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dimanche 26 mai 2013

Charles et Diane Roche, les enfants du Juge Roche.


Les témoignages des enfants Roche sur le suicide suspect de leur père, deux balles dans la tête !!?!!

Politique de Vie a réalisé courant octobre 2005 l'interview vidéo de Charles et Diane Roche, enfants du magistrat Pierre Roche, décédé en février 2003 peu de temps avant la médiatisation de l'affaire Alègre.

Exclusif : révélations publiques d’un nouveau pan de l’affaire Alègre resté inconnu jusqu’à ce jour.


Nouvel entretien avec les enfants du magistrat Pierre Roche, dévoilant les dernières confidences de leur père peu avant sa subite disparition.

Note : Compte-tenu de la complexité de l’affaire, nous avons regroupé en bas d’interview une liste de phrases-clés faisant ressortir des éléments nouveaux caractéristiques. Consultez également les tableaux synoptiques en cliquant ci-dessous.

Tableau 1 - Baudis, Perben et autres acteurs.

Tableau synthétique des relations et des trajectoires respectives unissant les acteurs du volet Roche de l’affaire Alègre - avec les corrélations professionnelles, géographiques et temporelles correspondantes - (Sources : différents journalistes qui enquêtent sur le dossier).

Tableau 2 - Les magistrats

Tableau synthétique - Schéma limité aux seuls magistrats - mais les présentant tous.
Faisant suite aux précédents entretiens que nous avons eus avec eux (voir nos articles antérieurs : Nouveau rebondissement dans l’affaire Alègre ? et Dominique Perben face à la mort non élucidée d’un de ses magistrats), c’est tout naturellement que Charles-Louis et Diane Roche ont choisi le site Les Ogres pour rendre publics les aveux concernant l’affaire Alègre recueillis de la bouche même de leur père (Président de Chambre de Cour d’Appel ayant exercé à Toulouse) peu avant la disparition de ce dernier - une disparition que rien ne semble décidément pouvoir élucider malgré tous les efforts qu’ils déploient dans leur quête de Vérité depuis plusieurs années déjà.
Les Ogres
Nous avions déjà évoqué ensemble les multiples corrélations existant entre la mort de votre père et l’affaire Alègre. Mais il semble qu’au-delà de tout ce faisceau de présomptions en général, vous ayez été plus particulièrement amenés à recueillir un témoignage beaucoup plus précis de la bouche même du magistrat en question quelque temps avant son décès. Qu’en est-il ?
Charles-Louis et Diane Roche
S’il est, en effet, vrai que l’on ne peut déjà pas s’empêcher de remarquer, dans un premier temps, un certain nombre de corrélations, à la fois géographiques et temporelles, existant entre la trajectoire et la mort de notre père Pierre Roche d’une part et le dossier Alègre d’autre part, il faut de plus ajouter que le magistrat Roche partageait déjà avec cette sombre affaire un même arrière-plan.
Et cela qu’il s’agisse de ses débuts dans la magistrature directement à Toulouse (ville qu’il connaissait d’autant mieux qu’il y avait précédemment accompli ses études, ainsi que son service militaire) en tant que Substitut du Procureur de 1972 à 1978, à la grande époque de la dynastie Baudis au Capitole ; ou encore de son amitié avec Dominique Baudis, qui avait quasiment le même âge, ainsi qu’avec l’un des magistrats que l’on trouve parmi les autres protagonistes cités dans le dossier de l’affaire. Sans parler, outre le fait qu’il a toujours gardé des liens dans la magistrature toulousaine, des relations qui le liaient à la pègre ainsi qu’au milieu de la nuit en général et de la prostitution en particulier - tant et si bien qu’il finit par se retrouver lui-même, après le divorce d’avec notre mère, contraint d’épouser une prostituée sur un chantage à la photo porno.
Ajoutons à cela que notre père était non seulement un corrompu dans l’exercice de ses fonctions de magistrat (et cela d’ailleurs dès ses débuts toulousains) mais encore un pervers sur le plan personnel, grand amateur de soirées orgiaques entre notables et collectionneur de photos prises sur le vif lors de ces folles soirées. Il était même d’ailleurs allé, relativement récemment, jusqu’à faire « balancer » sur Internet une série de photos porno de sa 2ème femme.
Mais tous ces éléments, qui ne forment certes qu’un faisceau de présomption, toutefois assez caractéristique, ne sont rien à côté des révélations que notre père est venu nous faire avant sa disparition, survenue le 22 Févier 2003, à l’aube de l’affaire Alègre.
Cette disparition subite, qui n’a rien d’un tant soit peu normal, est intervenue dans des circonstances pour le moins obscures et dans un contexte plus que troublant. C’est délibérément que l’on nous a dissimulé la mort de notre père, alors que nous étions sa seule famille ; et son corps a été incinéré en toute hâte, de sorte que nous nous sommes trouvés définitivement placés dans l’impossibilité de faire pratiquer l’autopsie qui s’imposait en pareil cas. L’acte de décès, quant à lui, ne mentionne aucune cause de mort, et c’est là un décès dont les causes restent indéterminées et même indéterminables, y compris plusieurs années après sa survenance ; et cela malgré saisine du Garde des Sceaux Dominique Perben par les 2 enfants du magistrat haut-gradé mort en exercice sur les conditions de cette mort suspecte. En fait, sans même parler d’élucider ladite mort suspecte, il semble que la Justice se refuse à ne serait-ce qu’enquêter à son sujet.

