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mardi 16 décembre 2014

France : Amidlisa : Amidlisa tribunal populaire.

Les amis de Lisa CHERCHENT volontaires pour déposer un avis de manif en préfecture du 13 il faut 2 responsables association PLUS 3 signataires de ce département (un simple citoyen suffit) 
pour le 02 février 2015 à 12h devant la cour d’appel de Aix en Provence 
comme nous avons fait pour le 20 février 2014 à Draguignan 
cette formalité nous autorise à porter des pancartes, banderoles, et crier des slogans ! 
c’est indispensable pour hurler notre mécontentement, indignation, notre colère
SI la maman et le grand père des enfants VILOLés étaient condamnés comme le demande la procureur à l’audience du 08 décembre 2014
la mobilisation grossi depuis le 9 janvier, le 20 février et le 8 décembre 2014 MAIS ne suffit pas encore pour faire reculer les magistrats scélérats au service des pédo criminels
CAR la peine ignoble sur les victimes est maintenue !
DONC il faut être beaucoup plus nombreux! Et médiatiser a FOND !!!
les volontaires merci de téléphoner au 06 07 41 02 77 ou e mail
fpignet@gmail.com
ne vous signalez pas sur fessebook MERCI !


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France : Amidlisa tribunal populaire ;
*Fred Pignet 1 er CR bref

Les amis de Lisa vous remercie de votre présence qui
par son nombre, environ 200 personnes à l'audience du 8 décembre
démontre qu'une mobilisation de plus en plus forte s'organise !
En attendant de publier un rapport détaillé de
l'audience d'ores et déjà, on peut noter que l'avocate de la
défense a bien fait son travail en dénonçant avec force et
détermination les aberrations des accusations formulées par le
parquet , rappelant au passage les faits, les témoignages des
enfants, leurs espoirs moultes fois déçus vis à vis des adultes
alors qu'ils ont répétés plusieurs fois devant les professionnels
l'étendue de leurs souffrances ainsi que les violations des
procédures.
Nous notons que ni le président de la cour d'appel,
ni le procureur général n'ont posé de questions pour établir un
débat contradictoire, afin de rechercher la vérité, RIEN.
De la même manière, ils n'ont pas répondu ni aux
questions, ni aux aberrations soulevées par l'avocate dans ce
dossier hallucinant, jamais vu dans sa carrière.


L'audience a commencée par un remplissage de la
salle par des étudiants afin de diminuer le nombre d'opposant anti
pédocriminels se termine, après près de 3 heures d'examen
solitaire des faits par l'avocate, par des applaudissements à son
endroit, la remerciant un peu, d'avoir, ELLE SEULE, considéré les
enfants comme étant monstrueusement victimes de GRAVES violations de
la LOI du TGI de Draguignan et surtout du parquet.
Le compte rendu suit dans quelques jours.
La décision sera rendue le 2 février 2014. nous
contons sur votre présence massive
d'avance MERCI !

Amidlisa tribunal populaire
10 décembre, 12:16 ·
Autre compte rendu de l'audience du 08 12 à Aix qui semble objectif après recoupement

Je cite Pascale Geniès : "...Plus d'une centaine de personnes se pressaient dans la salle des pas perdus alors qu'une quarantaine seulement était entrée. La foule refusant de se disperser ils ont annoncé qu'une dizaine de personnes allait pouvoir rentrer. J'ai eu la chance d'être parmi ceux-là. Le contrôle n'a pas décelé mon Laguiole, et j'ai même réussi à faire rentrer l'iPhone. Ils faisait vraiment la chasse à tout appareil photo !
Une conseillère a fait un
résumé des plaintes et des jugements précédents, elle a ensuite interrogé la mère et le grand-père en ne cessant de leur couper la parole et en les encadrant mais le tout avec une certaine bienveillance.
La procureure de la république, grande perche blonde froide et sans états d'âme a procédé à une litanie portant sur les différentes lettres et plaintes de la mère et du grand-père adressées à diverses personnalités dont Éric de Montgolfier.
La nullissime avocate du plaignant nous a fait un petit numéro présentant le père comme une victime. Cette avocate n'avait fourni aucun travail et elle est dénuée du plus petit talent. Pourquoi se donner du mal puisque le père a toujours eu gain de cause, c'est le cas de le dire.
Est enfin venue la plaidoirie de Maître Malika Oulkheri, avocate de la défense et là on a eu droit à un travail remarquable à la fois technique juridiquement parlant, plein de respect ! Et cependant rien n'a été oublié ni les réseaux ni les crimes horribles que les enfants ont mentionné, ni le déni de justice, ni l'incroyable comportement du parquet de Draguignan. Elle a même parlé du peuple en désignant le public qui attendait justice. Mais tout cela sobrement et avec une incroyable dignité"...

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Maximum antietat round 17
Violés et avoir assisté à des meurtres d’enfants dans le cadre d’un réseau pédophile.
Nous ne pouvons pas faire de compte rendu de l’audience avant le jugement, prévu le 2 février.
Le tribunal a décidé de prendre son temps avant de rendre sa décision, ce qui est compréhensible vu les nombreux points techniques soulevés lors des débats.
La famille a été très bien défendue, et à l’issue de sa plaidoirie de près de deux heures, l’avocate a requis la relaxe.
La partie civile, le père des enfants, était également présent au tribunal.
Mais surtout, de nombreuses personnes sont venues soutenir la famille, qui a vraiment apprécié cette présence.
Hélas, tout le monde n’a pas pu entrer dans la salle d’audience.
On ne peut préciser que le fond de l’affaire, la question de l’existence ou non des viols, n’a encore jamais été instruite car les plaintes ont été classées sans suite.
Il est donc impossible d’affirmer que ces viols sont imaginaires.
Depuis, les enfants ont été confiés à leur père, qui réclame maintenant l’autorité parentale exclusive.
Nous vous tiendrons informés du contenu de l’audience et du jugement dès le 2 février.
Merci a tous pour votre mobilation, nous 3 fois plus qu'en début d'année.

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DondeVamos


Affaire du Var: jugement le 2 février 2015
Le procès en appel de Sophie et Jack, accusés de dénonciations calomnieuses dans le cadre de l'affaire Amidlisa, s'est déroulé lundi à Aix-en-Provence. Tout d'abord, il faut souligner le grand soutien qui a été apporté à la famille, un soutien très apprécié. Merci à ceux qui étaient là, après tout la justice est rendue au nom du peuple français, et il devait y avoir une bonne centaine de personnes présentes devant le tribunal.

On ne peut pas encore développer le contenu de l'audience car le jugement ne sera rendu que le 2 février, et il serait dommage de compromettre l'issue de cette longue et laborieuse procédure.

L'avocate de la famille, Maître Malika Ouarti, s'est démenée pour soulever de nombreux points techniques, qu'apparemment le tribunal a décidé de prendre le temps d'examiner. Elle a demandé la relaxe, et a expliqué qu'en droit, elle devrait être obtenue. Si Sophie et Jack sont condamnés, il est prévu de se pourvoir en cassation.

Le parquet a réclamé la même peine qu'en première instance, à savoir 12.000 euros à verser à la partie civile, le père des enfants, et 6 mois de prison avec sursis.


On doit noter que la salle d'audience a été loin de pouvoir contenir tous ceux qui sont venus à ce procès.

Le père des enfants était présent, bien entouré par les policiers, comme en première instance.

Je dois dire malgré tout qu'il est dommage que certaines personnes aient vivement réagi à plusieurs reprises durant l'audience. Je sais qu'il est difficile de rester calme quand on entend certaines choses, et que la plaidoirie de Malika ouarti a été percutante, mais cela ne sert pas les accusés, bien au contraire.

En tout cas, la famille a été très heureuse de voir que beaucoup de monde s'était mobilisé ce lundi, dans et devant le tribunal.
Source : http://dondevamos.canalblog.com/archives/2014/12/09/31114920.html


jeudi 9 janvier 2014

France : Conte rendu de l'affaire Amidlisa...


Affaire Amidlisa : Sophie Giuli et Jack Maillard demandent l’ouverture d’une enquête criminelle
Compte-rendu de l’audience du 9 janvier 2014, par Isa T. et Alf Red

Le 9 janvier 2014, Sophie Giuli et Jack Maillard [photo] ont comparu devant le tribunal correctionnel de Draguignan dans un procès en dénonciation calomnieuse intenté par l’État et Éric Mignot, le père des enfants.


Résumé de l’affaire et réponse au reportage mensonger de M6 sur l’affaire Amidlisa :



Compte-rendu de l’audience du 9 janvier 2014

Sophie Giuli, mère de trois enfants, avait, en octobre 2007, porté plainte pour viol sur sa fille aînée contre un certain « Didier », un ami du père. Dès le lendemain, elle s’était vue retirer en urgence la garde de ses trois enfants, deux garçons, 3 ans et 5 ans, et une fille, 6 ans, qui furent immédiatement confiés à l’Aide sociale pour l’enfance puis au père, trois semaines après.

En six ans de procédures, la mère et les grands-parents ne sont toujours pas satisfaits des mesures judiciaires prises pour protéger les enfants, la mère ne les voyant plus, au gré des décisions de justice et avis des éducateurs que dans un cadre « médiatisé », et les grands-parents, plus du tout.

En 2009, ils ont relaté en effet des faits particulièrement graves rapportés, disent-ils, par les enfants au cours de leur droit de visite chez leur mère. Mis en examen sur le chef de dénonciation calomnieuse de crimes imaginaires, la mère et son beau-père comparaissaient devant le tribunal correctionnel.

Éric Mignot le père Pédocriminel?
Ce jeudi 9 janvier, près de 80 personnes avaient fait le déplacement à Draguignan pour les soutenir. Il y avait aussi quelques journalistes locaux, avertis du procès grâce au journal Le Parisien qui, le matin même, titrait, au mépris de toute déontologie : « Ils avaient dénoncé des orgies imaginaires [1]. » Une dizaine de policiers assuraient la sécurité des lieux, deux autres celle du père des enfants.

Sophie Giuli et Jack Maillard furent appelés à la barre vers 14h30. Ils sont restés debout quatre heures durant, devant le Tribunal composé du président, de ses deux assesseurs et du procureur. Étaient également présents une greffière, un huissier et une stagiaire.

Le président devait apprécier ici « la pertinence des accusations portées par les dénonciateurs », au regard des articles 226-10 al.3 et 434-26 du code pénal [2]. Il a organisé son analyse en trois points « balise » du dossier.



Point de départ : la plainte pour viol

Le dimanche 7 octobre 2007, la fillette, selon les dires de sa maman, était rentrée dans un sale état d’un week-end chez son père, les cheveux ébouriffés, le regard figé et les yeux cernés. Ses frères dirent à leur mère qu’un ami de leur père l’avait embrassée sur la bouche. Le lendemain matin, la maman accompagnait ses enfants chez son médecin de famille, le docteur Bataille, qui prescrivit trois semaines d’arrêt à chacun des enfants et demanda un test HIV pour la fillette.

Mlle Giuli prit ensuite rendez-vous pour le mercredi 10 octobre avec une psychologue, le docteur Lavallée, à qui l’enfant confia plus de détails sur ce qu’avait fait Didier, parlant de « zizi dans la bouche et sur – ou dans - son sexe ». La psychologue enjoignit à la maman d’aller immédiatement porter plainte, rappelle-t-elle à la barre.

Le jour même, Mlle Giuli, accompagnée des trois petits et de leurs grands-parents, se rendit à la gendarmerie de St-Tropez pour déposer une plainte pour viol, contre « Didier ».

« Je ne voulais pas aller à la brigade de ma juridiction, car Éric se vantait d’y avoir des connaissances », a expliqué Sophie au président.

Le pédiatre mandaté par les gendarmes ce jour-là pour consulter la petite fille, le docteur Neton, n’a pas relevé de traces de viols, trois jours après la révélation des faits, mais a constaté un grave trouble psychoaffectif chez l’enfant et lui a prescrit 8 jours d’interruption de temps de travail.

