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mardi 28 janvier 2014

France : Castellane 04120. En ne disant rien j'ai vendue mes enfants aux pédocriminels.


Petit message pour les amis de Castellane 04120...

J'espère que vous allez tous pour le mieux.

D'abord je suis partie de Castellane car plus de travail pour moi, les forces du côté obscur sont vraiment terribles, je n’aurais pas dû me frotter au FM et surtout aux pédos...

Moi je n'y suis plus mes faites attention à vos enfants car les corporations s'en branlent de vos enfants, je ne citerais pas la plus grande qui préfère m'envoyer un violeur pédo quand ma femme est malade, plutôt que de le viré…

Ils ont menacé des collègues de les virer s'il ne pas garder la corporation au-dessus de tout, voilà comment se crée un réseau pédocriminel d’intouchables.

Je vous rappelle pour info que trois filles se sont fait violer et non pas une, par au moins deux des protagonistes, je sais vous vous en foutez mais c’est votre sœur, votre fille, l’enfant de l’un de vous, il y en a même une que ses parents voulaient porter plainte, au vu du résultat de la plainte que j’ai faite, ils ont préféré ne pas avoir honte du viol de leur fille, nous ne pouvons leur jeter la pierre…

Je vous rappelle aussi qu’un pédocriminel en activité et toujours en liberté, pour le reconnaître c’est si simple il est divorcé et garde sa fille dans le cadre de la loi de divorce, je l’ai signalé mais rien n’a fait, c’est un alcoolique qui vous dit qu’il a sa fille pour le WK et pour qu'elle ne soit pas seule il invite vos enfants, et ils les abusent dans la nuit, interroger vos enfants c’est dans un petit village à côté du mandaroum

Petit coucou aux Franc ma-con complice de leur mutisme ou de leur ignorance en leur corporation.
Au moins un est partie car j’étais sur le point de le confronter sur ces orgies enfantines, mais ne vous inquiétez pas de lui il est dans nos mires puis surtout lui n’est plus là…

À oui aussi Draguignan c’est toute ma vie d’anti-pédocriminalité les plus grandes injustices est plaidé au TIG de Draguignan… Et là nous ne pouvons rien faire que manifester notre dégoût pour ces juges pédophiles qui passent depuis des années, les plus grands ont fait leurs armes dans ce tribunal, où croyez-vous que ce passe leurs orgies ? He oui dans nos montagnes juste à vos côtés, je n’ai pas eu le temps de pouvoir placé des cams pour le prouver, mais si vous cherchez sur le web vous trouverez un « monastère » entretenue à neuf mais que personne n’a le droit d’y aller, facile non vous le connaissez tous pourtant, c’est vous qui m’avez donné l’adresse, bien sûr sans le savoir; et je ne parle pas du mandaroum là…

Le mandaroum ? Que dire qu’il n’a pas été découvert au fil du temps, rien normalement s'il ne vous faisait pas gagner de l’argent il y a bien longtemps qu’il serait démantelé pour viol et pédocriminalité, je m’avance pas sur cela puisqu'ils ont eu déjà beaucoup de plaintes sur eux, et comme rien n’a été fait et qu’il est toujours d’actualité, que dire de plus…

Le meilleur exemple que je puisse vous donner vous le savait mieux que moi avec les histoires que vous avez subies à l’AEP de l’ancien maire pédocriminel que vous n’avez toujours pas dénoncés, pourtant c’est bien vous les victimes, vous l’avez subi ce pédocriminel, et il donne son nom à des endroits du village… C’est le plus grand rassemblement de gendarme sans pouvoir ni lois mais je peux vous assurer que ce n’est pas la faute de certain qui ne peut que rechercher des noises qu’aux administrés innocents mais pas aux coupables pourquoi ?

Les « dit-l’heure », les pédos, les violeurs, les patrons qui ont tous les droits dans ce village, et pourtant il en serait si simple d’arrêter le massacre… J’ai même rencontré à la mairie de Castellane une femme qui demandait de l’aide pour sa fille victime de son père pédocriminel reconnu par la justice, « -Nous ne pouvons rien faire pour vous » lui ont répondu des abjectes…

La discothèque? Seuls les borgnes seront les rois au royaume des aveugles...

Les chauffeurs de bus qui drague vos enfants lors des déplacements...

J’en finirais par le doc… Comment il a pu adopter une des deux sœurs avec tout le ramdam qu’il a eu avec l’arche de rescu, alors que vous quelques familles de Castellane vous n’avez même plus l’espoir d’adopter un enfant…

Je suis désolé et peiné de n’avoir rien fait pour tous ces enfants victimes passés présent et future.
La pédocriminalité est un fléau qui se cache dans vos murs réveillez-vous avant qu’il en soit trop tard.

Ayez pitié de vos enfants, de mes enfants même si je ne suis plus là pour les en protéger…

Quoi que j’aie fait je l’ai fait pour les enfants et le referais, vous pouvez m’en tenir rigueur, mais je suis partie la tête haute de 30 ans de vôtre vie...

Merci à vous tous de vôtre amitié où de vôtre désamitié, je suis et resterais JP dans vos coeurs ou esprits et encore une foi je vous en remercie...

vendredi 20 décembre 2013

France : Amidlisa : Dutroux, Outreau, St-Tropez.


Dutroux, Outreau, St-Tropez

Une maman sans reproche, qui après séparation d’avec leur père avait la garde de ses trois enfants par décision devenue définitive du Juge aux affaires familiales rendue le 18 novembre 2005, dépose une plainte à la gendarmerie de St-Tropez le 10 octobre 2007, pour le viol de sa fille de 6 ans par un ami du père.

EN BAS DE CET ARTICLE, LE DOSSIER A TELECHARGER

Le lendemain, après l’audition filmée de ses enfants, le procureur de Draguignan (Var), Christian Girard, lui a fait retirer par onze gendarmes ses 3 enfants, de 6 ans, 5 ans et 3 ans dont elle n’aura plus aucune nouvelle pendant 3 semaines : « Ordre du procureur de ne rien vous dire »  lui oppose-t-on partout.

Non convoquée aux audiences du Juge des enfants, la garde exclusive de ses enfants a été remise pour un an au père, 3 semaines après leur enlèvement et leur placement en foyer. Elle n’obtiendra de les revoir que 83 jours plus tard, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, sans motif et malgré le jugement du Juge aux affaires familiales.

Un an après, elle apprendra que ce n’est pas seulement sa fille qui aurait été violée, mais les 3 enfants, depuis le mois d’août 2007, tous les jours par leur père, et tous les mercredis, samedis et dimanches, avec d’autres enfants par de nombreux adultes, photographiés et filmés.

Elle apprendra encore beaucoup plus grave, les enfants ont dit avoir été obligés d’assister et de participer à des tortures et des meurtres d’enfants filmés, ce qui est appelé des snuff movies.

Après avoir révélé 16 meurtres d’enfants à leur mère, le Juge des enfants a supprimé à la mère totalement son droit de visite et d’hébergement. Elle ne reverra ses enfants qu’au bout de 22 mois et seulement 2 heures tous les 15 jours en lieu médiatisé.90054827_o

Dès que la maman a appris le premier meurtre, elle a aussitôt alerté, avec de nombreuses pièces à l’appui, le 12 décembre 2008, le Président de la République, le Ministre de la Justice et le Ministre de l’Intérieur qui ont renvoyé le dossier au procureur de Draguignan.

Une enquête préliminaire a été engagée en février 2009 par le parquet de Draguignan qui a abouti en juin 2009, sans autre procès et au mépris de la loi en son article 79 du Code de procédure pénale et 226-10 al.2 du Code pénal, à la garde à vue pendant 36 heures de la mère des enfants, de leur grand-mère et son compagnon pour dénonciation calomnieuse et à leur renvoi devant le Tribunal correctionnel à l’audience du 30 juillet 2009, renvoyée à celle du 10 décembre 2009, puis à celle du 30 avril 2013 et enfin à celle du 9 janvier 2014 à 13h15, soit 4 ans et demi de renvois qui permettent ainsi de ne pas instruire les faits révélés par les enfants et de les garder écartés de leur maman protectrice.

Le 30 novembre 2009, une courageuse gendarme du Var, sous le nom de AMIDLISA a dénoncé sur Internet et sur de nombreux sites d’associations humanistes un réseau pédocriminel sévissant dans la région tropézienne et couvert par toutes les Institutions dont celle de la Justice, en citant nommément quelques magistrats impliqués.

Dans cette lettre, on peut reconnaître point par point l’affaire de la « maman apparemment parfaite » comme elle dit et de ses trois enfants ! Où en est-on aujourd’hui ?

Malgré la lettre d’AMIDLISA du 30 novembre 2009 sur INTERNET, qui a été reprise par de nombreux sites, envoyée à tous les députés des deux législatures, à tous les sénateurs, à tous les députés européens de langue française, malgré un DVD du résumé de l’affaire avec pièces probantes et enregistrements audios et vidéos des enfants remis à tous les ministres des deux  gouvernements, aux deux Présidents de la République, à tous les candidats aux élections présidentielles et à leur parti, au Président du Conseil Général du Var, au Préfet du Var, au Commandant de Gendarmerie du Var, etc…à tous les rédacteurs en chef de tous les journaux locaux et nationaux français, belges et suisses, au Conseil Supérieur de la Magistrature et à de nombreuses personnalités sans compter Interpol, les Renseignements Généraux, les Légionnaires et les nombreuses associations de défense des femmes et des enfants, aux Instances religieuses des 3 religions monothéistes, Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande Mosquée de France et le Pape Benoît XVI, malgré une plainte de crimes contre l’Humanité déposée à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à la Cour Pénale Internationale, à la Cour de Justice Européenne en juin 2011, etc. rien ne bouge !

La Justice refuse d’instruire et de juger les faits criminels malgré son obligation légale !

Les députés et les sénateurs informés renvoient l’affaire au Ministère de la Justice.

Les ministres renvoient au Ministre de la Justice.

Le Président de la République « qui assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics », en vertu de l’article 5 de la Constitution, dit qu’il ne peut rien faire en vertu de la séparation des pouvoirs.

Et le Ministre de la Justice qui est chargé de veiller au bon fonctionnement du système judiciaire renvoie l’affaire au parquet du Tribunal de Grande Instance de Draguignan, celui-là même dont les dysfonctionnements nombreux ont été dénoncés et qui fait partie de son Administration !

On tourne en rond… pendant qu’une maman et des enfants sont en grande souffrance depuis 6 ans et que 16 enfants auraient été torturés et tués pour faire des films qui rapportent beaucoup d’argent !

Un procès en dénonciation calomnieuse devant le Tribunal correctionnel de Draguignan doit avoir lieu le 9 janvier 2014 à 13h15 contre la maman et son beau-père pour avoir dénoncé les faits criminels racontés par ses enfants, preuves incontestables à l’appui, alors que ces faits criminels n’ont jamais fait auparavant l’objet d’une instruction judiciaire comme l’exige la loi et d’un renvoi devant une Cour d’Assises!

Ici pas de procès pour juger les faits, seulement des psychiatres pour dire que les faits sont imaginaires et donc… délirent ceux qui les dénoncent!

Puisqu’en France le Peuple est souverain,

Puisque la Justice rend ses décisions au nom du Peuple,

Si cette Justice refuse de rendre la justice malgré son obligation légale en vertu de l’article 4 du Code civil, et si l’Etat faut à son devoir de protection juridictionnelle, alors le peuple souverain peut et doit rendre la justice en son propre nom !

Et bien… jugez vous-même !

Voici l’ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel du juge d’instruction, à la demande du procureur, telle qu’elle sera lue le jour de l’audience avec les réponses en bleu sous chaque paragraphe numéroté qui permet d’évoquer une partie de l’affaire avec des preuves, et de dévoiler l’inconcevable.

IMPORTANT

Il est important de savoir que cette ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel n’a pas été prise ni rédigée par le juge qui a fait l’instruction en dénonciation calomnieuse mais par son successeur suite au réquisitoire du procureur de la République.

Madame Estelle Lassaussois qui a instruit cette affaire uniquement sur les chefs de dénonciation calomnieuse, alors que les faits criminels dénoncés n’ont eux jamais été instruits, a été saisie le 11 décembre 2009 par le procureur.

Son instruction a consisté à refaire faire des expertises psychiatriques des 3 personnes qui, sur interrogatoire des gendarmes, avaient rapporté des faits criminels révélés par les enfants, les expertises ordonnées par le président du Tribunal correctionnel le 30 juillet 2009 n’ayant pas relevé de trouble mental chez aucune de ces trois personnes.

Madame Lassaussois a bien précisé aux mis en examen pour dénonciation calomnieuse qu’elle n’était pas saisie des viols et a refusé l’examen des preuves apportées par Jack Maillard.

Elle a rendu une ordonnance de fin d’instruction le 13 mai 2011 qui laissait 3 mois de délai pour demander un complément d’instruction et des demandes d’actes qui n’ont pas été accordées aux mis en examen pour assurer leur défense et faire la vérité dans cette affaire.

C’est seulement un an après, le 6 avril 2012, suite à de nombreuses alertes d’enfants en danger auprès du procureur de la part de membres de différentes associations chargées de la protection de l’enfance qui avaient reçu le dossier concernant cette affaire, que le procureur a adressé un réquisitoire au juge d’instruction aux fins d’un renvoi devant le Tribunal correctionnel et a répondu aux associations que Sophie Giuli faisait l’objet d’une information judiciaire pour dénonciation de faits imaginaires, dérogeant ainsi aux obligations de sa fonction.