Les Ogres

Avant d’en venir aux révélations opérées par votre père proprement dites, on pourrait d’abord se demander ce qui l’a, selon vous, poussé à venir se confier à vous alors que vos relations pouvaient être qualifiées de « tendues » ?

Charles-Louis et Diane Roche

Quoique nos relations aient été, en effet, on ne peut plus tendues (et pour tout dire carrément conflictuelles puisque ce magistrat n’a jamais cessé d’abuser des pouvoirs qui étaient les siens pour harceler impunément ses 2 enfants ainsi que leur mère depuis plus de 2 décennies), lesdites relations n’ont jamais réellement cessé (c’est que 20 ans de persécutions, ça crée des liens ...) et se sont caractérisées, surtout sur la fin, par une certaine ambivalence.
En effet, notre père était un homme pétri de contradictions et qui cultivait le paradoxe ; et c’est pourquoi il lui est arrivé de se rapprocher brusquement sans vergogne de ses têtes de quintaine habituelles pour nous réclamer notre aide à chaque fois où, finalement dépassé par les événements qu’il avait déclenchés, il avait ouvert des portes qu’il ne parvenait plus à refermer. Et dans de telles circonstances, vers qui se tourner à part vers la seule famille qu’il lui reste ? Puisque nous étions, après tout, ses enfants et que, quel qu’ait pu être son comportement à notre égard, cet homme restait notre père. Ainsi en fut-il, par exemple, peu avant son remariage, entièrement causé par un chantage, et ainsi en fut-il aussi, donc, peu avant son décès, lorsqu’il est venu nous trouver pour nous apprendre des choses terribles, que nous lui avions d’ailleurs pas demandé - et que nous préférerions peut-être ignorer à tout jamais, même s’il ne nous a pas vraiment laissé le choix.
D’autre part, il apparaît que le fait de ne pas garder ces secrets pour lui seul et de les répandre de la sorte, quoiqu’assez modestement, lui donnait l’impression de ménager ses arrières et de se créer des garanties contre une mort subite qu’il sentait approcher à grands pas par un mécanisme qu’il eut à la fois le très grand cynisme et l’extrême inélégance d’appeler devant nous ses « petites assurances-vie ». Il s’était même ménagé, selon ses dires, à une époque antérieure, toute une collection de documents compromettants comprenant papiers, photos et films qu’il avait ensuite passé toute une nuit à brûler à partir du moment où il n’y voyait plus des leviers d’influence à sa disposition mais plutôt des bombes à retardement susceptibles de décider certaines personnes à s’occuper de son cas.
Enfin, le dernier élément - mais pas le moindre - qui a motivé notre père à venir tout nous déballer de la sorte est que, mû par le repentir de dernière minute de l’homme qui vient de mesurer ses méfaits au moment où le sol se dérobe sous ses pieds, il semblait chercher à sauver son âme, en quelque sorte, in extremis.
Mais nous doutons très fortement que le fait de nous exposer ces connaissances aussi potentiellement néfastes pour la santé du « sachant » ait été le meilleur moyen d’y parvenir.
Les Ogres
Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que votre père vous a appris en substance avant de se trouver réduit au silence par un décès prématuré ?
Charles-Louis et Diane Roche
C’est très simple : nous avons été parmi les premières personnes à être mis au courant non seulement de l’affaire Alègre, mais encore d’une partie de ses dessous ; et cela par l’un de ses protagonistes qui, outre son statut de magistrat, n’est autre que notre père - lequel ne devait pas survivre bien longtemps à de telles révélations.
Si l’on synthétise ses propos, forcément quelque peu désordonnés sur le moment, le tableau de la situation qu’il nous a dépeint est le suivant :
Il nous a parlé d’un groupe secret et relativement informel, basé dans la ville de Toulouse (où il a exercé), auquel il avait eu le malheur d’appartenir et dont il semblait impossible de sortir une fois que l’on avait mis le doigt dans un tel engrenage. Ce groupe rassemblait des personnalités de la « bonne société », haut placées dans différentes sphères : notre père a certes mentionné le monde judiciaire (où l’on recrutait paraît-il beaucoup, et pas seulement parmi les magistrats, puisque même certains hauts dignitaires de la police étaient considérés comme des recrues de choix) ; mais à l’entendre, étaient aussi concernés des sphères aussi différentes que la Politique, la Finance ou encore le monde médical, et plus généralement des gens qui comptent dans les secteurs les plus divers - ainsi y aurait-il eu, parmi les participants, et pour prendre qu’un dernier exemple, quelques universitaires. Il n’est bien entendu pas question de prétendre ici que tous les « notables » appartiennent à un tel groupe (très loin de là) : disons plutôt, a contrario, que seuls des notables y sont acceptés et sont susceptibles d’être approchés pour être attirés dans son orbite comme - ce fut le cas pour notre père.
Les Ogres
À quelles activités votre père s’est-il livré à l’occasion de son appartenance à ce groupe ?