Ce docteur a décrit Sophie comme une « femme charmante, avec qui la communication était facile, très aimante envers ses enfants. Elle a pu être perturbée par ces évènements, ce qui est normal. »

Le lendemain, les enfants ont été entendus et filmés par un gendarme spécialisé, puis vus par la pédopsychiatre Dr Bensoussan mandatée par le parquet. Le docteur entendit la petite fille vers 14h et remit à Sophie un carton l’invitant à se présenter le jeudi suivant, afin de réentendre l’enfant qui était fatiguée. La petite fille a juste dit au docteur qu’elle avait déjà dit la vérité, la veille, à sa consœur.

Ces formalités éprouvantes étant remplies, Mlle Giuli prit la route pour Paris, car elle avait promis à ses enfants d’aller à Disneyland. « Je l’avais prévu, pour que mes enfants décompressent après tous ces évènements. J’en avais même informé les gendarmes et le procureur, sans y être obligée, pour les besoins éventuels de la procédure. » Dans la soirée, ils firent halte à l’Hostellerie de l’Abbaye de la Sainte-Baume pour y passer la nuit.

Le lendemain de la plainte, les enfants sont retirés à leur mère

Le président a fait lecture des faits suivants, sur le déroulement du retrait des enfants. Sophie Giuli et Jack Maillard ont contesté la version apportée : le mercredi 11 octobre 2007, vers 20 heures, des gendarmes de la brigade de Saint-Maximin, alertés par les sœurs de l’Abbaye, repérèrent la maman. Celles-ci auraient déclaré que, face aux propos incohérents de Mlle Giuli – sans dire lesquels –, elles auraient eu peur pour leur sécurité. Le parquet, prévenu qu’une maman était partie « brutalement » avec ses enfants, rendit en urgence une ordonnance de placement provisoire ce jour-là : les enfants furent confiés à l’Aide sociale à l’enfance, dans des foyers où la petite fille et ses frères furent séparés.

Jack Maillard a donné une autre version, expliquant que les bonne sœurs n’ont fait qu’obéir aux ordres des gendarmes de Saint-Tropez. « Ce sont eux qui les ont appelées, en leur ordonnant de contacter la brigade de Saint-Maximin. Elles n’ont pas eu le temps de répondre. Le gendarme leur a dit qu’il arrivait tout de suite. »

À 21 h, six gendarmes sont venus chercher les enfants, qui s’apprêtaient à se mettre à table. Levés depuis 6h du matin, ils venaient de passer une journée éprouvante.

« Pendant trois semaines, a déclaré la maman, je n’ai pas pu voir mes enfants, ni leur parler. Je ne savais pas où ils étaient. On me répondait partout : ’’Ordre du procureur de ne rien dire’’. »

Le 30 octobre 2007, le juge des enfants, confirmant la décision de placement, confia au père la garde exclusive des enfants pendant une période d’un an, au cours d’une audience qui n’a pas été signifiée à Mlle Giuli – les convocations ayant été envoyées, à deux reprises, à une adresse et à un nom erronés –, et d’où elle était donc absente, comme elle l’a rappelé à la barre.

« Je ne comprenais pas sur quoi se fondait le procureur pour ordonner le placement des enfants, d’autant que leur grand-mère était présente pour les héberger si besoin. Ni pourquoi le juge des enfants, sans m’avoir entendue, s’appuyait sur des motifs différents pour décider, le 30 octobre, de confier la garde principale au père. »

« Le père, lui, avant que l’enquête préliminaire ne soit terminée, avait pu sortir les enfants du foyer durant deux après-midi », s’est étonnée Mlle Giuli. « Je n’avais fait que croire ma fille et le corps médical, et me plier aux exigences liées à la plainte. J’avais officiellement la garde de mes enfants, et j’avais fait tout ce qu’on m’avait demandé. Le docteur avait signé aux trois enfants un arrêt de trois semaines d’école : rien ne m’interdisait de les emmener changer d’air. De plus, j’avais prévenu les gendarmes, le procureur, par fax, dès la veille, de mon séjour à Paris. Pourquoi m’enlever brutalement mes enfants ? »

Retour sur l’histoire familiale

Sophie Giuli et Éric Mignot s’étaient rencontrés en 1999 et avaient vécu en Dordogne, où sont nés une fille, en 2001, et un garçon, en 2002. Quand Éric dut fermer son entreprise de maçonnerie, le couple partit s’installer fin août 2003 dans la région de Saint-Tropez, d’où est originaire la famille de Sophie.

Un an et demi plus tard, face aux violences répétées de son compagnon, a-t-elle expliqué, Mlle Giuli décida de rompre définitivement, peu après la naissance de leur troisième enfant. En novembre 2005, le juge aux affaires familiales fixa la résidence principale des enfants chez leur mère.

« Les enfants voyaient régulièrement leur père, les week-ends et durant les vacances, sans le moindre problème, a raconté Mlle Giuli. Je n’avais pas de haine contre lui. J’ai toujours veillé à ce que les enfants aient de bonnes relations avec lui. C’est lui qui est en conflit avec moi. »

Elle a tenu à préciser que M. Mignot n’a jamais eu à se plaindre de non-représentation de sa part, et qu’elle a toujours donné les enfants au père aux jours convenus jusqu’à ce qu’on les lui retire.

Elle a ajouté qu’en revanche, tandis que ses droits étaient déjà limités, elle a dû, en 2010, déposer deux plaintes pour un total de 22 non-représentations d’enfants et même une plainte pour « enlèvement d’enfant », contre le père. En 2012, elle a encore dû porter plainte pour menaces de mort. Le parquet, n’ayant pas jugé utile de s’en saisir, a classé sans suite toutes ces plaintes.

Sophie Giuli a rappelé qu’elle ne connaît pas cet ami de Mignot, que les enfants appelaient par son prénom, et qui n’était pas présent à l’audience ce jour-là.

La plainte pour viol était-elle mensongère ?

Le juge s’est penché sur la personnalité de Mlle Giuli, et a rapporté que les gendarmes, le jour de l’audition de Marjorie, trois jours après les premières révélations, ont constaté qu’il était difficile de discuter avec la maman, qu’elle menaçait de saisir les autorités, qu’elle était « incontrôlable », qu’elle allait prévenir la presse !

Il a fait lecture de passages de documents évoquant la parole recueillie de la petite fille par les gendarmes, qui disculperaient l’ami du père. Mais la parole des jeunes enfants est très confuse, a-t-il souligné.

Le président a évoqué l’examen médical, qui ne fait pas état d’agression sexuelle visible sur la petite fille. Selon lui, ses dessins ne montrent rien, sinon une petite fille heureuse, « qui voit des arc-en-ciel, des fleurs et des soleils partout et qui trouve les gendarmes super gentils ».

Mais la mère a rappelé que suite à son expertise, le docteur Neton n’a écarté en aucun cas la possibilité de viol, et a constaté l’état de stress de Marjorie, à qui il a prescrit 8 jours d’interruption de temps de travail, trois jours après les faits supposés. Le médecin de famille, qui signa un arrêt d’école de trois semaines à l’enfant, constata également son état. Sophie Giuli a également soulevé des problèmes de dysfonctionnement lors de l’audition de la fillette par les gendarmes.

Le juge a demandé à Mlle Giuli si elle ne visait pas le père, à travers la plainte. « Ayant la garde principale des enfants, a-t-elle répondu, je n’avais aucun intérêt à nuire au père, dont j’étais séparée depuis deux ans. »

Jack Maillard, 74 ans, professeur d’Université à la retraite, est, depuis 17 ans, le compagnon de Brigitte Gaboriaud, la mère de Sophie. Les enfants le considèrent comme leur grand-père et l’appellent papy. Il dit avoir entretenu avec Éric Mignot des relations père-fils, et l’avoir aidé à monter son entreprise. Poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpation que sa belle-fille Sophie, il confirme avoir entendu, à cette époque, la petite fille parler des atteintes sexuelles.

En juillet 2008, le rapport qui inquiète

Les enfants vivaient alors chez leur père depuis huit mois, les droits de la mère étant réduits à des visites deux week-ends par mois et à la moitié des vacances scolaires. Un jour de juillet 2008, l’attitude de la fillette inquiéta la mère, qui prit contact avec un pédopsychiatre de renom.

Le juge aborda le deuxième point de son analyse, situé à cette époque, quand Maître Bottai, avocate de Mlle Giuli, s’appuyant sur le rapport du docteur Sokolowsky, écrivit au procureur pour l’avertir des dangers encourus par les enfants s’ils retournaient chez leur père.

La fillette aurait réitéré à ce spécialiste ses propos concernant Didier, et clairement impliqué le père. Sur la base de ce rapport, l’avocate évoqua le « très grand danger de l’enfant si elle retournait chez son père, vu son instabilité psychiatrique ». « Les conséquences pourraient être irréversibles. »

L’interprétation de ce rapport ne fait pas l’unanimité. Si le procureur n’a vu dedans aucun propos de la petite fille disant qu’elle a subi des atteintes, Maître Costantino, avocat des prévenus, a montré qu’il met clairement en lien le stress de Marjorie avec des atteintes sexuelles possibles.

Le fait pour Maître Bottai d’alerter le procureur de l’état psychologique des enfants a-t-il entraîné des recherches inutiles ? Une enquête a-t-elle permis de découvrir pourquoi les enfants, domiciliés chez le père, étaient dans cet état ?

En août 2008, le juge des enfants, saisi en urgence, rendait une décision qui restreignait encore les droits de Sophie.

En 2009, des faits de meurtres sont signalés. Quid d’une enquête ?

De novembre 2008 à début 2009, les enfants, lors de week-end chez leur mère, évoquaient des scènes de crimes et de viols d’enfants particulièrement sordides. Effrayée de voir ses droits encore plus limités si elle en parlait, la maman n’avait osé le signaler, mais enregistrait les propos des enfants. En décembre 2008, elle transmit à l’Élysée et au ministre de la Justice les pièces de son dossier, accompagné de la demande de faire dépayser l’affaire.

Un jour, M. Maillard, souffrant, alla consulter le médecin de famille, le docteur Bataille. Il lui confia que les enfants racontaient avoir assisté au viol et au meurtre de deux jeunes enfants.

C’est ici que le président du tribunal situe son troisième point clé de l’affaire : le docteur Bataille signala aux gendarmes ce que M. Maillard, « avec les larmes de la sincérité », lui avait confié.

Mlle Giuli a rappelé que, sur les déclarations en partie mensongères de ce médecin, le juge des enfants a pris la décision, le 26 mai 2009, de lui suspendre tout droit de visite et d’hébergement. Jack Maillard a porté plainte en dénonciation calomnieuse contre le médecin et demandé de constater que cette plainte n’a toujours pas été instruite.

Jack Maillard et Brigitte Gaboriaud, la grand-mère des enfants, furent entendus par les gendarmes en mars 2009 et décrivirent les propos terribles tenus par les enfants : viols, actes de barbarie et exécutions d’autres enfants, le tout filmé par des adultes.

« Les gendarmes ont fait des recherches pour vérifier s’il y avait des enfants portés disparus, ils n’ont rien trouvé » a déclaré le président. « Pourtant, il y avait à cette époque deux enfants disparus, connus du public, dont la description correspond à celle des enfants » ont rappelé Mlle Giuli et son beau-père.

En juin 2009, le ministère public les poursuit pour dénonciation calomnieuse

Les 16 et 17 juin 2009, Jack Maillard, Sophie Giuli et Brigitte Gaboriaud furent placés 36 heures en garde à vue, et furent tous les trois mis en examen sur le chef de dénonciation calomnieuse de crimes imaginaires.

Le 30 juillet 2009, en l’absence de Mlle Giuli, le président du tribunal correctionnel renvoya l’affaire à l’audience du 10 décembre 2009 et ordonna une expertise psychiatrique des trois prévenus. L’expert, le docteur Farisse, ne releva aucune pathologie mentale chez aucun des trois, et demanda qu’une IRM des voies basses des enfants soit réalisée pour confirmer la réalité des viols.

Le 10 décembre 2009, la présidente du tribunal refusa de juger en l’état les faits de dénonciation calomnieuse. Le procureur renvoya le dossier en instruction.