Ce procureur, Madame Drouy-Ayral, a été décorée de la Légion d’Honneur par le Président de la République le 14 juillet 2012.

Madame Lassaussois a été mutée par décret du 20 juillet 2011 à St-Pierre-de-la-Réunion et c’est donc une autre juge d’instruction, Madame Olivia Giron, nommée par le même décret du 20 juillet 2011 pour sa mutation du TGI de Grasse à celui de Draguignan, qui n’a pas suivi l’affaire, qui a pris cette ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel conformément à  la demande du Procureur.

Cette ordonnance comporte à différents endroits des étoiles alignées au nombre de 5 *****

Cette manifestation de signes se retrouve dans de nombreuses décisions judiciaires ou conclusions d’avocats, et le résultat observé est que la « victime » est toujours perdante !

Aucun signe distinctif pouvant laisser croire à un langage codé ne doit paraître dans les pièces judiciaires, ce qui manifestement n’est pas respecté ici et justifierait l’annulation de cette ordonnance.

A télécharger: le dossier complet, en réponse au tribunal dans le cadre du procès à venir pour dénonciation calomnieuse.

fichier pdf Dossier AMIDLISA



AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.

samedi 30 novembre 2013

France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.



Cela faisait un moment que l’affaire du Var, aussi appelée affaire Amidlisa, semblait en sommeil. La raison est simple : la justice avait menacé la mère des enfants de lui retirer ses quelques heures de visites médiatisées mensuelles. Le black out a donc été observé, et continue. Mais, une échéance cruciale arrive : le procès pour dénonciation calomnieuse, attendu le 3 janvier.

 Pour rappeler brièvement les faits, les trois enfants M., Marie, Thomas et Hugues, ont été victimes dès la fin 2007 et au moins jusque fin 2009 des viols en réunion, commis par leur père et ses amis. Des amis parmi lesquels on retrouvait une psychologue et un éducateur chargés du suivi des enfants.

Comme c’est très souvent le cas dans ce genre d'affaires, les plaintes pour viol ont été classées sans suite (par le désormais célèbre Christian Girard de Draguignan à l'époque), malgré divers certificats médicaux, et malgré les dépositions des enfants et de plusieurs témoins.

Du coup, la mère a été traitée de menteuse, elle a perdu la garde de ses enfants qui ont été confiés à E.M le pédophile, et elle doit comparaitre le 3 janvier ainsi que son beau-père pour dénonciation calomnieuse.

Au fil des semaines, il s’est avéré très clair que les enfants subissaient des actes de plus en plus horribles, jusqu’à décrire des actes de torture et de meurtres d’enfants, et à montrer où les corps avaient été enterrés. Au total, ils ont décrit les mises à mort de 16 enfants, tous dans la région de Cogolin. Ces révélations s’étalent sur plus d’un an, quand leur mère les a encore durant quelques week-ends. Mais bien-sûr, les enfants étaient menacés s’ils parlaient, et ils ont constaté eux-mêmes que plus ils parlaient, moins ils voyaient leur mère.

Dans cette affaire, qui se déroule à Cogolin, beaucoup de monde est impliqué : les gendarmes sont des copains de E.M, tout comme un adjoint de la mairie de St Tropez, un propriétaire de villas… Cela explique pourquoi la famille a du faire face à d’innombrables vices de procédures, à des abus de droit, à des faux en écriture, à des rapports mensongers, à des équipes toutes dévouées au père et à ses amis, qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête, à part le dénommé « Mickey » parce qu’il a été cité nommément par les trois enfants au tout début de l’affaire. Celui-ci a donc été entendu, a nié, et a pu continuer à violer les trois enfants. Et d’autres…

Le procès pour dénonciation calomnieuse, une blague…

th dessin explications 5Tout d’abord, ce procès pour dénonciation calomnieuse ne tient pas route, pour une bonne raison : l’affaire n’a jamais été jugée sur le fond puisqu’il n’ya eu jusqu’à présent que des classements sans suite.

Cependant, on a vu pour l’affaire de la petite Marine, ou même pour Emmanuel Verdin, que cela n’arrête pas la justice.

Hors, tant qu’il n’a pas été dit clairement par la justice que les faits n’ont pas été commis, comment la mère des enfants aurait-elle pu sciemment (intentionnellement) dénoncer des faits imaginaires ? Après avoir vérifié comme elle l’a pu que les dires des enfants étaient cohérents, elle a naturellement été porter plainte, en visant l’ami de son ex compagnon, pas E.M.

En tout cas, il serait bien que pour une fois depuis le début de cette affaire en 2007, ce procès permette d’aborder les faits de viols contre les enfants.

Pour en arriver à ce procès, la justice a du faire d’incroyables contorsions avec la réalité des faits. A tel point qu’aucune des assertions e l’ordonnance de renvoi devant le tribunal le 3 janvier ne tiennent la route. Les reprendre une par une s’avérerait laborieux, le DVD Amidlisa est là pour éclairer les curieux ou les fans de dérives judiciaires[1].

Pour illustrer d’un exemple assez symptomatique : on reproche à Sarah, la maman des enfants, de les avoir « enlevés », alors qu’elle a envoyé un fax au procureur pour lui dire qu’elle quittait la région quelques jours. C’est ce soir là que les flics ont débarqué dans l’auberge tenue par des bonnes sœurs où Sarah et les enfants avaient fait étape, afin d’embraquer les enfants, qui ont été placés. C’est ce même procureur qui a demandé le placement des enfants, sans raison, donc. Et qui a aussi donné ordre aux gendarmes de « ne rien dire » à Sarah sur la destination de ses enfants[2], traumatisés de cet enlèvement par 11 gendarmes pas du tout enclins à la discussion.

En fait, la justice venait de décider d’envoyer les enfants chez leur père !

Les services sociaux ont pourtant rappelé que la situation était « complexe » et qu’ « une enquête pénale » était « en cours ».

Autre exemple : il est écrit dans l’ordonnance que « l’audition du médecin hospitalier établissait que [Marie] n’avait jamais évoqué devant lui d’actes sexuels contrairement à ce que prétendait sa mère », hors elle a carrément écrit sur un dessin fait lors d’une des entrevues avec ce médecin que « papa a mis son zizi dans ma bouche, Didier a mis son zizi dans ma bouche ». Didier est justement ledit « Mickey ».
margot message

Le médecin avait aussi noté « l’extrême réticence de [Marie] à s’exprimer en raison d’un état de panique sidérante lorsque les faits allégués sont abordés ». Il a ajouté que la petite ne semblait pas influencée par un tiers ni affabuler. Et voici ce qu’il avait conclu :
Margot examen1

 Quelques éléments

> Que penser d’un médecin de famille, qui tient le discours suivant avec le père des enfants E M., devant le petit Thomas, qui reste très perturbé par cette visite. Cette discussion intervient après que le grand père des enfants ait parlé des viols à ce même médecin de famille lors d’une consultation :

Des qu’ils sont entrés dans son cabinet le médecin a dit a E M. :

- Ils sont au courant de tout !

E M. a répondu :

- Comment tu sais ça?

- [elle cite le nom du grand-père] ! et s’adressant a Hugues elle lui a dit :

- C’est toi qu’a parlé p’tit con ? Et ta mère est une conne ! Si tu continues ton père va tuer un autre enfant !

Puis  s’adressant à nouveau au père, ils ont parlé des crimes et elle a dit :

- C’est bien… ! Y a du y avoir beaucoup de sang alors !

Que signifient ces propos ? En tout cas ces deux-là, qui se vouvoyaient quelque temps auparavant, semble cacher quelque chose de bien embêtant, et de bien sanguinolent. Exactement la teneur des propos tenus par les trois enfants…

> Il est écrit dans l’ordonnance que « des enquêtes ont été diligentées pour déterminer si les faits énoncés étaient réels ». Encore un délire : Ces enquêtes ont été totalement diligentées a charge contre Sophie Giuli, sa mère et son beau-père et non pour mettre a jour la réalité des faits dénoncés et qui se perpétuaient.

Un élément de preuve de toute importance c’est que les enfants n’ont pas été retires du sein paternel a l’annonce de ces dénonciations gravissimes !  Sur toute la durée de l’enquête les crimes ont continue sur les enfants et sur d’autres puisqu’on a pu, d’après leurs dires, dénombrer 14 meurtres d’enfants en plus des deux racontes au Dr Bataille, objets de snuff-movies, sur cette période !
Le samedi 24 janvier 2009, Marie a indiqué a sa mère le chemin de la maison dans une copropriété privée ou les enfants ont dit plus tard avoir assiste au meurtre d’une petite fille blonde aux yeux bleus. Et c’est par Hugues,  s’exclamant devant le portail de cette copropriété, en indiquant la forêt environnante :  « c’est par là qu’ils ont enterré l’enfant ! » que sa mère a appris qu’il y avait eu un 2eme meurtre. Cette maison a été reconnue par Sarah parce qu’ E. M., en tant que chef d’équipe maçon, la lui avait fait visiter 3 ans auparavant lorsqu’elle était en construction. E. M. avait confie alors a Sophie qu’il voulait faire des affaires avec le propriétaire de cette maison »

Les plaintes classées sans suite, un rituel.

E. M. n’a pas grand-chose à craindre de la justice, semble-t-il. Toutes les plaintes de Sarah contre lui ont systématiquement été classées sans suite.

1/ Plainte du 17 septembre 2004 pour violences verbales et psychologiques, Cette infraction de diffamation et injure non publiques est punissable en vertu des articles R. 621-1 et R. 621-2 du Code pénal a la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 1ere classe a la 3eme classe. ==> Classement sans suite

2/ Plainte pour violences et menaces de mort en février 2005 car E. M. se montrait de plus en plus violent depuis la naissance des enfants (ce qui a motivé la séparation du couple). Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende.  ==> Classement sans suite

3/ Main courante en juillet 2005 pour violences et menaces de mort, obligée de fuir avec les enfants jusqu’en février 2006. Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 € d’amende. ==> Classement sans suite

A  ce stade on doit préciser que lors du divorce, le juge a quand-même estimé que "aucun motif grave n’étant de nature à limiter le droit de visite et d’hébergement du père", il aurait un droit de visite et d'hébergement très proche de ce que demandait E. M.

4/ Plainte du 25 décembre 2005 de Sarah contre E. M. pour : tentative de viol. Sarah avait tenu à rester la nuit chez E. M. avec les enfants car le plus jeune était encore bébé et il devait rester 17 jours chez son père. Cette infraction est punissable, en vertu des articles, 222-23 et 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. (avec 2 témoins des aveux d’E.M.) ==> Classement sans suite
5/ Plainte pour harcèlement en avril 2006 menaces de se venger sur les enfants. Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 €  d’amende. ==> Classement sans suite

6/ Plainte du 2 octobre 2007 de Sarah contre E. M. pour : abandon de famille. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-3 du Code pénal, de : 2 ans d’emprisonnement et de 15. 000 € d’amende. ==> Classement sans suite

7/ Plainte du 10 octobre 2007 de Sarah contre Didier dit « Mickey » pour : viol sur mineure de 15 ans. (Multiples preuves à l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

8/ Plainte du 9 mai 2009 de Sarah contre E. M. pour : 5 non-représentations d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-5 du Code pénal, de : 1 an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 17 septembre 2010 pour 17 non représentations d’enfants, classée sans suite. E.M a ensuite été relaxé suite à la citation directe de Sarah.

9/ Plainte du 15 mai 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : enlèvement d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-9 du Code pénal, de : 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte pour enlèvement d’enfants le30 août 2010, classée sans suite.

10/ Plainte du 1er juin 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : menaces de mort et agression physique ayant entraine 150 jours d’ITT et une infirmité permanente. (5 témoins et enregistrement audio). Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-9 et 222-10 du Code Pénal, de : 15 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 4 février 2011 par une connaissance de Sarah pour menaces de mort==>  classée sans suite.

Autre plainte de Sarah pour menaces de mort le 25 mars 2012, avec enregistrement audio à l’appui ==> classée sans suite.

11/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice de la mère de Sarah contre Mme G. de la PJJ de Toulon pour : dénonciation calomnieuse dans jugement du JDE du 26 mai 2009. (2 témoins). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d'amende. ==> Classement sans suite

12/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice du beau père de Sarah et grand-père des enfants contre Dr B. pour: dénonciation calomnieuse dans le jugement du JDE du 26 mai 2009. (Preuves audiovisuelles a l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code penal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d'amende. ==> Classement sans suite

On reviendra très vite sur cette affaire.

[1] Un DVD de toute l’affaire avec toutes les pièces a été remis a tous les députes des deux législatures, a tous les sénateurs, a tous les ministres des deux gouvernements, aux deux Présidents de la République, a tous les candidats aux élections présidentielles et a leur parti, a tous les rédacteurs en chef de tous les journaux locaux et nationaux français, belges et suisses, a tous les députes européens de langue française, au Conseil Supérieur de la Magistrature et a de nombreuses personnalités. Evidemment, personne n’a jugé utile de répondre.

[2] Elle ne saura que 3 semaines plus tard, le 30 octobre 2007, qu’ils avaient été confiés pour un an à la garde de leur père par le juge B., après un passage en foyer, où ils ont en été séparés.
Source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/09/23/28077415.html

AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.

samedi 15 juin 2013

Véronique Liaigre Victime Témoin.

ARCHIVES OUBLIEES : TEMOIGNAGE DE VERONIQUE LIAIGRE.


