vendredi 16 décembre 2011

Groupuscules et sectes sataniques


Il ne s'agit ici ni de " faire peur ", ni de " diaboliser ", encore moins de réduire les dangers. Il s'agit seulement de prendre conscience. Prendre conscience, c'est objectiver les faits. Les groupuscules et sectes sataniques ne sont pas un phénomène marginal. Le nombre de ces sectes, groupes et associations maléfiques à travers le monde s'accroît. La France est touchée. Les sites sataniques sur internet se multiplient journellement. Face à ce phénomène de société, les représentants des pouvoirs publics n'ont que trop tendance à minimiser, voire à considérer a priori qu'il s'agit de " satanisme de salon " ou de " satanisme de cour de récré ! " Pendant ce temps, le processus se développe. Qu'on s'interroge sur les signalements " sataniques " effectués, sur les disparitions d'enfants et d'adultes jamais élucidées, sur les meurtres perpétrés par des jeunes avec la plus grande sauvagerie et sans motif apparent. Qu'on prenne la peine de faire le lien entre certains suicides de jeunes, incompréhensibles, et leur appartenance à des groupes sataniques. Comme pour le phénomène de violence, ce sont les collèges et les lycées de France qui, les premiers, tirent le signal d'alarme. Les ADFI et quelques associations de parents de victimes sont seules à les entendre et à tenter de les aider. Souhaitons que le Ministre de l'Education Nationale et la Ministre de la Jeunesse et des Sports lisent ces lignes.


De la perversion à l'abomination

Avilissement et anéantissement de l'individu Les rituels et traditions sataniques visent tous l'anéantissement de l'estime de soi, la déshumanisation de l'individu. On entraîne l'adepte à la négation profonde de soi, de son humanité. On exige de lui qu'il dépasse le dégoût et la douleur : se barbouiller et manger des excréments, boire de l'urine, du sang (animaux ou humains) appartiennent à l'apologie de la salissure. De même, supporter des tortures physiques et morales et en infliger aux autres (brûlures, lacérations des corps, ...) sont l'expression de la cruauté et du sadisme constitutifs des cérémonies ; la mutilation et le sacrifice d'animaux (voire d'humains) font partie intrinsèque du rituel. La pédophilie. A la marge, on notera quelques petits caïds qui, sous couverts de satanisme, créent des " pseudo rituels " dans des caves, parking ou zones désertées, pour s'offrir à bon compte des jeunes filles qu'ils violent collectivement, torturent et parfois prostituent. En revanche, de nombreux pervers, pédophiles et sadomasochistes trouvent lieux et place à l'assouvissement de leurs dégradants fantasmes dans ces groupes sataniques. Le secret imposé et l'idéologie véhiculée (" Fais ce que tu veux "), facilitent le passage à l'acte. Aussi, l'abus sexuel d'enfants, d'hommes, de femmes est il la norme. On ne s'étonnera pas de la convergence très étroite existant entre certains cercles démoniaques et des industriels de la pornographie ( K7 de la société Défi), des proxénètes et des pédophiles. Fascination pour la mort. Appel au suicide. L'individu n'est rien. L'anéantissement dans la mort, la culture du morbide sont des valeurs essentielles pour les sataniques. Ces groupes éprouvent une réelle fascination pour la mort; ils la défient en la manipulant. L'un des véhicules essentiels de cette culture de la mort réside dans la musique et les messages subliminaux qu'elle contient et qui appellent l'inconscient au passage à l'acte, au suicide. Dans cette même logique de la mort, l'adepte qui voudra quitter le groupe sera lui même " suicidé " ou poussé au suicide. Le désir traditionnel de vaincre la mort équivaut à la donner. On remarquera que les ossements (crâne, tibia) sont indispensables au décorum et que quelques groupes pratiquent l'homicide et le sacrifice humain dans leurs rituels. Il leur arrive même de les filmer pour vendre ensuite à un prix élevé ces films pris sur le vif ("snuff movies"). Détruire les morts est le dernier tabou à transgresser qui érotise la cruauté, d'où les profanations.







Crime et cannibalisme

Le satanisme s'autorise à transgresser tous les tabous, à explorer systématiquement le pervers et l'anormal. Pour certains groupes, cette fuite en avant dans la perversion peut aller jusqu'à l'horreur et l'abomination. Dépassent l'entendement, certains rituels où l'on tue un enfant ou un adulte pour manger ensuite des parties du corps (souvent le coeur) et boire le sang. Ce cannibalisme confine à des degrés d'abomination insoutenable lorsqu'il tourne à la nécrophagie (cadavres ou foetus d'enfants mort nés ou d'IVG).