« J’étais persuadé qu’il s’agissait enfin d’une instruction criminelle liée à ces faits, comme me l’avait affirmé un gendarme. Mais ce n’était pas le cas ! » a avancé M. Maillard.

De nouvelles expertises psychiatriques furent ordonnées pour Mlle Giuli, sa mère et son beau-père, par deux autres experts. La grand-mère, ex-avocate, fut alors déclarée « délirante », et, entendue comme témoin assistée, écartée du procès en dénonciation calomnieuse. Sophie Giuli serait prise dans un délire à trois entre sa mère et son beau-père.

Il ne fut plus question d’IRM des voies basses.

La parole des enfants, au cœur des interrogations

La parole des enfants, décrivant les scènes de crimes et visant nommément certaines personnes, a été largement diffusée sur Internet et sur un DVD qui a été envoyé à de nombreuses personnalités du monde politique, judiciaire, médiatique et associatif. Bien que le problème de la valeur de la preuve ait été soulevé par un des assesseurs, il n’empêche, comme l’a fait remarquer le procureur, que ce DVD est visible partout. « Il faut ramener ce dossier à la raison ! » a-t-il asséné.

Le président s’est arrêté sur le parcours de M. Mignot, qui élève seul ses trois enfants, et constaté que l’aînée a de bons résultats scolaires. Sophie a rappelé que le cadet redouble et mesure, à 11 ans et demi, 1m28. « Comme son frère, il ne grandit plus ! » a affirmé la maman.

Pour l’avocate de M. Mignot, Maître Ciccione, Mlle Giuli essaye de se convaincre d’une conspiration de la part des différents auxiliaires de la justice ; la mère a toujours pu voir ses enfants, même un petit peu et encadrée. Son client demande 25 000 euros de dommages et intérêts, pour marquer le coup.

Pour le procureur, tout est faux, car les enfants vont bien, et la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, qui perdure depuis 6 ans, le garantit. Pour lui, la mère serait dans un « état limite de l’adulte », mais elle peut encore être sauvée. Jack Maillard, lui, aura plus de mal à sortir de son « délire ». Quant à Mignot, il vivrait un calvaire depuis 2007. Le procureur requiert contre Sophie Giuli et Jack Maillard 2 ans de prison avec sursis, avec en plus pour le beau-père, une mise à l’épreuve de 3 ans assortie d’une obligation de soins et de l’interdiction de revoir les enfants.

« Quel est le distinguo entre le vrai et l’invraisemblable ? », a demandé un assesseur à Mlle Giuli ? « La vérité ! » a-t-elle répondu. Cette vérité, qui est devenue la quête de leur vie.

« On sait que l’invraisemblable peut s’avérer vrai ! (…) L’affaire est trop complexe pour se satisfaire d’approximations ! (…) On ne peut pas dire, dans une démarche intellectuellement honnête que les faits sont faux. » « Quel intérêt de chercher par tous les moyens la preuve de quelque chose qu’on sait faux ? » a plaidé Maître Costantino, à la fin de l’audience. « Pour qu’il y ait dénonciation calomnieuse, il faut que les dénonciateurs aient su que c’était faux ! » Or leur détermination, qui reste inébranlable, tend à démontrer qu’ils sont profondément convaincus de la réalité des faits qu’ils dénoncent.

L’avocat a insisté sur le fait que les experts n’ont jamais écarté définitivement l’idée de viol, l’un d’eux ayant même constaté une dilatation du canal anal, ce qui est très significatif ; et que les enfants ont parlé à de nombreuses reprises pour dire qu’ils avaient vu Didier embrasser leur sœur sur la bouche, qu’ils ne l’aimaient pas, qu’il leur avait fait du mal et que le père avait dit de ne rien dire !

Maître Costantino est revenu sur le témoignage d’un ami de Mlle Giuli, à qui les enfants se sont aussi confiés, et qui a recueilli des éléments qu’aucun officier n’est venu réclamer. Il a gardé le mot de la fin pour le docteur Farisse, expert mandaté par ce même tribunal correctionnel le 30 juillet 2009, qui demanda que soit réalisée une IRM des voies basses des enfants pour officialiser la réalité des viols, et dont il ne fut plus jamais question.

« Juger de tels faits sous le délit de dénonciation calomnieuse, devant un tribunal correctionnel, serait ajouter de l’injustice là où il y a déjà ce qui s’apparente à un déni de justice », a-t-il conclu.

Mlle Giuli et son entourage persistent à demander l’ouverture d’une enquête criminelle, comme l’exige notre État de droit.

Délibéré le 20 février 2014 au TGI de Draguignan.


Notes
[1] Le Parisien du 9 janvier 2014 (avant le procès).

[2] Article 226-10 du code pénal

Modifié par LOI n°2010-769 du 9 juillet 2010 - art. 16

La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

La fausseté du fait dénoncé résulte nécessairement de la décision, devenue définitive, d’acquittement, de relaxe ou de non-lieu, déclarant que le fait n’a pas été commis ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée. En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci.

Article 434-26

Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Le fait de dénoncer mensongèrement à l’autorité judiciaire ou administrative des faits constitutifs d’un crime ou d’un délit qui ont exposé les autorités judiciaires à d’inutiles recherches est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.
Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Affaire-Amidlisa-Sophie-Giuli-et-Jack-Maillard-demandent-l-ouverture-d-une-enquete-criminelle-22833.html

vendredi 20 décembre 2013

France : Amidlisa : Dutroux, Outreau, St-Tropez.


Dutroux, Outreau, St-Tropez

Une maman sans reproche, qui après séparation d’avec leur père avait la garde de ses trois enfants par décision devenue définitive du Juge aux affaires familiales rendue le 18 novembre 2005, dépose une plainte à la gendarmerie de St-Tropez le 10 octobre 2007, pour le viol de sa fille de 6 ans par un ami du père.

EN BAS DE CET ARTICLE, LE DOSSIER A TELECHARGER

Le lendemain, après l’audition filmée de ses enfants, le procureur de Draguignan (Var), Christian Girard, lui a fait retirer par onze gendarmes ses 3 enfants, de 6 ans, 5 ans et 3 ans dont elle n’aura plus aucune nouvelle pendant 3 semaines : « Ordre du procureur de ne rien vous dire »  lui oppose-t-on partout.

Non convoquée aux audiences du Juge des enfants, la garde exclusive de ses enfants a été remise pour un an au père, 3 semaines après leur enlèvement et leur placement en foyer. Elle n’obtiendra de les revoir que 83 jours plus tard, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, sans motif et malgré le jugement du Juge aux affaires familiales.

Un an après, elle apprendra que ce n’est pas seulement sa fille qui aurait été violée, mais les 3 enfants, depuis le mois d’août 2007, tous les jours par leur père, et tous les mercredis, samedis et dimanches, avec d’autres enfants par de nombreux adultes, photographiés et filmés.

Elle apprendra encore beaucoup plus grave, les enfants ont dit avoir été obligés d’assister et de participer à des tortures et des meurtres d’enfants filmés, ce qui est appelé des snuff movies.

Après avoir révélé 16 meurtres d’enfants à leur mère, le Juge des enfants a supprimé à la mère totalement son droit de visite et d’hébergement. Elle ne reverra ses enfants qu’au bout de 22 mois et seulement 2 heures tous les 15 jours en lieu médiatisé.90054827_o

Dès que la maman a appris le premier meurtre, elle a aussitôt alerté, avec de nombreuses pièces à l’appui, le 12 décembre 2008, le Président de la République, le Ministre de la Justice et le Ministre de l’Intérieur qui ont renvoyé le dossier au procureur de Draguignan.

Une enquête préliminaire a été engagée en février 2009 par le parquet de Draguignan qui a abouti en juin 2009, sans autre procès et au mépris de la loi en son article 79 du Code de procédure pénale et 226-10 al.2 du Code pénal, à la garde à vue pendant 36 heures de la mère des enfants, de leur grand-mère et son compagnon pour dénonciation calomnieuse et à leur renvoi devant le Tribunal correctionnel à l’audience du 30 juillet 2009, renvoyée à celle du 10 décembre 2009, puis à celle du 30 avril 2013 et enfin à celle du 9 janvier 2014 à 13h15, soit 4 ans et demi de renvois qui permettent ainsi de ne pas instruire les faits révélés par les enfants et de les garder écartés de leur maman protectrice.

Le 30 novembre 2009, une courageuse gendarme du Var, sous le nom de AMIDLISA a dénoncé sur Internet et sur de nombreux sites d’associations humanistes un réseau pédocriminel sévissant dans la région tropézienne et couvert par toutes les Institutions dont celle de la Justice, en citant nommément quelques magistrats impliqués.

Dans cette lettre, on peut reconnaître point par point l’affaire de la « maman apparemment parfaite » comme elle dit et de ses trois enfants ! Où en est-on aujourd’hui ?

Malgré la lettre d’AMIDLISA du 30 novembre 2009 sur INTERNET, qui a été reprise par de nombreux sites, envoyée à tous les députés des deux législatures, à tous les sénateurs, à tous les députés européens de langue française, malgré un DVD du résumé de l’affaire avec pièces probantes et enregistrements audios et vidéos des enfants remis à tous les ministres des deux  gouvernements, aux deux Présidents de la République, à tous les candidats aux élections présidentielles et à leur parti, au Président du Conseil Général du Var, au Préfet du Var, au Commandant de Gendarmerie du Var, etc…à tous les rédacteurs en chef de tous les journaux locaux et nationaux français, belges et suisses, au Conseil Supérieur de la Magistrature et à de nombreuses personnalités sans compter Interpol, les Renseignements Généraux, les Légionnaires et les nombreuses associations de défense des femmes et des enfants, aux Instances religieuses des 3 religions monothéistes, Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande Mosquée de France et le Pape Benoît XVI, malgré une plainte de crimes contre l’Humanité déposée à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, à la Cour Pénale Internationale, à la Cour de Justice Européenne en juin 2011, etc. rien ne bouge !

La Justice refuse d’instruire et de juger les faits criminels malgré son obligation légale !

Les députés et les sénateurs informés renvoient l’affaire au Ministère de la Justice.

Les ministres renvoient au Ministre de la Justice.

Le Président de la République « qui assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics », en vertu de l’article 5 de la Constitution, dit qu’il ne peut rien faire en vertu de la séparation des pouvoirs.

Et le Ministre de la Justice qui est chargé de veiller au bon fonctionnement du système judiciaire renvoie l’affaire au parquet du Tribunal de Grande Instance de Draguignan, celui-là même dont les dysfonctionnements nombreux ont été dénoncés et qui fait partie de son Administration !

On tourne en rond… pendant qu’une maman et des enfants sont en grande souffrance depuis 6 ans et que 16 enfants auraient été torturés et tués pour faire des films qui rapportent beaucoup d’argent !

Un procès en dénonciation calomnieuse devant le Tribunal correctionnel de Draguignan doit avoir lieu le 9 janvier 2014 à 13h15 contre la maman et son beau-père pour avoir dénoncé les faits criminels racontés par ses enfants, preuves incontestables à l’appui, alors que ces faits criminels n’ont jamais fait auparavant l’objet d’une instruction judiciaire comme l’exige la loi et d’un renvoi devant une Cour d’Assises!

Ici pas de procès pour juger les faits, seulement des psychiatres pour dire que les faits sont imaginaires et donc… délirent ceux qui les dénoncent!

Puisqu’en France le Peuple est souverain,

Puisque la Justice rend ses décisions au nom du Peuple,

Si cette Justice refuse de rendre la justice malgré son obligation légale en vertu de l’article 4 du Code civil, et si l’Etat faut à son devoir de protection juridictionnelle, alors le peuple souverain peut et doit rendre la justice en son propre nom !

Et bien… jugez vous-même !

Voici l’ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel du juge d’instruction, à la demande du procureur, telle qu’elle sera lue le jour de l’audience avec les réponses en bleu sous chaque paragraphe numéroté qui permet d’évoquer une partie de l’affaire avec des preuves, et de dévoiler l’inconcevable.

IMPORTANT

Il est important de savoir que cette ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel n’a pas été prise ni rédigée par le juge qui a fait l’instruction en dénonciation calomnieuse mais par son successeur suite au réquisitoire du procureur de la République.

