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mardi 15 avril 2014

Maroc : Un pédophile britannique Robert Bill condamné au Maroc.

L'homme aurait enlevé et tenté de violer une petite fille de 5 ans.
Un Britannique soupçonné de pédophilie a été condamné mardi à vingt ans de prison par un tribunal de Tétouan, dans le nord du Maroc, pour «enlèvement» et «tentatives de viol» sur mineures, a-t-on appris auprès d’une ONG locale. Robert Bill, un Gallois de 59 ans, qui a plaidé non coupable et dispose de dix jours pour faire appel, a également écopé d’une amende de 100 000 dirhams (9 500 euros), a indiqué à l’AFP le président de l’Observatoire du nord des droits de l’homme (ONDH), Mohammed Benaïssa.
Il avait été arrêté en juin 2013 dans une station-service de Tétouan où des passants avaient entendu des cris d’enfant en provenance de son véhicule. Plusieurs personnes avaient encerclé la voiture, immatriculée en Espagne, et prévenu la police, la fillette en sortant indemne. Selon des ONG, l’homme était aussi accusé d'«enlèvement» et «tentative de viol» sur deux autres fillettes, à Tétouan et à Chefchaouen, également dans le nord du royaume.

Cet ancien enseignant avait déjà purgé une peine de prison par le passé, à la suite d’une condamnation en 2009 dans son pays pour «tentative d’enlèvement» sur une enfant de cinq ans. Après sa sortie de prison, il avait rejoint le sud de l’Espagne puis était entré au Maroc en novembre 2012 via l’enclave espagnole de Ceuta. D’après la presse marocaine, l’homme, domicilié à Ceuta, faisait en outre l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la police espagnole pour des faits comparables. Reporté à plusieurs reprises, son procès à Tétouan a notamment été marqué par l’évanouissement d’une des victimes dans l’enceinte du tribunal. Plusieurs affaires de pédophilie ont éclaté au Maroc au cours des dernières années.

Le mois dernier, un Allemand soupçonné d’avoir attiré par la ruse deux mineures dans sa voiture, dans le nord du Maroc, a été arrêté par la police et emprisonné à Tétouan.

En mai 2013, un Français âgé de 60 ans avait été condamné à douze ans de prison par un tribunal de Casablanca pour des actes de pédophilie.

Ce même mois, des milliers de Marocains avaient participé à une marche blanche à Casablanca pour dénoncer la pédophilie et les violences faites aux enfants à la suite de l’agression d’une fillette retrouvée dans un bain de sang après s’être longuement défendue contre son agresseur.

A l’été 2013, une grâce royale accordée par erreur à un pédophile espagnol, Daniel Galvan, avait été retirée après plusieurs jours de manifestations dans le pays. Galvan, condamné en 2011 à trente ans de prison pour des viols sur 11 mineurs, avait toutefois eu le temps de rejoindre l’Espagne, où il continue actuellement de purger sa peine.

AFP
Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/04/15/un-britannique-condamne-pour-viol-au-maroc_998336

jeudi 3 avril 2014

Maroc : Quel est cet ancien ministre français qui a abusé sexuellement d'enfants marocains à Marrakech ?


ARTICLE | 
La presse marocaine rapporte ces jours-ci l’humiliation subie par le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar dans un aéroport parisien, tout en faisant le parallèle avec le traitement de faveur qui est offert aux officiels français lorsqu'ils sont au Maroc. Elle révèle ainsi que «le Maroc couvre les crimes sexuels d’un ministre français à Marrakech». Le quotidien marocain Assabah, cité par le site électronique Alif Post, évoque «le traitement très hospitalier et combien respectueux réservé aux responsables français, anciens et actuels, lors de leurs séjours au Maroc. Cette hospitalité prend des tournures spéciales lorsque la justice marocaine ferme les yeux sur leurs crimes sexuels dont les victimes sont des mineurs marocains». Le journal, qui s’indigne de la mésaventure du ministre Mezouar à l’aéroport Charles-de-Gaule à Paris, en profite pour «s’interroger sur les multiples faveurs accordées par le pouvoir marocain aux responsables français en visite au Maroc, qui va de la mise à disposition de jets privés aux invitations tous frais payés dans des hôtels de luxe dans la cadre de la "diplomatie de la Mamounia". Cette générosité peut choquer l’opinion publique lorsqu’elle devient juridiquement inadmissible et moralement inacceptable», précisant que «c’est ce qui est arrivé quand la police marocaine est tombée sur un ancien ministre français qui abusait sexuellement d’enfants marocains mineurs dans la ville Marrakech.». «Au lieu de le déférer devant la justice, elle a couvert le crime», affirme le journal. «Le Maroc officiel a préféré le silence, mais des journalistes et des hommes politiques français ont révélé le scandale et dévoilé le nom du ministre qui fréquentait Marrakech. Par la suite, des associations des droits de l’Homme et des acteurs de la société civile ont exigé de la justice marocaine l’ouverture d’une enquête après ces déclarations publiées par les médias français. En vain», souligne le journal qui estime que «dans ce cas, c’est le silence du Maroc officiel qui a été un vrai complot contre la dignité et l’honneur du Maroc et des Marocains».

Meriem Sassi
Source : 
http://ds.algeriepatriotique.com/article/quel-est-cet-ancien-ministre-francais-qui-abuse-sexuellement-denfants-marocains-marrakech#comment-78468

jeudi 19 décembre 2013

Un Israélien, recherché dans son pays pour pédophilie, se réfugie à Marrakech.


Si la presse en parlait encore avec incertitude, il y a quelques mois, aujourd’hui, c’est plus que sûr. Le rabbin Berland, recherché en Israël pour pédophilie, s’est réfugié au Maroc. Il y vit en toute tranquillité à Marrakech, où une dizaine de ses fidèles viennent de s’installer à ses côtés. Détails.

La barbe toute blanche, la silhouette fine, de profondes rides sur le visage, Rabbi Elliezer Berland, peut librement se livrer à tout type d’activités à Marrakech où il séjourne depuis des mois. Pourtant, cet homme est poursuivi en Israël pour viol de plusieurs filles mineures.

Leader de la Yeshiva Shuvu Banim (un mouvement judaïste hassidiste), il aurait profité des entretiens « spirituels » avec ses fidèles pour abuser sexuellement de petites filles. Même les femmes majeures, parfois mariées, auraient été la cible de ses exactions. La presse israélienne a récemment rapporté le témoignage de l’une des victimes. Réputé pour sa fervente pratique religieuse, c’est la multiplication des plaintes qui a éveillé la curiosité de la police pour le leader du mouvement hassidiste. Mais dès que le Rabbin s’est senti coincé, il a quitté le pays. Le Maroc n’a donc été qu’une destination échappatoire.

Ses fidèles l’ont rejoint à Marrakech.

Et cela s’est fait, sans que les autorités marocaines ne lèvent le petit doigt, du moins, officiellement. Comble de l’ironie, une dizaine de ses fidèles l’ont rejoint, la semaine dernière, emmenant avec eux leurs familles, rapporte le site NRG.

À Marrakech, ils ont l’intention de vivre en communauté, autour de leur leader, comme ils le faisaient dans le quartier musulman de Jérusalem, avant la fuite du rabbin. L’un des fidèles de Rabbi Berland actuellement au royaume chérifien s’est confié aux médias israéliens, affirmant qu’ « au début, certains responsables israéliens ont tenté de monter les membres de la communauté contre le rabbin, mais tout est très vite revenu dans l’ordre ».

« Nous avons tout ce dont nous avons besoin ici »

Ils sont donc là, dans le calme et la tranquillité. Leurs enfants seront scolarisés au sein du mouvement et les cours leur seront donnés par l’une des fidèles, qui détient un statut d’enseignante en Israël. Au programme, principalement, des leçons sur la Torah et le hadissisme. « Tout ce qui manque ici, c’est la “bomba” [casse-croûte d’arachide] et le cola car nous avons tout ce dont nous avons besoin », a indiqué l’un des membres du mouvement. Ces familles résideraient actuellement près d’une synagogue de la ville ocre.

Reste à savoir maintenant ce que vont faire les autorités marocaines contre ce rabbin poursuivi dans son propre pays pour abus sexuels sur mineures. Cela sera sûrement une affaire délicate à gérer car il n’y a officiellement aucune coopération possible entre le Maroc et l’État hébreu.
Source : yabiladi.com



Fondateur de la Yeshiva Shuvu Banim, à Jérusalem, il est pourtant à la tête d’une institution religieuse qui se veut rigoriste. Dans le sens qu’elle enseigne des preceptes religieux orthodoxes de Sidi Rabbi.

AVoir : 

mercredi 28 août 2013

Maroc : Analyse des hadîths relatifs au mariage du Prophète avec Aïcha.


Analyse des hadîths relatifs au mariage du Prophète avec Aïcha.

Par Dr Al 'Ajamî | le 14 octobre, 2008 - 20:00
Le "cheikh" al Maghrawi sévit depuis quelques années au Maroc d’où il distille ses fatwas ; la dernière en date célèbre le début de Ramadan en justifiant et autorisant le mariage avec des fillettes de neuf ans ! Nausée Sartrienne à la découverte de l’information, l’islam autorise le viol d’une fillette le soir des noces. L’islam, notre religion, permet de voler l’enfance des plus fragiles membres de sa communauté ! Ce prétendu cheikh pédophile se justifie de la Sunna, quelle pire insulte peut-on faire à la mémoire de notre noble Prophète !

Ce titre n’est pas à confondre avec la célébrissime affaire des "versets sataniques", laquelle souleva la colère instrumentée des musulmans du monde entier. Peu d’entre eux ne surent jamais de quels versets il pouvait bien s’agir.

Si la fatwa satanique a soulevé bien moins d’indignation c’est qu’elle émane de l’islam lui-même et que l’argument invoqué en cette jurisprudence est connu et admis de tous ; problème de cohérence interne donc. Le "cheikh" al Maghrawi sévit depuis quelques années au Maroc d’où il distille ses fatwas ; la dernière en date célèbre le début de Ramadan en justifiant et autorisant le mariage avec des fillettes de neuf ans !

Nausée Sartrienne à la découverte de l’information, l’islam autorise le viol d’une fillette le soir des noces. L’islam, notre religion, permet de voler l’enfance des plus fragiles membres de sa communauté ! Ce prétendu cheikh pédophile se justifie de la Sunna, quelle pire insulte peut-on faire à la mémoire de notre noble Prophète !

Mais aussi, essentiellement, fondamentalement, comme une douleur en mon âme, mon être, un écœurement violent. Enfance volée, enfance violée ; et ces fillettes sacrifiées, n’ont-elles pas de mères, de pères !? Plus envie de mourir que de tuer.

