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dimanche 18 mai 2014

Suisse : Mariage pour tous : les Suisses vont légaliser l’inceste.


Comme « la notion de famille a beaucoup évoluée », le législateur suisse compte dépénaliser les rapports sexuels au sein de la famille. Quel réactionnaire incestophobe s’insurgera contre l’adaptation de la législation à l’évolution de la société ?
Une vidéo d’un débat qui fait actuellement l’actualité en Suisse nous rappelle étrangement notre « mariage pour tous ». Au nom du rare nombre de cas et de l’évolution de la famille, les Suisses vont légaliser les rapports sexuels entre un enfant (adulte) et ses parents. Les arguments avancés par les défenseurs de la dépénalisation sont frappant tant ils nous rappellent ceux avancés par Christiane Taubira, Audrey Pulvar et Caroline Fourest…
Pourra-t-on un jour épouser son père ou sa fille au nom du mariage pour tous ?


La sodomie entre frères et sœurs adultes consentants défiscalisée par l’état, c’est maintenant !
Source : http://24heuresactu.com/2013/01/31/mariage-pour-tous-les-suisses-vont-legaliser-linceste-video/

AVoir :
Roman Polanski Pédophile?
Pédophilie Lexique de A à Z.
Patricia Poupard Victime.
Mais qu’en font-ils de tous ces vieux ?

mercredi 8 mai 2013

Crime sexuel incestueux : La déviance pédophile en question...


Crime sexuel incestueux : La déviance pédophile en question...

Il est essentiel, pour comprendre l’ampleur du problème dans « notre » société, de considérer qu’une victime non secourue devient le plus souvent bourreau elle-même.
La souffrance subie dès les premières années, tant sur le plan physique que psychologique, ne peut être supportée sur le long terme que si le sujet finit par adhérer au traitement qui lui est infligé. (Sur du très court terme, la seule occultation de la réalité peut suffire, sans que pour autant les répercussions en terme de troubles de personnalité ne soient bénignes.)
Cette souffrance, jamais traitée, d’enfant martyrisé sur du long terme et jamais secouru, sera alors enfouie dans son subconscient, avec le message que rentrer dans le jeu du tortionnaire aura été le seul moyen de survivre à ses monstruosités. A ce niveau, effectivement, le « sujet » aura été invité à passer du rôle de victime à celui de bourreau, faisant le constat indicible qu’il s’agissait de l’unique moyen de ne plus être victime.
On retrouve également dans ce processus un peu du syndrome de Stockholm, où l’otage en vient à prendre le parti du preneur d’otage et à adhérer à sa cause, suite au traumatisme qu’il subit, entre terreur et impuissance.
La notion d’injustice rentre quant à elle en ligne de compte dans l’inconscient du « sujet », comme une frustration majeure, jamais conscientisée, et donc jamais traitée.
Cette notion n’aura jamais été conscientisée parce que le « sujet » aura été conduit à l’enfouir dans son subconscient, en occultant également cette notion d’injustice et en privilégiant la seule issue qui était de devenir lui-même bourreau.
N’oublions pas que pour supporter l’insupportable, le cerveau humain active un processus de négation et d’occultation du réel vécu, qui conduit au dédoublement de
la personnalité. Il est très facile à des bourreaux avertis, à l’instar des vulgaires briseurs de victimes des réseaux « classiques » de proxénétisme, d’atteindre le seuil du supportable chez leurs proies, au point que celles-ci déclenchent naturellement ce processus de « survie » psychologique qui fait d’elles des esclaves incapables de la moindre rébellion.
Mais la souffrance reste bien présente, profondément enfouie dans le subconscient de toute victime brisée. Cette souffrance et ces ressentis  la parasiteront toute sa vie de façon envahissante.
Pour éponger cette souffrance et ses frustrations inconscientes, le « sujet » aura été amené, encouragé par ses tortionnaires au fil des années, à développer des mécanismes à la base déjà naturels, de transfert sur d’autres sujets vulnérables.
Ce « sujet » d’origine, devenu adulte, à défaut d’une thérapie profonde, continue donc à traiter ses propres souffrances par l’agression sexuelle qu’il reproduit le plus souvent sur ses propres enfants.
Car si l’ex victime subissait elle-même comme enfant les abus de la part de ses propres parents, sa propre progéniture est ce qui lui permet justement ce transfert, cette forme « d’exorcisation » des souffrances vécues.
Ces processus psychiques ont été très largement étudiés et décodés, depuis des lustres, par ceux qui entendent contrôler l’Humanité.
Parallèlement à cela, le lavage de cerveau et la manipulation mentale appliqués dans les réunions de sociétés secrètes de type franc-maçonnerie, dès certains niveaux, répandent la croyance que la pratique de ce type de « magie sexuelle » appliquée jusque sur ses propres enfants, est ce qui permet à l’initié d’exalter son potentiel de domination, tout en préparant les générations futures – sa progéniture - à suivre ce chemin « d’élu » . Cette malheureuse progéniture est ainsi programmée pour devenir l’élite de demain, parfaitement détraquée psychologiquement, véritable « docteur Jekyl et mister Hyde ».

Source: RRR Stanmaillaud.

AVoir:
Stan Maillaud Juste.
Sos Stan Maillaud, mon compagnon a disparu.

mercredi 19 décembre 2012

L'inceste dans le Code Pénal.


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Pré-rapport dans le cadre de la loi n° 2010-121 du 8 février 2010 tendant à inscrire l'inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d'actes incestueux. ( juin 2011)

La loi du 8 février 2010 prévoit que le Gouvernement remet au Parlement un rapport examinant les modalités d'amélioration de la prise en charge des soins, notamment psychologiques, des victimes d'infractions sexuelles au sein de la famille, en particulier dans le cadre de l'organisation de la médecine légale. Ce rapport examine les conditions de la mise en place de mesures de sensibilisation du public, et notamment des mesures d'éducation et de prévention à destination des enfants.

Pour le ministère de la santé, l’amélioration de la détection et de la prise en charge des victimes d’actes incestueux au sein du système de santé s’appuie en premier lieu sur la construction d’une organisation solide en matière de médecine légale. Il s’agit en effet d’une activité fondamentale dans le cadre de l’élaboration des politiques publiques menées depuis plusieurs années en faveur d’une meilleure prise en charge des victimes d’infractions, notamment au travers des efforts portés sur les examens médico-légaux des victimes de violences ou d’agressions sexuelles.

La présente note propose une présentation des principales dispositions de la réforme de la médecine légale et dans ce cadre de la prise en charge des victimes d’actes incestueux. Elle sera complétée à l’automne 2011 par un rapport plus fourni, tirant le bilan de 8 mois de mise en œuvre de la réforme.

Téléchargez ici le pré-rapport.

Insertion de l'inceste dans le Code Pénal

Le 26 janvier 2010, l'inceste a été inséré dans le Code pénal...voici le compte-rendu de la discussion à l'Assemblée Nationale.

