jeudi 13 décembre 2012

Réseau : Traite d'êtres humains Allemagne Doubs.

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Un réseau de traite des êtres humains implanté en Allemagne et dans le Doubs a été démantelé. Ce groupe pédocriminel achetait et vendait des fillettes des Balkans. La mafia albanaise, celle implantée au Kosovo que la « Communauté internationale » (Les Américains et leurs alliés) protège tant et plus depuis l’agression atlantiste de 1999, est derrière cet ignoble trafic. Mais, curieusement, aucun des petits va-t-en-guerre de 1999, aucun des suppôts des « gentils Kosovars » ne semble disposé à commenter cette sordide affaire.


(24/10/2012 à 17:13) Un réseau de traite d'êtres humains démantelé, des arrestations à Besançon, Valdahon et Maiche.
Près d'une quinzaine de membres d'une même famille originaire des Balkans, suspectés d'avoir acheté des mineures pour les revendre en Europe de l'Ouest, ont été interpellés mardi en dans le Doubs et en Belgique, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Une opération similaire, visant la même famille et les mêmes faits, a été menée en Allemagne, a ajouté la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy, sans pouvoir préciser le nombre de personnes interpellées lors de cette intervention.

«D'après les premiers éléments de l'enquête, les suspects, principalement de nationalité serbe, achetaient des jeunes filles dans les Balkans et les revendaient, exclusivement à des membres de leur communauté en France, en Allemagne et en Belgique», a indiqué à l'AFP le substitut du procureur de la JIRS, Grégory Weil.

Une information judiciaire avait été ouverte dès janvier par un juge d'instruction de Nancy pour traite d'êtres humains en bande organisée, association de malfaiteurs et faux administratifs.

En France, l'antenne de la police judiciaire de Besançon ainsi que les enquêteurs de la Police aux frontières (PAF) sont intervenus dans le Doubs, à Besançon, Valdahon et Maiche, où résidaient les membres de la famille suspectée.

Deux jeunes filles, âgées de 13 ans, ont été retrouvées: l'une à Montluçon (Allier) et l'autre près de Gand (Belgique) où trois personnes ont été interpellées sur commission rogatoire internationale.

«Sur le sort de ces jeunes filles, les investigations sont toujours en cours», a expliqué M. Weil, qui a évoqué «un réseau criminel structuré autour d'une famille qui vit entre la France et l'Allemagne».

«A priori, les deux jeunes filles retrouvées ne souffraient pas de blessures physiques particulières», a-t-il précisé.

L'enquête doit notamment déterminer le nombre de jeunes filles ayant été achetées puis revendues par le réseau, et dans quelles conditions elles ont été cédées par leurs familles.

«C'est un dossier peu courant», a commenté le substitut du procureur.

Les suspects, qui encourent 20 ans de réclusion criminelle et trois millions d'euros d'amende, devraient être mis en examen en fin de semaine.


(25.10.12 à 05h30).UN RÉSEAU DE TRAITE DES ÊTRES HUMAINS IMPLANTÉ EN ALLEMAGNE ET DANS LE DOUBS A ÉTÉ DÉMANTELÉ.
Nancy. C’est une affaire hors du commun que viennent de résoudre les policiers du Doubs. Après des mois d’investigations sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Nancy, ils ont démantelé un incroyable réseau de traite des êtres humains. Avec le renfort de la police de l’air et des frontières, ils ont interpellé mardi sept suspects appartenant à une famille originaire des Balkans et installée sur les communes de Valdahon et Maiche.

Au moment où ces arrestations avaient lieu dans le Doubs, d’autres membres de cette famille installés en Allemagne ont également été arrêtés par les policiers d’Outre-Rhin. Tous sont soupçonnés d’avoir participé à l’achat et la revente de fillettes. « Cette famille était structurée en réseau criminel et revendait les enfants exclusivement à des membres de sa communauté installés en France, en Allemagne ou en Belgique », indique le substitut du procureur de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée), Grégory Weil.

Selon une source proche de l’enquête, les enfants étaient achetés à leur famille en Macédoine ou au Kosovo pour 1 000 à 1.500 € et revendu 10.000 €. Toujours selon la même source, il pourrait s’agir, non pas d’un réseau de pédophilie ou d’esclavage, mais d’une coutume locale qui aurait été dévoyée.