Voici le témoignage de Véronique Liaigre, diffusé sur TF1 le 5 juillet 2001 et qui avait mystérieusement disparu par la suite. Le sujet, bien trop lourd pour la chaîne, sera creusé dans notre vidéo de samedi et j'expliquerais les différentes ramifications entre plusieurs affaires et celle-ci. En attendant, voici un résumé de l'histoire de Véronique Liaigre ainsi que son témoignage vidéo.

 Véronique Liaigre et ses deux soeurs sont victimes de viols et viols aggravés entre 1984 et 1997. Les actes ont été commis par les parents qui prostituaient leurs trois filles. Le 15 novembre 2001, le père et la mère de Véronique Liaigre, Georges Liaigre et Marie-Pierre Collasseau sont jugés et condamnés respectivement à 12 et 16 ans de prison. Les faits sont exposés de cette manière par les médias, tournée de cette façon cette histoire est déjà abominable, mais Véronique avait pourtant livré un témoignage précis en plein scandale Dutroux, voici son résumé :


Véronique et ses trois soeurs sont prostituées par leurs parents dans le village de Jallais, près d'Angers. Tout le village savait ou participait à des orgies pédophiles. Pire encore, la victime rapporte des voyages durant lesquelles elle a assisté et pratiqué des sacrifices d'enfants (Nanterre, Londres, Bruxelles, Agen...) sur des enfants nés de viols, sous x et qui ne sont destinés qu'aux sacrifices. Louée à des gens fortunés, Véronique parle de l'implication de notables et se reconnait même sur les CD-ROM de Zandvoort.

Lors d'un long témoignage elle parle également de la petite Marion Wagon, disparue le 14 novembre 1996 à Granges-sur-Lot. Elle explique que la fillette était gardée pendant un temps par un couple de gouines pédophiles aux alentours d'Agen et dit savoir qu'un charnier d'enfants se trouve à Granges-sur-Lot.

Témoignage Véronique Liaigre - Satanisme sur Agen


Source : http://souverainete-du-peuple.blogspot.fr/2013/02/archives-oubliees-temoignage-de.html

Une autre affaire aujourd'hui entre les mains de la justice française et suisse. Le 15 novembre dernier, la cour d'assises du Maine-et-Loire a condamné respectivement à douze ans et à seize ans de prison Georges Liaigre et son ex-femme Marie-Pierre Collasseau, originaire de Jallais, près d'Angers, pour les viols entre 1984 et 1997 de leurs trois filles. 
Lors du verdict, les jurés n'ont pas retenu les faits de proxénétisme même si de sérieux doutes subsistent encore à ce sujet. Quelques jours après la condamnation de ses parents, Véronique Liaigre, l'une des trois filles, âgée de 20 ans aujourd'hui, s'est rendue à Genève et a été entendue par une association de protection de l'enfance et par les services du procureur général Bernard Bertossa dans le cadre d'une enquête préliminaire. Pourquoi la Suisse ? Des proches de la jeune femme évoquent « des pressions de son milieu familial en France pour qu'elle ne parle pas ». 
Un témoignage détaillé 
Véronique Liaigre confie aux enquêteurs qu'elle a été violée par des amis de ses parents. Son témoignage détaillé ne s'arrête pas là. La Française explique qu'elle a participé à des messes noires à Nanterre (Hauts-de-Seine), à Bruxelles et à Londres lors desquelles elle et d'autres enfants auraient subi des sévices sexuels par des adultes. Ses parents l'auraient « louée » pour des gens beaucoup plus fortunés. Véronique Liaigre assure d'ailleurs s'être reconnue sur un CD-ROM contenant 12 000 clichés à caractère pédophile, découvert chez un couple à Amsterdam (Pays-Bas). Lors de son audition, Véronique Liaigre cite enfin le nom d'un père de famille présent lors des rites sataniques qui a été inquiété pour des faits de viol sur ses enfants mais dont le procès avait abouti à un non-lieu. Peu de temps après avoir été entendue, la victime a tenté de se suicider et a dû être hospitalisée en Suisse. Quel crédit accorder à ces graves accusations ? Les enquêteurs helvétiques tentent de vérifier chaque élément de cette déposition et veulent s'assurer que ces confessions n'ont pas été « dictées » à Véronique Liaigre. Un travail similaire qu'entreprend un juge d'instruction du tribunal d'Agen où la jeune fille avait déposé plainte pour les mêmes faits, il y a deux ans, après avoir quitté son foyer familial. « Je m'étonne que la justice française n'ait pas encore identifié le visage de Véronique sur le CD-ROM. Ce n'est pourtant pas difficile à faire », s'étonne Jean-Claude Disses, avocat de la victime.
Le Parisien
AVoir :
Marion Wagon
Affaire Angers
Zandvoort

mercredi 19 décembre 2012

Récit d'une survivante de l'inceste.


Dans le cadre du secret de l’instruction, je ne cite aucun nom et demeure anonyme…… Les dates sont véridiques, ainsi que le contenu du récit.

Introduction.

"Le premier souvenir est un flash. ça commence comme un hoquet, comme un cri noir et blanc, très flou, terriblement douloureux. Elle a un ventre de femme enceinte, un autre enfant va naître, ma sœur, la dernière; j’ai dix-huit mois. Elle m’a attachée à ma chaise haute et me frappe avec un martinet. Le visage, les cuisses.

J’ai passé ma petite enfance sous l’escalier, puis attachée à mon lit dans une pièce de neuf mètres carrés.

Voilà, ça commence comme un cauchemar et ça ne prend fin que dix sept ans plus tard, lorsque je quitte le domicile parental pour suivre mon année de terminale au sein d’un prestigieux lycée parisien.

Je fais ici le récit que je radote depuis des mois entiers, sur le forum du Monde à Travers un regard, qui lutte contre l’inceste et la pédocriminalité, à mon avocate, pour préparer un hypothétique procès, les psys, tellement nombreux que je ne saurais les dénombrer.

Le cinq avril, j’ai porté plainte. La jeune femme policier de l’accueil me demande poliment l’objet de ma venue.

Je lui dis tout bas-une foule se presse derrière moi- que je viens déposer plainte pour actes de torture et de barbarie et viols aggravés par diverses personnes sur mineure de moins de quinze ans, de 2 à14 ans. Elle devient blême en un instant.

-qui?

Mon père ma mère, tout d’abord, puis mon frère, et quinze autres personnes impliquées dans deux réseaux différents, l’un implanté vraisemblablement dans la ville d’où je suis originaire, et que je nommerai P. L’autre, je l’ignore……Il y a à tant à vomir.

Elle appelle l’OPJ, qui me reçoit immédiatement.

Première déposition filmée.

1976

Ma mère a pris une jeune fille à son service à ma naissance après une tentative de noyade que m’a racontée maintes fois hilare mon cynique de père, lorsqu’à trois jours, je pleurais dans mon bain. Elle a campé au pied de mon berceau, dans cette chambre pas plus grande qu’une cellule de maison d‘arrêt, toute recouverte de fleurs couleur jaune sale et kaki, sur une tapisserie atroce ,que j’ai tant observée durant mes heures de séquestration que je pourrais les dessiner les yeux fermés, alors que cela fait dix-huit ans que je ne les ai revues.

Irène me servait en quelque sorte de garde du corps, pour empêcher ma mère de me jeter par la fenêtre ou me démembrer à force de me secouer….;elle est partie un jour sans raison, alors on a trouvé bon que je quitte ma chambre, trop coquette ; le placard était parfait pour moi……j’y suis restée jusqu’aux trois ans de ma jeune sœur.

J’avais les deux bras attachés à un tuyau de radiateur qui passait sous l’escalier, et traversait le placard, qui se fermait par un loquet de l’extérieur. Pas d’ouverture, pas d’espace, rien, pas de lumière non plus. Des rouleaux de sopalin, l’aspirateur qu’on rangeait à côté de moi, des litres d’eau de javel et quelques serpillières., des paquets de croquettes pour chat.

Ma mère m’y enfermait nue, sans rien sous moi, et me sortait pour me faire faire mes besoins, marcher un peu dans la cour lorsque mes aînés étaient à l’école. Elle oubliait fréquemment de me nourrir; elle me battait à chaque fois que je pleurais, pour appeler, par faim, lorsque j‘avais trop froid ou trop chaud, par peur aussi, malade d’ angoisse dans cette cage, sans pouvoir bouger.

Par intermittences, on me ramenait dans la chambrette de neuf mètres carrés. Entre mes deux ans et demi , et mes cinq ans, le placard était l’une des nombreuses punitions que m’infligeaient mes parents.

1979

Je pouvais  passer des semaines entières sous l‘escalier, puis je réintégrais la cellule kaki de l’étage pour quelques jours.

Parfois mes parents me prenaient dans leur chambre et jouaient sexuellement avec moi. Ma mère aimait beaucoup attacher, et fouetter. En termes sadomasochistes, cela s’appelle le bondage. Il faut appeler les choses par leurs termes…….

Saint -Sylvestre 1979

Ma mère nous avaient couchés tôt, mon frère, mes sœurs et moi.

dans la nuit,  elle m’a réveillée et m’a « préparée » pour la première fois.

Elle m’a mise nue. Puis m’a enfilé un collier en cuir, pour chiens, avec des clous. Elle y a glissé une laisse. Ses mots raisonnent dans mes souvenirs. « Si tu cries, je t’arrache la peau du dos » m’a-t-elle dit très clairement.

Nous avons descendu les vingt-cinq marches de l’escalier de chêne, puis nous sommes entrés au salon. Un dizaine de convives nous attentaient, dont mon père, l‘une de mes tantes, la pharmacienne, le dentiste, le commissaire priseur de P. d’autres gens que j’ai oubliés.

-le dessert!

Ils étaient saouls. Ils m’ont fait boire du champagne, mon père m’a fait croquer dans un comprimé que je ne connaissais pas encore, et avec lequel on allait me droguer pendant de longues années pour atténuer la douleur et l’angoisse dus aux mauvais traitements; l’atarax.

Danse!

Sur la table, je dansais, je pleurais

On m’a ensuite enjointe de me masturber tout en continuant mes trémoussements.

Des photos ont été prises, ça riait fort.

Puis je suis passée de sexe en sexe, on m’a pénétrée par l’anus et le vagin, on m’a battue à mort, à coups de savate sous la table.

Pour finir , j’ai servi de meuble d’appoint, à quatre pattes aux pieds de mon père, qui posait sur mon dos reconverti en table basse ses cigares et son énième verre.

Mon père m’a recousue les invités une fois partis, dans sa salle de consultation; il était cardiologue. Je me suis évanouie…………

Été 1979

Un homme que je n’avais jamais vu est entré dans ma vie un  jour d’été, peu après mon anniversaire; je ne connais pas son nom, ni son prénom, son visage se mélange à celui de mon père. Il était l’ami intime de ma mère; je pense qu’ils avaient eu une liaison par le passé, et leurs retrouvailles étaient régulièrement plus que rapprochées.

Il est venu me chercher. Je me souviens d’échange de billets de 500 francs entre ma mère et l’homme que j’appellerai  le violeur. Ensemble, avec ma mère, nous avons fait le voyage dans la voiture du violeur. On m‘a mise dans le coffre comme un vulgaire valise. Nous avons atterri dans une maison froide, plutôt étriquée et pauvre. J’étais selon ma mère insupportable; il allait lui donner de astuces pour me soumettre durant un « stage« , une pension à durée indéterminée; il m’a fait croire que ma mère m’avait vendue à lui, abandonnée. En réalité, il me louait pour les vacances. Entre en scène le chef de file du deuxième réseau pédophile.

Devant elle, il m’a préparé comme ma mère l’avait fait durant cet hiver; j’ai été mise  nue, puis il a enfilé le collier, un autre, mais similaire, un collier pour chiens.

J’ai beaucoup pleuré, il m’a battu avec une cravache jusqu’à ce que plus qu’aucun son ne sorte de ma bouche, épuisée de recevoir tant de coups.

Ma mère est partie sans que je m’en rende compte. Il m’a attachée avec l’aide d’une longe à un radiateur, proche de son coin télé, où il visionnait des films pédopornographiques; durant les premiers jours, il m’appris à ne pas toucher au collier. A chaque fois que je l’effleurais il me frappait les mains avec un martinet ou me brûlait avec sa cigarette. Un matin, il tira violemment sur la longe et m’attira vers son canapé devant la télévision; là il me sodomisa pour la première fois.

Tous les jours j ‘étais battue, promenée en laisse dans son jardin pour faire mes besoin; il me lavait au jet.

Je passais les repas sous la table, parfois il me forçait à lui faire des fellations pendant qu’il mangeait. Je devais partager l’assiette du chien, un malinois féroce qui ne laissait  pas aisément approcher quelqu’un de sa gamelle. Je finissais les restes du chien, rongeais les os déjà bien nus.

Le samedi, des convives venaient et les soirées viraient au cauchemar. J’ai encore vu des transactions d’argent. Je distribuais à boire, à manger, les mains étaient baladeuses………. je fus violée à répétition chaque samedi, parfois par plusieurs hommes à la fois. Il y avait aussi des femmes.

Durant ce premier séjour, il m’apprit tout en matière de sexe, il aimait répéter à ce qu’il ferait de moi une « vraie petite pute »…….

Je n’avais pas le droit de porter mes yeux sur lui, de lui adresser la parole, sous aucun prétexte.

Il inaugurait chaque matinée par une correction puis me « consolait » en me masturbant à la barbare, avec des objets, des sextoys divers.