Cependant l’affaire n’est pas nouvelle, ce pervers de l’Internet n’a fait que reproduire des propos figurant dans les classiques. Le wahhabisme, le salafisme dévié et ses partisans dont il se réclame peuvent être satisfait de la stupidité et de la méchanceté qu’ils ont inculquées à leur disciple. Al Maghrawi, après des années d’étude à Médine, a été autorisé à professer la bonne parole salafiste par Ibn Baz lui-même, jugé conforme à leurs objectifs, bon pour le service. Un vaillant soldat du
littéralisme desséchant transformant les vertes plaines de la miséricorde en un désert stérile.

Pesant silence de trois semaines, le Conseil supérieur des ulémas marocains a dénoncé la fatwa, son
site Internet a été fermé ainsi que le siège de son association. Si par ailleurs ce Maghrawi avait déjà encouru des reproches, ce n’était que de la part de ses collègues de paroisse du fait qu’il était contre le djihad dans sa version actuelle. Logiquement, ce sexagénaire ne promet pas de Houris à qui massacrerait ses coreligionnaires, non, plus pragmatique, il les offre ici-bas à ces disciples, "toutes jeunes et égales" semble être l’interprétation qu’il fait de ce verset du Coran, sans commentaires. Ajoutons qu’il s’est récemment réfugié chez ses mentors saoudiens chez qui on marie des filles de huit ans.

Tous les pays de ce monde ont leurs perversités, aucun n’est autorisé à donner des leçons de morale aux autres, mais tous se doivent de condamner une telle barbarie. Le monde musulman fait cependant exception puisque il semble être la seule jungle où tout un chacun peut prétendre massacrer la vie sous le couvert de la Loi -mais quelle loi ?- Internet a favorisé la prise de parole et les plus actifs, comme au
temps du Far West, dégainent à tout va, déclarent harâm ou halâl ce que leurs pulsions leur dictent, "anathémisent" quiconque les contredit ; le cas Maghrawi démontre que l’obsession textuelle procède de l’obsession sexuelle.

Cette fatwa se veut donc légale et légiférante, mais quelle loi peut bafouer la morale et de qui donc
devrai-je accepter une loi immorale et indécente ? La Loi m’autoriserait-elle, que dis-je, m’ordonnerait-elle de commettre un tel crime que devrai-je le faire !?

Critique textuelle.

La seule indignation devrait nous suffire, une foi saine ne peut que refuser un esprit malade. Cependant, nous musulmans, sommes à juste titre attachés au Coran et à la Sunna ce qui nous impose un exercice intellectuel particulier : vérifier à posteriori la validité de nos sentiments et de nos croyances. Religion du Livre et religion du texte ont comme impératif le respect des données scripturaires, présupposé fondé mais dont il faudrait savoir parfaitement définir les implications et les
limites. Réflexion conceptuelle que nous nous proposons d’examiner par la suite. Présentement, considérons les données disponibles, exercice obligé pour quiconque respecte sa foi et sa religion.

Ainsi, le Prophète SBSL aurait consommé le mariage alors que Aïcha aurait eu 9 ans. On trouve en effet le hadîth suivant dans les nombreuses traductions en français du Sahîh de Al Bukhârî, les données litigieuses sont soulignées :

"Le Prophète écrivit le contrat de mariage de Aïcha alors qu’elle avait six ans. Il consomma le mariage alors qu’elle en avait neuf. Elle demeura auprès de lui durant neuf années"

Il s’agit là d’une erreur de traduction manifeste, nous allons le démontrer. En effet, tel quel, ce "hadîth" n’existe pas. En voici le texte original, il rapporte indirectement des propos de Aïcha.
C’est-à-dire qu’alors même que la chaîne de transmission se termine par : "d’après Aïcha" (’an ’âïcha) le propos est en mode narratif indirect. Il s’agit d’une anomalie qui techniquement en fait un équivalent de hadîth mursal. Du point de vue de la scrupuleuse science du hadîth cela suffirait à invalider la classification du dit hadîth. Passons outre, en voici le texte arabe :

عن عائشة
رضي الله عنها

أن النبي صلى
الله عليه
وسلم تزوجها
وهي بنت ست
سنين وأدخلت عليه
وهي بنت تسع
ومكثت عنده
تسعا.

La traduction exacte en est la suivante : D’après Aïcha : "Le Prophète* l’épousa alors qu’elle avait six ans. Elle habita chez lui alors qu’elle avait neuf ans. Elle demeura auprès de lui durant neuf années.

-1 Avant que d’étudier la signification exacte de termes clefs de ce propos, considérons le thème en sa généralité. Le locuteur est étrangement précis, 3.6.9 la combinaison est mathématique. Nous ne pouvons déterminer à trois années près l’âge du Prophète, l’année où débuta sa mission, ou la date fondant le calendrier de l’Hégire pour ne citer que ces éléments essentiels Mais voila que l’acte de naissance d’une fillette d’alors est d’une extrême exactitude alors même que peu de gens en ces temps là, si ce n’est aucun, connaissaient leur date de naissance. Pour 80% de la population des pays d’obédience musulmane il en est encore ainsi.

-2 On nous dit par ailleurs que le Prophète SBSL aurait épousé Aïcha à l’âge de 6 ans et que ceci n’aurait pas posé en soi de problème au regard des coutumes de l’époque. Il s’agissait en quelque sorte de fiançailles ayant pour effet de réserver la promise. Selon les conceptions arabes le mariage servait à consolider et matérialiser l’union entre deux familles ou deux personnes et Abou Bakr fut à la fois le premier et le plus fidèle disciple de l’envoyé de Dieu. Par ailleurs la précocité supposée de Aïcha à partir de ces données faiblement étayées n’aurait rien de scandaleux ni d’étonnant, il en
était de même en occident, c’est vrai.

Malgré tout, que l’on ne sache pas quel âge ait eu réellement Aïcha à ce moment là reste l’hypothèse principale. Rappelons que ce n’est pas elle qui parle en ce propos, mais un contemporain qui ne donne au fond que son avis personnel. Pour valider à contrario l’affaire, les historiens nous disent qu’elle avait déjà été demandée en mariage ce qui se voudrait confirmer la précocité et les us de l’époque en la matière. Pour nous cette information tendrait plutôt à montrer une erreur quant à l’âge de l’intéressée.

Ces mêmes historiens rapportent aussi qu’elle n’aurait point eu 9 ans mais 8 ou 7 ou 6 ou 12…L’ensemble de ces données est aussi invérifiable qu’invérifiée et appelle à la plus prudente des réserves. Une historienne saoudienne a d’ailleurs critiqué ces affirmations "historiques", effort de recherche ayant provoqué un tollé de la part des autorités religieuses !

-3 Pour ce qui est du texte, première remarque sur laquelle nous ne attarderons pas : Par quel tour de passe-passe remplace-t-on le verbe épouser –tazawwaja- par "écrire un contrat" ? Il faudra le demander à nos "légistes" et à nos traducteurs ! Cela démontre pour le moins l’influence permanente de la pensée juridique dans l’approche du Hadîth.

Le Droit, comme toute spécialité spéculative, déshumanise obligatoirement son propos.

-4 Essentiel, on aura noté la différence fondamentale entre il consomma le mariage et elle habita chez lui.
Le texte original emploi le verbe adkhala. Selon le Lisân al ’arab, la référence lexicographique, cette dérivée de forme IV de dakhala (entrer) signifie "faire entrer ", au passif et suivi de ’alayhi il signifie" être introduit chez lui" et ne peut se comprendre qu’ainsi. Seule la forme I dakhala suivie de la préposition ilâ peut signifier avoir des rapports sexuels, ce n’est indubitablement pas le cas en ce propos.
Donc, étymologiquement, grammaticalement et selon l’usage de la langue arabe on ne peut que le comprendre ainsi : "elle quitta le domicile de son père Abû Bakr pour celui du Prophète".
Comprendre ou traduire cela par le fait qu’ils consommèrent le mariage à ce moment là est une lecture totalement impropre.

-5 Le préjugé est cependant tenace, on peut le constater à la lecture de la deuxième version donnée par Al Bukhârî. Lors de la transmission du hadîth un des rapporteurs à remplacé le verbe adkhala par le verbe banâ qui, suivi de la préposition bi, signifie habiter chez mais aussi, par euphémisme métonymique, peut vouloir dire "consommer le mariage". Il n’y a pas là de hasard mais une nette intention (consciente ou inconsciente je n’en jugerais pas) d’influencer le sens du hadîth par une telle permutation de termes.
Le même phénomène se retrouve dans une des deux versions rapportées par Muslim.
Dans la première, outre l’âge de 7 ans au lieu de 6, on retrouve le verbe banâ.
En la seconde variante, on note l’emploi du verbe zaffa en lieu et place de adkhala.
Zaffa signifie conduire la marié à la maison de son époux et nullement consommer le mariage.

Au total , quand bien même l’on prendrait en compte la conjonction de ces trois verbes, en réalité ces variantes démontrent l’imprécision de notre "hadîth", l’on ne pourrait en conclure que le mariage fut consommé au moment où Aïcha intégra le domicile de son époux. Cependant, à bien comprendre l’analyse, il faut au contraire en déduire que l’information a été, par touches successives, influencée dans le sens d’une opinion préconçue.
Nous ne pouvons logiquement valider ces affirmations dénuées de fondements réels à la lecture même de ce texte pourtant réputé être le référence incontournable de tout jugement sur la question.

-6 Dans la deuxième version de Muslim on note une précision supplémentaire : "elles jouaient avec elles". On sait par ailleurs qu’il s’agissait de jeunes servantes qui jouaient avec Aïcha à la poupée. Comment imaginer une telle scène sans y voir toute la perversité qu’elle reflèterait si Aïcha avait eu des rapports sexuels avec son noble époux !
Bien au contraire cette remarque indique que rien n’avait changé dans les habitudes de Aïcha après qu’elle eut intégré le domicile du Prophète !

-7 Au final, on constate avec étonnement que les textes authentifiés de références ne stipulent nullement que le mariage fût consommé à l’age de neuf ans ! Il s’agit dune affirmation sans support textuel ni preuves historiques. En admettant que Aïcha ait intégré le domicile de son mari à l’âge de neuf ans rien n’indique littéralement qu’il y ait eu acte à ce moment là.
En réalité, nous ne possédons aucun élément nous permettant de savoir ce que fut l’intimité de ce couple.
Quelle impudeur, quelles préoccupations malsaines, quelles volontés, ont pu pousser les doctes à déformer les textes, les ignorants sont pardonnés.