Lutte contre l’inceste sur les mineurs

Voici le compte-rendu de la discussion





La circulaire de présentation de la loi (Publication au Bulletin officiel du 28 février 2010)

BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES LIBERTÉS

Circulaire de la DACG n° CRIM-10-3/E8 du 9 février 2010 relative à la présentation des dispositions de droit pénal et de procédure pénale de la loi du n° 2010-121 du 8 février 2010 tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d’actes incestueux NOR : JUSD1003942C

Le ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés à :

- Pour attribution -
Mesdames et Messieurs les procureurs généraux près les cours d’appel et les procureurs de la République près les
tribunaux supérieurs d’appel - Mesdames et Messieurs les procureurs de la République

- Pour information -
Mesdames et Messieurs les Premiers Présidents des Cours d’Appel et les Présidents des Tribunaux Supérieurs d’Appel
- Mesdames et Messieurs les présidents des tribunaux de grande instance

Annexes :- Tableau comparatif des dispositions du code pénal- Tableau comparatif des dispositions du code de procédure pénale

La loi du 8 février 2010 tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d’actes incestueux, issue d’une proposition de loi déposée par la député Marie-Louise Fort, a été publiée au Journal Officiel du 9 février 2010.Les dispositions de droit pénal et de procédure pénale de cette loi ont pour objet de permettre aux parquets, aux juridictions d’instruction, aux tribunaux correctionnels et aux cours d’assises, de prendre en compte de façon adaptée la spécificité des crimes et des délits incestueux.L’objectif essentiel est d’inscrire expressément la notion d’inceste dans notre droit répressif et de clarifier la portée des textes applicables en la matière, sans pour autant modifier les pénalités existantes, qui sanctionnent déjà ces comportements de façon suffisamment sévère.

Les dispositions de cette loi seront présentées en examinant successivement la consécration et la clarification de la jurisprudence relative aux notions de contrainte et de personnes ayant autorité (1), la reconnaissance expresse de l’inceste en droit pénal (2), ses conséquences en matière de retrait de l’autorité parentale et de désignation d’administrateur ad hoc (3), et l’application immédiate des nouvelles dispositions en raison de leur nature interprétative, déclarative ou procédurale (4).

1. Clarification des notions de contrainte et de personnes ayant autorité

1.1. Clarification de la notion de contrainte

L’article 1er de la loi a inséré dans le code pénal un article 222-22-1 qui explicite la notion de contrainte prévue par l’article 222-22 pour caractériser le viol ou les agressions sexuelles.Il est précisé que la contrainte peut être physique ou morale et que la contrainte morale peut résulter de la différence d’âge existant entre une victime mineure et l’auteur des faits ainsi que de l’autorité de droit ou de fait que celui-ci exerce sur cette victime. Cette clarification ne fait que consacrer les jurisprudences les plus récentes des juridictions du fond et de la Cour de cassation1, et ne modifie donc pas le droit applicable. Elle permet en revanche d’éviter des jurisprudences plus anciennes et critiquables qui considéraient que la minorité de la victime et l’autorité de l’auteur des faits constituaient des circonstances aggravantes, qui ne pouvaient de ce fait être pris en compte pour apprécier les éléments constitutifs de l’infraction elle-même.

1 Par exemple Crim. 3 déc. 2008 pourvoi n° 08 84092 rejetant un pourvoi contre un arrêt de renvoi aux assises pour des actes infligés à un mineur « à la faveur de la contrainte morale au regard de la différence d’âge avec le mise en cause ».

1.2. Clarification de la notion de personne ayant autorité

L’article 2 de la loi a modifié les articles 222-24, 222-28, 222-30 et 227-26 du code pénal relatifs aux viols aggravés, aux agressions sexuelles aggravées et aux atteintes sexuelles sur mineurs aggravées, lorsque cette aggravation résulte de la commission de l’infraction par une personne ayant autorité sur la victime. Il est désormais précisé qu’il peut s’agir d’une autorité de droit ou de fait. Cette précision vient également consacrer une jurisprudence traditionnelle, qui a par exemple considéré qu’exerçaient une autorité sur un enfant le concubin de sa mère, ou encore le fils de sa nourrice, bien que ces derniers ne soient titulaires d’aucune autorité juridique sur le mineur. Il peut être noté que dans les articles précités, il a été supprimé, en cas d’aggravation liée à la qualité d’ascendant de la victime, la précision selon laquelle il s’agissait d’un ascendant légitime, naturel ou adoptif, pour tenir compte de la suppression de ces distinctions intervenue dans les dispositions du code civil lors de la réforme de la filiation.

 2. Définition et reconnaissance expresse de l’inceste en droit pénal

2.1. Définition de l’inceste

L’article 1er de la loi a inséré dans le code pénal deux articles 222-31-1 et 227-27-2 définissant la notion d’inceste en droit pénal.
Ils prévoient que les viols, les agressions sexuelles et les atteintes sexuelles sont qualifiés d’incestueux lorsqu’ils sont commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par un ascendant, un frère, une soeur ou par toute autre personne, y compris s’il s’agit d’un concubin d’un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait.
L’inceste pénal n’est donc constitué que si les faits sont commis au sein de la famille et sur la personne d’un mineur. Ceux commis sur un majeur ne peuvent donc constituer un inceste au sens pénal.

Au delà de ces conditions communes, le texte distingue trois hypothèses :

1) Les crimes et délits sexuels sont commis sur un mineur par un ascendant (de tels faits étant nécessairement commis au sein de la famille), ce qui correspond à l’hypothèse la plus évidente de l’inceste.

2) Les faits sont commis sur un mineur par son frère ou sa soeur. La qualification d’inceste de ces faits, nécessairement commis au sein de la famille, répond à la prohibition absolue posée par le code civil des mariages entre frères et soeurs. Il convient de souligner que la qualification d’inceste n’exige pas que le frère ou la soeur auteur des faits ait une autorité de fait sur la victime.

3) Les crimes et délits sexuels sont commis, au sein de la famille, par toute autre personne, y compris le concubin d’un membre de la famille, ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait. Il s’agit là de l’hypothèse, la plus fréquente en pratique, de l’inceste commis par le compagnon de la mère du mineur, mais également des incestes commis par des membres de la famille, comme des oncles ou des cousins, ou par les concubins des tantes ou des cousines. Dans ce cas, l’inceste suppose que la personne exerce une autorité, le plus souvent de fait, sur le mineur. L’exigence selon laquelle les faits doivent avoir été commis au sein de la famille exclut notamment les actes commis, sans lien de famille, par une personne ayant autorité, comme une nourrice ou toute autre personne par qui l’enfant était gardé.

2.2. Absence de conséquence de la qualification d’inceste sur les peines encourues

D’un point de vue juridique, les articles 222-31-1 et 227-27-2 créent une forme de «surqualification» d’inceste, qui se superpose aux qualifications et circonstances aggravantes existantes en matière de viols, d’agressions sexuelles et d’atteintes sexuelles mais ne constituent nullement de nouvelles incriminations et ne modifient pas les peines encourues. Au demeurant, les articles 222-31-1 et 227-27-2 ne prévoient aucune peine.

Ainsi, le viol commis sur un mineur de 15 ans ou le viol commis par un ascendant ou une personne ayant autorité demeurent réprimés par les 2° et 4° de l’article 222-24 du code pénal de 20 ans de réclusion, qu’il y ait ou non inceste. En effet, il faut souligner que dans certaines hypothèses, ces faits ne seront pas qualifiables d’incestueux au sens pénal du terme: en cas de viol commis par un ascendant sur un majeur, ou en cas de viol commis sur un mineur de 15 ans par une personne ayant autorité dès lors qu’il n’est pas réalisé au sein de la famille. En revanche, les hypothèses de viol incestueux par ascendants ou personnes ayant autorité mentionnées aux 1) et 3) du paragraphe 2.1 ci-dessus relèveront nécessairement du 4° de l’article 222-24.