Le « violeur » était un bricoleur doué…….un jour il m’enfila ce qu’il nommait « la muselière », une sorte de casque avec une boule qu’on enfonçait dans la  bouche, un casque adapté aux crânes de jeunes enfants…c’était lors des tortures, pour que les voisins n’entendent pas les hurlements…………..

Durant les viols il passait de la musique pour enfants, Anne Sylvestre et Dorothée, en visionnant des films où d’autres enfants subissaient d’autres viols.

Je vécu le pire chez cet homme. Il m’enfonça un jour une bougie allumée dans l’anus, un autre, me frictionna le sexe avec des orties. Après les coups de cravache, il passait mon dos au vinaigre……

Un jour il me passa le sexe à la nourriture pour chiens, et força le malinois à me lécher……je me souviens d’avoir été prise de soubresauts silencieux; il m’avait averti que si je criais, je chien me tuerait. Je revins chez lui régulièrement jusqu’à mes huit ans, où un évènement mit fin à ces horreurs, du moins chez ce pédophile .

À mon retour, j’étais hagarde, complètement déphasée. Je me mis à devenir bègue par moments, puis le bégaiement s’installa pour de longues années. Mon père me mis sous atarax à haute dose.

Ma mère prit les « réflexes éducatifs » de son ami le violeur d’enfants, et m’offrit pour fêter mon retour une cravache flambant neuve, qu’elle avait choisie chez  le vendeur, petite et souple, maniable. Je reçus le présent enrubanné sous du papier cadeau…..elle me corrigea pour l’étrenner. Ce fut le début des châtiments corporels compulsifs, à n’importe quel moment de la journée , sans raison.

Dorénavant, je vouvoyais ma mère, ne posais plus les yeux sur elle sauf ordre express de sa part, et l’appelait « madame », ou « maîtresse ». Je n’étais plus sa fille, j’étais sale et répugnante, lascive et perverse, d’ailleurs je n’étais pas digne d’amour. Elle me donna toute sortes de sobriquets, débile, putain, vagin, petite crotte,  et me faisait venir en hurlant « au pied! ». Elle me répétait que j’étais pire qu’une chienne; je le crus aisément……..

Je me remis à faire au lit. Cela me valait des corrections qui me faisaient tourner de l’œil régulièrement, et j’ai encore à 35 ans les cicatrices de lacération qu’elle me fit subir. Toute la matinée après mes crises d’énurésie, je devais rester le drap souillé sur les la tête et les épaules; je puais l‘urine, et mes frères et sœurs exercèrent un sadisme qui se généralisait à la famille entière.

Au début, ils se contentaient de moqueries, puis ils s’amusèrent à me pincer les fesses, les bras, lorsque je passais devant eux; Ils se mirent à me corriger à leur tour, surtout mon aînée de six ans plus âgée. Elle me mettait cul nu et me fessait jusqu’à ce qu’elle obtienne la satisfaction de les voir « rouges comme des tomates », expression qui l’amusait beaucoup.

Si j’avais le malheur d’en parler à ma mère, j’étais corrigée en retour par cette dernière, qui refusait pour moi  toute protection; elle enjoignait mes aînés-par la suite ma jeune sœur- à la délation….je ne pouvais me plaindre, mais leurs doléances à mon encontre étaient toujours entendues, et la réponse venait immédiatement à coups de cravache ou autres objets destinés à me faire souffrir le plus possible. J’avais alors juste trois ans.

Je ne connus que très peu la maternelle; je la  fréquentais uniquement si mon visage était « visible » (rarement);

J’étais perpétuellement  recouverte, de la tête aux pieds, de couches d’habits étouffants, jusqu’aux sous pull en plein été pour cacher les marques du collier que mes parents continuaient de m’imposer  lors de leurs soirées avec le premier réseau, que je rencontrais pour la première fois en ce fameux soir de la saint sylvestre 1979.

Cette année là, je dus passer toutes les vacances scolaires chez le « violeur »; un vétérinaire me soigna un jour car je  fis une hémorragie à force de me voir enfoncer des objets contendants dans l’anus. Il était ami avec le pédophile qui me torturait avec délices. Il prit tout le temps de me recoudre à vif;. Ce vétérinaire fut aussi l’un de mes violeurs…il s’occupait des animaux de ferme de la campagne environnante………

Lorsque je revenais de ces « stages », ma mère redoublait de violence, et mettait en place de nouvelles idées juteuses pour me malmener. A une époque, elle m’interdit tout bonnement de parler, rire, pleurer, d’aller aux toilettes. Je n’avais absolument plus droit à rien. Je fus bannie de ma fratrie, qui prit un malin plaisir à me faire réagir pour que je reçoive la correction promise.

Pendant des semaines entières, ma mère m’attachait à mon lit et ne venait qu’une fois par jour pour m’apporter une mixture ignoble dans une gamelle du chien……les aliments du repas étaient mélangés, soupe, yaourt, viande, purée. Je devais laper le tout. Si au bout d’une heure je ne l’avais pas mangée, elle me frappait au visage à coups de poing pour que je l’ingurgite froide, au risque de ravaler mes régurgitations. J’avais souvent sous moi une auréole d’urine, dans laquelle je baignais. Parfois je restais à macérer dans mes excréments……La main droite était attachée avec des menottes à mon sommier, je dormais assise la tête sur le lit, le reste du corps courbé par terre. Je suis née droitière, je perdis l’usage de cette main et me fit gauchère…..

C’est pendant ces longues périodes de séquestration que mon père vint me rendre visite dans ma chambre. Il venait la nuit surtout, et me caressait le sexe en me disant que j’étais la plus douce que les autres, que j’étais un vrai jouet vivant, une poupée , que j’étais drôle à pleurer pour « rien ». Ses visites se multiplièrent, il était éjaculateur précoce, alors il fallait qu’il aille vite, c’était assez épique. Il préférait me pénétrer par l’anus, et je me souviens de ma tête écrasée sur le matelas par sa main tandis qu’il forçait à toute allure et jurait de ne pas y parvenir. Il se mettait dans des rages folles lorsque je criais. Ou bougeais un tant soit peu. Il ne fit pas mieux que ma mère et fut d’une extrême violence à mon égard. rapidement  Il m’enfonça dans la bouche un mouchoir imbibé de vinaigre pour que je me taise , la bouteille toujours à disposition à côté de la vaseline et des sextoys dans l’alcôve de ma chambre, donnant sur la cour arrière par une lucarne.

 1981

En grandissant, les besoins sexuels de mon père devinrent plus nombreux, et plus difficiles à satisfaire. Je ne passais pas une semaine sans être convoquée dans son bureau. Parfois il venait me chercher doucement et me prenait la main pour m’emmener dans des endroits de la maison qui l’inspiraient sûrement, comme la cave à bois, assez pratique du reste car elle se fermait de l’intérieur par un verrou.

La salle de bain dans la baignoire vide, le lit conjugal, ou encore la salle de consultation. J’en ai gardé la phobie des tables d’auscultation et les cabinets de  médecins.

Il me battait régulièrement avec la boucle de son ceinturon, car sa précocité ne s’arrangeait pas. J’en conclus dans mon esprit d’enfant à une faiblesse, et je me protégeais en le haïssant, en le méprisant; ma mère était selon moi la tête pensante, la meneuse du couple, la dominante au sein de cette famille folle. Les insultes  que m’apprenait en cachette mon frère aîné fusèrent de ma bouche contre mon géniteur.

J’étais devenue presque insensible à la souffrance physique, ayant été malmenée depuis la naissance, et habituée à ne rien exprimer durant les châtiments corporels souvent interminables-elle ne s’arrêtait de fouetter que lorsque  je me taisais-, je pus aisément mimer l’indifférence, d’autant qu’une dissociation s’installa en moi. Je sut rapidement m’abstraire des scènes de viol et de tortures physiques de ma mère ou des violeurs en pensant à autre chose, pas forcément quelque chose de beau ou de doux du reste. Je « partais » comme dans une autre dimension…..et ne ressentais absolument plus rien, du moins jusqu’à mon « réveil » à la réalité.

La fureur de mon père ne servait à rien, mais mon indifférence et mes sarcasmes, mes insultes le rendirent encore plus violent, et il me laissa pour morte plus d’une fois dans cette horrible cave à bois; Parfois il inventait des jeux sadiques , comme me faire des radios du thorax en me disant que les radiations allaient me tuer, en me  forçant à rester couchée sous son bureau durant des heures, lorsqu’il qu’il dictait les lettres destinées à ses confrères.

Ma mère, qui n’avait plus de rapports sexuels avec mon père, devint comme jalouse de cette maltraitance. J’étais  dans sa bouche « la putain de mon père », et sa haine grandit davantage.

Un épisode datant du printemps 1981 me faire dire que mes parents ne pouvaient m’emmener chez le pédophile du deuxième réseau comme ils le souhaitaient…….

Un jour où mon père me faisait rentrer de force dans la cave à bois, je le mordis à la main pour qu’il me lâche. Il me prit sur son épaule comme un vulgaire sac de pommes de terres et m’engouffra dans le coffre vide de la Simca familiale. « je t’y emmène définitivement », me dit il.

Il roula pendant des éternités, comme un fou, sur des routes plutôt chaotiques. Je fus éberluée au bout d’une à deux heures, de réaliser lorsqu’il ouvrit le coffre que j’étais revenue à la case départ, devant le portail blanc de la propriété de mon père.

Il me promit qu’à la moindre  incartade, il m’y laisserait pour de bon.

J’y revins de nombreuses fois, mais je crois fortement que ces visites étaient planifiées en fonction des obligations et de l’emploi du temps des membres du réseau pédophile.

Lorsque les enfants étaient à l’école, je me retrouvais la proie aisée de ma mère. Sans témoin,  il était certain qu’elle pouvait se laisser aller à tous les débordements. « Putain de mon père » , il fallait que j’en paye les conséquences.

Lors d’un cours de broderie- notre mère nous soumettait très tôt à des exercices de couture et de travaux ménagers, mes sœurs et moi-, elle m’avait fait venir dans le salon……..  Tandis que mon père m’inspirait dégoût et mépris, ma génitrice me terrorisait. Je pensais que jamais je ne pourrais m’opposer à elle, encore moins la vaincre……..

L’exercice de broderie était trop difficile, je n’avais que cinq ans à peine. Elle me fit venir aux pieds et me piqua chaque doigt avec l’aiguille, jusqu’au sang. Je ne pus poursuivre la broderie demandée avec insistance; il s’agissait de reproduire deux horribles mésanges sur une branche d’arbre, avec une maison au toit rouge en décor. Je reçus, mains derrière le dos des dizaines de gifles, et en sortit avec la lèvre une nouvelle fois fendue. Elle m’insulta à de nombreuses reprises, m’interdisant de pleurer, de lever le regard sur elle.

C’est ce jour là qu’elle me viola sans objet pour la première fois. Comme j’étais une prostituée, je dus en faire la démonstration, et elle m’ordonna de lui procurer le même plaisir qu’à son mari. Elle enfourna ma tête entre ses cuisses et j’appris ce jour là à satisfaire les femmes en découvrant les cunnilingus.

Je fus renvoyée dans ma chambre, à coup de pied au derrière; Le lendemain, j’étais convoquée au salon pour une nouvelle séance de couture; les viols devinrent incessants, avec des variantes plus ou moins barbares.

Après l’avoir satisfaite, les viols se prolongeaient dans le salon par des pénétrations forcées. Je restais parfois des heures des vibromasseurs dans l’anus, debout, le pantalon à mes chevilles, contre le mur, ou à genoux aux pieds de ma mère, qui lisait tranquillement………..un jour elle trouva très amusant de mettre ne scène l’expression « avoir un plumeau dans les fesses ». Mon père fut appelé pour l’occasion…..ce tableau obscène le ravit.

 1982

C’est l’année de mon entrée au CP. Encore deux ans et j’allais rester handicapée de la hanche et de la jambe droite. Pour l’instant, je pouvais encore me trémousser sur la table d’acajou massif lors des soirées orgiaques, et courir très vite lorsque mon frère me pourchassait avec se arcs et flèches artisanaux ou sa carabine à plomb chargée et flambant neuve. Du moins lorsque je n’attendais pas la venue de mon père, de ma mère ou du violeur, attachée aux barreaux de mon lit ou au radiateur de cette maison inconnue…..

On m’installa un temps dans la chambre de mon frère quand ma plus jeune sœur décréta qu’elle voulait ma chambre pour elle. La pièce fut embellie, décorée et meublée. Je fus mise dehors, du jour au lendemain. Ma sœur aînée me dit que je n’avais rien, que je n’étais rien, la preuve en était. Je croyais que j’aurais davantage la possibilité de me protéger en étant l’invitée de mon frère. Il a quatre ans de plus que moi. A cette époque, il en avait donc 10. On installa mon lit en fer à côté du sien.

Le premier soir, il me réveilla, prétextant un cauchemar; il est vrai que j’en faisais beaucoup. Il me proposa pour me rassurer de dormir dans son lit; les premiers attouchements commencèrent à cette époque…………

Le matin, nous partions à l’école. Mais j’étais levée la première, même en dormant dans la chambre de mon frère. Ma mère me réveillait à cinq heures. Sans bruit, elle me faisait descendre jusqu’à la cuisine où était installé mon père qui partait tôt pour ses consultations dans la clinique où il exerçait alors.