Les tenants conscients de cette interprétation aussi erronée que tendancieuse prendraient-ils leurs fantasmes pour des réalités.
Une telle appréciation de leur part confine à l’accusation calomnieuse à l’égard de la mémoire du Prophète.
Curieusement on pourrait y percevoir comme une persistance des calomnies ayant visé les mœurs de Aïcha en une autre affaire, crime sévèrement réprimandé selon les strictes mises en garde coraniques en la matière.

La recherche ne vaut que par l’intention.
Le croyant doit engager la raison au service de sa foi et non asservir la raison à ses croyances.
Le Prophète SBSL au sujet du licite et de l’illicite, et plus globalement du bien et du mal, nous a enseigné la sagesse suivante : "…Il y a dans le corps un morceau de chair qui lorsqu’il est sain l’assainit en son entier mais, lorsqu’il est corrompu, corrompt le corps en son entier…c’est le cœur ! " Rapporté par Muslim.

Ainsi, ceux qui soutiennent la lecture faussée de ce hadîth relatif au mariage du Prophète et d’Aïcha le font parfois par ignorance, auquel cas la contradiction évidente entre l’humanisme de l’Islam et de celui de son Prophète devrait les inciter à plus de retenue.

D’aucuns forment leur jugement en se référant à un suivisme aveugle, leur cœur et leur esprit sont alors morts.

D’autres admettent volontairement cette version officialisée puisqu’elle va dans le sens de leurs vils instincts.
Qui plus est, ils se légitiment des propos de leurs prédécesseurs puisque ces derniers avaient eux aussi majoritairement pratiqué cette lecture "inconsciemment" influencés par leur contexte socioculturel ; et ceci est la constatation la plus clémente que l’on puisse faire…car Dieu seul jugera leurs intentions et leurs actes.

Critique conceptuelle.

La question est simple : quelles sont la définition et la fonction de la Sunna dans la détermination de l’Islam ?
Y répondre correctement impose une analyse rigoureuse des textes pris en référence, lequel travail entraînerait présentement de bien trop longs développements.
Plaise à Dieu, nous aurons l’occasion en ces colonnes d’aborder avec rigueur ce sujet.

Dans le contexte qui aujourd’hui préoccupe nos esprits et meurtrit nos âmes, nous envisagerons cette thématique essentielle sous un autre angle.

Selon le mode de relation à la Sunna dans le néo-espace actuel, sous le contrôle dominant de la pensée salafiste déviée, l’acceptation du deuxième corpus de l’Islam conduit à une aberration :
S’il s’agit de suivre et refaire tout ce que le Prophète fit, alors il convient que j’épouse et viole une fillette de neuf ans.
Inversement, et tout aussi implacablement, si je ne le fais pas je suis un candidat renégat dès lors que je remettrais en cause la validité du principe et de son application.
Au minimum me voila suspecté, déclassé, un mauvais musulman, dès lors que mes sentiments d’être humain se révoltent contre de telles pratiques.
Rejetterais-je la Sunna, que Dieu Ses Anges et ses représentants auto proclamés sur terre me maudiraient.

Une vérité que nul ne pourra contester : La Sunna est ce que le Prophète nous a expressément enseigné, recommandé ou ordonné et dont il a lui-même montré l’exemple appliqué et vivant "Tu es, certes, d’un comportement élevé." S68.V4 et "Le Messager de Dieu est un bel exemple pour qui aspire à Dieu…" S33.V21.
Réduire la dimension prophétique à un décorum, une surenchère de détails est antinomique avec la grandeur d’âme de notre Bien-aimé.

La foi se mesurerait-elle au rapport inversement proportionnel entre la longueur de la barbe et du qamis !
La Sunna c’est les nobles comportements du Prophète, sa beauté d’âme, sa morale, son profond respect de la vie et de celle de toutes les créatures, son humanisme vrai, sa sensibilité, sa modestie et sa noblesse, sa mansuétude et sa grandeur, son humanité simple.
Autant de parures du cœur que l’on ne peut mesurer en centimètres et que l’on ne peut afficher sous peine d’en annuler la valeur et le bénéfice.

Le Coran émane de Dieu, et du Prophète émane la perfection humaine de la l’exemplaire servitude au Seigneur des mondes.
Aimer Dieu c’est aimer son Prophète, aimer le Prophète c’est aimer Dieu et être aimé de Lui. S3.V31.

L’ijtihâd est l’effort sur la voie de Dieu afin de mieux discerner, dans l’intérêt du bel agir et du plein développement de l’homme, le sens de la parole de Dieu ou des enseignements nécessairement complémentaires du Prophète SBSL.
Quel croyant de foi et de raison, de lumières et d’esprit ne pourrait admettre cela.
L’ijtihâd n’est pas une pure spéculation intellectuelle dont le seul rapport à nos textes serait le quyyas, le raisonnement analogique.
Bien au contraire l’ijtihâd est le décryptage permanent de notre patrimoine.
Ainsi, face à ce hadîth et à l’utilisation qui en est faite, l’ijtihâd devient un jihâd obligatoire.

Conséquences.

A force de vouloir conceptualiser le monde selon les modalités de notre jurisprudence on aboutit à une vision du monde dénuée de valeurs morales personnelles.
Le matérialisme le plus tranchant a infiltré toutes les cultures y compris le monde musulman.
On perçoit bien que la rencontre de notre vision juridique et l’absence de qualité d’âme intrinsèquement liée au matérialisme prégnant puisse engendrer inhumanité et horreur.
La fatwa pédophile et l’indifférence qu’elle a suscité, la majorité musulmane ne devrait pourtant pas être qualifiée de silencieuse, c'est un avertissement.

Pensez-vous que nous ayons là atteint une limite et que notre saine nature produira les anticorps nécessaires, une autre affaire devrait nous alarmer : On signale plusieurs cas récents d’enterrement vivant de musulmanes, sommes nous condamnés à l’horreur.
En tout état de cause, nous sommes en cette voie déjà les fossoyeurs de notre mort programmée.

Exception injustifiable me diriez vous, pas du tout, ces actes innommables ont été commis au non du littéralisme le plus strict.
Plaise à Dieu, nous expliciterons la différence fondamentale entre littéralisme et littéralité. Voici le verset "référant" ! S81.V8-9 : "Quand on demandera à l’enterrée vivante pour quel péché elle fut tué".

Si vous appliquez à ce verset exactement la même grille de lecture que celle du "cheikh" pédophile, c’est-à-dire la logique littéraliste que les plus stupides et virulents néo chantres d’un salafisme dévié veulent nous imposer, vous comprendrez alors le verset comme suit : Il a été enterré vivantes des femmes parce qu’elles avaient commis un péché. Tel est le jugement de Dieu et Il leur demandera en plus au Jour dernier des comptes pour ce qu’elles avaient commis.
Selon ce retournement de sens rodigieusement pervers, en Palestine et au Pakistan des hommes ont franchi le pas et ont appliqué au nom de Dieu et de la vraie foi le fruit terrible de ces conceptions.
Pas de commentaires, plus envie de mourir que de tuer.

Notre silence serait un crime surajouté.
A tous, Dieu avait dit : "Dieu atteste qu’il n’est de dieu que Lui.
De même, les Anges et ceux qui possèdent la Science se dressant ainsi en toute équité ; il n’est de dieu que Lui, le Tout-puissant, le très Sage." S3.V18.

Qui l’entend à présent, se redresse et repousse l’ombre de nos obscurantismes.
Qu’il se purifie de pluie et de grêle et s’engage pour que la lumière éclaire notre sombre devenir.
Froidement, des fatwas assassines légalisent l’horreur, le crime et la bassesse.
Que les musulmans se réveillent et se libèrent du carcan que leur imposent les forces obscures de leurs propres rangs.
Qu’ils revivifient ce qui fît d’eux la meilleure des communautés.
Celle qui aime le bien et déteste le mal.
Celle qui recherche le beau et refuse le laid.
Communauté de cœur et non de rancœur.
Celle qui donne sans prendre.
Celle qui s’offre et invite.
Celle qui cherche et progresse.
Communauté de vie et non de mort.
Celle du cœur et de la raison.
Celle de la morale et de l’amour.
Celle qui pense que la loi de l’amour est plus haute que l’amour de la Loi.
Celle qui toujours élève et jamais n’abaisse.
Celle qui toujours respecte et jamais ne méprise.
Celle qui toujours honore et jamais n’avilit.

Ramadan 2008, Dr Al ’Ajâmî.
Source : http://oumma.com/Fatwa-satanique-ou-la-pedophilie

2008-09-23 Le procureur du Roi ordonne l'ouverture d'une enquête sur la fatwa de cheikh Maghraoui.

La justice se saisit désormais de l'affaire du «mufti» autoproclamé Mohamed Abderrahmane Al Maghraoui, auteur de la fatwa autorisant le mariage des filles à partir de neuf ans.

L’affaire Al Maghraoui prend une tournure judiciaire qui promet bien des rebondissements. Le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat vient d’ordonner l’ouverture d’une enquête approfondie au sujet de la fatwa et de la qualité de son auteur Mohamed Ben Abderrahman Al Maghraoui.
Cette décision intervient au lendemain du communiqué diffusé, samedi, par le Conseil supérieur des ouléma du Royaume du Maroc qui a condamné avec fermeté la fatwa autorisant le mariage des filles mineures et dénoncé la tentative de son auteur pour cultiver l’amalgame autour des constantes et du rite de la Nation. Dans ce communiqué, le Conseil, dirigé par Mohamed Yessef, a affirmé que l’auteur de la fatwa était «une personne connue pour ses tendances à la subversion». Le dénommé Maghraoui, rappelle le communiqué, avait «légitimé le mariage des filles âgées de neuf ans, arguant toute une série de suppositions relevant de sa propre perception, qu’il voulait percutante par l’invocation du mariage du Prophète, sur Lui paix et bénédiction, avec Aïcha, que Dieu l’agrée, alors âgée de neuf ans».

Le mariage du Prophète Sidna Mohammed avec Aïcha alors âgée de neuf ans est certes un fait avéré, confirme le Conseil supérieur des ouléma. Seulement, précise ce dernier, «les hadiths cités comme référence à propos du mariage du Prophète, sur Lui paix et bénédiction, traitent de l’âge de l’établissement de l’acte et de l’âge du mariage proprement dit, plusieurs années après l’acte». Le Conseil ajoute que dans ce cas «aucun des ouléma de par l’histoire n’avait autorisé de les prendre en compte comme référence, les considérant plutôt comme faisant partie des particularités de la vie du Prophète, sur Lui paix et bénédiction».