DEUX VICTIMES RETROUVÉES SAINES ET SAUVES.
Toujours est-il que les enquêteurs ont retrouvé deux fillettes d’une douzaine d’années cédées comme de vulgaires objets. L’une a été découverte en Belgique, près de Gand. Elle se trouvait au domicile de trois personnes qui ont été arrêtées et qui sont en attente de transfert vers la France.

Une seconde enfant a été retrouvée dans l’Allier, à Montluçon. Là encore, les acheteurs chez qui elle se trouvait ont été arrêtés et ils sont toujours en garde à vue.

Les deux fillettes étaient saines et sauves. « Nous ne sommes pas dans une affaire d’actes de torture et de barbarie. Les victimes n’étaient ni attachées, ni blessés lorsque les policiers les ont trouvés. Elles ne portaient pas de trace de violences flagrantes. On n’en sait pour l’instant pas plus sur leur sort. On ignore notamment à quoi elles étaient destinées », explique Grégory Weil.

L’audition des fillettes et les interrogatoires des suspects doivent permettre d’en savoir plus. « L’objectif du juge d’instruction et des enquêteurs est d’arriver à déterminer ce que les deux enfants ont subi exactement et combien il y a d’autres victimes », précise le substitut de la JIRS.

Aujourd’hui et demain, à l’issue des gardes à vue, les suspects devraient être conduits au tribunal de Nancy afin d’être déférés devant le juge d’instruction en charge du dossier, Fabien Sarthe. Ils devraient être mis en examen pour « traite des êtres humains en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Ce qui leur fait encourir 20 ans de réclusion criminelle et trois millions d’euros d’amende.

C. G.
Souce : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/10/25/achat-et-vente-de-fillettes-des-balkans#jimage=3079C30E-26BA-42FC-A594-11BF811174EA


(25/10/2012).
Plusieurs interpellations à Montluçon dans le cadre d'un mariage arrangé
Une fillette de 13 ans a été retrouvée à Montluçon, dans l'Allier.Trois personnes ont été interpellées dans le cadre du démantèlement d'un réseau international de mariages arrangés. 

Trois personnes impliquées dans un trafic d'êtres humains ont été gardées à vue au commissariat de Montluçon
La jeune fille de 13 ans retrouvée à Montluçon a été payée entre 1500 et 2000 euros à sa famille. Elle aurait été "cédée" pour 10 000 euros à une famille de la même communauté, vraisemblablement serbe, selon les premiers éléments de l'enquête des SRPJ de Nancy, d'où est partie l'affaire, et de Clermont-Ferrand. Le trafic aurait été mis en place par une famille serbe résidant dans le Doubs.
Selon les termes du procureur de la République de Nancy, la jeune fille aurait été promise à un mariage. Elle n'aurait subi aucune violence. On serait dans le cas d'un arrangement classiquement
pratiqué dans cette partie de l'Europe.
D'autres investigations se poursuivent en Allemagne et en Belgique dans le cadre de la même affaire.

Dilligentée par le SRPJ de Besançon avec leurs collègues de Clermont-Ferrand, l'enquête, démarrée à Nancy, a conduit les policiers jusqu'à Montluçon, où ils ont procédé à l'arrestation de trois personnes, vraisemblablement d'origine serbe, probablement impliquées dans le trafic.
Ces derniers auraient notamment acheté des jeunes filles pour les revendre.
On ne connaît pas encore le nombre exact de jeunes filles réduites à l'état de marchandise. En revanche, on sait que les services de police ont retrouvé la trace de l'une d'elles à Montluçon, âgée de 13 ans.
Les trois personnes interpellées ont été gardées à vue au commissariat de la ville.

Par Daniel PajonkPublié
Source : http://auvergne.france3.fr/2012/10/25/plusieurs-interpellations-montlucon-dans-le-cadre-d-un-reseau-d-esclavage-130685.html