De même, le viol commis sur un mineur de 15 à 18 ans par son frère ou sa soeur, lorsque ces derniers n’ont pas autorité sur la victime, demeure réprimé par l’article 222-23 sanctionnant le viol simple de quinze ans de réclusion, même s’il s’agit désormais d’un viol incestueux, puisque ni la minorité de 15 à 18 ans de la victime, ni la qualité de frère ou de soeur de l’auteur des faits (dès lorsqu’il n’y a pas autorité sur la victime, ce qui peut être notamment le cas lorsqu’il n’y a pas de grande différence d’âge), ne constituent des circonstances aggravantes.

Il résulte de ce qui précède que les poursuites et les condamnations pour inceste devront viser à la fois les articles actuels définissant, réprimant et, s’il y a lieu, aggravant le viol, l’agression sexuelle ou l’atteinte sexuelle, et, selon le cas, le nouvel article 222-31-1 ou le nouvel article 227-27-2.

2.3. Nécessité pour les juridictions de retenir la qualification d’inceste lorsque les conditions prévues par la loi sont réunies

En matière correctionnelle, la qualification d’inceste devra être retenue par le procureur de la République dès l’engagement des poursuites, par le juge d’instruction lors de la mise en examen et le renvoi, et par le tribunal correctionnel lors du jugement.
Il en sera de même au cours de l’instruction en matière criminelle et lors de la condamnation par la cour d’assises.
Il sera ainsi possible, ce qui constitue l’un des objectifs de la loi, de disposer de chiffres fiables sur les poursuites et condamnations en matière d’inceste, ce que ne permettaient pas les dispositions antérieures2.

2.4. Question spécifique devant la cour d’assises

L’article 2 de la loi a complété l’article 356 du code de procédure pénale relatif aux questions devant la cour d’assises afin de prévoir que la qualification d’inceste prévue par les articles 222-31-1 et 227-27-2 du code pénal fait l’objet, s’il y a lieu, d’une question spécifique.
En matière de viol, cette question - qui complètera les questions actuelles sur le crime même de viol et sur ses éventuelles circonstances aggravantes (ces questions devant continuer à être posées comme par le passé) – pourra, selon les hypothèses, être ainsi rédigée:

- Le viol reproché à XX doit-il être qualifié d’incestueux au sens de l’article 222-31-1 du code pénal comme ayant été commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par un ascendant ?
- Le viol reproché à XX doit-il être qualifié d’incestueux au sens de l’article 222-31-1 du code pénal comme ayant été commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par [un frère] [une soeur] ?
- Le viol reproché à XX doit-il être qualifié d’incestueux au sens de l’article 222-31-1 du code pénal comme ayant été commis au sein de la famille sur la personne d’un mineur par une personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ?
Des questions similaires devront le cas échéant être posées en matière d’agression sexuelle ou d’atteinte sexuelle.

2 Une liste de nouvelles NATINF est en cours d’établissement ; elle vous sera communiquée aussitôt que les différentes applications informatiques, au Casier judiciaire national comme dans les juridictions, auront pu les prendre en compte.

 3. Conséquences de la qualification d’inceste

3.1. Conséquence concernant le retrait de l’autorité parentale

L’article 1er de la loi a inséré dans le code pénal un article 222-31-2 qui dispose que lorsque le viol incestueux ou l’agression sexuelle incestueuse est commis contre un mineur par une personne titulaire sur celui-ci de l’autorité parentale, la juridiction de jugement doit se prononcer sur le retrait total ou partiel de cette autorité en application des articles 378 et 379-1 du code civil.

Il précise que la juridiction peut alors statuer sur le retrait de cette autorité en ce qu’elle concerne les frères et soeurs mineurs de la victime.
Il précise également que si les poursuites ont lieu devant la cour d’assises, celle-ci statue sur cette question sans l’assistance des jurés.

Des dispositions exactement similaires figurent dans le nouvel à l’article 227-27-3 en cas d’atteintes sexuelles incestueuses commises par une personne titulaire sur le mineur de l’autorité parentale.
Ces dispositions ne sont que la reprise de l’ancien article 222-31-1 du code pénal, qui a été remplacé par les dispositions définissant l’inceste, et de l’article .227-28-2 qui a été abrogé par coordination. Elles ne modifient donc en rien le droit applicable.

3.2. Conséquence en matière de désignation d’administrateur ad hoc: désignation de principe en cas d’inceste

L’article 5 de la loi a complété l’article 706-50 relatif à la désignation d’un administrateur ad hoc, afin de préciser que lorsque les faits sont qualifiés d’incestueux au sens des articles 222-31-1 ou 227-27-2 du code pénal, la désignation de l’administrateur ad hoc est obligatoire, sauf décision spécialement motivée du procureur de la République ou du juge d’instruction.

Le législateur a en effet logiquement considéré que dans ce cas, la probabilité que la protection des intérêts du mineur ne soit pas complètement assurée par ses représentants légaux ou par l'un d'entre eux était particulièrement élevée, ce qui justifiait une telle désignation.

Il en sera notamment ainsi lorsqu’un inceste aura été commis par le concubin de la mère de la victime, même si cette dernière n’est pas poursuivie pour complicité ou non dénonciation de crime, le simple fait qu’elle ait pu, même par ignorance, laisser commettre ce crime laissant penser qu’elle n’est pas en mesure de protéger efficacement la victime au cours de la procédure judiciaire.

Le législateur a toutefois réservé les cas dans lesquels cette désignation paraîtrait inutile et inopportune, Dans de telles hypothèses, le magistrat saisi du dossier devra, par décision spécialement motivée, indiquer pourquoi la désignation d’un administrateur ad hoc n’est pas nécessaire.


Avoir :
Les infractions sexuelles.
La loi en France du viol et des autres agressions sexuelles.
L'inceste.
L'inceste dans le Code Pénal.
Inceste : Décision n° 2011-163 QPC du 16 septembre 2011.
Le viol.
La prostitution.
Les mariages forcés concernant les mineurs.
Code pénal : Article 227-23 - Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende.
Déontologie : La diffamation et l'injure.
Signaler un site ou un lien pédophile.

L'inceste.


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Loi du 8 février 2010 tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge

Où en est-on ?

La loi a été promulguée le 8 février 2010. Elle a été publiée au Journal officiel de la République française dans lequel sont publiés les lois et les règlements. du 9 février 2010.

Le texte définitif de la proposition de loi déposé au Parlement à l’initiative d’un ou plusieurs parlementaires, avait été adopté le 26 janvier 2010, l’Assemblée nationale ayant adopté en deuxième lecture, sans modification, le texte que le Sénat avait modifié en première lecture le 30 juin 2009.

Déposée à l’Assemblée nationale le 18 mars 2009 par Mme Marie-Louise Fort et plusieurs de ses collègues, la proposition de loi avait été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 28 avril 2009, après engagement de la procédure accélérée.


De quoi s'agit-il ?

Ce texte prévoit d’abord l’inscription de l’inceste dans le code pénal, la législation n’en faisant jusqu’ici qu’une circonstance aggravante pour les viols et les autres agressions sexuelles.

Le texte définit comme des incestes les viols et agressions sexuelles lorsqu’ils sont commis au sein de la famille de personnes liées par des liens de filiation et d’alliance., sur un mineur, par un ascendant ou par toute autre personne ayant une autorité de droit ou de fait ainsi que par un frère, une sœur ou le concubin d’un membre de la famille.

Le texte précise qu’un mineur ne peut être considéré comme consentant à un acte sexuel avec un membre de sa famille.