J’allais sous la table et je devais rester là, sans bouger; On me mettait généralement nue, et je pratiquais régulièrement des fellations à mon père sur ordre de ma génitrice; le sperme étant selon elle « bourré de protéines« , ce fut pour moi mon unique petit déjeuner pendant des années……...J’en garde un souvenir écœurant dans la bouche. Si mon père éjaculait trop vite, j’étais en tort et battue par les deux. Un jour ma mère me jeta son café sur la tête  en guise de représailles. J’étais décidément maladroite.

Mes angoisses augmentèrent avec la primaire. Je me mis à faire des crises terribles, de vraies transes, où je hurlais littéralement. Ma mère soigna mes phobies à grands coups de cravache après des douches froides interminables où je suffoquais , et qui m‘ont rendue cardiaque dès mes dix sept ans.

Mon frère était sadique autant que mes  sœurs. Il organisait régulièrement des « combats de boxe » entre ma cadette et moi pour consoler cette dernière. J’avais ordre de ne pas me défendre, de recevoir les coups qu’elle déchargeais sur moi avec toute sa hargne; Etant malnutrie, subissant régulièrement des nuits sans dormir, des tortures interminables, je paraissais déjà plus jeune qu’elle, bien que nous ayons 22 mois d’écart; j’aurais voulu me défendre qu’elle aurait malgré tout eu le dessus. Elle prit l’habitude de me battre avec fureur. Cela ne cessa que lorsque j’osai enfin rendre coup pour coup, à 22 ans.

 1984

J’avais pris l’habitude de me cacher dans la maison, et de ne plus venir lorsqu’on m’appelait; il fallait qu’on me cherche longtemps.  Lorsque le pédophile du réseau n°2 venait ou qu’il s’agissait de m’y amener, j’étais invisible, et retardais le départ de quelques heures, à des journées entières. Une fois je suis restée deux jours derrière un tas de bois. La maison était tellement grande qu’en fouiller tous les recoins réclamait du temps.

Mes parents prirent cette nouvelle attitude pour de l’opposition, et devinrent extrêmement vigilants à ce que j’obéisse « au doigt et à l’œil »…..les corrections fusèrent, et l’on ne me prévint plus lorsque venait le moment de partir chez cet individu.

Mais pas seulement. Ma mère prenait la précaution de m’enfermer à double tour, de préférence dans le coffre de la voiture, ou bien m’attacher dans ma chambre. Ils m’enfermèrent dans le garage une nuit, pendant une semaine. Je dormais sous la voiture, noire de cambouis et fut réduite à manger des croquettes pour chats, la seule nourriture à laquelle j’avis accès. Pour « m’appâter, »mon père déposait une écuelle d’eau devant le carton où je m’allongeais sous le moteur de la Simca. Je n’en sortais que lorsqu’il quittait ma prison, de peur qu’il me touche…un jour, il me tira le bras et me viola à même le sol, trop heureux d’éjaculer en moi et pas dans son pantalon.

Je me souviens que mon frère glissait sous la porte de fer de ce garage étouffant des petits plis en feuille d’aluminium avec des gâteaux écrasés ou des morceaux de fruits. Il venait chaque soir, après la venue de mon père chargé de son écuelle d’eau tiède. Mon frère me sauva de la famine en m’alimentant régulièrement; c’était mince, mais j’échappais ainsi à la famine.

A ma sortie, la cour était fraîche en comparaison du four où j’avais été séquestrée.

C’était pourtant un été de canicule. Il y eu vraisemblablement un contretemps, car le pédophile ne vint qu’un mois plus tard. Ou bien mes parents avaient décidé de marquer leur supériorité en me réduisant à un petit animal campant sous une voiture à laper dans une écuelle pour chiens et manger des croquettes à pleines mains plongées dans les sacs gigantesques stockés là? Je ne le saurais jamais.

Un mois après ma mère me saisit brusquement le poignet à la sortie d’un repas que j’avais pris en famille, et m’emmena à l’étage pour me pousser dans la salle de bain. Elle la ferma à double tour, sans mot dire. Je compris immédiatement ce qui allait arriver. La fenêtre était grande ouverte sur juillet qui prenait fin, la cour avant de la propriété familiale, les clochers de la ville de P.

Je pris peur lorsque j’entendis le moteur d’une voiture stopper net devant la grille et que je vis de ma fenêtre mon violeur entrer tranquillement tout sourire dans la cour. Il portait un pantalon de toile beige, c’est tout ce dont je me souviens; il était très mince, jeune.   Il y eut des rires, des exclamations, puis j’entendis les talons de ma mère arpenter l’escalier qui menait à l’étage. Saisie de panique, je cherchai à fuir.  Ne trouvant aucune issue possible, je me jetais dans le vide. J’atterris deux étages plus bas, sur le ciment dur de la cour avant bordée de rosiers.

Ce fut ma première tentative de suicide, à huit ans.  Je ne sentais plus mon corps, voyais autour de moi que du noir, entendais par contre très distinctement les hurlements d ema mère qui se disputait avec mon père, et les rires de cet homme qui trouvait cette situation amusante. J’avais le bassin fracturé, ainsi que la jambe droite.

On ne m’emmena jamais aux urgences; mon père me prit dans les bras, je me souviens qu’une décharge intense me traversa le corps; je hurlais; il m’installa dans mon lit accompagné de ma mère……le violeur avait disparu……..je ne le revis jamais.

On attacha mes deux jambes l’une à l’autre avec des bandes Velpeau, et l’ont fixa une attelle entre les deux jambes maintenues par deux. Ma mère m’attacha les poignets aux montants du lit, dans ma cellule de neuf mètres carrés, que j’avais réintégrée depuis longtemps. Régulièrement mon père m’injectait un produit dans la cuisse, vraisemblablement des antibiotiques. J’étais bâillonnée, attachée. Je ne pouvais absolument pas bouger. Les médicaments administrés me rendirent intolérante à la lumière; je restait dans le noir durant tout l’été.

Ma mère remplaça rapidement mes plateaux repas par de la nourriture en boîte pour chiens…..je devais comprendre que les sévices ne prendraient pas fin, qu’ils restaient les plus fort, et que ce chantage, en tentant de mettre fin à mes jours n’avait pas marché ……. les sévices prirent une autre forme, mais je ne fus à cette date plus jamais en contact avec les réseaux.

 Les viols parentaux se poursuivirent jusqu’à ma puberté, à 13 ans; les tortures physiques un an plus tard, lorsque ma mère fit une crise cardiaque.

Ma rééducation fut barbare….je réappris à marcher le long du palier où se trouvait ma chambre. Je ne retrouvai jamais entièrement l’usage de ma jambe droite, qui me lance les jours de pluies, le pied droit se tourne sans cesse, enfin j’ai deux sciatiques qui m’handicapent régulièrement et très douloureusement; je boîte souvent, ne suis plus en mesure de courir, de marcher longtemps, ni de rester debout. Je n’ai que 35 ans et je fais déjà de l’arthrose.

Je fis à cette époque de nombreuses crises de tétanie, j’en fais encore par périodes…..   Ma mère repris l’habitude de me fouetter à coups de cravache, encore en convalescence. J’étais corrigée plusieurs fois par jours, de plus en plus durement, au fur et à mesure que je me rétablissais. Lorsque je retrouvais l’usage de mes jambes, et que l’on fut assuré que le tout était ressoudé, mon père et ma mère me violèrent  à tout va……….   Le cauchemar a continué dans  l’indifférence générale, pendant encore 6 ans.

1985

Mon frère était de plus en plus  insistant avec moi au fur et à mesure qu’il se rapprochait de la puberté. Il allait avoir 14 ans.  Un jour, Il me fit visionner des films pornographiques en me forçant à me masturber avec lui et l’un de ses amis en villégiature chez nous, sous une couverture.  Les deux garçons souhaitaient m’initier au plaisir du sexe; je n’en connaissais que la douleur.

La masturbation mécanique, compulsive, occupa dès lors mes journées. Cela rendit folle de rage ma mère qui me surprit à plusieurs reprises . Elle eut beau me corriger, je ne cessais pas pour autant mon onanisme qui ressemblait à de la rage. Naquirent en moi les premiers fantasmes, nourris de violence et de la souffrance que je m’infligeais dès lors sans l‘aide de personne.

 Les premières mutilations  débutèrent alors; Les objets tranchants servirent à me faire saigner, le sexe et les bras ainsi que les jambes. J’écrivais à même ma peau des mots entiers avec les couteaux de cuisine que je chipais à ma mère. Je retranscrivais les insultes qui me servaient de nom sur mon abdomen, des mots d’amour aussi, pour ma mère que je vénérais……mon bras était recouvert fréquemment du mot « maman », recopié des dizaines de fois;  le sang qui coulait purifiait la  souillure des viols que je subissais toujours.

 1988

À douze ans j’entrais en crise autistique qui dura quelques mois. Je me balançais et ne disais plus un mot. Je restais de heures en total mutisme, et personne ne pouvait me faire parler. L’univers fantasmatique dans lequel je vécus alors était fait de cris, de terreurs, de vision d’horreur. Je développais une psychose précoce qui ne fut détectée qu‘en 1998, à l‘âge de 21 ans.

Peur du scandale? J’étais perpétuellement mutique  et frôlait les murs du collège, les yeux hagards; on pensait fréquemment me mettre en classe spécialisée. Par ailleurs j’étais totalement analphabète

Après avoir été convoquée un fois par un jeune directeur qui se lassa bien vite, elle  mis un peu moins d’ardeur à me battre……

Puis mon père cessa progressivement de me toucher, lorsque mes seins poussèrent et qu’un duvet apparut sur mes jambes et mon sexe….il n’aimait décidemment que les très jeunes enfants.

 1990

Lorsque j’eus 14 ans, ma mère fit une crise cardiaque à laquelle elle survécut……..   Mes aînés étaient loin déjà, étudiants parisiens qui n’avaient qu’à faire de la maison pour s ‘occuper du ménage et de ma sœur cadette qui frôlait la délinquance en couchant à gauche à droite, qui buvait, fumait, avait des fréquentations plutôt douteuses avec des garçons bien plus âgés qu’elle, qui n’avait que   douze ans .

Du jour au lendemain j’entrai dans ce qu’on appelle le « déni ». Je me lançai à corps perdu dans les études et rattrapai mon retard scolaire en deux ans. Je veillais tout en préparant mon brevet des collèges à tenir en respect la secrétaire médicale qui cherchait à prendre le pouvoir à la maison, et veillait sur ma mère comme si elle était mon propre enfant, lui apportant ses repas, des roses fraîchement coupées dans un vase, appelant l’infirmière libérale qui faisait sa toilette dès que je me sentais débordée. Je surveillais les relations de ma sœur, je me concentrai sur le présent, me projetai dans un avenir professionnel, me fis mes premiers amis, sortis avec des garçons, tirant un trait que je voulais définitif sur cette enfance abominable qui avait failli engendrer ma mort et l’entrée dans la folie.

1994-2004

Je fis de études plutôt satisfaisantes à la Sorbonne, restai professeur des écoles deux mois avant de travailler quatre ans dans une bibliothèque parisienne.

A 28 ans je rencontrai le futur père de mon fils, hospitalisée pour tentative de suicide…….cela peut sembler aberrant mais j’avais pour ainsi dire tout oublié de ces 14 années de torture.

Epilogue

En 2006, j’accouchais d’un magnifique petit garçon………la sortie du déni fut violente, accompagnée d’une bouffée délirante qui dura deux mois……..   En février 2011, je retrouvais pour la première fois après 7 ans de séparation et de silence  la maison de mon père. Ma mère était décédée depuis 1998. Je lui dit que je me souvenais dorénavant de tout, et lui demandai instamment d’avouer ses crimes, ceux de ma mère, ceux du violeur qui me louait jusqu’à ma défenestration en 1984. Il nia tout en bloc. De retour à mon domicile, je fus hospitalisée en maison de repos pour dépression grave, puis mon amie la plus proche de l’association AIVI (Association Internationale de lutte contre l’Inceste), que je fréquentais avant l’association Le Monde à Travers un Regard dans laquelle je suis aujourd’hui bénévole, m’annonça par téléphone qu’il n’y avait pas prescription au cas où je porterais plainte; j’avais eu la chance de naître quelques mois après la date butoir du 11 mars 1976.…..

En avril, le 5,  je sortis du commissariat avec la copie de ma plainte……..

Mon père, mon frère et mes sœurs, toujours emmurées dans le déni, ignorent à ce jour que j’ai enclenché pour des mois voire des années la machine judiciaire, et porté cette plainte contre eux et près de 15 personnes pour viols aggravés, actes de torture et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans…….mon père, âgé de 76 ans,  risque 30 ans de prison……."

"A mon amie Sandrine Apers, présidente de l’association Le monde à travers un Regard, à  Carine, ma sœur de cœur, sans qui je n’aurais jamais porté plainte, à O., mon compagnon et père de mon fils, à J., mon petit garçon, à tous mes amis des forums d’AIVI et du Monde à Travers un Regard, à tous les survivants de l’inceste, aux enfants qui subissent en ce moment en France et ailleurs  les mêmes atrocités qu’il y a trente ans dans la plus grande impunité, enfin contre la loi inique de la prescription en matière d’inceste et de pédocriminalité, je dédie ce témoignage"
Source : http://www.crifip.com/temoignages/sectes-reseaux/recit-d-une-survivante-de-l-inceste.html

Avoir :
Les victimes d'inceste ont la parole.

dimanche 16 décembre 2012

France : Amidlisa : L’affaire du Var en détail partie 1.