Madame Estelle Lassaussois qui a instruit cette affaire uniquement sur les chefs de dénonciation calomnieuse, alors que les faits criminels dénoncés n’ont eux jamais été instruits, a été saisie le 11 décembre 2009 par le procureur.

Son instruction a consisté à refaire faire des expertises psychiatriques des 3 personnes qui, sur interrogatoire des gendarmes, avaient rapporté des faits criminels révélés par les enfants, les expertises ordonnées par le président du Tribunal correctionnel le 30 juillet 2009 n’ayant pas relevé de trouble mental chez aucune de ces trois personnes.

Madame Lassaussois a bien précisé aux mis en examen pour dénonciation calomnieuse qu’elle n’était pas saisie des viols et a refusé l’examen des preuves apportées par Jack Maillard.

Elle a rendu une ordonnance de fin d’instruction le 13 mai 2011 qui laissait 3 mois de délai pour demander un complément d’instruction et des demandes d’actes qui n’ont pas été accordées aux mis en examen pour assurer leur défense et faire la vérité dans cette affaire.

C’est seulement un an après, le 6 avril 2012, suite à de nombreuses alertes d’enfants en danger auprès du procureur de la part de membres de différentes associations chargées de la protection de l’enfance qui avaient reçu le dossier concernant cette affaire, que le procureur a adressé un réquisitoire au juge d’instruction aux fins d’un renvoi devant le Tribunal correctionnel et a répondu aux associations que Sophie Giuli faisait l’objet d’une information judiciaire pour dénonciation de faits imaginaires, dérogeant ainsi aux obligations de sa fonction.

Ce procureur, Madame Drouy-Ayral, a été décorée de la Légion d’Honneur par le Président de la République le 14 juillet 2012.

Madame Lassaussois a été mutée par décret du 20 juillet 2011 à St-Pierre-de-la-Réunion et c’est donc une autre juge d’instruction, Madame Olivia Giron, nommée par le même décret du 20 juillet 2011 pour sa mutation du TGI de Grasse à celui de Draguignan, qui n’a pas suivi l’affaire, qui a pris cette ordonnance de renvoi devant le Tribunal correctionnel conformément à  la demande du Procureur.

Cette ordonnance comporte à différents endroits des étoiles alignées au nombre de 5 *****

Cette manifestation de signes se retrouve dans de nombreuses décisions judiciaires ou conclusions d’avocats, et le résultat observé est que la « victime » est toujours perdante !

Aucun signe distinctif pouvant laisser croire à un langage codé ne doit paraître dans les pièces judiciaires, ce qui manifestement n’est pas respecté ici et justifierait l’annulation de cette ordonnance.

A télécharger: le dossier complet, en réponse au tribunal dans le cadre du procès à venir pour dénonciation calomnieuse.

fichier pdf Dossier AMIDLISA



AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.

samedi 30 novembre 2013

France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.



Cela faisait un moment que l’affaire du Var, aussi appelée affaire Amidlisa, semblait en sommeil. La raison est simple : la justice avait menacé la mère des enfants de lui retirer ses quelques heures de visites médiatisées mensuelles. Le black out a donc été observé, et continue. Mais, une échéance cruciale arrive : le procès pour dénonciation calomnieuse, attendu le 3 janvier.

 Pour rappeler brièvement les faits, les trois enfants M., Marie, Thomas et Hugues, ont été victimes dès la fin 2007 et au moins jusque fin 2009 des viols en réunion, commis par leur père et ses amis. Des amis parmi lesquels on retrouvait une psychologue et un éducateur chargés du suivi des enfants.

Comme c’est très souvent le cas dans ce genre d'affaires, les plaintes pour viol ont été classées sans suite (par le désormais célèbre Christian Girard de Draguignan à l'époque), malgré divers certificats médicaux, et malgré les dépositions des enfants et de plusieurs témoins.

Du coup, la mère a été traitée de menteuse, elle a perdu la garde de ses enfants qui ont été confiés à E.M le pédophile, et elle doit comparaitre le 3 janvier ainsi que son beau-père pour dénonciation calomnieuse.

Au fil des semaines, il s’est avéré très clair que les enfants subissaient des actes de plus en plus horribles, jusqu’à décrire des actes de torture et de meurtres d’enfants, et à montrer où les corps avaient été enterrés. Au total, ils ont décrit les mises à mort de 16 enfants, tous dans la région de Cogolin. Ces révélations s’étalent sur plus d’un an, quand leur mère les a encore durant quelques week-ends. Mais bien-sûr, les enfants étaient menacés s’ils parlaient, et ils ont constaté eux-mêmes que plus ils parlaient, moins ils voyaient leur mère.

Dans cette affaire, qui se déroule à Cogolin, beaucoup de monde est impliqué : les gendarmes sont des copains de E.M, tout comme un adjoint de la mairie de St Tropez, un propriétaire de villas… Cela explique pourquoi la famille a du faire face à d’innombrables vices de procédures, à des abus de droit, à des faux en écriture, à des rapports mensongers, à des équipes toutes dévouées au père et à ses amis, qui n’ont jamais fait l’objet d’une enquête, à part le dénommé « Mickey » parce qu’il a été cité nommément par les trois enfants au tout début de l’affaire. Celui-ci a donc été entendu, a nié, et a pu continuer à violer les trois enfants. Et d’autres…

Le procès pour dénonciation calomnieuse, une blague…

th dessin explications 5Tout d’abord, ce procès pour dénonciation calomnieuse ne tient pas route, pour une bonne raison : l’affaire n’a jamais été jugée sur le fond puisqu’il n’ya eu jusqu’à présent que des classements sans suite.

Cependant, on a vu pour l’affaire de la petite Marine, ou même pour Emmanuel Verdin, que cela n’arrête pas la justice.

Hors, tant qu’il n’a pas été dit clairement par la justice que les faits n’ont pas été commis, comment la mère des enfants aurait-elle pu sciemment (intentionnellement) dénoncer des faits imaginaires ? Après avoir vérifié comme elle l’a pu que les dires des enfants étaient cohérents, elle a naturellement été porter plainte, en visant l’ami de son ex compagnon, pas E.M.

En tout cas, il serait bien que pour une fois depuis le début de cette affaire en 2007, ce procès permette d’aborder les faits de viols contre les enfants.

Pour en arriver à ce procès, la justice a du faire d’incroyables contorsions avec la réalité des faits. A tel point qu’aucune des assertions e l’ordonnance de renvoi devant le tribunal le 3 janvier ne tiennent la route. Les reprendre une par une s’avérerait laborieux, le DVD Amidlisa est là pour éclairer les curieux ou les fans de dérives judiciaires[1].

Pour illustrer d’un exemple assez symptomatique : on reproche à Sarah, la maman des enfants, de les avoir « enlevés », alors qu’elle a envoyé un fax au procureur pour lui dire qu’elle quittait la région quelques jours. C’est ce soir là que les flics ont débarqué dans l’auberge tenue par des bonnes sœurs où Sarah et les enfants avaient fait étape, afin d’embraquer les enfants, qui ont été placés. C’est ce même procureur qui a demandé le placement des enfants, sans raison, donc. Et qui a aussi donné ordre aux gendarmes de « ne rien dire » à Sarah sur la destination de ses enfants[2], traumatisés de cet enlèvement par 11 gendarmes pas du tout enclins à la discussion.

En fait, la justice venait de décider d’envoyer les enfants chez leur père !

Les services sociaux ont pourtant rappelé que la situation était « complexe » et qu’ « une enquête pénale » était « en cours ».

Autre exemple : il est écrit dans l’ordonnance que « l’audition du médecin hospitalier établissait que [Marie] n’avait jamais évoqué devant lui d’actes sexuels contrairement à ce que prétendait sa mère », hors elle a carrément écrit sur un dessin fait lors d’une des entrevues avec ce médecin que « papa a mis son zizi dans ma bouche, Didier a mis son zizi dans ma bouche ». Didier est justement ledit « Mickey ».
margot message

Le médecin avait aussi noté « l’extrême réticence de [Marie] à s’exprimer en raison d’un état de panique sidérante lorsque les faits allégués sont abordés ». Il a ajouté que la petite ne semblait pas influencée par un tiers ni affabuler. Et voici ce qu’il avait conclu :
Margot examen1

 Quelques éléments

> Que penser d’un médecin de famille, qui tient le discours suivant avec le père des enfants E M., devant le petit Thomas, qui reste très perturbé par cette visite. Cette discussion intervient après que le grand père des enfants ait parlé des viols à ce même médecin de famille lors d’une consultation :

Des qu’ils sont entrés dans son cabinet le médecin a dit a E M. :

- Ils sont au courant de tout !

E M. a répondu :

- Comment tu sais ça?

- [elle cite le nom du grand-père] ! et s’adressant a Hugues elle lui a dit :

- C’est toi qu’a parlé p’tit con ? Et ta mère est une conne ! Si tu continues ton père va tuer un autre enfant !

Puis  s’adressant à nouveau au père, ils ont parlé des crimes et elle a dit :

- C’est bien… ! Y a du y avoir beaucoup de sang alors !

Que signifient ces propos ? En tout cas ces deux-là, qui se vouvoyaient quelque temps auparavant, semble cacher quelque chose de bien embêtant, et de bien sanguinolent. Exactement la teneur des propos tenus par les trois enfants…

> Il est écrit dans l’ordonnance que « des enquêtes ont été diligentées pour déterminer si les faits énoncés étaient réels ». Encore un délire : Ces enquêtes ont été totalement diligentées a charge contre Sophie Giuli, sa mère et son beau-père et non pour mettre a jour la réalité des faits dénoncés et qui se perpétuaient.

Un élément de preuve de toute importance c’est que les enfants n’ont pas été retires du sein paternel a l’annonce de ces dénonciations gravissimes !  Sur toute la durée de l’enquête les crimes ont continue sur les enfants et sur d’autres puisqu’on a pu, d’après leurs dires, dénombrer 14 meurtres d’enfants en plus des deux racontes au Dr Bataille, objets de snuff-movies, sur cette période !
Le samedi 24 janvier 2009, Marie a indiqué a sa mère le chemin de la maison dans une copropriété privée ou les enfants ont dit plus tard avoir assiste au meurtre d’une petite fille blonde aux yeux bleus. Et c’est par Hugues,  s’exclamant devant le portail de cette copropriété, en indiquant la forêt environnante :  « c’est par là qu’ils ont enterré l’enfant ! » que sa mère a appris qu’il y avait eu un 2eme meurtre. Cette maison a été reconnue par Sarah parce qu’ E. M., en tant que chef d’équipe maçon, la lui avait fait visiter 3 ans auparavant lorsqu’elle était en construction. E. M. avait confie alors a Sophie qu’il voulait faire des affaires avec le propriétaire de cette maison »

Les plaintes classées sans suite, un rituel.

E. M. n’a pas grand-chose à craindre de la justice, semble-t-il. Toutes les plaintes de Sarah contre lui ont systématiquement été classées sans suite.

1/ Plainte du 17 septembre 2004 pour violences verbales et psychologiques, Cette infraction de diffamation et injure non publiques est punissable en vertu des articles R. 621-1 et R. 621-2 du Code pénal a la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 1ere classe a la 3eme classe. ==> Classement sans suite

2/ Plainte pour violences et menaces de mort en février 2005 car E. M. se montrait de plus en plus violent depuis la naissance des enfants (ce qui a motivé la séparation du couple). Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75.000 € d’amende.  ==> Classement sans suite

3/ Main courante en juillet 2005 pour violences et menaces de mort, obligée de fuir avec les enfants jusqu’en février 2006. Cette infraction est punissable en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal : de 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 € d’amende. ==> Classement sans suite

A  ce stade on doit préciser que lors du divorce, le juge a quand-même estimé que "aucun motif grave n’étant de nature à limiter le droit de visite et d’hébergement du père", il aurait un droit de visite et d'hébergement très proche de ce que demandait E. M.