L’Assemblée nationale avait, en première lecture, porté de 2 à 5 ans de prison et à une amende à payer au Trésor Public une somme d’argent fixée par la loi. de 75 000 euros (au lieu de 30 000) l’atteinte sexuelle sur un mineur de plus de 15 ans, contrainte ou non, même si dans leurs rapports avec des personnes extérieures au cadre familial les mineurs de plus de 15 ans sont majeurs sexuellement.

Cette disposition n’a pas été reprise dans le texte définitivement adopté.

Le texte comporte en outre des mesures visant à renforcer l’information sur l’inceste, la violence et la sexualité dans le système scolaire et sur les chaînes audiovisuelles publiques. Il donne la possibilité aux associations de lutte contre l’inceste de se constituer partie civile.

Il prévoit la présentation par le gouvernement collégial composé du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat chargé de l’exécution des lois et de la direction de la politique nationale., avant le 30 juin 2010, d’un rapport examinant les conditions d’application de mesures pour améliorer la prise en charge des victimes d’infractions sexuelles.


Avoir :
Les infractions sexuelles.
La loi en France du viol et des autres agressions sexuelles.
L'inceste.
L'inceste dans le Code Pénal.
Inceste : Décision n° 2011-163 QPC du 16 septembre 2011.
Le viol.
La prostitution.
Les mariages forcés concernant les mineurs.
Code pénal : Article 227-23 - Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 Euros d'amende.
Déontologie : La diffamation et l'injure.
Signaler un site ou un lien pédophile.

Récit d'une survivante de l'inceste.


Dans le cadre du secret de l’instruction, je ne cite aucun nom et demeure anonyme…… Les dates sont véridiques, ainsi que le contenu du récit.

Introduction.

"Le premier souvenir est un flash. ça commence comme un hoquet, comme un cri noir et blanc, très flou, terriblement douloureux. Elle a un ventre de femme enceinte, un autre enfant va naître, ma sœur, la dernière; j’ai dix-huit mois. Elle m’a attachée à ma chaise haute et me frappe avec un martinet. Le visage, les cuisses.

J’ai passé ma petite enfance sous l’escalier, puis attachée à mon lit dans une pièce de neuf mètres carrés.

Voilà, ça commence comme un cauchemar et ça ne prend fin que dix sept ans plus tard, lorsque je quitte le domicile parental pour suivre mon année de terminale au sein d’un prestigieux lycée parisien.

Je fais ici le récit que je radote depuis des mois entiers, sur le forum du Monde à Travers un regard, qui lutte contre l’inceste et la pédocriminalité, à mon avocate, pour préparer un hypothétique procès, les psys, tellement nombreux que je ne saurais les dénombrer.

Le cinq avril, j’ai porté plainte. La jeune femme policier de l’accueil me demande poliment l’objet de ma venue.

Je lui dis tout bas-une foule se presse derrière moi- que je viens déposer plainte pour actes de torture et de barbarie et viols aggravés par diverses personnes sur mineure de moins de quinze ans, de 2 à14 ans. Elle devient blême en un instant.

-qui?

Mon père ma mère, tout d’abord, puis mon frère, et quinze autres personnes impliquées dans deux réseaux différents, l’un implanté vraisemblablement dans la ville d’où je suis originaire, et que je nommerai P. L’autre, je l’ignore……Il y a à tant à vomir.

Elle appelle l’OPJ, qui me reçoit immédiatement.

Première déposition filmée.

1976

Ma mère a pris une jeune fille à son service à ma naissance après une tentative de noyade que m’a racontée maintes fois hilare mon cynique de père, lorsqu’à trois jours, je pleurais dans mon bain. Elle a campé au pied de mon berceau, dans cette chambre pas plus grande qu’une cellule de maison d‘arrêt, toute recouverte de fleurs couleur jaune sale et kaki, sur une tapisserie atroce ,que j’ai tant observée durant mes heures de séquestration que je pourrais les dessiner les yeux fermés, alors que cela fait dix-huit ans que je ne les ai revues.

Irène me servait en quelque sorte de garde du corps, pour empêcher ma mère de me jeter par la fenêtre ou me démembrer à force de me secouer….;elle est partie un jour sans raison, alors on a trouvé bon que je quitte ma chambre, trop coquette ; le placard était parfait pour moi……j’y suis restée jusqu’aux trois ans de ma jeune sœur.

J’avais les deux bras attachés à un tuyau de radiateur qui passait sous l’escalier, et traversait le placard, qui se fermait par un loquet de l’extérieur. Pas d’ouverture, pas d’espace, rien, pas de lumière non plus. Des rouleaux de sopalin, l’aspirateur qu’on rangeait à côté de moi, des litres d’eau de javel et quelques serpillières., des paquets de croquettes pour chat.

Ma mère m’y enfermait nue, sans rien sous moi, et me sortait pour me faire faire mes besoins, marcher un peu dans la cour lorsque mes aînés étaient à l’école. Elle oubliait fréquemment de me nourrir; elle me battait à chaque fois que je pleurais, pour appeler, par faim, lorsque j‘avais trop froid ou trop chaud, par peur aussi, malade d’ angoisse dans cette cage, sans pouvoir bouger.

Par intermittences, on me ramenait dans la chambrette de neuf mètres carrés. Entre mes deux ans et demi , et mes cinq ans, le placard était l’une des nombreuses punitions que m’infligeaient mes parents.

1979

Je pouvais  passer des semaines entières sous l‘escalier, puis je réintégrais la cellule kaki de l’étage pour quelques jours.

Parfois mes parents me prenaient dans leur chambre et jouaient sexuellement avec moi. Ma mère aimait beaucoup attacher, et fouetter. En termes sadomasochistes, cela s’appelle le bondage. Il faut appeler les choses par leurs termes…….

Saint -Sylvestre 1979

Ma mère nous avaient couchés tôt, mon frère, mes sœurs et moi.

dans la nuit,  elle m’a réveillée et m’a « préparée » pour la première fois.

Elle m’a mise nue. Puis m’a enfilé un collier en cuir, pour chiens, avec des clous. Elle y a glissé une laisse. Ses mots raisonnent dans mes souvenirs. « Si tu cries, je t’arrache la peau du dos » m’a-t-elle dit très clairement.

Nous avons descendu les vingt-cinq marches de l’escalier de chêne, puis nous sommes entrés au salon. Un dizaine de convives nous attentaient, dont mon père, l‘une de mes tantes, la pharmacienne, le dentiste, le commissaire priseur de P. d’autres gens que j’ai oubliés.

-le dessert!

Ils étaient saouls. Ils m’ont fait boire du champagne, mon père m’a fait croquer dans un comprimé que je ne connaissais pas encore, et avec lequel on allait me droguer pendant de longues années pour atténuer la douleur et l’angoisse dus aux mauvais traitements; l’atarax.

Danse!

Sur la table, je dansais, je pleurais

On m’a ensuite enjointe de me masturber tout en continuant mes trémoussements.

Des photos ont été prises, ça riait fort.

Puis je suis passée de sexe en sexe, on m’a pénétrée par l’anus et le vagin, on m’a battue à mort, à coups de savate sous la table.

Pour finir , j’ai servi de meuble d’appoint, à quatre pattes aux pieds de mon père, qui posait sur mon dos reconverti en table basse ses cigares et son énième verre.

Mon père m’a recousue les invités une fois partis, dans sa salle de consultation; il était cardiologue. Je me suis évanouie…………

Été 1979

Un homme que je n’avais jamais vu est entré dans ma vie un  jour d’été, peu après mon anniversaire; je ne connais pas son nom, ni son prénom, son visage se mélange à celui de mon père. Il était l’ami intime de ma mère; je pense qu’ils avaient eu une liaison par le passé, et leurs retrouvailles étaient régulièrement plus que rapprochées.