Après avoir apporté cette clarification, le Conseil a enfoncé le clou en affirmant : «Le système en vigueur au Royaume du Maroc, à propos de l’âge légal du mariage, est régi par une loi approuvée par la Oumma dans toutes ses composantes, conçue et élaborée avec la participation des ouléma». Le Conseil se réfère clairement au Code de la famille (Moudawana) qui fixe, de manière claire, l’âge du mariage à 18 ans. Cette question, poursuit le communiqué, «ne peut faire l’objet d’amalgame ou de confusion, que de la part d’un agitateur, égaré et mystificateur, auquel nul ne saurait accorder la moindre attention, encore moins prêter oreille à son point de vue».
Source : http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/focus/le-procureur-du-roi-ordonne-l-ouverture-d-une-enquete-sur-la-fatwa-de-cheikh-maghraoui-59001.html

2008 09 24 Al-Maghraoui persiste et signe.

L’instance présidée par le roi Mohamed VI rappelle par ailleurs que l’âge légal pour se marier au Maroc est fixé à 18 ans pour l’homme et la femme depuis l’instauration du nouveau Code de la famille en 2004. Et que, de fait, il ne fallait pas prêter attention à la fatwa de Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui. Un message qu’a relayé jeudi dernier le porte-parole du gouvernement Khalid Naciri lors d’un point presse.

Comment réagit Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui face au déchaînement causé par sa fatwa, assimilée par ses détracteurs à une incitation à la « pédophilie » et au « viol » des enfants ? Apparemment, le religieux n’est pas homme à se laisser abattre. En témoigne son discours tenu le 14 septembre dernier sur maghrawi.net, où il persiste et signe.

« Le mariage des filles à l’âge de neuf ans, a-t-il indiqué, n’est pas interdit puisque, selon les hadiths, Mohamed s’est marié alors qu’Aïcha n’avait que sept ans et il a consommé son union quand elle eut neuf ans. (…) Je suis un théologien confirmé et ce que j’ai dit, je ne l’ai pas inventé. C’est le prophète qui l’a dit avant moi. »
Source : http://www.afrik.com/article15283.html

2013 06 24 Cheikh Maghraoui refuse de fermer ses écoles coraniques.

Écrit par Lakome.

L'association Prédication pour le Coran et la Sunna dirigée par le Cheikh Maghraoui refuse de se conformer à une décision du délégué du ministère des Habous et des Affaires islamiques à Marrakech. Ce dernier a ordonné la fermeture des écoles coraniques dépendant de l’association, et ce avant le 28 juin prochain.

Dans un communiqué l’association affirme ne pas être concernée par la décision, «ni sur le plan juridique, ni sur le plan formel» et revendique son droit d'agir dans le cadre du dahir sur les libertés publiques.
Les écoles en question avaient déjà fait l'objet d'une interdiction par le passé, avant d’être à nouveau tolérées suite au retour du cheikh Maghraoui au Maroc en plein printemps arabe. Maghraoui avait joué un rôle déterminant pour convaincre une grande partie des salafistes marocains à voter en faveur de la nouvelle Constitution et à participer massivement aux élections législatives du 25 novembre 2011 qui a conduit à la victoire du PJD. Avant ce scrutin, le PJD n'avait jamais récolté autant de voix à Marrakech. Ce qui lui a valu trois sièges supplémentaires au Parlement selon des sources concordantes.

Les intouchables.
D'aucuns pensent que les adversaires du PJD seraient derrière la décision du ministère des Habous. Cette manœuvre viserait à priver Benkirane et son parti des voix salafistes lors des prochaines échéances électorales. Par ailleurs, le bras droit de Maghraoui, Hamad Kebbaj directeur de la revue salafiste «Assabil» a récemment  interpellé publiquement le chef du gouvernement sur la nécessité de soutenir les sunnites salafistes dans leur jihad contre les troupes chiites de Bachar Al Assad et de prendre des «mesures concrètes» susceptibles de répondre à l'urgence  qu'impose la situation en Syrie.
Dans la foulé, le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid a rendu visite à Maghraoui. S’agirait-il d’un soutien politique au chef de file des salafistes marocains pour contrer Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques qui échappe totalement à l'autorité du Premier Ministre ?
Source : http://fr.lakome.com/index.php/maroc/984-cheikh-maghraoui-refuse-de-fermer-ses-ecoles-coraniques


AVoir :
Art : « Les Intouchables » : une série photo choc sur la maltraitance infantile.
France : Les mariages forcés concernant les mineurs.
France : Le mariage homosexuel ou le droit sur les enfants des autres...
France : Mariage pour tous, nous allons être dans la merde.
France : Venez tous à Paris dimanche 26 mai. (Manif pour tous).
France : Coup de gueule d'Olivier Marchal sur la pédophilie et le mariage pour tous.
France : Pierre Berge : Etre contre le mariage gay c'est être homophobe et antisémite.
Iran : L'Iran veut abaisser l'âge du mariage de 13 à 9 ans.
Angletaire : Mariages jeunes filles de 12 ans, fondés sur la charia.
Arabie saoudite : Une fatwa autorise le mariage des fillettes de dix ans.
Palestine : Le Hamas a bien approuvé 450 mariages pédophiles à Gaza.
Maroc : Analyse des hadîths relatifs au mariage du Prophète avec Aïcha.
USA : Adopté et violé, six années en enfer.
Australie : La Haute Cour australienne interdit le mariage gay.
Signaler un site ou un lien pédophile.

jeudi 8 août 2013

Serge Garde sur I TV concernant la pédocriminalité au Maroc.



Serge Garde sur Itélé:

Ce matin, lundi 5 août 2013, j'étais invité à l'aube (à 6 h 30) en direct sur le plateau d'I télé, pour commenter la grâce royale accordée au pédocriminel espagnol Daniel Galvan. J'ai avancé les idées suivantes:

1°) C'est une victoire pour les associations de défense des enfants tous les manifestant-es (et notamment celles et ceux de Rabat) au Maroc, ailleurs et sur les réseaux sociaux. S'il n'y ...avait pas eu cette mobilisation, il n'y aurait pas eu d'annulation de la grâce. Les manifestant-es ont brisé un tabou et cela, c'est un acquis durable!

2°) A propos, je ne sais pas ce qu'est une annulation de grâce. Ce qui est certain, c'est que ce criminel, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour le viol de 11 enfants (le plus jeune avait 4 ans!) est sorti de prison et qu'il a disparu dans la nature, ce qui suppose des complicités extérieures.

3°) Actuellement, on cherche à nous faire croire qu'il s'agit d'une bévue commise par l'entourage de Mohamed VI. L'enquête ouverte vise surtout à trouver le fusible qui va sauter pour sauvegarder l'image royale.

4°) Il ne s'agit hélas pas d'une regrettable erreur, mais d'un symptôme révélateur de la situation au Maroc. Selon les ONG locales, on estime à 26000 les viols d'enfants chaque année. soit 71 viols par jour!

5°) 92% des dérogations demandées pour organiser les mariages de fillettes avec des adultes sont autorisés par les juges marocains, car la loi prévoit de telles dérogations sans avoir fixé de l'imite d'âge. Ce qui revient à une autorisation de vendre ses filles.

6°) On critique Mohamed VI, mais que dire du roi d'Espagne ? C'est tout de même lui qui a demandé à son collègue marocain cette grâce! Et je constate que le récent safari africain de Juan Carlos a provoqué plus de réactions hostiles que cette grâce!

7°) Tout cela montre l'ambiguité qui subsiste dans nos sociétés à propos de la pédocriminalité.

8°) Après le tsunami de 2004, dans le sud est asiatique, les circuits du tourisme sexuel se sont sensiblement modifiés et le Maroc est devenu encore plus une terre attractive pour les prédateurs sexuels de mineur-es.

J'ai à peu près pu dire tout cela en direct. Propos que je n'ai plus retrouvés lors des reprises du sujet, dans les journaux télévisés suivants. J'aurais pu ajouter que ce "danielgate" révèle aussi le décalage qui existe entre les "élites auto-proclamées" et l'opinion publique.

S'il n'y avait pas eu cette mobilisation d'une grande partie de la population (internautes compris) jamais le roi ne serait revenu sur la grâce qu'il avait accordée. Ne serait-ce que pour éviter de créer cet "ojni" (objet juridique non identifié) qui risque de poser d'inextricables complications juridiques.

J'aurais pu ajouter que dans un pays dans lequel la pédocriminalité n'est pas lourdement réprimée (Galvan est dans le palmarès des juges, une exception), et dans lequel une bonne partie des familles continuent à vivre avec un euro de revenu par jour, le commerce des enfants et l'inceste ne risquent pas de reculer.

Finalement, c'est la mobilisation des opinions publiques contre la pédocriminalité qui sera déterminante. Bravo aux manifestant-es qui ont bravé les matraques des policiers pour défendre les enfants!

Serge Garde

Journaliste d'investigation, il collabore jusqu'à sa retraite au quotidien L'Humanité où il traite des faits divers. Il a travaillé également pour la télévision (FR3 et M6).

Il a consacré divers ouvrages à la pédocriminalité et à la lutte à son encontre.


AVoir : 

mardi 2 octobre 2012

Patrick Denis Finet Pédophile ? (Louis XIV)


Patrick-Denis Finet alias "Louis XIV" a rejoint le groupe Mandarin Oriental en 2004 en tant que Directeur Général du resort du groupe à Chiang Mai.

Patrick-Denis Finet a été nommé Directeur Général du Mandarin Oriental Jnan Rahma, Marrakech dont l’ouverture est prévue pour la deuxième moitié de 2010.

Il a également occupé le poste de Directeur Général du Mandarin Oriental Riviera Maya, Mexique qui a ouvert ses portes en 2008.

Quelle belle surprise! Patrick Finet travaille à Paris pour le mandarin ... J'ai rencontré Patrick une première fois à Maurice, au Prince Maurice il y a 17 ans! C'est un beau petit monde :)
Source : http://leijagraf.blogspot.fr/2011/08/i-met-with-great-people.html



Les pédophiles français s'exportent bien au Maghreb: 

Un patron d'hôtel a fui le Maroc avant son procès pour pédophilie.

27 septembre 2012

Décidément, les pédophiles haut placés s'exportent bien vers le Maghreb. Chez nous, rien ne sort publiquement quand il s'agit de types haut placés, mais là bas leurs frasques énervent tout le monde. On parlait hier du dénommé Jean-Michel Baroche, qui s'est fait attraper en Algérie pour avoir tourné des films pornos avec des mineures recrutées via une pseudo agence de mannequins. Au maroc, deux français sont également sous le coup d'une procédure.