4/ Plainte du 25 décembre 2005 de Sarah contre E. M. pour : tentative de viol. Sarah avait tenu à rester la nuit chez E. M. avec les enfants car le plus jeune était encore bébé et il devait rester 17 jours chez son père. Cette infraction est punissable, en vertu des articles, 222-23 et 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. (avec 2 témoins des aveux d’E.M.) ==> Classement sans suite
5/ Plainte pour harcèlement en avril 2006 menaces de se venger sur les enfants. Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-17, 222-18 et 222-18-3 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 75 .000 €  d’amende. ==> Classement sans suite

6/ Plainte du 2 octobre 2007 de Sarah contre E. M. pour : abandon de famille. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-3 du Code pénal, de : 2 ans d’emprisonnement et de 15. 000 € d’amende. ==> Classement sans suite

7/ Plainte du 10 octobre 2007 de Sarah contre Didier dit « Mickey » pour : viol sur mineure de 15 ans. (Multiples preuves à l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 222-24 du Code pénal, de : 20 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

8/ Plainte du 9 mai 2009 de Sarah contre E. M. pour : 5 non-représentations d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-5 du Code pénal, de : 1 an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 17 septembre 2010 pour 17 non représentations d’enfants, classée sans suite. E.M a ensuite été relaxé suite à la citation directe de Sarah.

9/ Plainte du 15 mai 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : enlèvement d’enfants. Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 227-9 du Code pénal, de : 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende. ==> Classement sans suite

Autre plainte pour enlèvement d’enfants le30 août 2010, classée sans suite.

10/ Plainte du 1er juin 2009 de la mère de Sarah contre E. M. pour : menaces de mort et agression physique ayant entraine 150 jours d’ITT et une infirmité permanente. (5 témoins et enregistrement audio). Cette infraction est punissable, en vertu des articles 222-9 et 222-10 du Code Pénal, de : 15 ans de réclusion criminelle. ==> Classement sans suite

Autre plainte du 4 février 2011 par une connaissance de Sarah pour menaces de mort==>  classée sans suite.

Autre plainte de Sarah pour menaces de mort le 25 mars 2012, avec enregistrement audio à l’appui ==> classée sans suite.

11/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice de la mère de Sarah contre Mme G. de la PJJ de Toulon pour : dénonciation calomnieuse dans jugement du JDE du 26 mai 2009. (2 témoins). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code pénal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000 € d'amende. ==> Classement sans suite

12/ Plainte du 15 juin 2009 a Nice du beau père de Sarah et grand-père des enfants contre Dr B. pour: dénonciation calomnieuse dans le jugement du JDE du 26 mai 2009. (Preuves audiovisuelles a l’appui). Cette infraction est punissable, en vertu de l’article 226-10 du Code penal, de : 5 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d'amende. ==> Classement sans suite

On reviendra très vite sur cette affaire.

[1] Un DVD de toute l’affaire avec toutes les pièces a été remis a tous les députes des deux législatures, a tous les sénateurs, a tous les ministres des deux gouvernements, aux deux Présidents de la République, a tous les candidats aux élections présidentielles et a leur parti, a tous les rédacteurs en chef de tous les journaux locaux et nationaux français, belges et suisses, a tous les députes européens de langue française, au Conseil Supérieur de la Magistrature et a de nombreuses personnalités. Evidemment, personne n’a jugé utile de répondre.

[2] Elle ne saura que 3 semaines plus tard, le 30 octobre 2007, qu’ils avaient été confiés pour un an à la garde de leur père par le juge B., après un passage en foyer, où ils ont en été séparés.
Source: http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/09/23/28077415.html

AVoir :
France : Amidlisa : Le procès pour dénonciation calomnieuse contre la mère des enfants approche.
France : Amidlisa : Liste des personnes ayant reçu le CD ROM.
France : Amidlisa : Signalement de la situation à la Justice.
France : Amidlisa : 16 meurtres d'enfants au passif d'un réseau pédophile, et trois gamins abusés.
France : Amidlisa : Réseau pédophile du var.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 1.
France : Amidlisa : Affaire du Var en détail partie 2.
France : Amidlisa : Pièce n°1 : Dessin de Thomas.
France : Amidlisa : Pièce n°2 : Attestation d'un psychiatre.
France : Amidlisa : Témoignages des enfants au sujet.
France : Musique : Les chanteurs de l'obscur - Gwere.I.A. rendez-nous...
France : Politique : Bernard Brochand Maire de Cannes.

lundi 10 juin 2013

Les PALMES D’OR de la PEDOCRIMINALITE.

Les PALMES D’OR de la PEDOCRIMINALITE.

Petit rappel de l'affaire ou un enfant, en autre petite africaine importer illégalement par les réseaux humanitaire vendue aux réseaux pédocriminels de notre cher France et surtout aux élites Cannai, d’où Patrice Verdi a perdu un métier et sa passion, policier et pour avoir essayé de protégé l’enfant et d’élucider ces dirent des viols et les tortures, cette même enfant entrée épeurer dans un commissariat de Canne pour trouver refuge, justice et protection que tous enfants devraient prétendent, en vue du code de procédure Français et dans le droit du code pénal et les droits des enfants normalement…
C’est sans compter sur le lobbyisme du préfet, du maire et de tous les pédocriminels qui vivotent dans cette région du Var en toute impunité…

Autre histoire pédocriminel dans le Var ; Sur internet une gendarme du Var sous le pseudonyme de « AMIDLISA » dénonce un réseau pédocriminel et meurtrier sévissant dans la région et couvert par la justice ! Dans les cas qu’elle cite nous avons reconnu celui de ma fille : la maman et ses 3 enfants. De nombreux sites ont repris cette lettre sur internet que l’on peut trouver en tapant simplement AMIDLISA. Rien n’a bougé pour autant. C’est inacceptable que de telles choses inimaginables se produisent dans notre pays, et restent depuis plus de 5 ans impunies et surtout que cela puisse continuer ».

Regarder encore une fois la réalité de l’actualité pédocriminel, au festival de canne ils donneraient presque des palmes aux meilleur pédocriminels invité à monter les marches du palais, cet année une palme pour sa deuxième années consécutive (question de le protéger de ces victimes), Roman Polanski dans le film de sa vie (Polanski a photographié la nudité d'une enfant de 13 ans, avant qu'il ne la drogue et la sodomise, ce qui présume qu'il avait une "collections" qualifiées de pédopornographie). A quand les Oscar ???


Un invité de marque en cette année 2013 le grand acteur victime du délire des femmes insouciantes qui se jette dans ces « bras », Dominique Strauss-Kahn la palme du meilleur acteur 2013… Nous avons déjà oublié ses affaires sexuelles de vie publique ; Parlement Européen, la journaliste, New York, Hilton, etc… Traite de chair humaine qui reste encré dans la mémoire des victimes et qui sont vite oublié par les moutons que nous sommes, allez-y les bergers faites entrer le loup dans nos enclos pour qu’il puisse perdurer leurs désaxions sur nos enfants et sur les vôtres bientôt…


Il ne manque plus que le jury du festival, l’année prochaine nos enceins ministres de la culture, Jack mauvaise Lang et Frédéric Bitterant sont en liste pour décerner les palmes à leurs homologues pédocriminel, l’injustice de nos enfants victimes n’est pas prêt à être éradiquer, et pour nous militants où activistes que de lignes à promouvoir et que dire aux victimes qui nous contactent avec déjà le désespoir d’un résultat juridique qui est impossible dans notre pays où la pédophile n’est plus un hobby mais bien une passion de bourgeois en manque de sensations forte et je ne vous parle pas des sectes d’état même si nous devrions en débattre dans ce sujet du festival de Canne.
Pour arriver dans toutes les sphères du pouvoir, il nous faudrait jouer sur les mêmes bases, avoir des dossiers secret sur nos détracteurs, pour pouvoir les faires chanter et avoir une justice juste, quel pléonasme que d’être or la lois pour pouvoir faire appliquer la justice ! Dans quel monde nous vivons ???

Luc Huitrente.




dimanche 16 décembre 2012

France : Amidlisa : L’affaire du Var en détail partie 1.


L’affaire du Var en détail partie 1

Afin de bien comprendre les tenants et les aboutissants d’une affaire qui dure depuis maintenant près de quatre ans, entrecoupée de moult jugements et autres décisions de justice, il n’y a pas cinquante solutions : il faut prendre les évènements dans l’ordre, les uns après les autres.

Pour l’instant, tous les noms et prénoms sont remplacés par des pseudonymes.

1.      La séparation

Présentons d’abord la famille : Sarah, la mère, vit en couple à Cogolin, près de St Tropez, avec Marc., âgé de dix ans de plus qu’elle et maçon de son état. Ensemble, ils ont trois enfants : Marie, Hugues et Thomas, nés en 2001, 2002 et 2004. Dès la première grossesse, Sarah constate que Marc devient de plus en plus agressif envers elle, que Monsieur adore l’humilier, parle vulgairement devant les enfants... et est porté sur l’alcool.

Deux mois après la naissance du dernier, Sarah porte plainte contre Marc, pour « violences physiques et verbales ». S’ensuivra une deuxième plainte en février 2005, parce que Marc en est venu aux menaces de mort. Le couple se sépare, mais Marc continue à avoir le même comportement envers Sarah.

2.      Hébergement principal des enfants chez la mère

Pour la garde des enfants, le juge aux affaires familiales de Draguignan fixe en novembre 2005 la résidence principale chez la mère, avec un droit de visite et d’hébergement pour le père, la moitié des congés. Marc doit également quitter le domicile conjugal et une pension sera fixée un peu plus tard à sa charge, de 480€ par mois.

Lors des vacances de Noël, Marc réussit à obtenir l’hébergement des enfants durant 17 jours, sous prétexte que Sarah aurait refusé de les lui laisser auparavant, et sans que Sarah ne soit entendue à ce sujet par le juge. Bref, comme les trois enfants, dont le dernier âgé d’à peine un an, devaient aller 17 jours chez leur père, Marc finit par accepter que le dernier ne vienne que quelques jours avec sa mère. Un soir, alors que les enfants étaient couchés, de même que Marc, qui a passé la soirée à faire des remarques salaces, Sarah téléphone à son ami. Cela a déplu à Marc, qui est descendu et a tenté de violer Sarah. La plainte qu’elle a déposée, à la suite de cette agression, a été classée sans suite.

La remise des enfants n’a jamais été des plus simples, tant le père y mettait de la mauvaise volonté. A  tel point qu’un soir, Sarah a du faire appel à la gendarmerie. Quant à la pension alimentaire, elle était versée de manière aléatoire, ce qui a amené Sarah à porter plainte pour abandon de famille, mais ça n’a rien donné. La plainte pour harcèlement moral (suite à des appels frénétiques de Marc, jusqu’à 20 fois par jour, pour l’insulter) déposée fin avril 2006, n’a elle non plus rien donné.

A ce moment, Marc profite d’un jour où Sarah n’est pas là pour voler les clés de la maison. Il s'installe donc chez elle durant cinq mois et demi, l’obligeant à vivre ailleurs avec les enfants durant tout ce temps. Il ne quittera ledit domicile que pour s’installer chez sa nouvelle conquête, dans « un endroit très malsain» dont une connaissance de Marc a relevé « la tristesse et l’insalubrité »,  mais où il fait pourtant vivre les enfants. Autour de lui, Marc se présente comme un homme blessé parce que sa femme le quitte sans raison, suscitant même la compassion de son entourage.

En juillet 2005, (alors que Marc vivait ailleurs depuis février), Sarah avait dû quitter précipitamment sa maison avec les 3 enfants, n’emportant qu’une couche et un biberon car Marc, en état d’ébriété comme souvent, était rentré dans la maison et ne voulait plus en partir. La maison a ensuite été louée pour l’été.

En septembre quand Sarah a voulu revenir, Marc s’y était à nouveau installé en mentant à la femme de ménage pour se faire remettre la clé. C’est alors que Sarah a saisi le Juge aux Affaires Familiales (JAF) pour officialiser la séparation. Le 18 novembre 2005, le JAF de Draguignan a fixé la résidence des enfants chez Sarah, et a demandé au père de quitter le domicile de la mère  (le bail en accord avec Marc en février 2005 avait été consenti à Sarah seule).