Il est venu me chercher. Je me souviens d’échange de billets de 500 francs entre ma mère et l’homme que j’appellerai  le violeur. Ensemble, avec ma mère, nous avons fait le voyage dans la voiture du violeur. On m‘a mise dans le coffre comme un vulgaire valise. Nous avons atterri dans une maison froide, plutôt étriquée et pauvre. J’étais selon ma mère insupportable; il allait lui donner de astuces pour me soumettre durant un « stage« , une pension à durée indéterminée; il m’a fait croire que ma mère m’avait vendue à lui, abandonnée. En réalité, il me louait pour les vacances. Entre en scène le chef de file du deuxième réseau pédophile.

Devant elle, il m’a préparé comme ma mère l’avait fait durant cet hiver; j’ai été mise  nue, puis il a enfilé le collier, un autre, mais similaire, un collier pour chiens.

J’ai beaucoup pleuré, il m’a battu avec une cravache jusqu’à ce que plus qu’aucun son ne sorte de ma bouche, épuisée de recevoir tant de coups.

Ma mère est partie sans que je m’en rende compte. Il m’a attachée avec l’aide d’une longe à un radiateur, proche de son coin télé, où il visionnait des films pédopornographiques; durant les premiers jours, il m’appris à ne pas toucher au collier. A chaque fois que je l’effleurais il me frappait les mains avec un martinet ou me brûlait avec sa cigarette. Un matin, il tira violemment sur la longe et m’attira vers son canapé devant la télévision; là il me sodomisa pour la première fois.

Tous les jours j ‘étais battue, promenée en laisse dans son jardin pour faire mes besoin; il me lavait au jet.

Je passais les repas sous la table, parfois il me forçait à lui faire des fellations pendant qu’il mangeait. Je devais partager l’assiette du chien, un malinois féroce qui ne laissait  pas aisément approcher quelqu’un de sa gamelle. Je finissais les restes du chien, rongeais les os déjà bien nus.

Le samedi, des convives venaient et les soirées viraient au cauchemar. J’ai encore vu des transactions d’argent. Je distribuais à boire, à manger, les mains étaient baladeuses………. je fus violée à répétition chaque samedi, parfois par plusieurs hommes à la fois. Il y avait aussi des femmes.

Durant ce premier séjour, il m’apprit tout en matière de sexe, il aimait répéter à ce qu’il ferait de moi une « vraie petite pute »…….

Je n’avais pas le droit de porter mes yeux sur lui, de lui adresser la parole, sous aucun prétexte.

Il inaugurait chaque matinée par une correction puis me « consolait » en me masturbant à la barbare, avec des objets, des sextoys divers.

Le « violeur » était un bricoleur doué…….un jour il m’enfila ce qu’il nommait « la muselière », une sorte de casque avec une boule qu’on enfonçait dans la  bouche, un casque adapté aux crânes de jeunes enfants…c’était lors des tortures, pour que les voisins n’entendent pas les hurlements…………..

Durant les viols il passait de la musique pour enfants, Anne Sylvestre et Dorothée, en visionnant des films où d’autres enfants subissaient d’autres viols.

Je vécu le pire chez cet homme. Il m’enfonça un jour une bougie allumée dans l’anus, un autre, me frictionna le sexe avec des orties. Après les coups de cravache, il passait mon dos au vinaigre……

Un jour il me passa le sexe à la nourriture pour chiens, et força le malinois à me lécher……je me souviens d’avoir été prise de soubresauts silencieux; il m’avait averti que si je criais, je chien me tuerait. Je revins chez lui régulièrement jusqu’à mes huit ans, où un évènement mit fin à ces horreurs, du moins chez ce pédophile .

À mon retour, j’étais hagarde, complètement déphasée. Je me mis à devenir bègue par moments, puis le bégaiement s’installa pour de longues années. Mon père me mis sous atarax à haute dose.

Ma mère prit les « réflexes éducatifs » de son ami le violeur d’enfants, et m’offrit pour fêter mon retour une cravache flambant neuve, qu’elle avait choisie chez  le vendeur, petite et souple, maniable. Je reçus le présent enrubanné sous du papier cadeau…..elle me corrigea pour l’étrenner. Ce fut le début des châtiments corporels compulsifs, à n’importe quel moment de la journée , sans raison.

Dorénavant, je vouvoyais ma mère, ne posais plus les yeux sur elle sauf ordre express de sa part, et l’appelait « madame », ou « maîtresse ». Je n’étais plus sa fille, j’étais sale et répugnante, lascive et perverse, d’ailleurs je n’étais pas digne d’amour. Elle me donna toute sortes de sobriquets, débile, putain, vagin, petite crotte,  et me faisait venir en hurlant « au pied! ». Elle me répétait que j’étais pire qu’une chienne; je le crus aisément……..

Je me remis à faire au lit. Cela me valait des corrections qui me faisaient tourner de l’œil régulièrement, et j’ai encore à 35 ans les cicatrices de lacération qu’elle me fit subir. Toute la matinée après mes crises d’énurésie, je devais rester le drap souillé sur les la tête et les épaules; je puais l‘urine, et mes frères et sœurs exercèrent un sadisme qui se généralisait à la famille entière.

Au début, ils se contentaient de moqueries, puis ils s’amusèrent à me pincer les fesses, les bras, lorsque je passais devant eux; Ils se mirent à me corriger à leur tour, surtout mon aînée de six ans plus âgée. Elle me mettait cul nu et me fessait jusqu’à ce qu’elle obtienne la satisfaction de les voir « rouges comme des tomates », expression qui l’amusait beaucoup.

Si j’avais le malheur d’en parler à ma mère, j’étais corrigée en retour par cette dernière, qui refusait pour moi  toute protection; elle enjoignait mes aînés-par la suite ma jeune sœur- à la délation….je ne pouvais me plaindre, mais leurs doléances à mon encontre étaient toujours entendues, et la réponse venait immédiatement à coups de cravache ou autres objets destinés à me faire souffrir le plus possible. J’avais alors juste trois ans.

Je ne connus que très peu la maternelle; je la  fréquentais uniquement si mon visage était « visible » (rarement);

J’étais perpétuellement  recouverte, de la tête aux pieds, de couches d’habits étouffants, jusqu’aux sous pull en plein été pour cacher les marques du collier que mes parents continuaient de m’imposer  lors de leurs soirées avec le premier réseau, que je rencontrais pour la première fois en ce fameux soir de la saint sylvestre 1979.

Cette année là, je dus passer toutes les vacances scolaires chez le « violeur »; un vétérinaire me soigna un jour car je  fis une hémorragie à force de me voir enfoncer des objets contendants dans l’anus. Il était ami avec le pédophile qui me torturait avec délices. Il prit tout le temps de me recoudre à vif;. Ce vétérinaire fut aussi l’un de mes violeurs…il s’occupait des animaux de ferme de la campagne environnante………

Lorsque je revenais de ces « stages », ma mère redoublait de violence, et mettait en place de nouvelles idées juteuses pour me malmener. A une époque, elle m’interdit tout bonnement de parler, rire, pleurer, d’aller aux toilettes. Je n’avais absolument plus droit à rien. Je fus bannie de ma fratrie, qui prit un malin plaisir à me faire réagir pour que je reçoive la correction promise.