Baroche avait démarré cette petite activité en Tunisie, pays qu'il a quitté en mars 2011 lors de la "révolution". Ce qui était plus surpenant dans cette affaire, c'est que les adolescentes étaient formées à recueillir des renseignements auprès de clients bien placés chez qui Baroche les expédiait. Et le profil des jeunes filles n'est pas sans rappeler, par exemple, une certains Ruby, qui a été une habituée des soirées bounga bounga de Berlusconi.

En 2008, c'est un médecin franco suisse travaillant pour l'ONG Médecins Sans Frontières, Pierre André Musy, qui se fait pincer, à Marrakech. L'individu, né en 1962, n'avait même pas de titre de séjour au Maroc. Et au lieu de soigner les pauvres, il passait son temps à rôder autour de l'hôtel Tazi. Il aurait fait des dizaines de victimes, tous des jeunes garçons. Musy, lui, disait leur "venir en aide"... On n'a plus jamais entendu parler de cette affaire ensuite.

Depuis quelques jours, on parle d'autres pédophiles français, à Marrakech. L'un des deux, patron d'un grand complexe hotelier de luxe, devrait comparaitre demain pour débauche et prostitution de mineurs. Rien que ça...

Patrick Finet, 53 ans et patron du palace Mandarin Oriental à Milan en Italie, est quant à lui en cavale. Un avis de recherche a été lancé contre lui, mais comme par hasard personne ne l'a retrouvé. Depuis décembre 2009,  jeunes garçons (14 à 20 ans, dit-on) défilaient chez lui, amenés par de grosses voitures aux vitres teintées, ou venus par leur propres moyens. Finet disposait de deux "chauffeurs rabatteurs", semble-t-il.  Les viols avaient lieu dans une petite maison au fond du parc de l'hôtel. Finet a quitté le Maroc en précipitation en février 2011, et depuis il est recherché et son passeport aurait été confisqué. Finet serait domicilié à Paris, mais on le laisse apparemment tranquille.

On ne parle pourtant de lui qu'un an après, quand le procès arrive.

Affaire fumeuse

Selon Le Monde, "L'affaire marocaine a été révélée presque par hasard, à la suite d'un différend commercial entre la chaîne hôtelière et le propriétaire du terrain de la Palmeraie de Bab Atlas, là où, derrière de hauts murs, se cachent les discrets riads des Européens, à l'écart de la vieille ville. Jaouad Kadiri, riche entrepreneur et figure de Marrakech, avait signé avec Mandarin Oriental un accord de gestion "on shore" (clés en main). Mais voilà qu'au fil des mois, les travaux se font de plus en plus somptuaires".

La note de 103 millions d'euros a été jugée salée par le Mandarin. " En février 2011, le groupe rompt en tout cas son contrat avec le Marocain. Et Patrick Finet s'en va précipitamment, laissant derrière lui son ordinateur, dont il avait chargé l'informaticien de l'hôtel de détruire les données. Sans se faire obéir..." ajoute Le Monde.

Et d'parès Afrik.com, "Un accord de gestion on shore (clés en main) avait été signé entre Jaouad Kadiri et Mandarin Oriental à propos de l’ouverture d’un nouveau complexe hôtelier à Marrakech. Février 2011, Madarin Oriental rompt son contrat avec le célèbre entrepreneur de la ville Ocre et Patrick Finet met les voiles alors que la Justive marocaine s’intéresse à lui. Ce dernier ne dirigera finalement pas le Mandarin Oriental Marrakech."

15.526 images et trente vidéos pédopornos ont été retrouvées dans l'ordinateur de Finet par Kadiri, qui le signale aux autorités. L'enquête est confiée à la gendarmerie. De son côté, Finet se dit innocent et crie au complot des renseignements marocains. En admettant cela, il faut se demander "pourquoi"? Mais, il est vrai que Kadiri semble tenace, puisqu'il a aussi porté plainte contre Finet à Paris.

Quant au Mandarin, qui a été informé des agissements de Finet, la chaine de luxe l'a nommé à Milan en juin 2012. Selon Kadiri, la direction est mêlée au conflit commercial et couvre Finet afin qu'il n'accuse pas ses chefs.

Mais étrangement, il y a dix jours on nous parlait de deux français, et on nous disait que celui qui était impliqué et que était gérant d'hôtel était encore là, tandis que son compère aurait quitté le pays. En fait, l'autre a été jugé il y a une dizaine de jours pur avoir attiré de jeunes garçons attirés via internet. Il n'avait pas quitté le pays. Mais, pour les autorités marocaines, les deux français sont de mèche. Alors pourquoi séparer les procès?

D'après une association locale, Finet "exerçait les mêmes actes en Thaïlande et qu’il voulait par la suite adhérer à un club de pornographie qui exige de chaque nouvel adhérent une base de données vidéo et des photos personnelles".

"Depuis 2001, plus de 40 touristes ont été jugés au Maroc pour des affaires de pédophilie et de prostitution", explique Maroc hebdo. Toutefois en l'occurrence il ne s'agit pas de touristes, mais bien d'expatriés. D'ailleurs, une personne est responsable de ces sujets à l'ambassade de France au Maroc. Trait-t-il les dossiers concernant les pédophiles français? De cela non plus, pourtant, on n'entend jamais parler. Ou bien aide-t-il nos pédophiles à passer à travers les mailles du filet? De cela, on entend beaucoup plus parler.

Il y a peu de chances que Finet  soit présent à son procès demain. Les deux chauffeurs de Finet, eux, seront bien là. Apparemment, l'ONG "Touche pas à mon enfant" s'est portée partie civile. De fait, pour les marocains, cette affaire est  "similaire à plus d'un titre au scandale impliquant un ancien ministre français". Auraient-ils des infos qui ne sont pas diffusables à l'heure actuelle, laissant penser que ces deux français ne sont pas les seuls français impliqués dans cette affaire pédocriminelle?
Source : http://dondevamos.canalblog.com/archives/2012/09/27/25196190.html

On en sait désormais plus sur la nouvelle affaire de pédophilie à Marrakech impliquant deux ressortissants français. L’un des deux accusés est Patrick Finet. Il dirigeait l’hôtel Mandarin Oriental Jnan Rahma, dont l'ouverture est prévue en 2014. Aujourd’hui, il fait l’objet d'un avis de recherche lancé par la police marocaine.

Luxe, calme... et pédophilie sous les lambris d'un palace marocain. Patrick Finet, dirigeant de la chaîne hôtelière Mandarin Oriental, est convoqué devant le tribunal correctionnel de Marrakech vendredi, selon le quotidien Le Monde. Censé comparaître pour des faits de "débauchage" et de "prostitution de mineurs", il n'assistera sans doute pas à son procès, l'homme ayant quitté le territoire marocain.
L'hôtel accueille le tournage de Sex and the City II
C’est à la suite d’un différend commercial que l’affaire a éclaté. En février 2011, Patrick Finet, alors directeur général d’un palace en construction à Marrakech, rompt son contrat avec l'entrepreneur marocain, propriétaire du terrain, avant de quitter précipitamment le pays. Connu pour avoir accueilli le tournage de Sex and the City II, l'hôtel n'a finalement jamais ouvert ses portes au public. Laissant son ordinateur sur place, le directeur du palace demande à l’informaticien de l’hôtel de supprimer les données qu’il contient. Mais ce dernier désobéit et fait une sordide découverte. Entre les divers dossiers comptables se trouvent en effet des photos et des vidéos pornographiques.
De son côté, l’entrepreneur - avec qui le dirigeant s’est brouillé - porte plainte, en septembre 2011, pour l’utilisation d'une maison, du réseau Internet et d’une voiture de l'hôtel "afin de se livrer à des agissements sexuels sur mineurs". Une enquête est alors ouverte et confiée à la gendarmerie royale marocaine. Au fil des témoignages, les enquêteurs découvrent que le Français aurait utilisé une "petite maison au fond du domaine" pour y "recevoir de jeunes garçons de 14 à 20 ans" que "les chauffeurs marocains de Patrick Finet ramenaient à la villa".
Des "séances de sport"
Lors de ces "réceptions", le directeur se serait livré, selon les témoins, à des sessions de baignades "nu", dans la piscine, avec les adolescents. Selon le jardinier du domaine que cite Le Monde, "il faisait ensuite rentrer chez lui tous ces enfants dans la chambre à coucher qu'il fermait". L'employé assure qu'il ne savait pas "ce qu'il faisait dedans". Officiellement, du "sport" et des "massages".
Un avis de recherche a été diffusé par le procureur de Marrakech à l’encontre du dirigeant. Ce dernier, domicilié à Paris, est aujourd’hui chargé de superviser l’ouverture d’un hôtel à Milan. Il clame sa "totale innocence". Sa version : il s'agit d'accusations "colportées par des adversaires" entretenant "des connexions" avec les "services secrets" du Maroc. En tout état de cause, le procès se tiendra bien vendredi et jugera les deux chauffeurs de l’hôtelier, accusés d’avoir emmené des mineurs à l’hôtel. Ils doivent comparaître pour "aide à la prostitution" et "participation à l’exploitation d’enfants pour du matériel pornographique".
Source : http://www.metrofrance.com/info/maroc-un-hotelier-francais-juge-pour-pedophilie/mliA!8JFNGbUwOSIY/

10 octobre 2012 :
L'hôtelier français accusé de pédophilie fini «blanc comme neige».

Fin de la cavale pour Patrick Finet. L’hôtelier français accusé de pédophilie à Marrakech peut à nouveau circuler librement. Le tribunal correctionnel de Marrakech vient de lui accorder un non-lieu le 9 octobre.

Mais l’affaire est loin de connaitre son épilogue. Les avocats de l’hôtelier français qui dénoncent un «chantage commercial» envisagent de contre-attaquer devant la Cour pour dénonciation calomnieuse, annonce Yabiladi.

«Il est la victime et l’otage d’un chantage commercial au Maroc», ont crié ses avocats, Mes Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, dans un communiqué relayé par l’AFP ce 9 octobre. La défense avance que leur client, dirigeant du groupe hôtelier Mandarin Oriental Jnan Rahma, logé dans le quartier huppé de Bab atlas, serait «innocent des faits qu’on lui reproche».

Patrick Finet serait victime d’un complot ourdi par l’entrepreneur marocain, Jaouad Kadiri, à cause d’un différend qui les a opposé en fin 2011. En réaction, l’entrepreneur marocain aurait donc déposé plainte contre l’hôtelier français au motif de pédophilie, faux et escroquerie à Paris.