Marc reste dans la maison, mais s’apercevant que Sarah ne reviendra pas, il l’avertit en janvier 2006, qu’il a trouvé à se loger et qu’il lui rend la maison dès le 1er février 2006. Sarah revient alors avec les enfants. Un dîner en famille avec Marc a lieu à son retour dans la maison et Marc demande à Sarah de revivre ensemble. Sarah lui oppose alors sa tentative de viol de Noël 2005 et lui dit qu’après cela ce n’est plus possible pour elle d’envisager une vie commune. Marc ose nier, devant la mère et le beau père de Sarah, mais devant les yeux de Sarah qui le soutenait du regard il a reconnu qu’il s’était comporté comme un con et qu’il regrettait.

3.      La claque

Le 7 octobre 2007 est pour Sarah un jour marqué d’une pierre noire. Ce dimanche-là, dans la soirée, les enfants rentrent de chez leur père, et la petite Marie, 6 ans, est clairement en état de choc, pâle, se cachant derrière un gros oreiller, le regard complètement dans le vide.  A force de questions de la part de sa mère et de John, ses frères d’abord puis Marie finissent par raconter qu’un ami de leur père, qu’on appellera Denis, l’a embrassée sur la bouche.

Le lendemain, Sarah amène les enfants chez le médecin de famille, le Dr Trafalgar, qui prescrit aux trois une ITT de 21 jours ainsi qu’un test de MST pour Marie.

Le 10 octobre, les enfants sont entendus par une psychologue, Mme DUVAL. Les deux garçons confirment que Denis a embrassé Marie sur la bouche, et la petite a dit que « Denis a mis son zizi dans ma bouche et dans ma zézette ». Le médecin dit alors à Sarah « c’est clair ! Il ne vous reste plus qu’une chose à faire, c’est d’aller porter plainte, encore faut-il tomber sur les bons gendarmes ». C’est donc ce que fait la jeune femme dès qu’elle sort du cabinet de Mme Duval. A ce jour, aucun juge n’a demandé son rapport à Mme DUVAL.

Mais, ce ne fut pas si simple, les gendarmes de St Tropez où elle est allée déposer plainte n’étant pas disposés à prendre ladite plainte, disant à Sarah qu’elle devait aller porter plainte dans sa ville. Où elle ne voulait précisément pas aller sachant que Marc y joue au foot avec des gendarmes.

Bref, pour démarrer l’enquête, les gendarmes mandatent le jour-même un pédiatre pour examiner Marie,  et elle doit être entendue sous vidéo le lendemain matin à la gendarmerie de Bandol.

Marie va donc chez le Dr CARTON (pédiatre), accompagnée de sa grand-mère et d’un gendarme. Nous sommes trois jours après les faits, et le médecin ne relève pas de trace de viol anal ou vaginal, mais constate que « l’enfant est très perturbée sur le plan psychologique. L’examen n’est possible qu’en présence de sa grand-mère ». Finalement, il prescrit une ITT de 8 jours à la petite, précisant oralement au gendarme et à la grand-mère qu’il fallait bien lire son certificat, que ce n’est pas parce qu’il n’a pas trouvé de traces qu’il n’y avait rien eu, puisqu’au regard de son état il ne pouvait pas s’être rien passé.

4.      L’enlèvement des enfants

Le lendemain, le 11 octobre2007, est le jour où tout bascule.

Le matin, Sarah, ses enfants, ainsi que sa mère, Béatrice et le compagnon de celle-ci, John, se rendent à la gendarmerie de Bandol, à une heure et demie de route de chez eux, pour être reçus à 9 heures par les gendarmes.

Hugues et Thomas confirment leurs propos de la veille, disent que leur père et que le fils de Denis, âgé d’une dizaine d’années, étaient présents. Il faut noter que les enfants n’ont pas très envie de se confier, surtout Marie qui semble respecter à la lettre l’ordre donné par son père de ne rien dire, qu’elle évoque durant son audition. Elle dit que Denis n’est pas gentil avec elle, mais qu’elle ne se rappelle plus pourquoi alors que les faits ont eu lieu seulement trois jours plus tôt. Elle dit qu’il lui a fait un bisou, mais sur le front, qu’elle n’a pas envie de retourner chez son père ou de le voir… L’entretien des trois enfants est filmé, la gendarmerie en a fait une retranscription dans laquelle il y a quelques ellipses. Impossible d’avoir la vidéo avec l’audition complète.

Durant les auditions, les enfants dessinent pour s’occuper en attendant leur tour. En regardant ceux de Hugues, alors âgé de 5 ans, marqués par des éléments à connotation sexuelle, amène Sarah à penser qu’il n’y a peut-être pas que Marie à avoir été victime...

Le gendarme L., dans son rapport, écrit plusieurs fois que Sarah était « excitée ». Il parle de « comportement excessif », dit qu’elle « se met en colère », « s’emporte à la moindre parole »... En réalité, Sarah a simplement du se battre pour que les gendarmes prennent sa plainte, pour qu’ils entendent les deux garçons témoins de la scène, pour qu’ils réentendent Marie qui selon eux n’avait rien dit lors de sa première audition, et même pour que les enfants puissent manger quelque chose vers 14h alors qu’ils étaient debout depuis 6h et demie.

Pour se reposer un peu avec ses enfants à la suite de toutes ces démarches, Sarah avait décidé, avant de porter plainte, de les emmener dans un parc de loisirs à Paris. Elle prévient donc le procureur Ghislain de Draguignan par fax depuis la gendarmerie de Bandol, et lui écrit qu'elle va partir dès que ses obligations avec la police seront terminées. Elle lui laisse aussi ses numéros de contact. Peu de temps après, le même Procureur ordonne aux gendarmes de faire consulter Marie par le Dr BENALI à 15h, à l’hôpital de jour des enfants près de sa commune, ce qui sera fait.

Lors de cette consultation, la petite confirme au médecin devant sa maman que ce qu’elle a dit la veille chez Madame Duval était vrai. Ce médecin trouvant que la petite, levée depuis 6 heures du matin, est fatiguée, demande à la revoir impérativement plus tard, le 18 octobre à 15h. Une visite à laquelle, étrangement, Marie qui est alors placée en foyer n’a jamais été amenée. Pendant la consultation, le Dr Benali a davantage interrogé Sarah sur sa vie sentimentale que la petite, qu’elle a interrogée pendant cinq minutes seulement.

Dès que la visite est terminée, les gendarmes vont voir le Dr Benali et demandent à la famille d’attendre à l’extérieur. Ils remettent ensuite à Sarah une convocation du médecin pour Marie le 18 octobre. C’est à ce moment précis que le père de Sarah appelle Béatrice, alors qu’il ne donne jamais de nouvelles ou presque. Il lui dit de ne pas poser de question et d’obéir à son injonction de « quitter immédiatement cette procédure car on va retirer les enfants à Sarah et qu’elle ne les reverrait plus ». Précisons à ce stade que le père de Sarah est gynécologue dans un hôpital proche, et a très peu de relations avec sa fille. Il s’entend par contre très bien avec Marc. Vers 16h, Sarah décide d’aller chez le Dr CARTON pour qu’il examine ses garçons, mais elle se retrouve bloquée dans les embouteillages et se ravise.

Les gendarmes ressortent une demi-heure plus tard du cabinet du Dr Benali et paniquent en s’apercevant que Sarah et les enfants ne sont plus là. Ils appellent donc le Procureur, qui les rappelle aussitôt. Les échanges durent quelques minutes. A la fin, l’un des gendarmes dit à Béatrice que Sarah doit aller au plus vite à la gendarmerie de St Tropez pour connaitre la décision du procureur, et précise bien qu’elle doit s’y rendre avec les enfants.

Le gendarme L. écrit dans son exposé des faits rédigé ultérieurement que c’est à ce moment-là que le Procureur décide de placer les enfants dans un foyer en urgence, comme on pourra le lire dans l’ordonnance du Procureur. Pourtant, « officiellement » la décision a été prise à 18h 30 seulement, et dans des conditions bien différentes.

Reprenons la chronologie de cette journée.

Il est 16h 30, Sarah est en route pour aller chez le pédiatre et pense avoir oublié un de ses téléphones portables chez le Dr Benali. Elle appelle donc sa mère pour qu’elle aille le récupérer. En revenant au bureau du médecin, Béatrice l’entend parler avec le procureur ; et il est question du rapport e Mme Duval. Plus tard, cette psychologue lui expliquera que le Dr Benali l’avait appelée et lui avait dit de la part du Procureur Ghislain de ne pas faire de rapport portant sur la visite de Marie, tant qu’on ne le lui demandait pas. Elle refusera ainsi de faire un rapport pour l’avocat de Sarah.

A 17h 30, le gendarme L. appelle Béatrice pour savoir où est Sarah. A peine une minute plus tard, il est déjà chez Sarah avec son collègue D., et en profite pour fouiller l’appartement. Les deux gendarmes déclarent qu’ils ne partiront pas tant qu’ils ne sauront pas où est Sarah. Quelques minutes après, celle-ci appelle sa mère pour lui dire qu’elle a trouvé une chambre pour la nuit à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, près de Saint Maximin, qui est tenue par des religieuses. Elle demande à sa mère et à John de les rejoindre. En entendant les mots Sainte-Baume, le gendarme L. appelle aussitôt des collègues.

Puis une religieuse appelle Béatrice pour lui demander à quelle heure ils arrivent. Le gendarme L. lui arrache immédiatement le téléphone des mains et dit à la religieuse que Sarah est en fuite et recherchée par la police, et qu’elle doit appeler tout de suite la gendarmerie la plus proche afin de les prévenir que la fugitive est bien à l’Hostellerie. En outre le gendarme enjoint la religieuse de retenir Sarah à l’Hostellerie jusqu’à l’arrivée des gendarmes.

La religieuse a donc appelé sa gendarmerie locale comme lui avait demandé le gendarme L. Elle n’a eu que le temps de dire qu’il y avait chez elles une jeune femme avec 3 enfants, et il lui a été répondu immédiatement qu’ils étaient au courant et qu’ils arrivaient, raccrochant aussitôt.

Le gendarme L. dans un autre procès-verbal de l’enquête préliminaire, écrira que les religieuses  ont appelé la gendarmerie parce que Sarah tenait des propos incohérents. Il ajoutera que c’est suite à l’appel de ces religieuses à 18h30 que le procureur a décidé de placer les enfants et de les retirer à leur mère. Il a donc commis une forfaiture pour justifier le retrait des enfants qui était auparavant injustifiable.

Sur ces entrefaites, les gendarmes demandent à John de les accompagner jusqu’à Ste-Baume pour qu’il ramène le véhicule de Sarah, expliquant que quand on retire ses enfants à une mère, elle devient folle ou elle se suicide, et que tous doivent faire attention car « tous vos téléphones sont sur écoute, et dites à votre fille qu’elle n’essaie surtout pas de s’enfuir car elle aura toutes les polices de France à ses trousses avec un mandat d’amener ». C’est officiellement à ce moment, vers 18h30, que le procureur décide de placer les enfants. Durant le trajet, John et les gendarmes discutent, et un des gendarmes dit que c’est la deuxième affaire similaire de la journée, et que cela l’étonnait.

Là, on se demande bien pourquoi toutes les polices de France pourraient se retrouver à traquer une mère et ses trois jeunes enfants à travers le pays et à mettre toute la famille sur écoute. Parce qu’elle a porté plainte pour agression sexuelle envers sa fille ?

Sarah et les enfants terminaient de diner quand onze gendarmes débarquent accompagnés de deux éducateurs et d’un psychiatre prêt à embarquer Sarah, signifiant qu’ils viennent chercher les enfants pour les mettre en sécurité, et qu’elle les récupérerait le lendemain ou le surlendemain. Deux éducateurs appelés directement chez eux par le procureur Ghislain, sans passer par le responsable de la structure pour laquelle ils travaillent, prennent en charge les enfants qui sont emmenés sans que Sarah sache où, ni qui ils étaient.