Pendant des semaines entières, ma mère m’attachait à mon lit et ne venait qu’une fois par jour pour m’apporter une mixture ignoble dans une gamelle du chien……les aliments du repas étaient mélangés, soupe, yaourt, viande, purée. Je devais laper le tout. Si au bout d’une heure je ne l’avais pas mangée, elle me frappait au visage à coups de poing pour que je l’ingurgite froide, au risque de ravaler mes régurgitations. J’avais souvent sous moi une auréole d’urine, dans laquelle je baignais. Parfois je restais à macérer dans mes excréments……La main droite était attachée avec des menottes à mon sommier, je dormais assise la tête sur le lit, le reste du corps courbé par terre. Je suis née droitière, je perdis l’usage de cette main et me fit gauchère…..

C’est pendant ces longues périodes de séquestration que mon père vint me rendre visite dans ma chambre. Il venait la nuit surtout, et me caressait le sexe en me disant que j’étais la plus douce que les autres, que j’étais un vrai jouet vivant, une poupée , que j’étais drôle à pleurer pour « rien ». Ses visites se multiplièrent, il était éjaculateur précoce, alors il fallait qu’il aille vite, c’était assez épique. Il préférait me pénétrer par l’anus, et je me souviens de ma tête écrasée sur le matelas par sa main tandis qu’il forçait à toute allure et jurait de ne pas y parvenir. Il se mettait dans des rages folles lorsque je criais. Ou bougeais un tant soit peu. Il ne fit pas mieux que ma mère et fut d’une extrême violence à mon égard. rapidement  Il m’enfonça dans la bouche un mouchoir imbibé de vinaigre pour que je me taise , la bouteille toujours à disposition à côté de la vaseline et des sextoys dans l’alcôve de ma chambre, donnant sur la cour arrière par une lucarne.

 1981

En grandissant, les besoins sexuels de mon père devinrent plus nombreux, et plus difficiles à satisfaire. Je ne passais pas une semaine sans être convoquée dans son bureau. Parfois il venait me chercher doucement et me prenait la main pour m’emmener dans des endroits de la maison qui l’inspiraient sûrement, comme la cave à bois, assez pratique du reste car elle se fermait de l’intérieur par un verrou.

La salle de bain dans la baignoire vide, le lit conjugal, ou encore la salle de consultation. J’en ai gardé la phobie des tables d’auscultation et les cabinets de  médecins.

Il me battait régulièrement avec la boucle de son ceinturon, car sa précocité ne s’arrangeait pas. J’en conclus dans mon esprit d’enfant à une faiblesse, et je me protégeais en le haïssant, en le méprisant; ma mère était selon moi la tête pensante, la meneuse du couple, la dominante au sein de cette famille folle. Les insultes  que m’apprenait en cachette mon frère aîné fusèrent de ma bouche contre mon géniteur.

J’étais devenue presque insensible à la souffrance physique, ayant été malmenée depuis la naissance, et habituée à ne rien exprimer durant les châtiments corporels souvent interminables-elle ne s’arrêtait de fouetter que lorsque  je me taisais-, je pus aisément mimer l’indifférence, d’autant qu’une dissociation s’installa en moi. Je sut rapidement m’abstraire des scènes de viol et de tortures physiques de ma mère ou des violeurs en pensant à autre chose, pas forcément quelque chose de beau ou de doux du reste. Je « partais » comme dans une autre dimension…..et ne ressentais absolument plus rien, du moins jusqu’à mon « réveil » à la réalité.

La fureur de mon père ne servait à rien, mais mon indifférence et mes sarcasmes, mes insultes le rendirent encore plus violent, et il me laissa pour morte plus d’une fois dans cette horrible cave à bois; Parfois il inventait des jeux sadiques , comme me faire des radios du thorax en me disant que les radiations allaient me tuer, en me  forçant à rester couchée sous son bureau durant des heures, lorsqu’il qu’il dictait les lettres destinées à ses confrères.

Ma mère, qui n’avait plus de rapports sexuels avec mon père, devint comme jalouse de cette maltraitance. J’étais  dans sa bouche « la putain de mon père », et sa haine grandit davantage.

Un épisode datant du printemps 1981 me faire dire que mes parents ne pouvaient m’emmener chez le pédophile du deuxième réseau comme ils le souhaitaient…….

Un jour où mon père me faisait rentrer de force dans la cave à bois, je le mordis à la main pour qu’il me lâche. Il me prit sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terres et m’engouffra dans le coffre vide de la Simca familiale. « je t’y emmène définitivement », me dit il.

Il roula pendant des éternités, comme un fou, sur des routes plutôt chaotiques. Je fus éberluée au bout d’une à deux heures, de réaliser lorsqu’il ouvrit le coffre que j’étais revenue à la case départ, devant le portail blanc de la propriété de mon père.

Il me promit qu’à la moindre  incartade, il m’y laisserait pour de bon.

J’y revins de nombreuses fois, mais je crois fortement que ces visites étaient planifiées en fonction des obligations et de l’emploi du temps des membres du réseau pédophile.

Lorsque les enfants étaient à l’école, je me retrouvais la proie aisée de ma mère. Sans témoin,  il était certain qu’elle pouvait se laisser aller à tous les débordements. « Putain de mon père » , il fallait que j’en paye les conséquences.

Lors d’un cours de broderie- notre mère nous soumettait très tôt à des exercices de couture et de travaux ménagers, mes sœurs et moi-, elle m’avait fait venir dans le salon……..  Tandis que mon père m’inspirait dégoût et mépris, ma génitrice me terrorisait. Je pensais que jamais je ne pourrais m’opposer à elle, encore moins la vaincre……..

L’exercice de broderie était trop difficile, je n’avais que cinq ans à peine. Elle me fit venir aux pieds et me piqua chaque doigt avec l’aiguille, jusqu’au sang. Je ne pus poursuivre la broderie demandée avec insistance; il s’agissait de reproduire deux horribles mésanges sur une branche d’arbre, avec une maison au toit rouge en décor. Je reçus, mains derrière le dos des dizaines de gifles, et en sortit avec la lèvre une nouvelle fois fendue. Elle m’insulta à de nombreuses reprises, m’interdisant de pleurer, de lever le regard sur elle.

C’est ce jour là qu’elle me viola sans objet pour la première fois. Comme j’étais une prostituée, je dus en faire la démonstration, et elle m’ordonna de lui procurer le même plaisir qu’à son mari. Elle enfourna ma tête entre ses cuisses et j’appris ce jour là à satisfaire les femmes en découvrant les cunnilingus.

Je fus renvoyée dans ma chambre, à coup de pied au derrière; Le lendemain, j’étais convoquée au salon pour une nouvelle séance de couture; les viols devinrent incessants, avec des variantes plus ou moins barbares.

Après l’avoir satisfaite, les viols se prolongeaient dans le salon par des pénétrations forcées. Je restais parfois des heures des vibromasseurs dans l’anus, debout, le pantalon à mes chevilles, contre le mur, ou à genoux aux pieds de ma mère, qui lisait tranquillement………..un jour elle trouva très amusant de mettre ne scène l’expression « avoir un plumeau dans les fesses ». Mon père fut appelé pour l’occasion…..ce tableau obscène le ravit.

 1982

C’est l’année de mon entrée au CP. Encore deux ans et j’allais rester handicapée de la hanche et de la jambe droite. Pour l’instant, je pouvais encore me trémousser sur la table d’acajou massif lors des soirées orgiaques, et courir très vite lorsque mon frère me pourchassait avec se arcs et flèches artisanaux ou sa carabine à plomb chargée et flambant neuve. Du moins lorsque je n’attendais pas la venue de mon père, de ma mère ou du violeur, attachée aux barreaux de mon lit ou au radiateur de cette maison inconnue…..