L’affaire du Var en détail partie 1

Afin de bien comprendre les tenants et les aboutissants d’une affaire qui dure depuis maintenant près de quatre ans, entrecoupée de moult jugements et autres décisions de justice, il n’y a pas cinquante solutions : il faut prendre les évènements dans l’ordre, les uns après les autres.

Pour l’instant, tous les noms et prénoms sont remplacés par des pseudonymes.

1.      La séparation

Présentons d’abord la famille : Sarah, la mère, vit en couple à Cogolin, près de St Tropez, avec Marc., âgé de dix ans de plus qu’elle et maçon de son état. Ensemble, ils ont trois enfants : Marie, Hugues et Thomas, nés en 2001, 2002 et 2004. Dès la première grossesse, Sarah constate que Marc devient de plus en plus agressif envers elle, que Monsieur adore l’humilier, parle vulgairement devant les enfants... et est porté sur l’alcool.

Deux mois après la naissance du dernier, Sarah porte plainte contre Marc, pour « violences physiques et verbales ». S’ensuivra une deuxième plainte en février 2005, parce que Marc en est venu aux menaces de mort. Le couple se sépare, mais Marc continue à avoir le même comportement envers Sarah.

2.      Hébergement principal des enfants chez la mère

Pour la garde des enfants, le juge aux affaires familiales de Draguignan fixe en novembre 2005 la résidence principale chez la mère, avec un droit de visite et d’hébergement pour le père, la moitié des congés. Marc doit également quitter le domicile conjugal et une pension sera fixée un peu plus tard à sa charge, de 480€ par mois.

Lors des vacances de Noël, Marc réussit à obtenir l’hébergement des enfants durant 17 jours, sous prétexte que Sarah aurait refusé de les lui laisser auparavant, et sans que Sarah ne soit entendue à ce sujet par le juge. Bref, comme les trois enfants, dont le dernier âgé d’à peine un an, devaient aller 17 jours chez leur père, Marc finit par accepter que le dernier ne vienne que quelques jours avec sa mère. Un soir, alors que les enfants étaient couchés, de même que Marc, qui a passé la soirée à faire des remarques salaces, Sarah téléphone à son ami. Cela a déplu à Marc, qui est descendu et a tenté de violer Sarah. La plainte qu’elle a déposée, à la suite de cette agression, a été classée sans suite.

La remise des enfants n’a jamais été des plus simples, tant le père y mettait de la mauvaise volonté. A  tel point qu’un soir, Sarah a du faire appel à la gendarmerie. Quant à la pension alimentaire, elle était versée de manière aléatoire, ce qui a amené Sarah à porter plainte pour abandon de famille, mais ça n’a rien donné. La plainte pour harcèlement moral (suite à des appels frénétiques de Marc, jusqu’à 20 fois par jour, pour l’insulter) déposée fin avril 2006, n’a elle non plus rien donné.

A ce moment, Marc profite d’un jour où Sarah n’est pas là pour voler les clés de la maison. Il s'installe donc chez elle durant cinq mois et demi, l’obligeant à vivre ailleurs avec les enfants durant tout ce temps. Il ne quittera ledit domicile que pour s’installer chez sa nouvelle conquête, dans « un endroit très malsain» dont une connaissance de Marc a relevé « la tristesse et l’insalubrité »,  mais où il fait pourtant vivre les enfants. Autour de lui, Marc se présente comme un homme blessé parce que sa femme le quitte sans raison, suscitant même la compassion de son entourage.

En juillet 2005, (alors que Marc vivait ailleurs depuis février), Sarah avait dû quitter précipitamment sa maison avec les 3 enfants, n’emportant qu’une couche et un biberon car Marc, en état d’ébriété comme souvent, était rentré dans la maison et ne voulait plus en partir. La maison a ensuite été louée pour l’été.

En septembre quand Sarah a voulu revenir, Marc s’y était à nouveau installé en mentant à la femme de ménage pour se faire remettre la clé. C’est alors que Sarah a saisi le Juge aux Affaires Familiales (JAF) pour officialiser la séparation. Le 18 novembre 2005, le JAF de Draguignan a fixé la résidence des enfants chez Sarah, et a demandé au père de quitter le domicile de la mère  (le bail en accord avec Marc en février 2005 avait été consenti à Sarah seule).

Marc reste dans la maison, mais s’apercevant que Sarah ne reviendra pas, il l’avertit en janvier 2006, qu’il a trouvé à se loger et qu’il lui rend la maison dès le 1er février 2006. Sarah revient alors avec les enfants. Un dîner en famille avec Marc a lieu à son retour dans la maison et Marc demande à Sarah de revivre ensemble. Sarah lui oppose alors sa tentative de viol de Noël 2005 et lui dit qu’après cela ce n’est plus possible pour elle d’envisager une vie commune. Marc ose nier, devant la mère et le beau père de Sarah, mais devant les yeux de Sarah qui le soutenait du regard il a reconnu qu’il s’était comporté comme un con et qu’il regrettait.

3.      La claque

Le 7 octobre 2007 est pour Sarah un jour marqué d’une pierre noire. Ce dimanche-là, dans la soirée, les enfants rentrent de chez leur père, et la petite Marie, 6 ans, est clairement en état de choc, pâle, se cachant derrière un gros oreiller, le regard complètement dans le vide.  A force de questions de la part de sa mère et de John, ses frères d’abord puis Marie finissent par raconter qu’un ami de leur père, qu’on appellera Denis, l’a embrassée sur la bouche.

Le lendemain, Sarah amène les enfants chez le médecin de famille, le Dr Trafalgar, qui prescrit aux trois une ITT de 21 jours ainsi qu’un test de MST pour Marie.

Le 10 octobre, les enfants sont entendus par une psychologue, Mme DUVAL. Les deux garçons confirment que Denis a embrassé Marie sur la bouche, et la petite a dit que « Denis a mis son zizi dans ma bouche et dans ma zézette ». Le médecin dit alors à Sarah « c’est clair ! Il ne vous reste plus qu’une chose à faire, c’est d’aller porter plainte, encore faut-il tomber sur les bons gendarmes ». C’est donc ce que fait la jeune femme dès qu’elle sort du cabinet de Mme Duval. A ce jour, aucun juge n’a demandé son rapport à Mme DUVAL.

Mais, ce ne fut pas si simple, les gendarmes de St Tropez où elle est allée déposer plainte n’étant pas disposés à prendre ladite plainte, disant à Sarah qu’elle devait aller porter plainte dans sa ville. Où elle ne voulait précisément pas aller sachant que Marc y joue au foot avec des gendarmes.

Bref, pour démarrer l’enquête, les gendarmes mandatent le jour-même un pédiatre pour examiner Marie,  et elle doit être entendue sous vidéo le lendemain matin à la gendarmerie de Bandol.

Marie va donc chez le Dr CARTON (pédiatre), accompagnée de sa grand-mère et d’un gendarme. Nous sommes trois jours après les faits, et le médecin ne relève pas de trace de viol anal ou vaginal, mais constate que « l’enfant est très perturbée sur le plan psychologique. L’examen n’est possible qu’en présence de sa grand-mère ». Finalement, il prescrit une ITT de 8 jours à la petite, précisant oralement au gendarme et à la grand-mère qu’il fallait bien lire son certificat, que ce n’est pas parce qu’il n’a pas trouvé de traces qu’il n’y avait rien eu, puisqu’au regard de son état il ne pouvait pas s’être rien passé.

4.      L’enlèvement des enfants

Le lendemain, le 11 octobre2007, est le jour où tout bascule.

Le matin, Sarah, ses enfants, ainsi que sa mère, Béatrice et le compagnon de celle-ci, John, se rendent à la gendarmerie de Bandol, à une heure et demie de route de chez eux, pour être reçus à 9 heures par les gendarmes.

Hugues et Thomas confirment leurs propos de la veille, disent que leur père et que le fils de Denis, âgé d’une dizaine d’années, étaient présents. Il faut noter que les enfants n’ont pas très envie de se confier, surtout Marie qui semble respecter à la lettre l’ordre donné par son père de ne rien dire, qu’elle évoque durant son audition. Elle dit que Denis n’est pas gentil avec elle, mais qu’elle ne se rappelle plus pourquoi alors que les faits ont eu lieu seulement trois jours plus tôt. Elle dit qu’il lui a fait un bisou, mais sur le front, qu’elle n’a pas envie de retourner chez son père ou de le voir… L’entretien des trois enfants est filmé, la gendarmerie en a fait une retranscription dans laquelle il y a quelques ellipses. Impossible d’avoir la vidéo avec l’audition complète.

Durant les auditions, les enfants dessinent pour s’occuper en attendant leur tour. En regardant ceux de Hugues, alors âgé de 5 ans, marqués par des éléments à connotation sexuelle, amène Sarah à penser qu’il n’y a peut-être pas que Marie à avoir été victime...

Le gendarme L., dans son rapport, écrit plusieurs fois que Sarah était « excitée ». Il parle de « comportement excessif », dit qu’elle « se met en colère », « s’emporte à la moindre parole »... En réalité, Sarah a simplement du se battre pour que les gendarmes prennent sa plainte, pour qu’ils entendent les deux garçons témoins de la scène, pour qu’ils réentendent Marie qui selon eux n’avait rien dit lors de sa première audition, et même pour que les enfants puissent manger quelque chose vers 14h alors qu’ils étaient debout depuis 6h et demie.

Pour se reposer un peu avec ses enfants à la suite de toutes ces démarches, Sarah avait décidé, avant de porter plainte, de les emmener dans un parc de loisirs à Paris. Elle prévient donc le procureur Ghislain de Draguignan par fax depuis la gendarmerie de Bandol, et lui écrit qu'elle va partir dès que ses obligations avec la police seront terminées. Elle lui laisse aussi ses numéros de contact. Peu de temps après, le même Procureur ordonne aux gendarmes de faire consulter Marie par le Dr BENALI à 15h, à l’hôpital de jour des enfants près de sa commune, ce qui sera fait.

Lors de cette consultation, la petite confirme au médecin devant sa maman que ce qu’elle a dit la veille chez Madame Duval était vrai. Ce médecin trouvant que la petite, levée depuis 6 heures du matin, est fatiguée, demande à la revoir impérativement plus tard, le 18 octobre à 15h. Une visite à laquelle, étrangement, Marie qui est alors placée en foyer n’a jamais été amenée. Pendant la consultation, le Dr Benali a davantage interrogé Sarah sur sa vie sentimentale que la petite, qu’elle a interrogée pendant cinq minutes seulement.

Dès que la visite est terminée, les gendarmes vont voir le Dr Benali et demandent à la famille d’attendre à l’extérieur. Ils remettent ensuite à Sarah une convocation du médecin pour Marie le 18 octobre. C’est à ce moment précis que le père de Sarah appelle Béatrice, alors qu’il ne donne jamais de nouvelles ou presque. Il lui dit de ne pas poser de question et d’obéir à son injonction de « quitter immédiatement cette procédure car on va retirer les enfants à Sarah et qu’elle ne les reverrait plus ». Précisons à ce stade que le père de Sarah est gynécologue dans un hôpital proche, et a très peu de relations avec sa fille. Il s’entend par contre très bien avec Marc. Vers 16h, Sarah décide d’aller chez le Dr CARTON pour qu’il examine ses garçons, mais elle se retrouve bloquée dans les embouteillages et se ravise.

Les gendarmes ressortent une demi-heure plus tard du cabinet du Dr Benali et paniquent en s’apercevant que Sarah et les enfants ne sont plus là. Ils appellent donc le Procureur, qui les rappelle aussitôt. Les échanges durent quelques minutes. A la fin, l’un des gendarmes dit à Béatrice que Sarah doit aller au plus vite à la gendarmerie de St Tropez pour connaitre la décision du procureur, et précise bien qu’elle doit s’y rendre avec les enfants.

Le gendarme L. écrit dans son exposé des faits rédigé ultérieurement que c’est à ce moment-là que le Procureur décide de placer les enfants dans un foyer en urgence, comme on pourra le lire dans l’ordonnance du Procureur. Pourtant, « officiellement » la décision a été prise à 18h 30 seulement, et dans des conditions bien différentes.

Reprenons la chronologie de cette journée.

Il est 16h 30, Sarah est en route pour aller chez le pédiatre et pense avoir oublié un de ses téléphones portables chez le Dr Benali. Elle appelle donc sa mère pour qu’elle aille le récupérer. En revenant au bureau du médecin, Béatrice l’entend parler avec le procureur ; et il est question du rapport e Mme Duval. Plus tard, cette psychologue lui expliquera que le Dr Benali l’avait appelée et lui avait dit de la part du Procureur Ghislain de ne pas faire de rapport portant sur la visite de Marie, tant qu’on ne le lui demandait pas. Elle refusera ainsi de faire un rapport pour l’avocat de Sarah.

A 17h 30, le gendarme L. appelle Béatrice pour savoir où est Sarah. A peine une minute plus tard, il est déjà chez Sarah avec son collègue D., et en profite pour fouiller l’appartement. Les deux gendarmes déclarent qu’ils ne partiront pas tant qu’ils ne sauront pas où est Sarah. Quelques minutes après, celle-ci appelle sa mère pour lui dire qu’elle a trouvé une chambre pour la nuit à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, près de Saint Maximin, qui est tenue par des religieuses. Elle demande à sa mère et à John de les rejoindre. En entendant les mots Sainte-Baume, le gendarme L. appelle aussitôt des collègues.