(26.10.12 à 05h25).
LE CHEF DU CLAN PRÉSUMÉ ARRÊTÉ HIER SOIR À BESANÇON.
Besançon. C’est, selon les enquêteurs de la police judiciaire, la tête de réseau de cette affaire de traite d’adolescentes qui a été arrêtée hier peu après 18 heures en plein centre-ville de Besançon. L’interpellation a été mouvementée et n’est pas passée inaperçue. Âgé de 38 ans, l’homme, originaire du Kosovo, portant le nom de Tahiri, était absent à son domicile de Valdahon lorsque les policiers étaient intervenus et avaient interpellé son épouse. Ces derniers ont réussi à l’intercepter grâce à un renseignement qui leur est parvenu. L’arrestation du couple Tahiri, parents de cinq enfants dont un majeur, domiciliés dans un petit immeuble près de la gare ferroviaire, ne surprend pas les habitants de Valdahon et, faut-il le dire, les soulage. « C’est une famille à problèmes très connue de nos services. Les plus jeunes des enfants fréquentant le collège ont commis beaucoup d’incivilités avec les autres élèves et les enseignants », souligne le capitaine de gendarmerie de Valdahon. Nombre de commerçants de la commune ont eu aussi à se plaindre de vols commis dans leurs magasins et parlent d’arrogance. « Quand on intervenait chez eux, on se faisait renvoyer, il fallait voir », raconte encore le capitaine de gendarmerie.

15.000 € EN ESPÈCES RETROUVÉS.
Souvent absent et voyageant beaucoup dans les Balkans (et pour cause), le chef du clan arrêté hier soir est peint comme ayant souvent des liasses d’espèces dans les poches et payant des achats avec des billets de 500 €. À cet égard, le commissaire Moreau de la PJ indique : « On a retrouvé dans le garage une somme de 12.000 € en espèces et en grande partie en billets de 500 € et on a mis la main sur 3.000 € en espèces à Maîche chez les autres membres de la famille ».

Le couple Tahiri avait été arrêté en Serbie au mois de janvier dernier. Une adolescente sans lien de parenté avec eux se trouvait dans leur voiture, visiblement ramenée après avoir été achetée à ses parents. Ils avaient alors purgé une peine de deux mois de prison et avaient été remis en liberté après avoir payé une caution.

Avocat des Tahiri, Me Randall Schwerdorffer rapporte : « Ma cliente conteste toute traite d’êtres humains et dit que l’argent correspond à ses économies. Il existerait des mariages arrangés entre Kosovars, et alors ? Il existerait des systèmes de dot et alors ? Les mariages arrangés et la recherche de bons partis existent encore en France, mais dès que c’est entre Kosovars, ça nous pose problème ». Et l’avocat ajoute : « La famille de ma cliente est en France depuis 2009 et essaie de s’insérer, mais elle continue d’appliquer les coutumes séculaires de son ethnie. C’est choquant pour nous, mais il s’agit d’un problème culturel plus que pénal. C’est une famille à très forte identité ethnique, culturelle et religieuse ».

Yves ANDRIKIAN
Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/10/26/le-chef-du-clan-presume-arrete-hier-soir-a-besancon

(26/10/2012 à 05:00).
Traite de fillettes : deux femmes écrouées.
Les différents protagonistes de l’affaire de traite de fillettes des Balkans ont été présentés, hier, à un juge d’instruction de Nancy. Deux femmes ont été écrouées. Le présumé responsable du réseau a été arrêté.


