jeudi 8 août 2013

Nigeria: une autre "usine à bébés".



La police nigériane a annoncé aujourd'hui avoir découvert une nouvelle "usine à bébés" et avoir arrêté trois personnes suspectées de vouloir vendre les futurs nourrissons, moins d'une semaine après avoir démantelé un établissement similaire. "Informés par les services de renseignement, nous avons effectué une descente dans une maison d'Enugu (sud-est) où nous avons trouvé six filles âgées de moins de 17 ans que nous avons libérées" lundi, a déclaré un porte-parole de la police dans cette région, Ebere Amaraizu.

Deux hommes et une femme suspectés d'être responsables du trafic d'enfants ont été arrêtés au cours de cette opération, a-t-il précisé, et ils coopèrent désormais avec la police. Cette découverte intervient cinq jours après la libération de 17 adolescentes enceintes et 11 enfants en bas âge retenus dans une maison d'Umaka, dans l'Etat voisin d'Imo. Les jeunes filles, âgées de 14 à 17 ans, ont raconté à la police qu'elles avaient toutes été mises enceintes par un jeune homme de 23 ans, actuellement en prison.  Les voisins ont dit penser que cet établissement, dont le propriétaire est en fuite, était un orphelinat ou un refuge pour femmes enceintes qu'ils appelaient "Maison Ahamefula de bébés sans mères".

Selon Amaraizu, les jeunes filles retenues à Enugu ont été "attirées dans la maison par la promesse de recevoir de l'argent" après leur accouchement.  "L'enquête permettra d'obtenir des détails. Nous devons savoir comment elles sont tombées enceintes et d'où elles viennent", a-t-il ajouté. "Peu importe si la fille consent à avoir un bébé ou si elle y est forcée, peu importe si elle est rémunérée ou non pour avoir ce bébé, vendre ou acheter un enfant est un crime", rappelle Arinze Orakwue, porte-parole de l'agence nationale de lutte contre le trafic d'êtres humains(NAPTIP).

Certains bébés destinés à des rituels de magie noire

Selon Orakwue, les clients d'un tel trafic cherchent à contourner le processus officiel d'adoption pour éviter d'être "stigmatisés socialement". "C'est culturel, une femme, ici, n'est pas considérée comme une personne 'accomplie' si elle ne peut pas avoir d'enfants", et de la même façon, l'homme est atteint dans sa virilité s'il est stérile, explique-t-il. Plusieurs autres "usines à bébés" du même type ont été découvertes ces dernières années par la police nigériane. Dans certains cas, les bébés sont soupçonnés d'être destinés à des rituels de magie noire.

Lors du démantèlement d'une de ces "fabriques" en avril 2012, une des jeunes mères avait indiqué avoir pris contact avec le responsable de ce foyer dans le but de se faire avorter. Il l'a alors convaincue de rester jusqu'à l'accouchement. En mai 2011, dans l'Etat d'Abia (sud-est), la police avait libéré 32 jeunes filles enceintes. Elles avaient indiqué qu'on leur avait offert entre 25.000 et 30.000 naira (entre 123 et 148 euros), selon le sexe de leur bébé. Les enfants étaient ensuite revendus jusqu'à un million de nairas (4.940 euros)selon la NAPTIP. Un autre groupe de 17 jeunes filles avait été découvert en octobre 2011 dans l'Etat d'Anambra (sud) dans des circonstances semblables.

Dans un rapport sur le trafic d'êtres humains publié en avril 2013, l'Union Européenne (UE) a classé le Nigeria comme le pays hors UE où ce fléau est le plus répandu. L'Unesco a classé le trafic d'êtres humains en troisième place des crimes les plus fréquents commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/15/97001-20130515FILWWW00419-nigeria-une-autre-usine-a-bebes.php

AVoir :
Nigeria: "usine à bébés" démantelée.
LUNS : Les Usines de Naissances à Sacrifices.
Tina Okpara : Victime.
Serge Garde sur I TV concernant la pédocriminalité au Maroc.
Eric Joseph Raymond Woronko Pédophile ?
Jack Lang Pédophile ?

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