Charles-Louis et Diane Roche
Il nous a dit que le but premier du groupe en question n’avait rien d’utilitaire - d’autant que les membres qui le composent sont des gens qui ont déjà réussi dans la société -, mais que le propos était plutôt, à la base et à la manière du premier club de loisirs venu, de réunir des personnes partageant les mêmes « centres d’intérêt » afin de favoriser les échanges en rapport avec ceux-ci, et surtout afin de pouvoir s’y adonner en commun.
Le problème est que le groupe en question n’a strictement rien à voir avec un club de philatélie, puisqu’il réunit plutôt des notables amateurs de sensations fortes dont le hobby consiste à mêler, lors de leurs réunions, des pratiques aussi diverses qu’uniformément dégoûtantes, et où l’on trouve en conjonction et pêle-mêle la sexualité de groupe, le sado-masochisme, l’automutilation et la consommation de drogues.
Quant à l’influence que ne manque pas d’exercer ce groupe, à la fois du fait de l’influence individuelle de chacun de ses membres dans la sphère au sein de laquelle il évolue et de par le fonctionnement de ces derniers de concert, en réseau, elle se trouve consacrée, aux dires de notre père, à la dissimulation a priori des activités « festives » du groupe en question ainsi qu’à couvrir, en aval, d’éventuels scandales qui pourraient résulter de son existence même et à étouffer les différentes affaires que ne manqueraient pas d’occasionner par les agissements qui s’y déroulent.
Les Ogres
Est-ce à dire que ce groupe servirait de cadre à des activités criminelles ?
Charles-Louis et Diane Roche
En effet, au-delà du problème moral que peut causer l’existence même d’un tel groupe et sa composition (songez par exemple que notre père, qui a passé plusieurs décennies à juger les autres et à pérorer, tel le grand inquisiteur distribuant les leçons de morale, nous a avoué en avoir été membre actif), il y aurait dans ses activités un fort aspect criminel, qui va bien au-delà des liens avec la pègre.
Puisqu’il ne serait pas rare que ces soirées dégénèrent pour finir par déraper complètement, une certaine forme de frénésie faisant d’ailleurs apparemment partie de leur essence ; et pour ce qui est des conséquence : certaines soirées s’achèveraient sur un nombre de participants en vie à leur terme inférieur au nombre initial de ceux-ci - et cela parfois par accident non anticipé, et d’autres fois de manière parfaitement préméditée.
Les Ogres
Mais enfin, votre père vous a-t-il décrit plus précisément ce qu’il se passe, au juste, dans ces mystérieuses soirées si « spéciales » ?
Charles-Louis et Diane Roche
Nous allons d’essayer d’ordonner quelque peu pour vous le fatras plutôt hétéroclite de ce que nous a livré notre père à ce sujet là, puisque le catalogue des pratiques mises en œuvre paraît très éclectique, si bien que ces séances semblent constituer une sorte de fourre-tout dans lequel tout pervers bien gratiné devrait pouvoir trouver son bonheur.
Il y a apparemment des sortes de cérémonies animées par un célébrant, comme s’il s’agissait d’une secte où d’on ne sait trop quel culte. C’est au cours de ce genre de soirées que sont pratiqués des sortes de rituels allant du sacrifice d’un animal à l’homicide pur et simple (c’est en tout cas ce que notre père prétendait avoir vu de ses yeux), en passant par d’autres joyeusetés telles que la scarification de l’adepte.
Ce qui nous amène aux aspects les plus sombres des soirées plus « communes » (moins « solennelles »), où la célébration commence par une partie fine entre bourgeois au terme de laquelle on en vient à des choses terriblement plus sérieuses, plus extrêmes, qui ont toutes pour point commun de tourner autour du thème de la mortification de la chair.
Notre père nous évoquait entre autres des images de chairs transpercées, de brûlures de cigarettes ou de personnes attachées pour une séance de torture - parfois réclamée par un malade consentant et parfois administrée à une victime involontaire, mais qui n’aura plus l’occasion d’aller s’en plaindre ultérieurement.
Les Ogres
Comment expliquez-vous, dans ces conditions, que les activités d’un tel groupe soient restées secrètes à ce jour ?
Charles-Louis et Diane Roche
Tout d’abord par l’extrême prudence qui ne peut qu’animer un groupe qui sait à quel point ses activités doivent, au-delà même de la simple discrétion, rester absolument secrètes.
Ainsi notre père nous expliquait-il que les proies du groupe en question étaient toujours sélectionnées parmi les couches les plus isolées de la population et les catégories de gens les moins susceptibles de causer un quelconque émoi ou d’attirer une quelconque attention en cas de volatilisation pure et simple. Ce qui revient à dire que, sauf « pêche miraculeuse », nos tortionnaires en col blanc n’avaient pas grand’chose de plus à se mettre sous la dent que des « clodos » (c’est une citation de notre père), des prostituées (parfois mineures, nous a-t-il précisé) et, dans certains cas, des étrangers en situation irrégulière (y compris des enfants).