Les enfants sont donc emmenés en vertu d’une ordonnance du Procureur qu’on ne montre pas à Sarah, et selon laquelle « l’enfant n’a pas confirmé les faits, au contraire, devant les enquêteurs (…) ni devant l’expert psychiatre requis par nous vers 14h », « l’état psychologique de la mère, aux dires de la pédopsychiatre, semble fragile », « aucune solution d’accueil par la famille ou l’entourage n’est en urgence envisageable et que la mère menace de quitter la région avec ses trois enfants », si bien que les enfants sont confiés à l’ASE du Var aux bons soins de l’Inspectrice NICOLETTI. Dans son rapport au sujet de cette intervention digne du RAID, le gendarme L. écrit que « le personnel religieux nous informe que Sarah a été constamment au téléphone et tenait des propos incohérents de nature à créer des inquiétudes ».

C’est-à-dire que le Procureur estime que Marie a menti à Mme Duval, et il n’ordonne pas de nouvelle expertise. Il ne tient pas compte du fait que Thomas et Hugues ont confirmé les propos de leur soeur. Si Marie, en effet, selon la retranscription de son audition, n’a pas confirmé les faits, elle a quand-même dit que son père lui avait demandé de se taire. En outre, lorsqu'elle est sortie de cette audition, Marie a dit à sa famille qu’elle avait tout raconté au gendarme.

Le Procureur  oublie que Sarah ne s’est pas enfuie, et qu’elle l’a même prévenu. Il dit que le Dr Benali a trouvé que Sarah était fragile, ce qui est faux : elle a écrit qu’il « est nécessaire de rassurer la maman ». Et de toute manière, ce médecin n’a rencontré Sarah et Marie que cinq minutes… Le Procureur fait également comme si la grand-mère des petits n’était pas là et qu’elle ne pouvait pas accueillir les enfants en urgence.

En plus de tout cela, il ordonne à tous les intervenants dans ce dossier de ne pas dire à Sarah où se trouvent ses enfants. Durant trois semaines, elle ignore donc totalement où ils sont, malgré de nombreux appels  aux différents services responsables de l’enfance et dans de nombreuses structures où ils auraient pu être hébergés. Au bout de trois semaines seulement, Sarah apprend qu’ils ont été placés dans un foyer, et que Marie a été séparée de ses frères.

A la suite de cette opération des pandores à l’Hostellerie de la Sainte-Baume, Sarah ne reverra plus ses enfants durant trois mois. On ne lui a pas présenté la décision du procureur, elle ne sait donc pas pourquoi on embarque ses enfants.

5.      L’enlisement

En quittant l’Hostellerie de la Sainte Baume le lendemain, Sarah et John croisent un type d’une cinquantaine d’années qui dit avoir échoué à l’Hostellerie très tard (alors qu’elle ferme à 20 h) et par hasard. Justement, vers une heure du matin, ils ont entendu quelqu’un tenter d’ouvrir la porte de leur chambre, et une personne s’est enfuie quand John a ouvert la porte à son tour.

L’individu leur tient des propos contradictoires tout au long de la discussion qu’il engage avec eux, et finit par leur suggérer  un raccourci pour se rendre à Aix-en-Provence. John et Sarah empruntent le chemin qu’il leur indique, et le retrouvent justement au bout de quelques kilomètres, au bord de la route en train d’astiquer sa voiture, en plein soleil. John se méfie, accélère et cache la voiture dans le premier chemin qui surplombait la route, d’où ils voient alors passer à vive allure le véhicule du type.

Le même jour, le 12 octobre, Sarah est contactée par une amie, Céline B., qu’elle connaît depuis quelques années  et qui se trouve être la sœur aînée de l’homme qu’elle fréquente ainsi qu’une relation assez proche de Marc. Celle-ci lui recommande de prendre comme avocat un certain Calimero, son neveu.

C’est le début de la saga des avocats: une dizaine se succéderont jusqu’à fin 2011. Entre les avocats qui ne font rien, ceux qui sont injoignables (mais qui demandent à être payés quand-même, et plutôt grassement), et ceux qui enfoncent littéralement leurs clients, le cas de Sarah peut surprendre à première vue.

C’est sa mère, ancienne avocate, qui va au rendez-vous avec ce Calimero le 16 octobre 2007. L’avocat accepte de prendre en charge son affaire, contre la somme rondelette de 1.500€, versés via trois chèques. Pourtant, il ne parvient jamais, dit-il au téléphone, à avoir le Procureur en ligne. Mais, il demande à Sarah de ne pas intervenir directement auprès des magistrats et de lui faire confiance.

Il dit à Sarah qu’il va travailler avec une consœur, Aude P.

Le 30 octobre 2007 obtenant enfin la bonne personne de l’Aide Sociale à l'Enfance au téléphone pour l’informer, Sarah apprend que la garde exclusive des enfants a été remise le matin-même au père par le Juge des enfants.

On doit noter que c’est aussi à cause du manque de zèle de ces avocats que la situation de Sarah et des enfants est devenue catastrophique, puisqu’elle n’a pas été convoquée aux audiences du 22 et du 30 octobre chez le Juge des enfants, et pour cause : l’adresse était fausse (c’est un ami de Marc qui recevait les convocations), et il y avait une faute dans le nom de famille.

Ni Me Calimero ni sa consœur n’ont rien fait dans cette procédure. A part qu’Aude P., qui n’a pas été mandatée par Sarah ou sa mère, a envoyé cinq courriers au Juge des enfants, contenant des affirmations erronées[1].

Cela n’empêche pas Calimero de demander en novembre à Sarah 1 500 € pour sa consœur Aude P.

Plus tard, la famille apprend que Calimero avait été radié du Barreau en 1994, plus de dix ans auparavant. Sarah a donc porté plainte contre ce Calimero le 17 décembre 2007 pour escroquerie, et prévenu le Bâtonnier des avocats de Paris de l’escroquerie de Calimero qui n’était plus avocat depuis 1994, ainsi que de l’intervention d’Aude P. qu’elle n’a jamais vue ni mandatée.

Le 17 octobre, Marc et Denis sont interrogés par la gendarmerie de St Tropez. C’est la seule audition des deux principaux mis en cause qui sera faite durant toute l’enquête. Aucune enquête de personnalité ni aucune écoute ne seront ordonnées.

Clairement, Marc semble savoir pourquoi il est convoqué sans même qu’on ne lui lise la plainte ou qu’on ne lui précise les motifs de sa venue. Dès le début de l’audition et sans lui lire la plainte de Sarah, le gendarme demande à Marc s’il sait pourquoi il est là. Il répond que oui. Le gendarme lui demande alors ce qu’il en pense. Marc répond aussitôt qu’il n’est pas étonné, que son ex-compagne cherche seulement à lui nuire…

Marc va jusqu’à signifier carrément que Sarah l’accuse de choses « graves » : « pour ma part, les accusations de Sarah ne sont absolument pas fondées. Je ne pensais pas qu’elle en arriverait là ! Je la connaissais capable de bien des tracasseries mais pas d’accusations graves de ce genre ! »

Question: Comment peut-il imaginer à ce moment qu’il est accusé d’ « agression sexuelle » alors que Sarah n’a pas porté plainte contre lui, Marie n’ayant encore parlé que de Denis et alors que jusqu’à présent, Sarah n’a porté plainte contre lui ‘que‘ pour des problèmes de harcèlement, d’insultes, de tentative de viol, de pension alimentaire ou de sa dette bancaire.

Il déclare ensuite que Sarah, sa mère et John sont une véritable secte, et qu’il ne doit qu’un mois de pension alimentaire. Ce thème de la secte sera ensuite repris par le Dr Trafalgar, puis par la Justice… Marc ne rate pas l’occasion de se présenter comme un père modèle, qui couche et fait manger ses enfants à l’heure etc., « ce qui n’est pas le cas du côté de famille de [Sarah], famille bohème », tient-il à préciser.

Le week-end des faits (présumés) il n’a rien remarqué à part qu’il invente que Sarah n’aurait pas fait faire ses devoirs à Marie. Il n’a jamais laissé Denis seul avec les enfants. Quand le gendarme le lui demande, il s’écrie « jamais ! » (aurait-il par hasard eu des raisons de soupçonner un acte malveillant de la part de Denis ?).

Question : - Denis a-t-il à un moment donné été seul avec les enfants ?

Réponse : - Jamais ! Si c’était le cas je vous le dirais, ceci dans l’intérêt des enfants.

Marc, étrangement, ne s’interroge pas sur l’état de sa fille qui est rentrée en état de choc. Il ne cherche pas à savoir si les faits ont pu se produire, et ne montre aucune inquiétude au sujet de Marie. Il déclare aussi qu’il a récemment pris un avocat, et qu’il connaît Denis depuis un an.

Lors de son audition, Denis (on ne lui lit pas la plainte non plus), déclare qu’il connait Marc depuis trois mois environ, depuis qu’il s’est épanché auprès de lui au sujet de ses problèmes de séparation et de garde d’enfants. Il servait de témoin à Marc pour vérifier si Sarah lui laissait bien les enfants à l’heure, parce qu’une fois elle a eu une heure et demie de retard, si bien, dit-il, qu’il a fallu appeler la gendarmerie.  Il estime que « les éventuelles accusations de viol ou agressions sexuelles » portées contre lui sont infondées, et menace de porter plainte s’il s’agit d’une dénonciation mensongère.

Le 22 octobre 2007, le juge des enfants BOLERO décide que Marc peut faire sortir les enfants du foyer deux jours de suite, alors que la plainte de Sarah pour l’agression sexuelle n’est pas encore classée sans suite. Sarah, qui n’a pas reçu la convocation comme on l’a dit plus haut, n’était pas présente à l’audience. Cela n’empêche pas le juge de considérer que la mère a des « comportements particuliers », qu’elle a tenu des propos « incohérents » à Sainte Baume, et qu’il faut laisser les enfants en foyer jusqu’à la fin du mois. Le temps de vérifier la demande de Marc qui veut la garde, et d’interroger Sarah.

6.      Quand on marche sur la tête

La plainte pour viol sur Marie qu’a déposée Sarah contre Denis le 11 octobre est classée sans suite à peine deux semaines plus tard, le 24 octobre. Selon le Procureur, l’existence d’une infraction pénale n’est pas démontrée. Pourtant, on n’a jamais amené Marie à son rendez-vous chez le Dr Benali, on n’a pas non plus demandé au Dr Duval de faire son rapport[2] (et elle ne l’a pas non plus donné à Sarah malgré ses demandes). On n’a pas tenu compte des ITT de 21 jours et 8 jours, ni des déclarations des enfants, ni des dessins réalisés lors des auditions… Entre temps, et depuis ce terrible 7 octobre, Hugues s’introduit des objets dans l’anus, Thomas s’arrache les cheveux par touffes entières, Marie rêve qu’on va la tuer ainsi que ses frères, et tous font des cauchemars.

Sarah parvient à avoir des nouvelles de ses enfants le 26 octobre, quand elle reçoit un courrier de l’Aide Sociale à l’Enfance l’informant que les enfants leur sont confiés. Mais ce n’est que le 30 octobre en début d’après-midi qu’elle finit après moult tentatives par joindre la responsable de l’ASE, qui lui annonce que ses enfants ont été remis le matin même, et pour un an, à la charge exclusive de leur père. De fait, ce matin-là une nouvelle audience concernant la garde des enfants a eu lieu dans le cabinet du juge des enfants Bolero, encore une fois en l’absence de Sarah qui n’a toujours pas reçu la convocation. La garde des enfants a malgré tout été confiée au père.

Dans le jugement, on peut lire que Sarah a été convoquée deux fois mais n’est pas venue, que suite à ses accusations au sujet des abus, son état psychologique s’est mis à poser problème, que son avocate (Aude P., la collègue de Calimero) a déclaré qu’elle était en dépression, que Sarah n’a pas contacté l’ASE : « la mère ne s’est pas manifestée depuis le placement des mineurs et ne forme aucune demande pour la suite de la procédure »… Ce qui était parfaitement logique, puisqu’elle ne savait pas où étaient ses enfants !

Comme l’éducateur du Jardin d’enfants où les trois enfants avaient été placés estime que Marc a une « très bonne » relation avec ses enfants, on décide de confier les enfants à leur père.

