psychologiques, Cette infraction de diffamation et injure non publiques est punissable en vertu des articles R. 621-1 et R. 621-2 du Code pénal a la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 1ere classe a la 3eme classe. ==> Classement sans suite

2/ Plainte pour violences et menaces de mort en février 2005 car E. M. se montrait de plus en plus violent depuis la naissance des enfants (ce qui a motivé la séparation du couple). Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende.  ==> Classement sans suite

3/ Main courante en juillet 2005 pour violences et menaces de mort, obligée de fuir avec les enfants jusqu’en février 2006. Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 € d’amende. ==> Classement sans suite

A  ce stade on doit préciser que lors du divorce, le juge a quand-même estimé que "aucun motif grave n’étant de nature à limiter le droit de visite et d’hébergement du père", il aurait un droit de visite et d'hébergement très proche de ce que demandait E. M.

4/ Plainte du 25 décembre 2005 de Sarah contre E. M. pour : tentative de viol. Sarah avait tenu à rester la nuit chez E. M. avec les enfants car le plus jeune était encore bébé et il devait rester 17 jours chez son père. Cette infraction est punissable, en vertu des articles, 222-23 et 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. (avec 2 témoins des aveux d’E.M.) ==> Classement sans suite
5/ Plainte pour harcèlement en avril 2006 menaces de se venger sur les enfants. Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 €  d’amende. ==> Classement sans suite

6/ Plainte du 2 octobre 2007 de Sarah contre E. M. pour : abandon de famille. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-3 du Code pénal, de : 2 ans d’emprisonnement et de 15. 000 € d’amende. ==> Classement sans suite

7/ Plainte du 10 octobre 2007 de Sarah contre Didier dit « Mickey » pour : viol sur mineure de 15 ans. (Multiples preuves à l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

8/ Plainte du 9 mai 2009 de Sarah contre E. M. pour : 5 non-représentations d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-5 du Code pénal, de : 1 an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 17 septembre 2010 pour 17 non représentations d’enfants, classée sans suite. E.M a ensuite été relaxé suite à la citation directe de Sarah.

9/ Plainte du 15 mai 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : enlèvement d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-9 du Code pénal, de : 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte pour enlèvement d’enfants le30 août 2010, classée sans suite.

10/ Plainte du 1er juin 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : menaces de mort et agression physique ayant entraine 150 jours d’ITT et une infirmité permanente. (5 témoins et enregistrement audio). Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-9 et 222-10 du Code Pénal, de : 15 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 4 février 2011 par une connaissance de Sarah pour menaces de mort==>  classée sans suite.

Autre plainte de Sarah pour menaces de mort le 25 mars 2012, avec enregistrement audio à l’appui ==> classée sans suite.

11/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice de la mère de Sarah contre Mme G. de la PJJ de Toulon pour : dénonciation calomnieuse dans jugement du JDE du 26 mai 2009. (2 témoins). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d'amende. ==> Classement sans suite

12/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice du beau père de Sarah et grand-père des enfants contre Dr B. pour: dénonciation calomnieuse dans le jugement du JDE du 26 mai 2009. (Preuves audiovisuelles a l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code penal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d'amende. ==> Classement sans suite

On reviendra très vite sur cette affaire.

[1] Un DVD de toute l’affaire avec toutes les pièces a été remis a tous les députes des deux législatures, a tous les sénateurs, a tous les ministres des deux gouvernements, aux deux Présidents de la République, a tous les candidats aux élections présidentielles et a leur parti, a tous les rédacteurs en chef de tous les journaux locaux et nationaux français, belges et suisses, a tous les députes européens de langue française, au Conseil Supérieur de la Magistrature et a de nombreuses personnalités. Evidemment, personne n’a jugé utile de répondre.

[2] Elle ne saura que 3 semaines plus tard, le 30 octobre 2007, qu’ils avaient été confiés pour un an à la garde de leur père par le juge B., après un passage en foyer, où ils ont en été séparés.
Source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/09/23/28077415.html

AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.

mardi 18 juin 2013

Le Kincora Boys Home : un réseau pédophile dans un orphelinat anglais, piloté par le MI5.


Ken Livingstone, ancien maire de Londres, a dit explicitement que le MI5 filmait les partouzes du Kincora Boy's home, en Irlande du Nord, et qu'en plus on a étouffé des affaires similaires dans tout le pays. C'est gros mais c'est vrai. Le but était de faire chanter des politiciens du coin.