Alors même si une telle prédation ne suffit peut-être pas à tout expliquer à elle seule, il y a probablement un parallèle plus qu’édifiant à en tirer avec les 190 morts mystérieuses classées à la va-vite qui ont marqué, rien qu’à Toulouse, les années Alègre. Que l’on songe, par exemple, à ce que l’on pouvait lire dans la presse au sujet d’une femme que l’on avait retrouvée, si notre mémoire est bonne, à la fois ligotée, bâillonnée et étranglée. Ce qui n’avait pas empêché la police de conclure à un suicide contre vents et marées, malgré toutes les protestations, et pour tout dire contre toute évidence.

Témoignage (1/5): Les enfants du Juge Roche.


Témoignage (2/5): Les enfants du Juge Roche.


Témoignage (3/5): Les enfants du Juge Roche.


Témoignage (4/5): Les enfants du Juge Roche.


Témoignage (5/5): Les enfants du Juge Roche.


AVoir:

mardi 18 décembre 2012

Listes de personnes suspectes. Alegre, Zandvoort, Yonne.


18 Décembre 2012 par Francis Hus.
Listes de personnes suspectes.
Alegre, Zandvoort, Yonne.

Affaire Alègre

Marc Bourragué : Substitut du procureur de Toulouse chargé des affaires financières. Il a été mis en cause par sa hiérarchie en 2005 : ce magistrat se plaçait trop souvent en travers des procédures mettant en cause Patrice Alègre, et ce alors que la criminalité n’était pas son domaine de prédilection (1). Il a reconnu avoir rencontré Patrice Alègre en dehors des procédures judiciaires (2). Trois policiers affirment avoir reconnu Marc Bourragué sur la scène de crime de Line Galbardi en dehors de ses heures de permanence. Le procès-verbal est anonyme et Marc Bourragué nie avoir été sur place (3).

