mardi 2 octobre 2012

Pédophile: deux Français condamnés au Cambodge pour avoir abusé d'adolescents.


PHNOM PENH (AFP) - Deux Français ont été condamnés mardi au Cambodge à deux ans de prison dont un avec sursis pour avoir abusé sexuellement de deux adolescents, a indiqué l'avocat des victimes en protestant contre la clémence du jugement.

Denis Page, 63 ans, et Jean Vidon, 67 ans, avaient été arrêtés le 25 octobre 2011 avec deux garçons de 15 et 17 ans dans un hôtel de la province de Battambang, dans le nord-ouest.

"Le tribunal a ordonné qu'ils passent un an en prison, à partir du jour de leur arrestation. Une autre année est avec sursis", a précisé Hong Sambath. "Je ne suis pas satisfait parce que les peines sont légères. Je vais discuter avec mes clients et nous pourrions faire appel".

Les accusés devraient être libérés d'ici la fin du mois, sauf en cas d'appel. Ils ont également été condamnés à payer à chacune des victimes 4 millions de riels (environ 750 euros) et à être expulsés à leur sortie de prison.

A l'audience, ils ont nié avoir eu des relations sexuelles avec les deux garçons, assurant qu'ils avaient été sollicités pour des massages, a indiqué l'association de lutte contre la pédophilie, Action Pour Les Enfants (APLE).

Selon APLE, Page a déjà été condamné pour plusieurs viols en France et a également écopé d'un an de prison pour pédophilie en Thaïlande en 1997.

Des dizaines d'étrangers ont été emprisonnés pour des crimes sexuels sur des enfants ou expulsés pour être jugés dans leur pays d'origine, depuis le lancement par le Cambodge en 2003 d'une campagne destinée à corriger son image de refuge pour pédophiles.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20121002.AFP0786/pedophilie-deux-francais-condamnes-au-cambodge-pour-avoir-abuse-d-adolescents.html

Les pédophiles se cherchent des excuses.
Melun (Seine-et-Marne)
Guénaèle Calant | 04.09.2002

TOUT DOUCEMENT, le décor se met en place à la cour d'assises de Seine-et-Marne, à Melun, où dix pédophiles présumés comparaissent en même temps (le onzième est en fuite). Le premier jour d'audience n'a pas permis d'entrer dans le vif du sujet. Pour le moment, les jurés font « connaissance » avec la personnalité des accusés, âgés de 35 à 70 ans, tous des homosexuels célibataires, sans enfant. Ces hommes sont accusés de viols et d'agressions sexuelles, entre 1991 et 1996, sur des garçons âgés de moins de 15 ans à l'époque. Les victimes, issues de milieux défavorisés, étaient payées en retour. Assis dans le box des accusés ou installés sur le premier banc parce qu'ils comparaissent libres, les dix accusés se font discrets. Toutefois, ils se montrent bavards lors de leurs interrogatoires de personnalité. « Je rencontrais Michel Albenque, à l'occasion, quand j'allais draguer les militaires à la gare de l'Est ou à la gare du Nord, à . A la Foire du Trône aussi », raconte Denis Page, 53 ans, qui avoue être attiré « seulement » par les garçons de 16 à 20 ans. « Il est adophile et pas pédophile », selon les termes de son frère jumeau. Toujours est-il que Denis Page a été condamné en Thaïlande, en 1997, pour pédophilie, après avoir été surpris dans un  avec un adolescent de 13 ans. « Tout cela est faux. Il avait 15 ans et demi », insiste l'accusé. « Je suis un être généreux » Quant à Bernard Seigneury, 69 ans, particulièrement prolixe, il préfère insister sur son impuissance, due aux antidépresseurs. « Un problème dramatique » qui l'a empêché de se marier. C'est au Cap-d'Agde, dans un camp de naturistes, qu'il a rencontré Jean-Marc Smadja, 52 ans, lui aussi accusé. « J'allais dans mon studio seul, ou bien avec de jeunes éphèbes, parce qu'ils n'hésitent pas à se déshabiller. Mais je n'y allais certainement pas pour y faire des rencontres homosexuelles. Je suis un être très généreux et j'ai passé ma vie à dépanner. » Dans le box des accusés, Michel Albenque, 49 ans, soupçonné d'être à la  du réseau, ne bronche pas. Seul Jean-Marc Smadja, détenu lui aussi, réagit parfois de manière impulsive. Bien décidé à se désolidariser du groupe : « J'ai rompu toute relation avec tout le monde pendant des années. A mon retour du Maroc, où j'avais été incarcéré, j'étais cassé. Je suis loin d'être le brasseur de liasses de billets qu'on a décrit. J'ai servi de fusible. » Aujourd'hui, les jurés découvriront les autres accusés. Les dix-neuf victimes, dont la plupart sont absentes du procès pour le moment, seront entendues seulement à partir de vendredi. Les enregistrements vidéo de leurs auditions seront diffusés dans la salle d'audience, pour leur éviter d'avoir à répéter leurs agressions. Le procès, qui compte finalement peu de témoins, devrait durer jusqu'au 18 septembre.

Source : 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-pedophiles-se-cherchent-des-excuses-04-09-2002-2003375224.php