Puis une religieuse appelle Béatrice pour lui demander à quelle heure ils arrivent. Le gendarme L. lui arrache immédiatement le téléphone des mains et dit à la religieuse que Sarah est en fuite et recherchée par la police, et qu’elle doit appeler tout de suite la gendarmerie la plus proche afin de les prévenir que la fugitive est bien à l’Hostellerie. En outre le gendarme enjoint la religieuse de retenir Sarah à l’Hostellerie jusqu’à l’arrivée des gendarmes.

La religieuse a donc appelé sa gendarmerie locale comme lui avait demandé le gendarme L. Elle n’a eu que le temps de dire qu’il y avait chez elles une jeune femme avec 3 enfants, et il lui a été répondu immédiatement qu’ils étaient au courant et qu’ils arrivaient, raccrochant aussitôt.

Le gendarme L. dans un autre procès-verbal de l’enquête préliminaire, écrira que les religieuses  ont appelé la gendarmerie parce que Sarah tenait des propos incohérents. Il ajoutera que c’est suite à l’appel de ces religieuses à 18h30 que le procureur a décidé de placer les enfants et de les retirer à leur mère. Il a donc commis une forfaiture pour justifier le retrait des enfants qui était auparavant injustifiable.

Sur ces entrefaites, les gendarmes demandent à John de les accompagner jusqu’à Ste-Baume pour qu’il ramène le véhicule de Sarah, expliquant que quand on retire ses enfants à une mère, elle devient folle ou elle se suicide, et que tous doivent faire attention car « tous vos téléphones sont sur écoute, et dites à votre fille qu’elle n’essaie surtout pas de s’enfuir car elle aura toutes les polices de France à ses trousses avec un mandat d’amener ». C’est officiellement à ce moment, vers 18h30, que le procureur décide de placer les enfants. Durant le trajet, John et les gendarmes discutent, et un des gendarmes dit que c’est la deuxième affaire similaire de la journée, et que cela l’étonnait.

Là, on se demande bien pourquoi toutes les polices de France pourraient se retrouver à traquer une mère et ses trois jeunes enfants à travers le pays et à mettre toute la famille sur écoute. Parce qu’elle a porté plainte pour agression sexuelle envers sa fille ?

Sarah et les enfants terminaient de diner quand onze gendarmes débarquent accompagnés de deux éducateurs et d’un psychiatre prêt à embarquer Sarah, signifiant qu’ils viennent chercher les enfants pour les mettre en sécurité, et qu’elle les récupérerait le lendemain ou le surlendemain. Deux éducateurs appelés directement chez eux par le procureur Ghislain, sans passer par le responsable de la structure pour laquelle ils travaillent, prennent en charge les enfants qui sont emmenés sans que Sarah sache où, ni qui ils étaient.

Les enfants sont donc emmenés en vertu d’une ordonnance du Procureur qu’on ne montre pas à Sarah, et selon laquelle « l’enfant n’a pas confirmé les faits, au contraire, devant les enquêteurs (…) ni devant l’expert psychiatre requis par nous vers 14h », « l’état psychologique de la mère, aux dires de la pédopsychiatre, semble fragile », « aucune solution d’accueil par la famille ou l’entourage n’est en urgence envisageable et que la mère menace de quitter la région avec ses trois enfants », si bien que les enfants sont confiés à l’ASE du Var aux bons soins de l’Inspectrice NICOLETTI. Dans son rapport au sujet de cette intervention digne du RAID, le gendarme L. écrit que « le personnel religieux nous informe que Sarah a été constamment au téléphone et tenait des propos incohérents de nature à créer des inquiétudes ».

C’est-à-dire que le Procureur estime que Marie a menti à Mme Duval, et il n’ordonne pas de nouvelle expertise. Il ne tient pas compte du fait que Thomas et Hugues ont confirmé les propos de leur soeur. Si Marie, en effet, selon la retranscription de son audition, n’a pas confirmé les faits, elle a quand-même dit que son père lui avait demandé de se taire. En outre, lorsqu'elle est sortie de cette audition, Marie a dit à sa famille qu’elle avait tout raconté au gendarme.

Le Procureur  oublie que Sarah ne s’est pas enfuie, et qu’elle l’a même prévenu. Il dit que le Dr Benali a trouvé que Sarah était fragile, ce qui est faux : elle a écrit qu’il « est nécessaire de rassurer la maman ». Et de toute manière, ce médecin n’a rencontré Sarah et Marie que cinq minutes… Le Procureur fait également comme si la grand-mère des petits n’était pas là et qu’elle ne pouvait pas accueillir les enfants en urgence.

En plus de tout cela, il ordonne à tous les intervenants dans ce dossier de ne pas dire à Sarah où se trouvent ses enfants. Durant trois semaines, elle ignore donc totalement où ils sont, malgré de nombreux appels  aux différents services responsables de l’enfance et dans de nombreuses structures où ils auraient pu être hébergés. Au bout de trois semaines seulement, Sarah apprend qu’ils ont été placés dans un foyer, et que Marie a été séparée de ses frères.

A la suite de cette opération des pandores à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, Sarah ne reverra plus ses enfants durant trois mois. On ne lui a pas présenté la décision du procureur, elle ne sait donc pas pourquoi on embarque ses enfants.

5.      L’enlisement

En quittant l’Hostellerie de la Sainte Baume le lendemain, Sarah et John croisent un type d’une cinquantaine d’années qui dit avoir échoué à l’Hostellerie très tard (alors qu’elle ferme à 20 h) et par hasard. Justement, vers une heure du matin, ils ont entendu quelqu’un tenter d’ouvrir la porte de leur chambre, et une personne s’est enfuie quand John a ouvert la porte à son tour.

L’individu leur tient des propos contradictoires tout au long de la discussion qu’il engage avec eux, et finit par leur suggérer  un raccourci pour se rendre à Aix-en-Provence. John et Sarah empruntent le chemin qu’il leur indique, et le retrouvent justement au bout de quelques kilomètres, au bord de la route en train d’astiquer sa voiture, en plein soleil. John se méfie, accélère et cache la voiture dans le premier chemin qui surplombait la route, d’où ils voient alors passer à vive allure le véhicule du type.

Le même jour, le 12 octobre, Sarah est contactée par une amie, Céline B., qu’elle connaît depuis quelques années  et qui se trouve être la sœur aînée de l’homme qu’elle fréquente ainsi qu’une relation assez proche de Marc. Celle-ci lui recommande de prendre comme avocat un certain Calimero, son neveu.

C’est le début de la saga des avocats: une dizaine se succéderont jusqu’à fin 2011. Entre les avocats qui ne font rien, ceux qui sont injoignables (mais qui demandent à être payés quand-même, et plutôt grassement), et ceux qui enfoncent littéralement leurs clients, le cas de Sarah peut surprendre à première vue.

C’est sa mère, ancienne avocate, qui va au rendez-vous avec ce Calimero le 16 octobre 2007. L’avocat accepte de prendre en charge son affaire, contre la somme rondelette de 1.500€, versés via trois chèques. Pourtant, il ne parvient jamais, dit-il au téléphone, à avoir le Procureur en ligne. Mais, il demande à Sarah de ne pas intervenir directement auprès des magistrats et de lui faire confiance.

Il dit à Sarah qu’il va travailler avec une consœur, Aude P.

Le 30 octobre 2007 obtenant enfin la bonne personne de l’Aide Sociale à l'Enfance au téléphone pour l’informer, Sarah apprend que la garde exclusive des enfants a été remise le matin-même au père par le Juge des enfants.

On doit noter que c’est aussi à cause du manque de zèle de ces avocats que la situation de Sarah et des enfants est devenue catastrophique, puisqu’elle n’a pas été convoquée aux audiences du 22 et du 30 octobre chez le Juge des enfants, et pour cause : l’adresse était fausse (c’est un ami de Marc qui recevait les convocations), et il y avait une faute dans le nom de famille.

Ni Me Calimero ni sa consœur n’ont rien fait dans cette procédure. A part qu’Aude P., qui n’a pas été mandatée par Sarah ou sa mère, a envoyé cinq courriers au Juge des enfants, contenant des affirmations erronées[1].

Cela n’empêche pas Calimero de demander en novembre à Sarah 1 500 € pour sa consœur Aude P.

Plus tard, la famille apprend que Calimero avait été radié du Barreau en 1994, plus de dix ans auparavant. Sarah a donc porté plainte contre ce Calimero le 17 décembre 2007 pour escroquerie, et prévenu le Bâtonnier des avocats de Paris de l’escroquerie de Calimero qui n’était plus avocat depuis 1994, ainsi que de l’intervention d’Aude P. qu’elle n’a jamais vue ni mandatée.

Le 17 octobre, Marc et Denis sont interrogés par la gendarmerie de St Tropez. C’est la seule audition des deux principaux mis en cause qui sera faite durant toute l’enquête. Aucune enquête de personnalité ni aucune écoute ne seront ordonnées.

Clairement, Marc semble savoir pourquoi il est convoqué sans même qu’on ne lui lise la plainte ou qu’on ne lui précise les motifs de sa venue. Dès le début de l’audition et sans lui lire la plainte de Sarah, le gendarme demande à Marc s’il sait pourquoi il est là. Il répond que oui. Le gendarme lui demande alors ce qu’il en pense. Marc répond aussitôt qu’il n’est pas étonné, que son ex-compagne cherche seulement à lui nuire…

Marc va jusqu’à signifier carrément que Sarah l’accuse de choses « graves » : « pour ma part, les accusations de Sarah ne sont absolument pas fondées. Je ne pensais pas qu’elle en arriverait là ! Je la connaissais capable de bien des tracasseries mais pas d’accusations graves de ce genre ! »

Question: Comment peut-il imaginer à ce moment qu’il est accusé d’ « agression sexuelle » alors que Sarah n’a pas porté plainte contre lui, Marie n’ayant encore parlé que de Denis et alors que jusqu’à présent, Sarah n’a porté plainte contre lui ‘que‘ pour des problèmes de harcèlement, d’insultes, de tentative de viol, de pension alimentaire ou de sa dette bancaire.

Il déclare ensuite que Sarah, sa mère et John sont une véritable secte, et qu’il ne doit qu’un mois de pension alimentaire. Ce thème de la secte sera ensuite repris par le Dr Trafalgar, puis par la Justice… Marc ne rate pas l’occasion de se présenter comme un père modèle, qui couche et fait manger ses enfants à l’heure etc., « ce qui n’est pas le cas du côté de famille de [Sarah], famille bohème », tient-il à préciser.

Le week-end des faits (présumés) il n’a rien remarqué à part qu’il invente que Sarah n’aurait pas fait faire ses devoirs à Marie. Il n’a jamais laissé Denis seul avec les enfants. Quand le gendarme le lui demande, il s’écrie « jamais ! » (aurait-il par hasard eu des raisons de soupçonner un acte malveillant de la part de Denis ?).

Question : - Denis a-t-il à un moment donné été seul avec les enfants ?

Réponse : - Jamais ! Si c’était le cas je vous le dirais, ceci dans l’intérêt des enfants.

Marc, étrangement, ne s’interroge pas sur l’état de sa fille qui est rentrée en état de choc. Il ne cherche pas à savoir si les faits ont pu se produire, et ne montre aucune inquiétude au sujet de Marie. Il déclare aussi qu’il a récemment pris un avocat, et qu’il connaît Denis depuis un an.

Lors de son audition, Denis (on ne lui lit pas la plainte non plus), déclare qu’il connait Marc depuis trois mois environ, depuis qu’il s’est épanché auprès de lui au sujet de ses problèmes de séparation et de garde d’enfants. Il servait de témoin à Marc pour vérifier si Sarah lui laissait bien les enfants à l’heure, parce qu’une fois elle a eu une heure et demie de retard, si bien, dit-il, qu’il a fallu appeler la gendarmerie.  Il estime que « les éventuelles accusations de viol ou agressions sexuelles » portées contre lui sont infondées, et menace de porter plainte s’il s’agit d’une dénonciation mensongère.

Le 22 octobre 2007, le juge des enfants BOLERO décide que Marc peut faire sortir les enfants du foyer deux jours de suite, alors que la plainte de Sarah pour l’agression sexuelle n’est pas encore classée sans suite. Sarah, qui n’a pas reçu la convocation comme on l’a dit plus haut, n’était pas présente à l’audience. Cela n’empêche pas le juge de considérer que la mère a des « comportements particuliers », qu’elle a tenu des propos « incohérents » à Sainte Baume, et qu’il faut laisser les enfants en foyer jusqu’à la fin du mois. Le temps de vérifier la demande de Marc qui veut la garde, et d’interroger Sarah.

6.      Quand on marche sur la tête

La plainte pour viol sur Marie qu’a déposée Sarah contre Denis le 11 octobre est classée sans suite à peine deux semaines plus tard, le 24 octobre. Selon le Procureur, l’existence d’une infraction pénale n’est pas démontrée. Pourtant, on n’a jamais amené Marie à son rendez-vous chez le Dr Benali, on n’a pas non plus demandé au Dr Duval de faire son rapport[2] (et elle ne l’a pas non plus donné à Sarah malgré ses demandes). On n’a pas tenu compte des ITT de 21 jours et 8 jours, ni des déclarations des enfants, ni des dessins réalisés lors des auditions… Entre temps, et depuis ce terrible 7 octobre, Hugues s’introduit des objets dans l’anus, Thomas s’arrache les cheveux par touffes entières, Marie rêve qu’on va la tuer ainsi que ses frères, et tous font des cauchemars.