Ce jugement du 30 octobre ne sera remis à Sarah que le 6 décembre en mains propres, par la greffière de Monsieur Bolero au Palais de Justice de Draguignan. Tout  comme les convocations aux audiences, il a été envoyé à une fausse adresse et avec un nom erroné.

Le 18 décembre, c’est la troisième édition de l’audience portant sur la garde des enfants, puisque Sarah n’a pas pu être présente aux deux autres audiences. Par requête au Juge des enfants Sarah demandait de voir appliquer la décision du 18 novembre 2005, qui fixait l’habitation principale des enfants chez elle. Ce fut peine perdue car le juge Bolero a décidé deux jours plus tard de faire l’inverse, et ne laisse Sarah héberger ses enfants qu’un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Il demande aussi des expertises psychiatriques pour Marc comme pour Sarah.

Un tel enchaînement des faits laisse pour le moins pantois. On se demande quelle est leur logique. C’est assez simple : d’abord, la police, comme la justice, ne tiennent pas compte des pièces qui contredisent la thèse officielle ("il ne s'est rien passé"). On n’enquête pas non plus, on ne demande pas d’examens complémentaires. Ensuite, on considère que Sarah est instable, du moins pour l’instant. On classe la plainte, et on dit que les enfants seront tellement mieux chez leur père.

On va voir que progressivement, Sarah, sa mère et John vont être accusés d’avoir perdu la raison, que malgré les éléments de plus en plus alarmants montrant que les enfants sont victimes des pires sévices, la justice refuse de les confier à leur mère, qui finit par être accusée de dénonciation mensongère et calomnieuse, tout comme sa mère et John. Par contre, il n'y a jamais eu d'instruction concernant les faits de pédophilie ou les snuff movies (dont on va parler ensuite).

7.      Le calme avant la tempête

Sarah revoit ses enfants pour la première fois depuis leur retrait le 26 décembre 2007. Elle ne les avait jamais quittés auparavant, sauf les week-end avec leur père, et elle avait pris un congé parental pour s’occuper d’eux à plein temps depuis la naissance du dernier. De janvier à août 2008, Sarah a régulièrement ses enfants un week-end sur deux, du vendredi sortie d’école au lundi rentrée des classes et la première moitié des vacances scolaires.

A l’oncle de Sarah, Marc a déclaré en juin 2008 qu’il arrêterait tout si Sarah revenait vivre avec lui.

Sarah tente d’avertir les autorités de sa situation. Elle écrit à Sarkozy et à Dati, alors ministre de la Justice, qui répondent qu’ils n’interviendront pas, en vertu de la séparation des pouvoirs. Mieux: Sarkozy transfère le dossier au parquet de Draguignan, qui lance une enquête préliminaire.

Sarah demande à Duval de faire une attestation, mais celle-ci écrit seulement « devant les dénégations de Marie, j’ai conseillé à sa mère d’en référer à la gendarmerie ». Quelles dénégations ? Marie a été claire, chez ce médecin, en expliquant que « Denis a mis son zizi dans [sa] bouche » et dans son sexe. D’où la plainte pour viol et non pour agression sexuelle.

L’expertise psychiatrique ordonnée par le juge conclut que que que les capacités éducatives de Sarah ne sont pas à remettre en cause, mais ça ne change rien : le 2 mai 2008, il rend un jugement qui maintient la résidence principale des enfants chez le père en attendant un rapport qu’il commande à l’AEMO (assistance éducative en milieu ouvert) qui doit être remis… le 31 octobre 2008 !

Sentant le vent mauvais, Sarah décide d’être prudente et fait constater son état psychologique par cinq médecins et experts-psychiatres afin de se prémunir au cas où l’on tenterait de la faire passer pour folle. Elle s’était rendue en premier lieu chez le Dr Carton, le soir de son dépôt de plainte le 10 octobre 2007 qui l’avait trouvée « charmante », et avait relevé un « discours tout à fait cohérent », et  que Sarah se montre « très attentionnée envers ses enfants ». Elle a aussi vu le Dr Dupont, psychiatre qu’elle voit le 26 juin et qui ne lui a trouvé aucune pathologie, ainsi que deux autres psychiatres qu’elle voit les 3 et 4 juillet. Bref, aucune pathologie n’est décelée chez elle.

Le 14 juillet, Marie parle à nouveau du jour de l’agression. Elle dit que ce jour-là Denis n’était pas seul, il y avait aussi son père! Sarah avertit alors l’éducateur spécialisé de l’AEMO (Assistance éducative en milieu ouvert) et prend un rendez-vous avec la psychologue de l’AEMO pour faire entendre sa fille. Mme VIGNOBLE, psychologue de l’AEMO à l’ADSEA du Var où est organisé le suivi des enfants, après avoir entendu ce qui se serait passé le 7 octobre 2007, a dit à Marie que maintenant qu’elle avait parlé elle irait mieux, qu’on mettait tout cela dans un tiroir et qu’on se reverrait comme d’habitude avec papa en septembre !

A un moment, Mme VIGNOBLE demande à Sarah d’évoquer sa vie, et après qu’elle ait abordé les insultes et autres violences qu’elle a connus durant sa vie commune avec Marc et même ensuite, Mme Vignoble dit à la petite que son père a agi comme ça par amour. Puis elle remet à Sarah le dessin que Marie avait fait dans son cabinet. Un dessin pourtant peu éloquent pour les non avertis, en lui disant de ne surtout pas le faire analyser car Marie l’avait réalisé pour elle et que « ce serait trahir [sa] fille » que de le faire analyser. Mme Vignoble considère aussi que « Marie va très bien ». Pourtant, la petite précise qu’à un moment où ils se trouvaient chez Denis avec ses frères et son père, ce dernier l’a emmenée dans la chambre de Denis. Il lui a mis son sexe dans sa bouche avant que Denis ne fasse de même. Elle répète que son père lui a demandé de se taire.

Les 18, 21 et 23 juillet 2008, Sarah, qui a les enfants pour le mois de juillet, emmène Marie voir le pédopsychiatre Michel Stravinsky (pseudonyme) à Marseille parce qu’elle va très mal. Nous sommes neuf mois après les faits présumés, et le médecin conclut que Marie «  a subi un traumatisme secondaire durant son placement et son isolement familial », et que son « état de stress traumatique (…) est  susceptible d’évoluer vers de graves complications psychiatriques ». Il constate également que les résultats scolaires de la petite « se sont dégradés » depuis septembre, qu’elle ne joue quasiment plus, qu’elle est sur la réserve, et il estime que la petite subit « un grave trouble anxieux ».

Durant l’entretien avec le Dr Stravinsky Marie a dit : « [Denis] m’a embrassée sur la bouche : moi je voulais pas, alors il m’a forcé, j’ai pleuré ; mes frères ont vu », puis que son père est venu la chercher dehors où elle était avec ses frères et le fils de Denis et l’a emmenée dans la chambre de Denis, avant de tomber en larmes. Marie écrit en outre sur une feuille que « papa a mis son zizi dans ma bouche, [Denis] a mis son zizi dans ma bouche ».

Le médecin note aussi que l’opération des  gendarmes à la Sainte-Baume « ne peut être interprété par une enfant de six ans que comme une punition qui la frappe elle, ses frères et sa mère pour avoir parlé de ce qui lui serait arrivé le 07/10/2007 ». Au foyer, Marie a été immédiatement séparée de ses frères. Elle a dit au médecin qu’elle avait peur de retourner au foyer au cas où elle parlait.

Suite au dernier entretien, le Dr Stravinsky écrit que la petite est difficile à interroger à cause de « l’extrême résistance de Marie à s’exprimer en raison d’un état de panique sidérante lorsque les faits allégués sont abordés ». Thomas et Hugues, quant à eux, ont à nouveau raconté ce qu’ils ont vu, c’est-à-dire que Denis a embrassé Marie sur la bouche et qu’elle pleurait. Suite à cela, le médecin fait un signalement auprès du Procureur de Draguignan.

Innocemment, on pourrait croire qu’à ce stade, Sarah va récupérer ses enfants et pouvoir s’occuper d’eux. Que nenni.

Le 7 août 2008, le juge des enfants qui remplace Bolero, Natacha Pierre, décide que les enfants resteront chez leur père. Cette juge, qui est rattachée à la Cour d’Appel d’Aix, ne peut en principe pas juger en première instance, mais qu’à cela ne tienne, on n’est pas à une faute de procédure près dans cette affaire.

La juge ordonne néanmoins un examen psychiatrique de Marie par le Dr Benali. Parmi la liste de pièces qui lui ont été remises, le juge ne tient compte que du témoignage de l’éducateur spécialisé  Heineken, qui n’a jamais cherché à en savoir plus sur Sarah. A ce moment-là, les enfants ne l’avaient encore jamais vu chez leur père. Heineken ne tient pas compte non plus des résultats scolaires en baisse, ni du mal être de la petite fille.

Quelques jours plus tard, Sarah envoie un mail au Dr Stravinsky, pour lui faire part de la décision du juge, qui veut que marie soit à nouveau examinée, par le Dr Benali qui avait déjà estimé que Marie se portait bien le 11 octobre 2007, suite à un entretien pas terminé, et même à peine commencé puisqu’il n’a duré que cinq minutes. Sarah explique encore au médecin que le Dr Benali s’est faite l’intermédiaire entre le Procureur Ghislain et Mme Duval, pour lui dire de ne pas faire son rapport tant qu’on ne le lui demanderait pas, et que Marie avait parlé des abus commis par Denis devant ce médecin.

Le Dr Stravinsky lui répond qu’ « il conviendrait de vérifier si elle est bien inscrite sur la liste des experts en pédopsychiatrie de la cour d’appel compétente » car selon ces éléments elle pourrait être radiée. Il ajoute que « l’éventualité d’un diagnostic d’absence de pathologie mentale réactionnelle chez Marie est hautement improbable, à moins d’une forfaiture ».

Le 25 août, Sarah écrit au prédisent du Conseil Général du Var en récapitulant toute l’affaire, et un sous-fifre répond que le courrier est transmis au juge des enfants, seul compétent lui dit-il.

Nouvelle audience le 4 novembre. Le juge Bolero confie les enfants à leur père pour une année supplémentaire, avec un droit de visite et d’hébergement pour Sarah un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. Ledit jugement se base sur un rapport de Mme Vignoble de l’ADSEA (où Heineken est éducateur) qui dit que Marie n’a pas de trouble du comportement ou de la personnalité, mais qu’elle doit être suivie afin de « ne pas rester l’enjeu d’un conflit parental », et que Sarah multiplie les procédures contre Marc. Vignoble parle d’ « acharnement ». Heureusement, la prise en charge par leur père « apparaît leur offrir des repères stables ».

Le juge estime que « les questionnements, discours et comportements présents de la mère, téléguidée ou pas, qui véhiculent une image dévalorisée et empreinte de mépris du père, conduisent le juge des enfants à faire encore application de l’article 375-3 du Code Civil en maintenant »  les enfants « confiés à leur père ».

Elle précise aussi que l’ADSEA a appris récemment que Sarah a mettait en cause dans sa lettre au Président du conseil général.

Sarah fait appel de la décision.

Le 7 novembre, l’état de Thomas nécessite une ITT de 8 jours parce qu’il s’arrache les cheveux par touffes entières. Le lendemain, il dessine en noir des gens « à la queue-leu-leu chez papa », en fait une scène de sodomie collective. Il dit aussi avoir vu son père et Denis avoir des rapports sexuels, ce qui a beaucoup choqué les trois enfants. Apparemment, le petit aurait vu ce type de scène avec d’autres hommes que Denis. A ce moment-là, Marc montre des snuff movies à ses enfants, comme pour les habituer à l’horreur.

[1] Sarah apprend par exemple que l’avocate a écrit au juge qu’elle était en dépression, ce qui était faux. Sarah s’est bien retrouvée à l’hôpital, mais pour une autre raison.

[2] A ce sujet, le Dr Duval a clairement dit à Beatrice, lors d’une conversation téléphonique le 20 octobre 2007, que le Dr Benali l’avait appelée pour lui dire de la part du procureur d’attendre l’ordre du Procureur pour faire son rapport. Jamais ledit rapport n’a été réclamé.

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