On m’installa un temps dans la chambre de mon frère quand ma plus jeune sœur décréta qu’elle voulait ma chambre pour elle. La pièce fut embellie, décorée et meublée. Je fus mise dehors, du jour au lendemain. Ma sœur aînée me dit que je n’avais rien, que je n’étais rien, la preuve en était. Je croyais que j’aurais davantage la possibilité de me protéger en étant l’invitée de mon frère. Il a quatre ans de plus que moi. A cette époque, il en avait donc 10. On installa mon lit en fer à côté du sien.

Le premier soir, il me réveilla, prétextant un cauchemar; il est vrai que j’en faisais beaucoup. Il me proposa pour me rassurer de dormir dans son lit; les premiers attouchements commencèrent à cette époque…………

Le matin, nous partions à l’école. Mais j’étais levée la première, même en dormant dans la chambre de mon frère. Ma mère me réveillait à cinq heures. Sans bruit, elle me faisait descendre jusqu’à la cuisine où était installé mon père qui partait tôt pour ses consultations dans la clinique où il exerçait alors.

J’allais sous la table et je devais rester là, sans bouger; On me mettait généralement nue, et je pratiquais régulièrement des fellations à mon père sur ordre de ma génitrice; le sperme étant selon elle « bourré de protéines« , ce fut pour moi mon unique petit déjeuner pendant des années……...J’en garde un souvenir écœurant dans la bouche. Si mon père éjaculait trop vite, j’étais en tort et battue par les deux. Un jour ma mère me jeta son café sur la tête  en guise de représailles. J’étais décidément maladroite.

Mes angoisses augmentèrent avec la primaire. Je me mis à faire des crises terribles, de vraies transes, où je hurlais littéralement. Ma mère soigna mes phobies à grands coups de cravache après des douches froides interminables où je suffoquais , et qui m‘ont rendue cardiaque dès mes dix sept ans.

Mon frère était sadique autant que mes  sœurs. Il organisait régulièrement des « combats de boxe » entre ma cadette et moi pour consoler cette dernière. J’avais ordre de ne pas me défendre, de recevoir les coups qu’elle déchargeais sur moi avec toute sa hargne; Etant malnutrie, subissant régulièrement des nuits sans dormir, des tortures interminables, je paraissais déjà plus jeune qu’elle, bien que nous ayons 22 mois d’écart; j’aurais voulu me défendre qu’elle aurait malgré tout eu le dessus. Elle prit l’habitude de me battre avec fureur. Cela ne cessa que lorsque j’osai enfin rendre coup pour coup, à 22 ans.

 1984

J’avais pris l’habitude de me cacher dans la maison, et de ne plus venir lorsqu’on m’appelait; il fallait qu’on me cherche longtemps.  Lorsque le pédophile du réseau n°2 venait ou qu’il s’agissait de m’y amener, j’étais invisible, et retardais le départ de quelques heures, à des journées entières. Une fois je suis restée deux jours derrière un tas de bois. La maison était tellement grande qu’en fouiller tous les recoins réclamait du temps.

Mes parents prirent cette nouvelle attitude pour de l’opposition, et devinrent extrêmement vigilants à ce que j’obéisse « au doigt et à l’œil »…..les corrections fusèrent, et l’on ne me prévint plus lorsque venait le moment de partir chez cet individu.

Mais pas seulement. Ma mère prenait la précaution de m’enfermer à double tour, de préférence dans le coffre de la voiture, ou bien m’attacher dans ma chambre. Ils m’enfermèrent dans le garage une nuit, pendant une semaine. Je dormais sous la voiture, noire de cambouis et fut réduite à manger des croquettes pour chats, la seule nourriture à laquelle j’avis accès. Pour « m’appâter, »mon père déposait une écuelle d’eau devant le carton où je m’allongeais sous le moteur de la Simca. Je n’en sortais que lorsqu’il quittait ma prison, de peur qu’il me touche…un jour, il me tira le bras et me viola à même le sol, trop heureux d’éjaculer en moi et pas dans son pantalon.

Je me souviens que mon frère glissait sous la porte de fer de ce garage étouffant des petits plis en feuille d’aluminium avec des gâteaux écrasés ou des morceaux de fruits. Il venait chaque soir, après la venue de mon père chargé de son écuelle d’eau tiède. Mon frère me sauva de la famine en m’alimentant régulièrement; c’était mince, mais j’échappais ainsi à la famine.

A ma sortie, la cour était fraîche en comparaison du four où j’avais été séquestrée.

C’était pourtant un été de canicule. Il y eu vraisemblablement un contretemps, car le pédophile ne vint qu’un mois plus tard. Ou bien mes parents avaient décidé de marquer leur supériorité en me réduisant à un petit animal campant sous une voiture à laper dans une écuelle pour chiens et manger des croquettes à pleines mains plongées dans les sacs gigantesques stockés là? Je ne le saurais jamais.

Un mois après ma mère me saisit brusquement le poignet à la sortie d’un repas que j’avais pris en famille, et m’emmena à l’étage pour me pousser dans la salle de bain. Elle la ferma à double tour, sans mot dire. Je compris immédiatement ce qui allait arriver. La fenêtre était grande ouverte sur juillet qui prenait fin, la cour avant de la propriété familiale, les clochers de la ville de P.

Je pris peur lorsque j’entendis le moteur d’une voiture stopper net devant la grille et que je vis de ma fenêtre mon violeur entrer tranquillement tout sourire dans la cour. Il portait un pantalon de toile beige, c’est tout ce dont je me souviens; il était très mince, jeune.   Il y eut des rires, des exclamations, puis j’entendis les talons de ma mère arpenter l’escalier qui menait à l’étage. Saisie de panique, je cherchai à fuir.  Ne trouvant aucune issue possible, je me jetais dans le vide. J’atterris deux étages plus bas, sur le ciment dur de la cour avant bordée de rosiers.

Ce fut ma première tentative de suicide, à huit ans.  Je ne sentais plus mon corps, voyais autour de moi que du noir, entendais par contre très distinctement les hurlements d ema mère qui se disputait avec mon père, et les rires de cet homme qui trouvait cette situation amusante. J’avais le bassin fracturé, ainsi que la jambe droite.

On ne m’emmena jamais aux urgences; mon père me prit dans les bras, je me souviens qu’une décharge intense me traversa le corps; je hurlais; il m’installa dans mon lit accompagné de ma mère……le violeur avait disparu……..je ne le revis jamais.

On attacha mes deux jambes l’une à l’autre avec des bandes Velpeau, et l’ont fixa une attelle entre les deux jambes maintenues par deux. Ma mère m’attacha les poignets aux montants du lit, dans ma cellule de neuf mètres carrés, que j’avais réintégrée depuis longtemps. Régulièrement mon père m’injectait un produit dans la cuisse, vraisemblablement des antibiotiques. J’étais bâillonnée, attachée. Je ne pouvais absolument pas bouger. Les médicaments administrés me rendirent intolérante à la lumière; je restait dans le noir durant tout l’été.

Ma mère remplaça rapidement mes plateaux repas par de la nourriture en boîte pour chiens…..je devais comprendre que les sévices ne prendraient pas fin, qu’ils restaient les plus fort, et que ce chantage, en tentant de mettre fin à mes jours n’avait pas marché ……. les sévices prirent une autre forme, mais je ne fus à cette date plus jamais en contact avec les réseaux.