Dans le communiqué, les avocats de Patrick Finet, informe que «le magistrat instructeur a décidé de ne pas renvoyer M. Patrick Finet en correctionnelle» et que le présumé coupable est «dans une situation de non-lieu» et rappellent par conséquent que leur client «n'a jamais été cité à quelque audience que ce soit».

Dans son édition du 26 septembre dernier, le Monde avait indiqué que l’hôtelier français avait précipitamment fui le Maroc où il devait pourtant répondre à une convocation du tribunal correctionnel de Marrakech, le 28 septembre.

Des informations que les avocats de Patrick Finet rejettent totalement. A les en croire, leur client n’a jamais été cité à comparaître  et qu'il n’a jamais «fui précipitamment» le pays, comme le stipulait l’article du Le Monde. Patrick Finet était simplement en voyage d’affaires à Milan en Italie où il présidait l’ouverture d’un autre hôtel de luxe de la chaîne.

Les 15.526 photos et 30 vidéos, mettant en scène des relations sexuelles entre des enfants et M.Pinet, contenues dans l’ordinateur de ce dernier et qui constituaient la principale pièce à conviction, ont disparu. Les avocats informent que l’expertise informatique de l’ordinateur de l’hôtelier français le disculpe totalement.

Lu sur Yabiladi

Bien sur ! ils nous suffi d’attendre d'autres victimes...

(17/10/2012) - Affaire de pédophilie à Marrakech : Procès des rabatteurs, pas de Patrick Finet.
Publié le 17.10.2012 à 17h15 | Par Julie Chaudier

Patrick Finet, ancien directeur de l’hôtel Mandarin Oriental Jnan Rahma à Marrakech, violemment accusé de pédophilie dans la presse, n'est pas poursuivi par la justice marocaine. Le procès ouvert le 28 septembre est celui de ses deux chauffeurs accusés de « participation à l’exploitation d’enfants pour du matériel pornographique ».

M. Patrick Finet, ancien directeur de l’hôtel Mandarin Oriental Jnan Rahma à Marrakech, soupçonné de faits de pédophilie, n’est pas, pour l’heure, poursuivi par la justice marocaine, contrairement à deux de ses chauffeurs, Anas E. et Brahim Khalil E., accusés d’« aide à la prostitution, participation à l’exploitation d’enfants pour du matériel pornographique ». Ils ont comparu le 28 septembre devant le tribunal de 1ère instance de Marrakech.
Comme l’affirme les avocats parisiens de Patrick Finet, Mathias Chichportich et Pierre Olivier Sur, leur client n’est pas poursuivi aujourd’hui au Maroc. « M. Finet n’a jamais été convoqué par la justice, ni entendu dans le cadre d’une enquête », indique Mathias Chichportich. « A l’audience du 28 septembre, les seuls convoqués étaient les deux rabatteurs », confirme Mustapha Errachdi, avocat de la section Marrakchie de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme.
Cependant, un mandat de recherche contre M. Finet a été lancé le 13 septembre 2011 par le procureur du roi car « l’intéressé est impliqué dans une affaire de pédophilie », indique le document qui nous est parvenu. Difficile de savoir à quelle plainte exacte fait suite ce mandat de recherche : plainte pour pédophilie et outrage aux bonnes mœurs de Jaouad Kadiri, PDG de JK Hotels, société marocaine en contrat avec la société Mandarin Oriental pour la construction de l’hôtel dont était en charge M. Finet pour pédophilie, ou plainte du même homme pour préjudice concernant l'utilisation de ses ressources (ses employés mis à disposition de M. Finet) à des fins illégales et atteinte à la réputation de son établissement ?

Pas de mandat d'arrêt international.
La prochaine audience du procès des deux rabatteurs aura lieu le 19 octobre. Au terme de ce procès, si les deux hommes sont condamnés, M. Finet devrait logiquement faire l’objet de poursuites judiciaires, en dépit du fait qu’il ait quitté le territoire marocain, puisque ces deux hommes ne sont que des intermédiaires. La section de Marrakech de l’AMDH et Najat Anouar, président de l’association Touche pas à mon enfant se sont constituées parties civiles pour obtenir la vérité sur cette affaire. « Nous avons fait une demande pour la publication d’un mandat d’arrêt international afin que M. Finet soit contraint de s’expliquer sur cette affaire », annonce Mustapha Errachdi.
Pour Mathias Chichportich et Pierre Olivier Sur, la justice marocaine manque tout simplement d’éléments pour poursuivre M. Finet. « Il est nécessaire de préciser, qu'en dépit de la gravité de ces allégations datant d’il y a plus d’un an, il n’y a, à notre connaissance et celle de nos conseillers juridiques, aucune enquête internationale, ni mandat d’arrêt international émis à l’encontre de Monsieur Finet », inisiste le Groupe Mandarin Oriental dans un communiqué, le 27 septembre. « Il ressort de l’enquête que l’expertise informatique de l’ordinateur de Monsieur Patrick Finet le disculpe totalement ainsi que son personnel de maison. Les témoins entendus sont tous subordonnés au plaignant car ils sont ses salariés et le jour de l’audience, le 28 septembre, ils ont demandé à revenir sur leurs déclarations. Enfin, aucune victime n’a été identifiée et donc auditionnée », détaille Mathias Chichportich. « L’AMDH est parvenue à trouver des victimes, il n’y a plus seulement des vidéos », annonce, au contraire, Omar Arbib, président de la section Marrakech de l’AMDH.

3 millions d'euros en jeu.
 Parallèlement à cette affaire de pédophilie, existe un différend commercial de plusieurs millions d’euros entre Jaouad Kadiri, PDG de JK Hotels qui porte l’essentiel des accusations contre M. Finet dans les faits de pédophilie, et M. Finet, lui-même, en tant que cadre du groupe Mandarin Oriental. Chacune des deux sociétés « réclame un indemnisation à l'autre pour la rupture des contrats en cours », explique Karine Bertonnet, attachée de presse du groupe JK Hotels. « Le groupe hôtelier Mandarin Oriental a récemment reçu, dans ce cadre, un jugement en sa faveur pour le versement d’une indemnisation de 3 millions d’euros. Cette somme correspond à une partie des réclamations du groupe vis-à-vis du propriétaire [Jaouad Kadiri, nldr] concernant la rupture du contrat de gestion et l’échec de ce dernier à rembourser les prêts consentis, à l’époque, par le Groupe Mandarin Oriental », explique le groupe lui-même dans un communiqué. Rendu le 12 septembre par la Hight Court en Angleterre, le « Ce jugement n'est pas exécutoire au Maroc », précise Karine Bertonnet.
Pour le Mandarin Oriental et les avocats de M. Finet, cette affaire serait le véritable fondement des attaques de M. Kadiri contre M. Finet. « Monsieur Patrick Finet est la victime et l’otage d’un chantage commercial au Maroc », estiment ses avocats. Pour Mandarin Oriental, les attaques pour pédophilie de JK Hotels pourraient« être une tentative de déstabilisation menée par le propriétaire, Jaouad Kadiri, en vue de ternir la réputation de notre groupe et détourner l’attention du litige commercial. » « La médiatisation de l'affaire n'est en rien liée à la société JK Hôtels, se défend la société marocaine par la voie de son attachée de presse, qui ne voit pas par ailleurs comment cela pourrait « détourner » l'attention du litige commercial, qui fait l'objet de procédures confidentielles ». Les conclusions du procès de Anas E. et Brahim Khalil E. permettront, indirectement, de faire en partie la lumière sur les fondements des accusations de pédophilie portées contre Patrick Finet.
Source : http://www.yabiladi.com/articles/details/13473/affaire-pedophilie-marrakech-proces-rabatteurs.html

(18/10/2012) - Pédophilie. Le scandale de trop.
Par : Une enquête de Jules Crétois et Hassan Hamdani La couv

L’ouverture à Marrakech du procès de Patrick Finet, hôtelier de luxe accusé de pédophilie, suscite l’émoi. L’affaire oscille entre détournement de mineurs, business et  impunité. Eclairage.
Entouré d’un jardin de 2 hectares, le riad est planté à l’extrémité du Taj Palace, un hôtel haut de gamme qui ouvrira ses portes début novembre 2012 à de riches clients internationaux. La petite villa, entourée de bougainvilliers et encadrée par deux divans extérieurs, est agrémentée côté cour par un bassin à nénuphars où s’ébattent grenouilles et tortues, et côté jardin par une piscine où flottent quelques feuilles mortes. C’est dans ce petit paradis, où se croisent paons et poules, que l’ancien directeur d'un hôtel de luxe, Patrick Finet, accueillait des mineurs, selon plusieurs témoins entendus par la justice.

Omerta.
 “Je l’ai vu bronzer nu sur le divan alors que des garçons de différents âges se baignaient  nus, eux aussi, dans la piscine”, nous raconte Abderrazak, le gardien. “Il avait aussi une ânesse dans le jardin, que montaient certains jeunes qu’il invitait”, confie pour sa part Brahim le jardinier, qui avait interdiction de chasser l’animal du pré carré de Finet.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux chauffeurs de l’hôtelier de luxe, Anas L. et Brahim K., allaient chercher, devant le Café de La Poste, des mineurs qu’ils embarquaient dans un 4x4 Hyundai blanc aux vitres fumées, à destination du riad de Finet. Ils revenaient souvent lestés de préservatifs et d’alcool qu’il leur avait demandé de ramener avec eux. “Finet s’enfermait ensuite dans sa villa avec les garçons”, raconte le gardien. Après, personne ne sait ce qu’il se passait. Mais ça causait tout de même à tout-va. La villa n’ayant aucun mur d’enceinte pour se protéger des regards extérieurs, très vite, les baignades de Patrick Finet sont devenues un sujet de discussion entre les ouvriers du chantier.
“Tous les employés parlaient de son amour pour les hommes et soupçonnaient qu’il se passait des choses avec les mineurs présents”, confie le gardien. Les salariés de l’hôtel s’interrogeaient aussi sur la discrétion de Patrick Finet, qui demandait à sa femme de ménage de ne pas venir le week-end. “On en parlait entre nous, mais c’était tout. On avait peur pour notre boulot”, raconte le jardinier.
“C’était le moudir (ndlr : directeur), un homme fort contre lequel les employés ne voulaient pas se rebeller. C’est pour ça que personne n’a jamais parlé à la police de ce qu’il se passait”, soutient un cadre de l’hôtel. Un silence qui n’étonne pas l’avocat Mustapha Errachdi. Conseiller juridique de l’association de lutte contre la pédophilie “Touche pas à mon enfant”, il a eu souvent “affaire à ce genre de cas. Quand la personne incriminée est riche, puissante, ses employés n’osent pas lui créer des soucis. Ils préfèrent se taire”.