Et d'ajouter "la vérité c'est qu'il y a eu un nombre impressionnant d'étouffements d'affaires de pédophilie et de réseaux pédophiles pendant des dizaines et des dizaines d'années".
Le Kincora Boy's Home était un orphelinat tristement réputé de Belfast où en effet, un réseau pédophile opérait, utilisant les enfants comme chair à partouzes. Rien de bien exceptionnel hélas, si ce n'est que ce réseau avait carrément été mis en place par les services secrets anglais, afin de compromettre et manipuler quelques personnalités. 
En 1980, le Kincora Boy's Home a fait parler de lui quand on a appris que les enfants y étaient systématiquement victimes de viols. Trois membres du personnel ont été arrêtés: William McGrath, Raymond Semple et Joseph Mains l'ancien gardien. Ils ont pris respectivement quatre, cinq et six ans de prison. 
L'affaire aurait pu s'arrêter là, si on n'avait pas appris ensuite que la police était parfaitement au courant de ce qu'il se passait dans ce home. Le journaliste Martin Dillon a même découvert que McGrath était le chef d'une brigade paramilitaire loyaliste (pro anglaise) appelé Tara, et qu'il était très certainement un pion du MI5 depuis les années 60. On sait aussi qu'il se rendait régulièrement à Londres.
McGrath, qui a été engagé à Kincora en 1971, était chargé d'attirer des personnalités politiques pour les compromettre afin notamment que l'Irlande du Nord reste rattachée à l'Angleterre. Pour cela, le MI5 faisait chanter McGrath, probablement avec le même type de photos. Mais, on dirait bien que les politiciens irlandais n'étaient pas les seuls visés, puisque l'ancien premier minsitre Edward Heath, réputé homosexuel, se rendait régulièrement au Kincora Boy's Home. 
D'autres leaders paramilitaires loyalistes y étaient invités, comme John McKeague du Red Hand Commando, lui aussi piloté par le MI5. On a aussi dit que McGrath était en relation via un ami commun, Knox Cunningham, avec Anthony Blunt, historien et agent double (MI5 et espion soviétique) qui trainait aussi du côté d'Elm Guest House, à Londres. 
On avait aussi un avocat de la ville de Belfast, , contre lequel plusieurs enfants du home ont porté plainte, ou des conseillers municipaux. Quant aux réels dirigeants de ce réseau pédophile, il s'agirait de hauts gradés de l'armée anglaise et des renseignements. De fait, McGrath fournissait aussi des enfants à ses copains des services de renseignement et à des politiciens.
D'après Colin Wallace, ancien attaché de presse de l'armée, qui était basé à Belfast, les services savaient ce qu'il se passait au home six ans avant l'enquête officielle. En 1973, Wallace, qui était chargé de travailler sur l'opération Clockwork Orange destinée à contrôler des politiciens comme Edward Heath, a écrit à ses supérieurs pour dénoncer les viols d'enfants au Kincora Boys Home, mais rien n'avait bougé. Wallace a ensuite été viré de l'armée, et on a même réussi à lui coller le nmeurtre d'un ami sur le dos. Apparemment, les viols duraient depuis une vingtaine d'années déjà quand un journal de Dublin a déballé l'affaire en 1980. 
L'enquête a été tellement dérisoire que trois des cinq membres de l'équipe ont jeté l'éponge au bout d'un mois. En fait, plusieurs enquêtes ont été menées depuis 1980, mais aucune n'a publiquement révélé toute l'affaire. Les faits ont au contraire toujours été minimisés, et aucun des clients n'a jamais été inquiété.
kincora
Pourtant, quelques meurtres autour du Kincora Boys Home ont eu lieu, à commencer par celui du jeune Brian McDermott, retrouvé mutilé en 1973, à proximité du home. Ou celui de Stephen Waring, un jeune qui s'était enfui du Kincora Boys Home où il avait été violé, pour aller à Liverpool. Mais, la police l'a remis dans le bateau pour l'Irlande et il 'nest jamais arrivé. Des passagers, par contre, ont vu un jeune homme tomber dans l'eau.  La police, qui connaissait les penchants pédophiles de John McKeague, l'a suspecté du meurtre de Brian McDermott, d'autant qu'il était un visiteur régulier de l'orphelinat. Et les services de renseignement ont considéré McKeague comme celui qui a enlevé et tué Brian McDermott. 
Et puis, les noms de Edward Heath ou de Lord Mountbatten, le "père spirituel" du prince Charles, ne devaient pas sortir. On ne devait pas non plus parler d'abus sexuels rituels, c'est-à-dire sataniques. 