Ils sont six à entrer dans le tribunal de Nancy. Ils viennent de Montluçon, dans l’Allier. C’est là qu’ils habitent et c’est là qu’ils ont été interpellés mardi matin. A l’issue de leurs auditions, ils ont été remis en liberté. Mais avec une convocation pour se rendre à Nancy, devant un juge d’instruction, hier après-midi. Et cela afin d’être mis en examen pour traite des êtres humains en bande organisée et association de malfaiteurs. La peine encourue est de vingt ans de réclusion criminelle. La gravité de l’infraction contraste avec la simplicité, le calme, voire la décontraction des six suspects. Ce sont des membres de la même famille, des Roms originaires du Kosovo. Il y a les grands-parents, leurs fils et des cousins. C’est chez l’un d’entre eux, à Montluçon, qu’a été retrouvée une fillette de 13 ans censée avoir été achetée en Macédoine et revendue en France. « On n’a pas volé la fille ! Elle était en vacances en France. Elle était chez sa tante dans le Doubs », soutient l’un d’entre eux.
« C’est dans notre culture »
Comment l’enfant a-t-elle atterri à Montluçon ? Si l’on en croit leurs explications, elle était hébergée là-bas en vue d’éventuelles fiançailles avec un jeune garçon de la famille de Roms. « C’est dans notre culture. Nous nous fiançons vers 13-14 ans et nous nous marions vers 15-16 ans. Le père de la fille devait d’ailleurs venir nous voir pour ça. Il a quitté la Macédoine et il est arrivé en France mercredi… Mais on ne sait pas où il est et on ne sait pas comment le contacter car la police nous a pris nos portables. C’est une catastrophe ! », explique celui qui parle le mieux français.
Mais la justice n’a pas du tout la même analyse des faits. La famille de Montluçon serait le dernier maillon d’un vaste réseau de traite de fillettes des Balkans. Tous les six ont d’ailleurs été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire hier.
Au cœur de ce dossier géré par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy, on trouve un clan de Roms installé près de Besançon et en Allemagne. Selon un enquêteur, ils auraient dévoyé, « commercialisé » la coutume des mariages arrangés très jeunes entre familles Roms. Ils auraient acheté pour 1 000 à 1 500 € des fillettes en Macédoine et au Kosovo. Les familles auraient laissé les enfants partir pour l’argent et avec l’espoir d’un avenir meilleur dans les pays d’Europe de l’Ouest. Essentiellement la France et l’Allemagne, où les jeunes filles auraient été cédées pour 10 000 € à d’autres familles Roms voulant marier un de leurs garçons. La Belgique était également concernée. C’est là-bas, près de Grand, qu’a été découverte, mardi, une seconde fillette censée avoir été achetée et vendue, telle une marchandise. Comme celle retrouvée à Montluçon, elle n’aurait pas été victime de violences, ni d’abus sexuels.
Selon le substitut du procureur de la Jirs, Grégory Weill, une troisième jeune fille « importée » des Balkans a été localisée sur le secteur de Besançon. Les principaux membres du clan soupçonné d’avoir monnayé leur venue à l’ouest ont été incarcérés, hier, à Nancy mais aussi et surtout en Allemagne.
Par ailleurs, un individu soupçonné d’être le responsable du réseau, a été interpellé hier à Besançon. L’homme, âgé de 38 ans et domicilié à Valdahon (Doubs), avait échappé au coup de filet mené mardi par la police judiciaire et par les enquêteurs de la Police aux frontières.

Christophe GOBIN. 
Source : http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/10/26/traite-de-fillettes-deux-femmes-ecrouees


(27.10.12 à 05h00)
BESANÇON : UN AUTRE HOMME INTERPELLÉ.
Le père de l’adolescente retrouvée dans l’Allier arrêté à Besançon.
Le petit immeuble de Valdahon où logeait le couple arrêté. Photo Irène ANRIOT
Besançon. Considéré comme le chef du réseau de l’affaire de traite d’adolescentes, Rahim Tahiri, 38 ans, n’est pas le seul à avoir été arrêté jeudi soir dans le centre-ville de Besançon. Les enquêteurs de la police judiciaire ont également procédé, au cours de cette même soirée, à une autre interpellation, celle du père de l’adolescente de 13 ans retrouvée à Montluçon dans l’Allier et qui est supposée avoir été achetée en Macédoine. Sans doute ce dernier était-il arrivé à Besançon après avoir appris le coup de filet survenu au sein des diverses branches de toute cette famille de Roms originaires du Kosovo.

Le père de l’adolescente récupérée dans l’Allier et Rahim Tahiri ont été déférés hier après-midi devant le juge des libertés et de la détention au pôle de l’instruction à Besançon. Le magistrat a délivré à l’encontre de chacun des deux hommes des mandats d’amener qui seront exécutés après-demain lundi. En clair, ils se retrouveront devant le juge d’instruction de la JIRS ou Juridiction Interrégionale spécialisée. En attendant leur transfert à Nancy, ils devaient être placés hier soir en détention provisoire.

PAS DE REGRETS
Par ailleurs, cette affaire continue à susciter bien des commentaires tant à Valdahon qu’à Maîche. Les mots à l’encontre des familles, tant à l’encontre des parents que des enfants, sont particulièrement durs : « Bon débarras, personne ne va les regretter », commentait hier la vendeuse d’un commerce de bouche de Valdahon qui résumait ainsi le sentiment général avec l’approbation de nombreux clients.

À Maîche, les parents d’élèves du collège Mont-Miroir s’étaient fréquemment plaints auprès de la hiérarchie de l’établissement du comportement d’un adolescent de la famille interpellée. À un point tel que plusieurs représentants des services sociaux étaient venus de Besançon pour « aménager » sa présence au collège.

À la suite des diverses interpellations opérées, les enfants mineurs, tant ceux de Valdahon que de Maîche, devaient être pris en charge par des structures de services sociaux du Doubs. Certains pourraient être confiés au fils aîné du couple Tahiri qui est majeur et lui-même père de famille.