Bien sous tous rapports.
C’est ainsi que pendant deux ans, Patrick Finet a reçu des mineurs dans son riad sans qu’aucun salarié de ce qui est aujourd'hui devenu le Taj Palace ne fasse part de ses soupçons à la police. Sans doute parce que l’homme impressionne les employés. Patrick Finet porte bien ses 53 ans, il s’entretient physiquement, accueillant régulièrement des coachs sportifs pour des cours de musculation. L’homme sort tard la nuit dans les adresses les plus prestigieuses de la ville ocre : La Mamounia, le Royal Mansour... Au point que ses chauffeurs se plaignent de travailler à pas d’heure et de faire le pied de grue à n’en plus finir aux portes de lieux de sortie de leur patron.
Son agréable train de vie s’explique aussi par son salaire : 22 000 euros par mois (230 000 dirhams), un salaire courant dans le secteur du tourisme de luxe. Son curriculum vitae est, quant à lui, éloquent. Professionnel aguerri de l’hôtellerie de luxe, il a bourlingué une trentaine d’années du Mexique à Paris en passant par la Thaïlande. Une fois ses bagages posés à Marrakech, il aurait au contraire fait preuve d’un certain laisser-aller. Selon plusieurs employés du Taj Palace ayant travaillé sous ses ordres, il était plus occupé par ses loisirs que par son travail.
Les rapports professionnels entre Jaouad Kadiri et Finet vont aussi vite se détériorer. Un clash a notamment lieu le jour où l’hôtelier aurait essayé d’embrasser la femme de Kadiri. “Il l’a poussée, elle est tombée”, nous raconte une femme de ménage de l’hôtel, témoin de la scène. Qui plus est, Kadiri soupçonne le Mandarin Oriental, société à qui il a confié la gestion de son hôtel et employeur de Finet, d’escroquerie, au vu des dépenses somptuaires qu’on exige de lui. Il porte plainte devant la Chambre de commerce international.

Silence, on détourne ?
C’est ainsi que l’omerta autour des baignades nues avec des adolescents est brisée presque fortuitement, à la suite d’un prosaïque différend commercial. Mi-février 2011, les huissiers débarquent dans le bureau de Patrick Finet pour saisir des pièces concernant le litige entre Kadiri et le Mandarin Oriental. L’ordinateur de Finet est embarqué. Finet, qui a quitté précipitamment le Maroc, dans la foulée de la plainte de Kadiri, contacte l’informaticien de l’hôtel pour qu’il en efface toutes les données. Il essuie un refus. Imprudent, Finet n’a installé aucun code pour verrouiller l’accès de son ordinateur. C’est ainsi qu’en cliquant simplement sur le bouton ON, les gendarmes découvrent, au milieu des documents administratifs, plus de 15 000 photos et une trentaine de vidéos à caractère pornographique, ainsi que l’historique de sites pornographiques visités sous le pseudonyme de “Louis 14”. Dans le lot de mails, une correspondance soutenue avec un amant marocain qui lui envoie des photos dénudées. “Tu es magnifique, je n’ai pas résisté et ai fait voir tes photos à mon ami !!! Commentaire : miam miam !!! Quel beau visage, quel beau sourire, craquant c’est le mot ! J’entends ta voix unique et viens te mordre doucement ta bouche vermeille”, écrit-il dans les mails inclus dans le dossier auxquels TelQuel a eu accès. Mais rien en rapport avec de la pédophilie, d’après les avocats de Patrick Finet. “L’examen du PC (…) par la police scientifique n’a établi l’existence d’aucun acte de pédophilie, mais des actes qui concernent des adultes consentants uniquement”, soutiennent-ils. Ils envisagent du coup de déposer une plainte pour “dénonciation calomnieuse”.

Procès par contumace.
La justice ne l’a pas entendu de cette oreille après audition des témoins. Patrick Finet est aujourd’hui poursuivi pour “pédophilie” suite à une nouvelle plainte de Jaouad Kadiri, déposée le 8 septembre 2011. “Touche pas à mon enfant” a emboîté le pas à ce dernier, suivie par la section locale de l’AMDH, versée dans ce type de dossiers à cause des nombreux cas de pédophilie constatés à Marrakech. “Nous nous sommes joints à la plainte pour faire toute la lumière sur cette affaire, explique ainsi Omar Arbib, le président de l’AMDH Marrakech-Ménara. Nous avons cru à une certaine accalmie après les nombreuses affaires concernant des pédophiles étrangers entre 2004 et 2007. On ne veut pas que cela reprenne de plus belle”, rajoute-t-il. Ayant quitté  le Maroc en février 2011, Patrick Finet était absent à l’ouverture de son procès le 28 septembre dernier. Un sujet d’interrogations pour l’avocat de Jaouad Kadiri et “Touche pas à mon enfant”. Les plaignants se demandent comment Patrick Finet a pu quitter le Maroc alors qu’il était sous le coup d’une plainte dans le cadre du différend commercial avec Jaouad Kadiri. L’hôtelier a ainsi récupéré son passeport quelques heures à peine après qu’il lui a été confisqué et, qui plus est, a pu quitter le royaume sans être inquiété à la frontière. Sur le banc des accusés, n’ont comparu que les deux chauffeurs poursuivis pour “complicité”, libres après avoir passé plusieurs mois en prison. Aujourd’hui, ils se cloîtrent chez eux et refusent tout contact avec la presse. “Ils sont les seuls à payer dans cette affaire, alors que Patrick Finet s’en sort indemne pour l’instant”, se scandalise un avocat au fait du dossier.

Victimes absentes.
 “L’enquête piétine car on n’a rien fait pour identifier les victimes”, constate Mustapha Errachdi, le conseiller juridique de “Touche pas à mon enfant”. Il reproche à la police de n’avoir cherché les habitués des après-midi baignade de Finet que pendant une journée : lors de la reconstitution au Café de la Poste, lieu où s’opérait le rabattage par les chauffeurs de l’hôtelier. Après quelques heures d’attente, aucune identification par ces derniers, chou blanc sur toute la ligne. Cette absence de victimes est la ligne de défense des avocats français de Patrick Finet, qui insistent sur ce point dans leur communiqué. Ils y voient un dossier mal ficelé, sans véritables preuves à charge, si ce n’est des témoignages sujets à caution. “Si Finet veut prouver son innocence, il n’a qu’à  se présenter à son procès”, rétorque pour sa part l’avocat de Kadiri, Khalid El Fatoui.
La prochaine audience aura lieu le 19 octobre et risque, presque à coup sûr, de se tenir sans Patrick Finet. Khalid El Fatoui bataille pour obtenir un mandat d’arrêt international de la part de la justice marocaine pour contraindre l’hôtelier à assister à son procès. Il n’a pas encore réussi à le décrocher, bien qu’il ait déposé la demande il y a cinq mois de cela. Exigeant la vérité au plus tôt, les associations, elles aussi, tiennent à voir Finet comparaître. Najat Anwar, présidente de “Touche pas à mon enfant” nous dit avoir déposé à son tour une demande de mandat d’arrêt international auprès d’un procureur le 8 octobre 2012. Aujourd’hui, Patrick Finet vit à Milan, libre comme l’air. Toujours pour le compte de Mandarin Oriental, il chapeaute l’ouverture d’un hôtel de luxe. La turbulente Najat Anwar ne compte pas en rester là et n’écarte pas l’option d’organiser un rassemblement devant l’établissement italien pour exiger du Français qu’il se présente devant les juges marocains.
Source : http://www.telquel-online.com/En-couverture/Pedophilie-Le-scandale-de-trop/540

L'hôtelier français Patrick Finet se défend de toute accusation de "pédophilie" au Maroc.

Le Monde.fr 19.10.2012

Deux chauffeurs de M. Patrick-Denis Finet, ancien directeur général de l'hôtel Mandarin Oriental qui devait ouvrir au Maroc, et aujourd'hui chargé de superviser un nouvel établissement du groupe à Milan, devaient à nouveau comparaitre, vendredi 19 octobre, devant le tribunal correctionnel de Marrakech. Soupçonnés d'avoir joué le rôle de "rabatteurs" de leur patron français, les deux Marocains, qui ont passé quelques mois derrière les barreaux, sont poursuivis pour "aide à la prostitution" et "participation à l'exploitation d'enfants pour du matériel pornographique". Une première audience s'était tenue il y a trois semaines (Le Monde.fr du 26 septembre), mais seuls six des dix témoins avaient pu être entendus. M. Finet était absent.
"Notre client n'a pas été renvoyé devant le tribunal et n'est donc pas partie à cette procédure", justifient Me Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, les deux avocats parisiens de l'hôtelier, indiquant qu'ils ne se rendront pas davantage à Marrakech vendredi pour témoigner. A Paris, où Le Monde l'a rencontré, M. Finet se dit "accablé" par des accusations qui n'ont "aucune part de vérité". "Jamais un jeune homme n'est entré dans ma maison de Marrakech. Toucher à des enfants, c'est une chose qui me répugne, nous assure ce responsable hôtelier. Je travaille avec Mandarin depuis dix ans, j'ai passé trois ans en Thaïlande, quatre aux Mexique. Je ne suis qu'un instrument qui sert à salir le groupe et tiens à être lavé de ces ignominies".

Selon ses avocats, "Patrick Finet est la victime d‘un chantage commercial", la plainte déposée contre lui intervenant après la rupture début 2011 d'un contrat de gestion "on shore" (clés en main) qui le liait avec le propriétaire du terrain où devait s'installer l'hôtel, dans la Palmeraie de Marrakech. Le 13 septembre 2011, Jaouad Kadiri, le propriétaire, avait porté plainte devant la police pour utilisation de la maison isolée qu'il avait mise à disposition de l'hôtelier, du réseau Internet du futur hôtel, et d'une voiture de l'établissement, "afin de se livrer à des agissements sexuels sur mineurs". Une enquête avait été confiée à la gendarmerie royale. Saisi, un juge d'instruction avait décidé, après examen du disque dur de l'ordinateur que M. Finet avait laissé derrière lui et l'audition de dix témoins, de convoquer ce dernier devant le tribunal, à la demande de la partie adverse, malgré l'absence de victimes déclarées.