Un réseau pédophile et satanique
Au sujet de lord Louis Mountbatten, on peut dire qu'il est  l'oncle du prince Philipp, le père de Charles et mari d'Elisabeth II, ancien nazi. C'est lui qui a organisé le mariage de son neveu et de la future reine d'Angleterre. En se mariant, Philipp a changé son nom, de Battenberg en Mountbatten. Louis Mountbatten était une des courroies de transmission entre le Reich d'Hitler et l'Angleterre, où Hitler avait de fervents partisans, tout comme en France et ailleurs. Trois des soeurs du prince Philippe étaient mariées à des princes allemands et étaient membres du parti nazi. Et Louis Mountbatten faisait aussi des visites au Kincora Boys Home. 
On sait aussi que c'est le même Louis Mountbatten qui a introduit le prédateur Jimmy Savile auprès de la famille royale en 1966. Savile est ensuite devenu un proche conseiller du prince Charles et cela depuis la fin des années 60. Savil était aussi très proche de Margaret Thatchher, avec laquelle ila passé plusieurs réveillons. C'est aussi Mountbatten, haut gradé de la marine, qui a permis à Savile d'être le premier civil décoré de la marine (béret vert en 1970). Mountbatten est mort en 1979 en irlande dans l'explosion de son bateau, qu'on a imputée à l'IRA.
Mountbatten et le prince Philipp sont des satanistes, absolument tout le monde le sait au MI5 et au MI6. D'ailleurs, toute la famille royale est sataniste, de même que la famille royale des Pays Bas. A ce sujet, on aura bientôt l'occasion de parler d'une petite sauterie qui a mal tourné dans le sud de la France, en 2001. Il faut savoir que pédophilie et satanisme ne font qu'un, pour d'obscures raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas tant on sombre dans la folie la plus profonde. 

400368584Quant à Edward Heath, premier ministre conservateur de 1970 à 1974, il est également cité comme l'un des violeurs d'enfants à l'orphelinat de Jersey. Il venait sur son yacht le Morning Cloud, et Savile lui livrait des gamins de l'orphelinat d'à côté. Lui aussi est un sataniste, un assassin d'enfants. David Ike (qui parle aussi d'extra terrestres) l'a écrit dans un livre et n'a jamais été poursuivi par Heath pour cela. Heath a été mis en garde à quatre reprises par la police métropolitaine de Londres de ne pas trainer dans les toilettes publiques de la capitale et de ne pas tenter de ramasser de jeunes garçons. Comme il ne l'a pas fait, on (l'Allemagne) a fait chanter Heath pour qu'il fasse rentrer l'Angleterre dans le Marché Commun européen.
Heath serait lui aussi un agent nazi, installé avant la guerre en Angleterre, et il serait lié au DVD (Deutsches Verteidigungs Dienst) lié à la Défense allemande et qui serait spécialisé dans la prostitution de mineurs pour les élites (le DVD aurait ainsi fait enlever la petite Maddie McCann pour une cérémonie satanique). 
Un certain Michael Stone, qui a rejoint les rangs des milices loyalistes et a tenté de tuer des militants du Sinn fenn en pleine assemblée et avait aussi tué trois irlandais dans un cimetière à Millton, avait été placé au Kincora Boys Home. Victime de sérieux troubles psychologiques, il aurait été mis sous la coupe de John McKeague, qui l'aurait introduit dans les milices paramilitaires loyalistes. McKeague a été tué une semaine à peine après que les trois sous-fifres du Kincora Boys Home aient été condamnés.
Les abus sexuels commis au Kincora Boys Home étaient de type satanique, et les cérémonies étaient pilotées par des politiciens en vue. Les enfants étaient parfois emmenés au château de Birr, au centre de l'Irlandepour des cérémonies. Un jorunaliste indépendant qui travaillait sur la conncexion entre Kincora et le château de Birr, a montré que Colin Wallace avait déjà parlé des abus rituels qui s'y déroulaient. Et pas avec le stff de l'orphelinat, mais avec des personnalités. Le château appartient aux comtes de Rosse, qui sont liés à la famille royale anglaise. Le premier comte de Rosse (franc maçon, "libertin" notoire et attiré par les cultes liés à Dionysos) a été l'un des fondateurs d'une société secrète, élitiste et satanique, liée à la Franc maçonnerie écossaise, le Hellfire Club
D'autres orphelinats anglais ont eu la même fonction que le Kincora Boys Home, si ce n'est tous. A Kensington, dans la Church Street (à deux pas de Hide park à côté de Londres), le MI5 avait installé un autre bordel pour pédophiles de haut rang. Le but était d'y attirer des dignitaires étrangers, diplomates et membres des renseignements, et de les filmer pendant qu'ils violaient des enfants.
Des orphelinats du Pays de Galles servaient aussi au MI5 pour compromettre des personnalités.