Danièle Alengrin : Légiste. Elle a permis de classer plusieurs meurtres en suicides. Des contre expertises effectuées suite aux enquêtes d’Homicide 31 ont contredit plusieurs de ses rapports (3).

L’affaire Zandvoort

Yvan Tallec : Substitut des mineurs à Paris. Il affirme qu'il faut minimiser l'affaire, car les enfants ou leurs parents étaient consentants (comment un enfant prépubère peut-il être consentant et depuis quand les parent ont-ils le droit de prostituer leurs enfants ?), que les photos sont anciennes et que pour la plupart ils ne sont pas français (comment a-t-il pu savoir la nationalité des enfants uniquement en les voyant sur des photos ?) (4).

Danielle Ringot : Juge d’instruction. Célèbre pour distribuer des non-lieux à de nombreuses affaires de pédocriminalité. Elle donnera d’ailleurs un non-lieu à l’affaire Zandvoort malgré le fait que 81 personnes aient reconnu des enfants victimes sur les fichiers (4).

Elisabeth Guigou : Ministre de la Justice. Elle détenait les CD-ROM un an avant leur révélation par la presse. Elle ne les a pourtant pas transmis à la justice (4).

L’affaire des disparues de l’Yonne

René Mayer : Procureur dans les années 80. Il a toujours nié les conclusions de Christian Jambert reliant les disparitions à Emile Louis (5). Il affirmait qu’il ne s’agissait que de coïncidences. Un rapport de Jambert a été rejeté à la place du juge d’instruction qui aurait dû s’en charger. Seul un membre du parquet tel que René Meyer aurait pu le faire à la place du juge (6).

Jacques Cazals : Procureur. Il a multiplié les « fautes » professionnels en ne faisant pas faire par exemple d’autopsie sur le corps du gendarme Jambert alors que c’était le minimum à faire selon un spécialiste (7).

Pierre Charrier. Directeur de l’IME Grattery (institution où était scolarisées les disparues de l’Yonne) entre 1974 et 1983. Il clôt du jour au lendemain les dossiers des disparues avec la mention « fugue ». En 1992, il est condamné à six ans de prison pour avoir abusé d’une jeune femme handicapée mentale. Il connaissait très bien Emile Louis et le fréquentait de manière régulière (8).

Nicole Charrier. Femme de Pierre Charrier et responsable dans l’IME à l’époque des disparitions. Elle affirmera, dans une interview en 2001, qu’elle ignorait les disparitions de filles de son institution alors qu’elle s’occupait précisément du service de suite en charge notamment des dites disparitions (9). Elle connaissait très bien Emile Louis et le fréquentait de manière régulière (8).

Georges Decuyper : Président de l’Apajh (Association pour adultes et jeunes handicapés, elle gère notamment l’IME) dès 1995. Il dira des disparues en 1999 qu’on « sait qu’elles ont quitté la région dans des conditions normales ». Les collaborateurs de du couple Charrier et de Dexuyper les surnommeront le « trio infernal » en raison des menaces et des pressions de la part des trois acolytes (8).

(1) http://www.lefigaro.fr/magazine/20060310.MAG000000312_les_oublies_de_l_affaire_algre.html

(2) http://www.liberation.fr/evenement/0109446216-du-fait-divers-au-scandale

(3) http://www.liberation.fr/societe/0109488787-le-substitut-bourrague-revient-dans-l-affaire-alegre

(4) http://www.youtube.com/watch?v=G9Doa9cMfJ0

(5) http://www.liberation.fr/evenement/0101363517-seul-le-parquet-a-pu-ecrire-non-sur-le-dossier

(6) http://www.liberation.fr/evenement/0101363515-la-coupable-negligence-du-tribunal-d-auxerre

(7) http://www.dailymotion.com/video/xsmsrr_qui-a-tue-le-gendarme-jambert-affaire-emile-louis-yonne_news?start=1#.UNCgI7bbI3Y