Quelques documents signalés sur le satanisme

- Le retour du diable: satanisme, exorcisme, extrême droite de Paul Aries Editions Golias 1997 P Ariès est un chercheur en Sciences politiques qui participe depuis longtemps à des recherches publiques et privées sur les sectes. Pour lui, le néosatanisme se présente comme la religion du XXIe,e siècle au nom du droit du plus fort, du mépris des pauvres et de l'élimination des faibles. Son livre appelle à la défense des valeurs de la République. (Voir BULLES n° 57)
- Damné Satan de Richard Bergeron Editions Fides : Collection "Rencontres d'aujourd'hui " (1988) Richard Bergeron, franciscain, est professeur de théologie à l'Université de Montréal. Dès1988, R Bergeron constate que le satanisme se cherche partout des voies d'expression religieuse, artistique et sociale. Pour les uns, Satan est un puissant symbole de révolte prométhéenne et de recherche de soi par la gratification des désirs et l'exaltation de l'ego. Pour d'autres, Satan est une entité personnelle omniprésente qui poursuit son oeuvre de déconstruction du monde.
- L'histoire du Diable (XIlè e / XXé e siècle) de Robert Muchembled Editions du Seuil Sept 2000 Robert Muchembled est agrégé d' Histoire et Professeur à l'Université Paris XIII. Ce livre explore les représentations du Diable et les métamorphoses de la figure du Mal à travers l'histoire de notre civilisation du XIIè au XXè siècle. Etroitement imbriquées, l'histoire du corps, celle de la culture, celle du lien social fournissent la trame d'une étude précise, complète et passionnante. L'imaginaire diabolique du troisième millénaire est revisité à travers l'exorcisme, la mode du surnaturel, la littérature, le cinéma, la BD, la publicité. On notera une bibliographie " diabolique " particulièrement exhaustive, ainsi qu'un répertoire chronologique complet des films relatifs au " cinéma du diable ".
- L'homme et le diable.(Article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, 03.04.2001, FORTIER Jacques) Dans cet article, le journaliste retrace brièvement les origines du satanisme. Terme hébreu, "satan" est l'un des noms du diable. Il personnifie aussi l'esprit du mal. Le plus souvent lié à des groupuscules plus ou moins sectaires, le satanisme peut être utilisé comme justification à toutes sortes de perversions ou de crimes. Il recouvre aussi toutes les formes de sorcellerie, de magie noire et de nécrophilie qui ont existé de tous temps. Si certains groupes se réclament du "vrai" satanisme athée et libertaire, il s'agit en majorité d'une mouvance antireligieuse pratiquant des rituels blasphématoires qui peuvent mener au viol, au meurtre ou à la profanation de sépultures. Les rites utilisés tournent en dérision les cultes chrétiens : messes noires, crucifix renversés, célébrations à caractère sexuel, emploi détourné de textes bibliques "les plus ésotériques" comme le "chiffre de la Bête" (666) de l'Apocalypse de Jean. D'autres symboles comme le pentagramme [renversé lui aussi] y apparaissent fréquemment. Aujourd'hui, la symbolique satanique mariant l'ésotérisme et le sulfureux tend même à être popularisée dans les jeux multimédia ou les séries télévisées. Elle est enfin revisitée par des groupes politico mystiques fascinés par le "pouvoir du mal", qui trouvent là un prétexte et un "habillage pseudo religieux" à la violence.

Quatre exemples d'actualité
- Les satanistes sont de retour (D'après France Soir, 17.04.2001) Les cimetières de la région varoise devraient faire l'objet d'une surveillance accrue après que des tombes aient été profanées ou couvertes de graffitis nazis dans les cimetières de Cuers et de Bormes les Mimosas. Certains "adeptes du satanisme" connus pourraient être entendus par la gendarmerie du Lavandou territorialement compétente.
- Vingt ans de prison pour le meurtre d'un prêtre (D'après La Voix du Nord, 07.04.2001) La cour d'assises du Haut Rhin a condamné à 25 ans de réclusion criminelle le coupable du meurtre du Père Jean Ulh, un prêtre de la banlieue de Mulhouse, assassiné de 33 coups de couteau, le 19 décembre 1996. Des "circonstances atténuantes" ont été accordées au jeune homme qui avait 18 ans au moment des faits, et qui semblait se trouver sous l'influence néfaste d'un de ses amis sataniste.
- Un père part en guerre contre les publications sataniques après le suicide de son fils (D'après Le Midi Libre, 11.03.2001) Il y a plusieurs semaines, un jeune Nîmois, adepte de musique "death metal", mettait son propre suicide en scène : tenue d'apparat, cagoule sur le visage et "casque stéréo enfoncé dans les oreilles". Son père a décidé de partir en guerre contre "cette funeste mythologie", d'autant qu'il continue à recevoir, au nom de son fils, des catalogues proposant des "chants de la Waffen SS" et "tout un fatras de pseudo littérature satanique d'auto mutilation, voire de tee shirts glorifiant le cannibalisme". II a officiellement averti les autorités du Gard et du Vaucluse pour attirer leur attention sur deux sociétés de production de la région. Il est également en contact avec le Mrap et la Mils.
- La collégiale de Poligny profanée (D'après l'Express, 28.05.2001) La collégiale Saint Hyppolite de Poligny (Jura), qui date du XVè" siècle, a été profanée dans la nuit de samedi à dimanche par des inscriptions sataniques et des excréments. Les vandales ont également allumé un feu de papiers et de cartons qui a totalement détruit une fresque sur un des murs de l'édifice.





Le Satanisme Organisé en Sectes 1sur3


Le Satanisme Organisé en Sectes 2sur3


Le Satanisme Organisé en Sectes 3sur3