Sarah parvient à avoir des nouvelles de ses enfants le 26 octobre, quand elle reçoit un courrier de l’Aide Sociale à l’Enfance l’informant que les enfants leur sont confiés. Mais ce n’est que le 30 octobre en début d’après-midi qu’elle finit après moult tentatives par joindre la responsable de l’ASE, qui lui annonce que ses enfants ont été remis le matin même, et pour un an, à la charge exclusive de leur père. De fait, ce matin-là une nouvelle audience concernant la garde des enfants a eu lieu dans le cabinet du juge des enfants Bolero, encore une fois en l’absence de Sarah qui n’a toujours pas reçu la convocation. La garde des enfants a malgré tout été confiée au père.

Dans le jugement, on peut lire que Sarah a été convoquée deux fois mais n’est pas venue, que suite à ses accusations au sujet des abus, son état psychologique s’est mis à poser problème, que son avocate (Aude P., la collègue de Calimero) a déclaré qu’elle était en dépression, que Sarah n’a pas contacté l’ASE : « la mère ne s’est pas manifestée depuis le placement des mineurs et ne forme aucune demande pour la suite de la procédure »… Ce qui était parfaitement logique, puisqu’elle ne savait pas où étaient ses enfants !

Comme l’éducateur du Jardin d’enfants où les trois enfants avaient été placés estime que Marc a une « très bonne » relation avec ses enfants, on décide de confier les enfants à leur père.

Ce jugement du 30 octobre ne sera remis à Sarah que le 6 décembre en mains propres, par la greffière de Monsieur Bolero au Palais de Justice de Draguignan. Tout  comme les convocations aux audiences, il a été envoyé à une fausse adresse et avec un nom erroné.

Le 18 décembre, c’est la troisième édition de l’audience portant sur la garde des enfants, puisque Sarah n’a pas pu être présente aux deux autres audiences. Par requête au Juge des enfants Sarah demandait de voir appliquer la décision du 18 novembre 2005, qui fixait l’habitation principale des enfants chez elle. Ce fut peine perdue car le juge Bolero a décidé deux jours plus tard de faire l’inverse, et ne laisse Sarah héberger ses enfants qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Il demande aussi des expertises psychiatriques pour Marc comme pour Sarah.

Un tel enchaînement des faits laisse pour le moins pantois. On se demande quelle est leur logique. C’est assez simple : d’abord, la police, comme la justice, ne tiennent pas compte des pièces qui contredisent la thèse officielle ("il ne s'est rien passé"). On n’enquête pas non plus, on ne demande pas d’examens complémentaires. Ensuite, on considère que Sarah est instable, du moins pour l’instant. On classe la plainte, et on dit que les enfants seront tellement mieux chez leur père.

On va voir que progressivement, Sarah, sa mère et John vont être accusés d’avoir perdu la raison, que malgré les éléments de plus en plus alarmants montrant que les enfants sont victimes des pires sévices, la justice refuse de les confier à leur mère, qui finit par être accusée de dénonciation mensongère et calomnieuse, tout comme sa mère et John. Par contre, il n'y a jamais eu d'instruction concernant les faits de pédophilie ou les snuff movies (dont on va parler ensuite).

7.      Le calme avant la tempête

Sarah revoit ses enfants pour la première fois depuis leur retrait le 26 décembre 2007. Elle ne les avait jamais quittés auparavant, sauf les week-end avec leur père, et elle avait pris un congé parental pour s’occuper d’eux à plein temps depuis la naissance du dernier. De janvier à août 2008, Sarah a régulièrement ses enfants un week-end sur deux, du vendredi sortie d’école au lundi rentrée des classes et la première moitié des vacances scolaires.

A l’oncle de Sarah, Marc a déclaré en juin 2008 qu’il arrêterait tout si Sarah revenait vivre avec lui.

Sarah tente d’avertir les autorités de sa situation. Elle écrit à Sarkozy et à Dati, alors ministre de la Justice, qui répondent qu’ils n’interviendront pas, en vertu de la séparation des pouvoirs. Mieux: Sarkozy transfère le dossier au parquet de Draguignan, qui lance une enquête préliminaire.

Sarah demande à Duval de faire une attestation, mais celle-ci écrit seulement « devant les dénégations de Marie, j’ai conseillé à sa mère d’en référer à la gendarmerie ». Quelles dénégations ? Marie a été claire, chez ce médecin, en expliquant que « Denis a mis son zizi dans [sa] bouche » et dans son sexe. D’où la plainte pour viol et non pour agression sexuelle.

L’expertise psychiatrique ordonnée par le juge conclut que que que les capacités éducatives de Sarah ne sont pas à remettre en cause, mais ça ne change rien : le 2 mai 2008, il rend un jugement qui maintient la résidence principale des enfants chez le père en attendant un rapport qu’il commande à l’AEMO (assistance éducative en milieu ouvert) qui doit être remis… le 31 octobre 2008 !

Sentant le vent mauvais, Sarah décide d’être prudente et fait constater son état psychologique par cinq médecins et experts-psychiatres afin de se prémunir au cas où l’on tenterait de la faire passer pour folle. Elle s’était rendue en premier lieu chez le Dr Carton, le soir de son dépôt de plainte le 10 octobre 2007 qui l’avait trouvée « charmante », et avait relevé un « discours tout à fait cohérent », et  que Sarah se montre « très attentionnée envers ses enfants ». Elle a aussi vu le Dr Dupont, psychiatre qu’elle voit le 26 juin et qui ne lui a trouvé aucune pathologie, ainsi que deux autres psychiatres qu’elle voit les 3 et 4 juillet. Bref, aucune pathologie n’est décelée chez elle.

Le 14 juillet, Marie parle à nouveau du jour de l’agression. Elle dit que ce jour-là Denis n’était pas seul, il y avait aussi son père! Sarah avertit alors l’éducateur spécialisé de l’AEMO (Assistance éducative en milieu ouvert) et prend un rendez-vous avec la psychologue de l’AEMO pour faire entendre sa fille. Mme VIGNOBLE, psychologue de l’AEMO à l’ADSEA du Var où est organisé le suivi des enfants, après avoir entendu ce qui se serait passé le 7 octobre 2007, a dit à Marie que maintenant qu’elle avait parlé elle irait mieux, qu’on mettait tout cela dans un tiroir et qu’on se reverrait comme d’habitude avec papa en septembre !

A un moment, Mme VIGNOBLE demande à Sarah d’évoquer sa vie, et après qu’elle ait abordé les insultes et autres violences qu’elle a connus durant sa vie commune avec Marc et même ensuite, Mme Vignoble dit à la petite que son père a agi comme ça par amour. Puis elle remet à Sarah le dessin que Marie avait fait dans son cabinet. Un dessin pourtant peu éloquent pour les non avertis, en lui disant de ne surtout pas le faire analyser car Marie l’avait réalisé pour elle et que « ce serait trahir [sa] fille » que de le faire analyser. Mme Vignoble considère aussi que « Marie va très bien ». Pourtant, la petite précise qu’à un moment où ils se trouvaient chez Denis avec ses frères et son père, ce dernier l’a emmenée dans la chambre de Denis. Il lui a mis son sexe dans sa bouche avant que Denis ne fasse de même. Elle répète que son père lui a demandé de se taire.

Les 18, 21 et 23 juillet 2008, Sarah, qui a les enfants pour le mois de juillet, emmène Marie voir le pédopsychiatre Michel Stravinsky (pseudonyme) à Marseille parce qu’elle va très mal. Nous sommes neuf mois après les faits présumés, et le médecin conclut que Marie «  a subi un traumatisme secondaire durant son placement et son isolement familial », et que son « état de stress traumatique (…) est  susceptible d’évoluer vers de graves complications psychiatriques ». Il constate également que les résultats scolaires de la petite « se sont dégradés » depuis septembre, qu’elle ne joue quasiment plus, qu’elle est sur la réserve, et il estime que la petite subit « un grave trouble anxieux ».

Durant l’entretien avec le Dr Stravinsky Marie a dit : « [Denis] m’a embrassée sur la bouche : moi je voulais pas, alors il m’a forcé, j’ai pleuré ; mes frères ont vu », puis que son père est venu la chercher dehors où elle était avec ses frères et le fils de Denis et l’a emmenée dans la chambre de Denis, avant de tomber en larmes. Marie écrit en outre sur une feuille que « papa a mis son zizi dans ma bouche, [Denis] a mis son zizi dans ma bouche ».

Le médecin note aussi que l’opération des  gendarmes à la Sainte-Baume « ne peut être interprété par une enfant de six ans que comme une punition qui la frappe elle, ses frères et sa mère pour avoir parlé de ce qui lui serait arrivé le 07/10/2007 ». Au foyer, Marie a été immédiatement séparée de ses frères. Elle a dit au médecin qu’elle avait peur de retourner au foyer au cas où elle parlait.

Suite au dernier entretien, le Dr Stravinsky écrit que la petite est difficile à interroger à cause de « l’extrême résistance de Marie à s’exprimer en raison d’un état de panique sidérante lorsque les faits allégués sont abordés ». Thomas et Hugues, quant à eux, ont à nouveau raconté ce qu’ils ont vu, c’est-à-dire que Denis a embrassé Marie sur la bouche et qu’elle pleurait. Suite à cela, le médecin fait un signalement auprès du Procureur de Draguignan.

Innocemment, on pourrait croire qu’à ce stade, Sarah va récupérer ses enfants et pouvoir s’occuper d’eux. Que nenni.

Le 7 août 2008, le juge des enfants qui remplace Bolero, Natacha Pierre, décide que les enfants resteront chez leur père. Cette juge, qui est rattachée à la Cour d’Appel d’Aix, ne peut en principe pas juger en première instance, mais qu’à cela ne tienne, on n’est pas à une faute de procédure près dans cette affaire.

La juge ordonne néanmoins un examen psychiatrique de Marie par le Dr Benali. Parmi la liste de pièces qui lui ont été remises, le juge ne tient compte que du témoignage de l’éducateur spécialisé  Heineken, qui n’a jamais cherché à en savoir plus sur Sarah. A ce moment-là, les enfants ne l’avaient encore jamais vu chez leur père. Heineken ne tient pas compte non plus des résultats scolaires en baisse, ni du mal être de la petite fille.

Quelques jours plus tard, Sarah envoie un mail au Dr Stravinsky, pour lui faire part de la décision du juge, qui veut que marie soit à nouveau examinée, par le Dr Benali qui avait déjà estimé que Marie se portait bien le 11 octobre 2007, suite à un entretien pas terminé, et même à peine commencé puisqu’il n’a duré que cinq minutes. Sarah explique encore au médecin que le Dr Benali s’est faite l’intermédiaire entre le Procureur Ghislain et Mme Duval, pour lui dire de ne pas faire son rapport tant qu’on ne le lui demanderait pas, et que Marie avait parlé des abus commis par Denis devant ce médecin.

Le Dr Stravinsky lui répond qu’ « il conviendrait de vérifier si elle est bien inscrite sur la liste des experts en pédopsychiatrie de la cour d’appel compétente » car selon ces éléments elle pourrait être radiée. Il ajoute que « l’éventualité d’un diagnostic d’absence de pathologie mentale réactionnelle chez Marie est hautement improbable, à moins d’une forfaiture ».

Le 25 août, Sarah écrit au prédisent du Conseil Général du Var en récapitulant toute l’affaire, et un sous-fifre répond que le courrier est transmis au juge des enfants, seul compétent lui dit-il.

Nouvelle audience le 4 novembre. Le juge Bolero confie les enfants à leur père pour une année supplémentaire, avec un droit de visite et d’hébergement pour Sarah un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Ledit jugement se base sur un rapport de Mme Vignoble de l’ADSEA (où Heineken est éducateur) qui dit que Marie n’a pas de trouble du comportement ou de la personnalité, mais qu’elle doit être suivie afin de « ne pas rester l’enjeu d’un conflit parental », et que Sarah multiplie les procédures contre Marc. Vignoble parle d’ « acharnement ». Heureusement, la prise en charge par leur père « apparaît leur offrir des repères stables ».

Le juge estime que « les questionnements, discours et comportements présents de la mère, téléguidée ou pas, qui véhiculent une image dévalorisée et empreinte de mépris du père, conduisent le juge des enfants à faire encore application de l’article 375-3 du Code Civil en maintenant »  les enfants « confiés à leur père ».

Elle précise aussi que l’ADSEA a appris récemment que Sarah a mettait en cause dans sa lettre au Président du conseil général.

Sarah fait appel de la décision.

Le 7 novembre, l’état de Thomas nécessite une ITT de 8 jours parce qu’il s’arrache les cheveux par touffes entières. Le lendemain, il dessine en noir des gens « à la queue-leu-leu chez papa », en fait une scène de sodomie collective. Il dit aussi avoir vu son père et Denis avoir des rapports sexuels, ce qui a beaucoup choqué les trois enfants. Apparemment, le petit aurait vu ce type de scène avec d’autres hommes que Denis. A ce moment-là, Marc montre des snuff movies à ses enfants, comme pour les habituer à l’horreur.

[1] Sarah apprend par exemple que l’avocate a écrit au juge qu’elle était en dépression, ce qui était faux. Sarah s’est bien retrouvée à l’hôpital, mais pour une autre raison.

[2] A ce sujet, le Dr Duval a clairement dit à Beatrice, lors d’une conversation téléphonique le 20 octobre 2007, que le Dr Benali l’avait appelée pour lui dire de la part du procureur d’attendre l’ordre du Procureur pour faire son rapport. Jamais ledit rapport n’a été réclamé.

AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.