samedi 11 février 2012

Leonide Guy Kameneff Pédophile "Léo"


Léonid Kameneff.

Arrêté en 2008 à Caracas
- Instruit à Bordeaux, à Lille puis à Fort-de-France, à la suite de nouvelles plaintes déposées en 1999, le dossier reste - de manière incompréhensible - totalement inerte jusqu'en 2006 quand, grâce à la ténacité de Me Morain, l'avocat des parties civiles, il finit par revenir en métropole, où l'enquête peut redémarrer.

- Le 31 janvier 2008, âgé de 72 ans, Kameneff avait finalement été arrêté à Caracas, avant d'être extradé en France quelques mois plus tard. Mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans puis incarcéré, il sera bientôt rejoint en prison par deux autres personnes, son second à bord du thonier et un animateur, interpellé à Papeete (Polynésie).

- En août 2009, Léonid Kameneff a été libéré.

- Lors de l'audience du 14 décembre au tribunal de Paris, Me Morain avait détaillé les dysfonctionnements de l'enquête lancée en 1994 à Fort-de-France (Martinique). Il faudra attendre mai 2011 pour que Léonid Kameneff et quatre personnes officiant sur les bateaux-écoles soient renvoyés aux assises. Mais aucun procès n'est encore acquis, un pourvoi ayant été formé en cassation. Agé de 75 ans, Kameneff pourrait n'être jamais jugé.

Le 10/05/2008
Le tribunal suprême de justice du Venezuela a autorisé jeudi l'extradition en France d'un ressortissant français soupçonné de pédophilie. 

Leonid Guy Kameneff 72 ans est soupçonné de " viols de mineurs de 15 ans avec abus d'autorité, entre août 1979 et 1992, en Martinique, sur le territoire national français et à l'étranger".



L'homme est le fondateur de l'association "L'école en bateau" qui proposait des croisières éducatives à des ados à la fin des années 1980.


Il avait instauré à bord une règle prônant une liberté sexuelle totale entre adultes et enfants. Il se refusait à faire toute différence", relate un ancien équipier du Karrek Ven, le voilier de Léonid Kameneff, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"Il n'usait jamais de violence. C'était bien plus pervers que cela. En clair, pour s'intégrer au groupe et être bien vu dans son équipe, il fallait céder à ses avances. C'était une obligation."

Plus de 150 personnes ont été entendues à Paris, 14 anciens élèves se sont constitués parties civiles. Et Leonid Kameneff court toujours les océans.


Pourquoi avoir tant tardé avant de l'interpeller ?
Il y a bien eu des plaintes. Le skipper a même fait deux mois de prison en 1994 en Martinique. Seulement le dossier a été annulé, suite à une erreur de procédure. L'affaire a été relancée en 2002, avec le dépôt d'une nouvelle plainte. Mais la justice martiniquaise ne s'est pas attardée sur cette histoire, tombée aux oubliettes. 


Et maintenant ?
Le dossier déménage. Il va être instruit à Paris par le juge Nathalie Dutartre. Contactée par Le Post, celle-ci veut rester très prudente : "Il ne faut pas faire de surinformation car les choses sont assez compliquées. Cela risquerait d'indisposer les autorités." (???)





8 février 2012
Le tribunal de grande instance de Paris a estimé, ce mercredi, que la justice française avait trop tardé à enquêter dans le dossier de l'Ecole en bateau - école créée en 1980 par Leonid Kameneff qui prônait un enseignement alternatif à bord, notamment, du Karrek Ven, dundee à voile et à moteur construit en 1943, à Tréboul (29) - et a condamné l'Etat à verser 245.000 EUR de dommages et intérêts à onze anciens élèves qui disent avoir été victimes d'agressions sexuelles.