Yves ANDRIKIAN
Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/10/27/un-autre-homme-interpelle.

(27/10/2012 à 05:00) Besançon : Traite d’êtres humains : le père interpellé.
Grosse surprise pour les enquêteurs de la PJ Bisontine lors de l’arrestation en plein centre-ville du responsable présumé d’un réseau de traite d’êtres humains démantelé depuis le début de la semaine. L’un des hommes qui se trouvait à ses côtés n’est autre en effet que le père de l’adolescente de 13 ans retrouvée à Montluçon et qui a fait comme d’autres fillettes, l’objet d’un fructueux marchandage.
L’enquête menée depuis le début de l’année 2012 a permis de révéler ce trafic d’adolescentes entre les Balkans et l’Europe de l’Ouest (nos précédentes éditions). Des familles pauvres d’adolescentes touchaient des sommes de 1500 à 2000 euros contre la promesse d’un futur mariage de leur enfant avec des jeunes gens de la communauté kosovare résidant en France, Belgique ou Allemagne. Les familles des « fiancés » versaient de leur côté jusqu'à 10 000 euros lorsque les jeunes filles arrivaient à bon port.

Selon les enquêteurs, c’est un couple de Roms Kosovars installé au Valdahon (25) qui était au cœur de ce dispositif. R.T., âgé de 38 ans, et son épouse effectuaient de nombreux allers et retours vers les Balkans. A l’occasion d’un de ces voyages au début de l’année 2012, ils avaient été interpellés par des policiers serbes en compagnie d’une adolescente sans lien de parenté avec eux. Suspecté de trafic, le couple était écroué en Serbie, puis remis en liberté deux mois plus tard après versement d’une caution conséquente. Un premier avertissement qui n’a pas vraiment servi de leçon puisqu’ils ont poursuivi leur activité lucrative. Ceci sous surveillance étroite et discrète de la PJ bisontine, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte auprès de la Juridiction Inter-Régionale Spécialisée de Nancy. Cette semaine, un vaste coup de filet était lancé dans plusieurs pays et une quinzaine de personnes interpellées. Au domicile des suspects à Valdahon, une perquisition permettait de découvrir 15 000 euros en liquide, alors que le couple n’a d’autres revenus théoriques que les aides sociales. Dans le même temps, deux adolescentes, victimes présumées de ce réseau étaient récupérées par les enquêteurs, l’une de 16 ans à Gand et l’autre de 13 ans à Montluçon dans l’Allier. Des victimes qui étaient en bonne santé et correctement traitées de l’aveu même des policiers.

Lorsqu’ils ont fait irruption au domicile du couple, seul l’épouse s’y trouvait. Arrêtée, elle était déférée à Nancy hier et incarcérée avec une autre suspecte. Passé entre les mailles du filet, son mari T.R. était activement et efficacement recherché. Les hommes du commissaire Moreau le repéraient ce même jeudi en fin d’après-midi sur un pont de Besançon où il était interpellé non sans mal. A ses côtés, un Macédonien de 45 ans qui s’est révélé être le père de la fillette de 13 ans, vendue dans le cadre de cette filière, et sans doute venu aux nouvelles après avoir appris la vague d’arrestations.

Les suspects contestent tout trafic et assurent que leur pratique relève de la coutume et de la tradition d’une ethnie où les adolescentes sont promises et mariées très jeunes après un accord entre familles.

Quant à T.R, s’il admet avoir véhiculé et hébergé les adolescentes, il affirme que c’était par simple altruisme pour les « emmener en vacances ». Reste surtout à expliquer le différentiel entre les sommes versées aux parents et celles payées par l’autre famille en aval qui s’apparente véritablement à un commerce d’êtres humains. Les deux hommes qui font l’objet d’un mandat d’amener de la JIRS devraient être transférés lundi à Nancy. Sans doute pour y être mis en examen comme les autres pour « traite d’êtres humains en bande organisée, association de malfaiteurs et faux administratifs »

le 27/10/2012 à 05:00 par Pascal Busy
Source : http://www.lepays.fr/faits-divers/2012/10/27/traite-d-etres-humains-le-pere-interpelle


(27/10/2012).
Mariages à la sauce kosovare.
Des adolescentes roms "achetées" dans les Balkans pour être "mariées" en Europe de l’Ouest : choc des cultures ou sordide affaire de traite d’êtres humains? Dix mises en examen à Nancy et plusieurs arrestations en Belgique et en Allemagne.