 Les viols parentaux se poursuivirent jusqu’à ma puberté, à 13 ans; les tortures physiques un an plus tard, lorsque ma mère fit une crise cardiaque.

Ma rééducation fut barbare….je réappris à marcher le long du palier où se trouvait ma chambre. Je ne retrouvai jamais entièrement l’usage de ma jambe droite, qui me lance les jours de pluies, le pied droit se tourne sans cesse, enfin j’ai deux sciatiques qui m’handicapent régulièrement et très douloureusement; je boîte souvent, ne suis plus en mesure de courir, de marcher longtemps, ni de rester debout. Je n’ai que 35 ans et je fais déjà de l’arthrose.

Je fis à cette époque de nombreuses crises de tétanie, j’en fais encore par périodes…..   Ma mère repris l’habitude de me fouetter à coups de cravache, encore en convalescence. J’étais corrigée plusieurs fois par jours, de plus en plus durement, au fur et à mesure que je me rétablissais. Lorsque je retrouvais l’usage de mes jambes, et que l’on fut assuré que le tout était ressoudé, mon père et ma mère me violèrent  à tout va……….   Le cauchemar a continué dans  l’indifférence générale, pendant encore 6 ans.

1985

Mon frère était de plus en plus  insistant avec moi au fur et à mesure qu’il se rapprochait de la puberté. Il allait avoir 14 ans.  Un jour, Il me fit visionner des films pornographiques en me forçant à me masturber avec lui et l’un de ses amis en villégiature chez nous, sous une couverture.  Les deux garçons souhaitaient m’initier au plaisir du sexe; je n’en connaissais que la douleur.

La masturbation mécanique, compulsive, occupa dès lors mes journées. Cela rendit folle de rage ma mère qui me surprit à plusieurs reprises . Elle eut beau me corriger, je ne cessais pas pour autant mon onanisme qui ressemblait à de la rage. Naquirent en moi les premiers fantasmes, nourris de violence et de la souffrance que je m’infligeais dès lors sans l‘aide de personne.

 Les premières mutilations  débutèrent alors; Les objets tranchants servirent à me faire saigner, le sexe et les bras ainsi que les jambes. J’écrivais à même ma peau des mots entiers avec les couteaux de cuisine que je chipais à ma mère. Je retranscrivais les insultes qui me servaient de nom sur mon abdomen, des mots d’amour aussi, pour ma mère que je vénérais……mon bras était recouvert fréquemment du mot « maman », recopié des dizaines de fois;  le sang qui coulait purifiait la  souillure des viols que je subissais toujours.

 1988

À douze ans j’entrais en crise autistique qui dura quelques mois. Je me balançais et ne disais plus un mot. Je restais de heures en total mutisme, et personne ne pouvait me faire parler. L’univers fantasmatique dans lequel je vécus alors était fait de cris, de terreurs, de vision d’horreur. Je développais une psychose précoce qui ne fut détectée qu‘en 1998, à l‘âge de 21 ans.

Peur du scandale? J’étais perpétuellement mutique  et frôlait les murs du collège, les yeux hagards; on pensait fréquemment me mettre en classe spécialisée. Par ailleurs j’étais totalement analphabète

Après avoir été convoquée un fois par un jeune directeur qui se lassa bien vite, elle  mis un peu moins d’ardeur à me battre……

Puis mon père cessa progressivement de me toucher, lorsque mes seins poussèrent et qu’un duvet apparut sur mes jambes et mon sexe….il n’aimait décidemment que les très jeunes enfants.

 1990

Lorsque j’eus 14 ans, ma mère fit une crise cardiaque à laquelle elle survécut……..   Mes aînés étaient loin déjà, étudiants parisiens qui n’avaient qu’à faire de la maison pour s ‘occuper du ménage et de ma sœur cadette qui frôlait la délinquance en couchant à gauche à droite, qui buvait, fumait, avait des fréquentations plutôt douteuses avec des garçons bien plus âgés qu’elle, qui n’avait que   douze ans .

Du jour au lendemain j’entrai dans ce qu’on appelle le « déni ». Je me lançai à corps perdu dans les études et rattrapai mon retard scolaire en deux ans. Je veillais tout en préparant mon brevet des collèges à tenir en respect la secrétaire médicale qui cherchait à prendre le pouvoir à la maison, et veillait sur ma mère comme si elle était mon propre enfant, lui apportant ses repas, des roses fraîchement coupées dans un vase, appelant l’infirmière libérale qui faisait sa toilette dès que je me sentais débordée. Je surveillais les relations de ma sœur, je me concentrai sur le présent, me projetai dans un avenir professionnel, me fis mes premiers amis, sortis avec des garçons, tirant un trait que je voulais définitif sur cette enfance abominable qui avait failli engendrer ma mort et l’entrée dans la folie.

1994-2004

Je fis de études plutôt satisfaisantes à la Sorbonne, restai professeur des écoles deux mois avant de travailler quatre ans dans une bibliothèque parisienne.

A 28 ans je rencontrai le futur père de mon fils, hospitalisée pour tentative de suicide…….cela peut sembler aberrant mais j’avais pour ainsi dire tout oublié de ces 14 années de torture.

Epilogue

En 2006, j’accouchais d’un magnifique petit garçon………la sortie du déni fut violente, accompagnée d’une bouffée délirante qui dura deux mois……..   En février 2011, je retrouvais pour la première fois après 7 ans de séparation et de silence  la maison de mon père. Ma mère était décédée depuis 1998. Je lui dit que je me souvenais dorénavant de tout, et lui demandai instamment d’avouer ses crimes, ceux de ma mère, ceux du violeur qui me louait jusqu’à ma défenestration en 1984. Il nia tout en bloc. De retour à mon domicile, je fus hospitalisée en maison de repos pour dépression grave, puis mon amie la plus proche de l’association AIVI (Association Internationale de lutte contre l’Inceste), que je fréquentais avant l’association Le Monde à Travers un Regard dans laquelle je suis aujourd’hui bénévole, m’annonça par téléphone qu’il n’y avait pas prescription au cas où je porterais plainte; j’avais eu la chance de naître quelques mois après la date butoir du 11 mars 1976.…..

En avril, le 5,  je sortis du commissariat avec la copie de ma plainte……..

Mon père, mon frère et mes sœurs, toujours emmurées dans le déni, ignorent à ce jour que j’ai enclenché pour des mois voire des années la machine judiciaire, et porté cette plainte contre eux et près de 15 personnes pour viols aggravés, actes de torture et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans…….mon père, âgé de 76 ans,  risque 30 ans de prison……."

"A mon amie Sandrine Apers, présidente de l’association Le monde à travers un Regard, à  Carine, ma sœur de cœur, sans qui je n’aurais jamais porté plainte, à O., mon compagnon et père de mon fils, à J., mon petit garçon, à tous mes amis des forums d’AIVI et du Monde à Travers un Regard, à tous les survivants de l’inceste, aux enfants qui subissent en ce moment en France et ailleurs  les mêmes atrocités qu’il y a trente ans dans la plus grande impunité, enfin contre la loi inique de la prescription en matière d’inceste et de pédocriminalité, je dédie ce témoignage"
Source : http://www.crifip.com/temoignages/sectes-reseaux/recit-d-une-survivante-de-l-inceste.html

Avoir :
Les victimes d'inceste ont la parole.

mardi 13 décembre 2011

Les victimes d'inceste ont la parole.

Inceste : Familles empoisonnées
 

Les victimes d'inceste ont la parole


Devenir parent après l'inceste