PRÉSOMPTION D'INNOCENCE

" Pédophilie, le scandale de trop", affiche, à la veille de cette nouvelle audience, l'hebdomadaire marocain de référence Tel Quel, évoquant à sa "une" "l'émoi " que suscite au Maroc cette affaire "oscill[ant] entre détournement de mineurs, business et impunité", et relevant que M. Finet a "quitté précipitamment le Maroc". Ce que les avocats de l'hôtelier démentent. Son passeport, saisi le 15 février 2011 par le substitut du procureur de Marrakech, ne l'aurait été selon eux que "quelques heures", assurent-ils au Monde. "Nous notons qu'aucune victime ne s'est manifestée et que tous les témoins sont des salariés de M. Kadiri", ajoutent-ils. "Leurs témoignages sont indirects et contradictoires. Certains sont d'ailleurs revenus lors de l'audience du 28 septembre sur leurs déclarations".

"Si Finet est blanc de telles accusations, nous ne comprenons pas alors qu'il ne se présente pas au tribunal de Marrakech ", rétorquent Khalid El Fatoui, l'avocat marocain de M. Kadiri et son confrère français, Pascal Garbarini. La plainte déposée en juillet devant le procureur de Paris, François Molins, visant les dirigeants français du groupe Mandarin pour "faux" et "escroquerie", évoquait en France cette affaire de pédophilie. Me Garbarini rappelle qu'un avis de recherche a été émis par le parquet de Marrakech le 14 octobre 2011 – il a été publié sur le site d'information Bakchich, le 3 octobre. "Il n'y a pas de mandat d'arrêt international ni diffusé ni délivré ", rétorquent Me Sur et Chichportich, qui "envisagent" de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse "dès que le dossier aura été classé sans suite".

"Nous espérons que Patrick Finet sera transféré au Maroc et que la France nous apportera son aide pour que justice soit faite", a déclaré à la presse marocaine la présidence de l'association Touche pas à mon enfant, Najat Anouar, qui s'est constituée partie civile. Conseiller juridique de l'association, Me Mustapha Erachdi tente pour sa part de recueillir des plaintes de victimes. Il vient de déposer au nom de l'association une demande de mandat d'arrêt international. " S'il est innocent, qu'il vienne ici le dire et se défendre. Nous l'entendrons. Nous attendons simplement la vérité."

Avocat du groupe Mandarin oriental, Me Alain Malek, du cabinet Norton Rose, réclame qu'on respecte la "présomption d'innocence" de M. Finet, "surtout lorsque tout porte à croire que les accusations dont il est victime sont totalement infondées et qu'elles ont été formulées par un individu avec lequel Mandarin Oriental est en contentieux commercial". Et de récuser absolument l'idée que le groupe hôtelier puisse chercher à "couvrir" son employé : "Mandarin a toujours exigé de l'ensemble de ses salariés dans le monde une conduite irréprochable et le respect de principes moraux et éthiques les plus rigoureux. Prétendre que le groupe aurait la moindre raison de tolérer un acte ou un comportement de l'un de ses salariés qui ne serait pas conforme à ses principes est donc un non-sens total".

Ariane Chemin
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/19/l-hotelier-francais-patrick-finet-se-defend-de-toute-accusation-de-pedophilie-au-maroc_1778003_3224.html

DES MINEURS MAROCAINS DANS LES GRIFFES DU MANDARIN

Publié par Xavier Monnier 02 10 2012

Le groupe hôtelier de luxe Mandarin oriental est soupçonné de couvrir l'un de ses directeur généraux, accusé de pédophilie au Maroc.

Ce mercredi 26 aurait du être une belle journée de septembre. Au soir, le luxueux hôtel de la rue Saint Honoré a célébré la fashion week parisienne, et les stars, petites ou grandes, ont garni les salons du Mandarin Oriental Paris. L'équipe d'acteurs de la comédie Les Seigneurs au grand complet s'est affiché aux côtés de Vincent Perez, Anouchka Delon et des grands noms de la Haute Couture. Une soirée comme Paris sait en réserver à l'industrie du luxe.

Sauf que quelques heures plus tôt, un indélicat article est venue troubler la quiétude du groupe hotelier de luxe. Une enquête du Monde sur un ardent sujet, mélangeant pédophilie, tourisme et gros sous. Avec dans le rôle des méchants le Mandarin Orient Hotel Group (MOHG), soupçonné d'avoir escroqué un homme d'affaires marrakchi, Jaouad Kadiri, et surtout de protégér un homme accusé de pédophilie par la justice chérifienne. L'ancien directeur général en charge de l'ouverture de la filiale marocaine du groupe, Patrick Denis Finet, a été recasé depuis juillet à Milan.

De quoi décontenancer une enseigne qui, selon son site internet, compte nombre d'admirateurs parmi les célébrités planétaires, à l'instar des acteur américains Kevin Spacey et Harry Connick Junior, de notre Sophie Marceau nationale ou encore du chausseur Marc Louboutin?

Même pas. «On attend les détails mais on est tranquilles" a assuré au quotidien Christophe Marès, le directeur opérationnel de Mandarin Europe , Moyen-Orient et Afrique du groupe qui s'est fendu d'un communiqué de presse au lendemain de la parution, expliquant tout bonnement que «l'article du Monde quotidien pourrait être une tentative de déstabilisation menée par le propriétaire, Jaouad  Kadiri, en vue de ternir la réputation de notre groupe et détourner l’attention du litige commercial de plusieurs millions de dollars».

Patrick Finet se défend quant à lui en invoquant un chantier monté «par des adversaires» en connexion avec «des services secrets marocains» selon Le Monde  

DEUX PLAINTES PÉNALES DÉPOSÉES EN FRANCE

    De telles déclarations ont légérement irrité Me Pascal Garbarini, avocat en France de l'homme d'affaires Jaouad Kadiri qui a déposé deux plaintes contre MOHG en France. La première a été déposée le 26 juillet aurpès du parquet de Paris (et enregistrée début septembre) pour faux, usage de faux, abus de confiance, escroquerie et tentative d'escroquerie. Propriétaire d'un hôtel de luxe dans la palmeraie de Marrakech, Kadiri accuse Mandarin oriental, avec qui il devait ouvrir en 2011 un établissement à Marrakech, de l'avoir blousé dans l'unique but de le mettre à genoux financièrement ...et le pousser à lui vendre de prisés terrains. Pour se faire, les dirigeants de l'hôtel, dont Patrick Finet, auraient dépensé quelque 2,8 millions d'euros, objet d'une convention de prêt entre JK Hôtel et MOHG, sans en rendre compte à Kadiri. Avant de se retirer du projet dans la précipitation en février 2011. «Ils se sont comportés comme des colonialistes en méprisant les lois marocaines», tonne Me Garbarini, précisant que «la plupart des employés étrangers de Mandarin ont travaillé sans visa».  La deuxième plainte, déposée en septembre, vise des faits de violences volontaires à l'égard de l'épouse de Jaouad Kadiri, qui aurait été agressée le 11 février 2011. Patrick Finet aurait tenté de lui voler un baiser avant de la baffer… Péché véniel au regard des accusations qui pèsent contre le dirigeant hôtelier au Maroc. S'il a bien eu l'idée, comme le prouve un mail du 10 février 2011 auquel Bakchich a eu accès, de nettoyer les ordinateurs et passer à la déchiqueteuse «toutes les files», le DG a oublié le plus important. Son ordinateur personnel.    

SPORT ET MASSAGE LOIN DES REGARDS

  Selon l'enquête préliminaire de la gendarmerie royale de Marrakech, couchée sur PV le 15 octobre dernier après une plainte de Jaouad Kadiri, Patrick Denis Finet a pris l'habitude, durant son séjour, de consulter sites pornos et sites de mineurs sous l'alias Louis XIV «afin de les attirer vers son chauffeur privé» qui s'est chargé de les amener dans une annexe de l'hôtel… De nombreux témoins,  ont avisé les enquêteurs que des groupes d'enfants «dont l'âge variait entre 15 et 20 ans» ont été vus pénétrant dans la demeure de Finet pour «le sport et pour le massage». L'un d'eux a même décrit que si aucun des témoins, tous employés de Kadiri, ne l'a vu «en position contraire à la pudeur avec les jeunes enfants», les photos trouvées sur son ordinateur ont provoqué un fort émoi à Marrakech, faisant la une du Quotidien Assabah le 20 octobre  2011. Une première audience de procès s'est tenu le 28 septembre octobre, en l'absence de M. Finet qui n'a pas dépêché d'avocat marocains. A la barre, les témoins ont confirmé leur version des faits, mais nulle trace des victimes. Sur le banc des accusés, les chauffeurs-rabatteurs.   « Au niveau de l'instruction ,il n y a pas vraiment de traces des victimes. Les témoignage des employés de l'hôtel diffère d'une personne à une autre ,pour la simple raison que le concerné s'adonnait à ces actes dans la piscine de sa propre villa ,c'est à dire loin de la vue des témoins ,et que les victimes étaient acheminées chez lui, grâce à des rabatteurs ,par voiture à vitres teintées», précise à Bakchich Me Mustafa Er-Rachidi, avocat de l'association de lutte contre la pédophilie touche pas à mon enfant. Avant de s'agacer de la posture adopté par Mandarin International, qui assure n'avoir «trouvé aucun fondement venant soutenir les faits avancés». Quelques semaines plus tôt pourtant, la direction de la communication, contactée par Bakchich, a affirmé ne pas commenter une procédure en cours... «Mandarin oriental est libre d'avancer ce que bon lui semble. Nous ne voyons pas ici le rôle de Mr Kadiri. Pour l'association ,l'existence de photos pédopornographiques sur l'ordinateur de Mr Finet, par milliers est une évidence sans équivoque. Il ne s'agit d'aucune instrumentalisation. Nous avons eu toujours la même attitude vis à vis de ce genre d'affaires, qu'il s'agisse d'un présumé pédophile marocain ou autre». Quant à l'absence «d'enquête internationale» ou  «mandat d’arrêt international émis à l’encontre de Monsieur Finet»  avancée par le groupe, elle fait peu de cas de l'avis de recherche émis par le parquet de Marrakech le 14 octobre 2011.    
Mais si « les autorités concernées ne prennent pas les mesures nécessaires pour juger le présumé pédophile au Maroc», alors l'association Touche pas à mon enfant pourrait se constituer en France.
Une nouvelle audience doit se tenir au tribunal de Marrakech le 19 octobre prochain.
Source : https://www.bakchich.info/international/2012/10/02/des-mineurs-marocains-dans-les-griffes-du-mandarin-61742

AVoir :
http://pedocriminel.blogspot.fr/2012/10/jean-michel-baroche-pedophile.html
http://pedocriminel.blogspot.fr/2012/02/jacques-henri-soumere-pedophile.html
http://pedocriminel.blogspot.fr/2011/12/jack-lang-pedophile.html
http://pedocriminel.blogspot.fr/2012/01/quelques-noms-francais.html