Des roms dans un campement à Villeneuve-d'Ascq en novembre 2010. (Reuters)

Elles sont âgées de 13 à 16 ans. Deux ont été retrouvées en France, à Maiche (Doubs) et à Montluçon (Allier), la troisième à Gand (Belgique). Toutes appartiennent à la communauté Rom kosovare. Elles "n’étaient pas attachées, pas enfermées et ne portaient pas de traces de violence apparentes", précise Gregory Weil, substitut à la JIRS de Nancy qui a pourtant prononcé la mise en examen de 10 personnes, parmi lesquelles des organisateurs présumés mais aussi parents des adolescentes. Deux ont été écrouées. Le cerveau présumé, Rahim Tahiri, un réfugié kosovar de 38 ans père de cinq enfants, doit être présenté en début de semaine. Il est soupçonné d’avoir dirigé un réseau de "traite d’êtres humains en bande organisée", d’"aide au séjour irrégulier" et "fourniture de faux documents".

L’enquête a démarré en janvier dernier. Elle a mobilisé la PJ de Besançon et plusieurs services de la Police aux Frontières pour démanteler ce réseau soupçonné de "faire commerce de jeunes filles achetées dans les Balkans pour être revendues en France, en Belgique et en Allemagne où d’autres membres du même clan ont été arrêtés", indique-t-on à la JIRS de Nancy.

Payées à leur famille 1.000 euros, cédées contre 10 fois plus
Il serait question d’une trentaine de gamines "importées" afin d’être mariées à des jeunes gens issus de la même communauté, selon une source policière. Payées à leur famille autour de 1.000 euros, elles auraient été cédées à celle de leur futur époux contre 10 fois plus. Moins de 20.000 euros ont été retrouvés en perquisition chez les mis en cause qui vivent officiellement de l’aide sociale. "Les jeunes filles ont déjà été entendues et elles le seront à nouveau", insiste Grégory Weil. "Le but de l’instruction est de déterminer combien d’entre elles sont concernées, dans quelles conditions elles ont été acheminées et ce qu’elles ont réellement vécu".

La tradition des mariages arrangées, souvent très jeunes, exclusivement au sein de la même communauté, avec paiement d’une dote pour compenser le départ des filles de leur famille, serait une réalité solidement ancrée dans la culture des Rom du Kosovo de confession musulmane. Est-ce une raison pour l’accepter en France? Me Randall Schwerdorffer ne conteste pas que ces clients aient joué les entremetteurs entre des kosovars du Kosovo et des kosovars de France dans le cadre de mariages arrangés. "Et alors?", s’interroge l’avocat qui évoque le choc des cultures. "Est-ce que ces jeunes filles ont été mariées de force? Est-ce qu’elles ont été vendues? J’attends qu’on m’apporte des preuves. Ces gens ont une culture et des coutumes différentes. C’est peut-être choquant mais c’est comme ça..."

Stéphane Joahny - Le Journal du Dimanche
Source : http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Mariages-a-la-sauce-kosovare-571871

(1) Note NPInfos : nom d’origine albanaise gheg (Albanais du Nord). Ce patronyme est associé aux réseaux mafieux albanais en Europe (voir ici). On retrouve des membres de ce puissant clan familial non seulement au Kosovo, mais aussi dans la vallée de Presevo, au sein de l’UCPMB, la branche armée albanaise de l’UCK qui, dans le sud de la Serbie, affronta les forces serbes en 2000 et 2001 et terrorisa la population. C’est dans la vallée de Presevo-Medveda-Bujanovac que l’on trouve aussi un grand nombre de laboratoires clandestins de transformation de drogue en provenance de Turquie, des laboratoires de clans mafieux albanais. Le nom de Tahiri (issu du patronyme aristocratique musulman Tahir) remonte à l’Empire ottoman, quand les Turcs installèrent, dès la fin du Moyen-âge, certains de leurs combattants retraités, tels que des officiers de cavalerie sipahis, comme colons au Kosovo-Métochie afin d’ottomaniser cette terre historique serbe et chrétienne.

AVoir :
SOS - Stan Maillaud, mon compagnon, disparu après un problème avec les gendarmes.
Amancey : Welcome to Bienvenue...Extrême Urgence en France Demande d’Intervention immédiate du Conseil de Sécurité.