(8) http://www.liberation.fr/evenement/0101363520-vingt-ans-d-indifferences

(9) http://www.liberation.fr/evenement/0101363522-les-autres-acteurs

samedi 11 février 2012

Affaire Patrice Alègre


L'affaire Alègre est une affaire criminelle française concernant Patrice Alègre (né le 20 juin 1968), un tueur en série français arrêté à Châtenay-Malabry le 5 septembre 19971 et condamné le 21 février 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour cinq meurtres.
Il a par la suite obtenu des non-lieu dans quatre dossiers le 3 juillet 2008.
L'affaire, à proprement parler, débute en mai 2003 par la réouverture du dossier par les gendarmes de la cellule « Homicide 31 » (cellule chargée, sous la direction de Michel Roussel de 2000 à 2003, d'enquêter sur les victimes de Patrice Alègre).

Chronologie

5 septembre 1997 : Arrestation de Patrice Alègre, soupçonné de meurtres.
Patrice Alègre reconnaît cinq meurtres et six viols, mais est également mis en examen pour quatre autres meurtres.

21 février 2002 : Patrice Alègre est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.

Début mai 2003, l’affaire Alègre n’est qu’un fait divers parmi d’autres, relégué loin à l’intérieur des journaux parisiens.
Patrice Alègre est un tueur condamné en 2002 à vingt-deux ans de réclusion pour plusieurs homicides et viols.
Mais, en Haute-Garonne, des gendarmes de la cellule « Homicide 31 », persuadés que toute la lumière n’a pas été faite sur son parcours criminel, ont rouvert le dossier.

Le 12 mai 2003, l'hebdomadaire Marianne présente les résultats de leurs investigations, en particulier de récentes « révélations » faites par une prostituée.
Elle met en cause des policiers toulousains, et un gendarme qui « serait au courant de leurs agissements : le système de corruption, mais aussi des « parties fines » organisées en présence d’au moins deux avocats toulousains et autres notables [...] dans l’emballement, le nom du maire de Toulouse est même cité ».

Dimanche 18 mai 2003 au journal télévisé de 20h de TF1, l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, président à cette date du Conseil supérieur de l'audiovisuel, donne à l’affaire un retentissement maximum en révélant que son nom est cité dans l'enquête, et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui à rattacher « aux milieux liés à l'industrie pornographique ».

Lundi 19 mai 2003, Dominique Baudis charge son avocat des poursuites en diffamation.

Jeudi 22 mai 2003, deux prostituées confirment leurs propos devant les juges, et un prostitué, sous le pseudonyme de « Djamel », affirme qu'il y a eu des « morts ».

Mardi 27 mai 2003, le procureur de Toulouse, annonce qu'il est mis en cause dans l'affaire. Il est remplacé le 28.

Vendredi 13 juin 2003, Dominique Baudis met en cause Jean-Michel Baylet, patron de La Dépêche du Midi et dénonce à nouveau une machination.

Mercredi 17 septembre 2003, l'ancienne prostituée « Fanny » revient sur l'accusation de viol qu'elle avait formulée contre l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis.

Samedi 20 septembre 2003, le travesti « Djamel », impliqué comme témoin dans un des aspects de l'affaire est retrouvé mort dans la chambre d'une clinique de Toulouse.

Lundi 11 juillet 2005, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse confirme le non-lieu général dans le volet « viols et proxénétisme » dans lequel Dominique Baudis avait été mis en cause.

Décembre 2005, Florence Khélifi, surnommée Fanny, 32 ans, est mise en examen pour dénonciation calomnieuse envers M. Baudis et l'ex-substitut financier du procureur.

Septembre 2006, Christelle Bourre, alias Patricia, est mise en examen à la mi-septembre pour dénonciation calomnieuse envers Dominique Baudis.

En 2006, Émilie Espès, seule survivante d'une agression de Patrice Alègre décède suite à une tentative de suicide.

Le 27 mars 2008, le parquet annonce que les ex-prostituées « Patricia » et « Fanny » seront jugées en correctionnelle pour « dénonciation calomnieuse » envers l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis et le magistrat Jean Volff.
Celles-ci sont reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 20093.

Le 3 juillet 2008, les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Toulouse, Serge Lemoine et Fabrice Rives, rendent une ordonnance de non-lieu concernant trois homicides volontaires et un viol avec arme.