samedi 29 septembre 2012

Lolicon, attention whores, Toddlerkon, Bebïkon, quesque c'est?


Un peu d'histoire : 

Dans le Japon féodal, on considérait que les filles avaient atteint leur maturité sexuelle lorsqu'elles entraient dans leur treizième année. Il n'était donc pas rare de se marier très jeune car au-delà de cet âge, il était plus difficile de se trouver un bon mari. En effet, la société de l'époque estimait qu'une jeune femme d'une vingtaine d'années n'était déjà plus « très fraîche » ^^' ( et au de-là de vingt-cinq ans , c'était le drame : elle était carrément périmée la pauvre ! XD ).


A l'époque d'Edo, le trafic de chair humaine se développe en toute légalité. Beaucoup de parents n'hésitent pas à vendre leurs filles ( dès six ans ) à des maisons closes pour en faire des prostituées. Elles devenaient alors «courtisanes novices » vers quatorze - quinze ans.

Il est donc normal au Japon, car « traditionnellement établi », de concevoir des relations charnelles entre un adulte et un enfant ( à partir du moment où l'enfant est consentant...)


D'ailleurs, il faut attendre 2003 pour que la plupart des préfectures nippones établissent des lois pour interdire aux adultes d'avoir des relations avec des personnes en dessous de 18 ans.

Aspects législatifs :

Pour les Japonais , les mangas et les animés de lolicon n'ont rien de condamnables car ce sont des œuvres de fiction n'impliquant pas d'enfants réels.

Les défenseurs du lolicon estiment que ce type d'œuvres peut aider à soulager la tension sexuelle des pédophiles , alors que les opposants au lolicon pensent au contraire que ce genre de pornographie les encouragerait plutôt à considérer les enfants comme des objets sexuels.

Plusieurs pays ont totalement interdit la représentation virtuelle de la sexualité avec des enfants ( comme les USA , le Canada ou l'Afrique du Sud par exemple ). D'autres, comme les pays européens , on des lois plus « floues » sur le sujet.

En tout cas , au Japon , les mangas lolicon sont disponibles au feuilletage et à l'achat dans la plupart des librairies et des kiosques.

Le lolicon.

En son sens premier, le lolicon incarne l’attirance qu'éprouvent certaines personnes vis-à-vis des adolescentes féminines âgées de 7 à 13 ans, mais dans l’imagerie populaire il s’agit de manga pédopornographique mettant en scène de jeunes filles. Le terme « lolicon » est l’abréviation de « lolita complex », et proviendrai d’un roman de Vladimir Nabokov, Lolita.

Ce terme regroupe en réalité quelque chose de bien plus complexe, avec beaucoup de variables, et des divergences d’un pays à un autre. Le lolicon est caractérisé dans l’esprit commun à un manga pornographique, tel que les hantai  Mais derrière ce terme se cache également un fait avéré qu'au Japon, lolicon renvoi également à des images de jeunes adolescentes fictives ou réelles, et qu'en conséquence on assimile cela à de la pédophilie.

Il est bien difficile de comprendre. Si cela met en scène des mineures, pourquoi autoriser sa production et sa consommation ? Ceci est parfaitement légale au Japon, mais pas dans tous les pays comme nous le verrons ultérieurement. On pense que le fait que ce soit une production fictive, un simple dessin, ne créé pas de victime, et qu'en conséquence il n’y a rien de grave. Mais la question qui se pose, c’est est-ce que cela atténue ou au contraire fait évoluer les agressions sexuelles sur les mineurs ? Mon avis personnel est que la vision de ces images provoquerait, à terme, une envie de « faire pareil » dans un esprit fragile, ou encore d’assimilé l’enfant à un objet sexuel. Toutefois, il semblerait qu'au Japon l’effet inverse se soit produit, car au contraire le nombre d’agressions sur les enfants ont diminués, ce qui favorise les défenseurs du lolicon qui pensent qu'au contraire, cela permet d’éliminer les tensions ressentis par les pédophiles.

On trouve également des variables au lolicon, qui n’est pas uniquement un manga pédopornographique, à commencer par le « loli photobook », qui est un album photos de mineurs habillés, mais dans des positions assez parlantes… Il s’agit là d’une forme de commerce légale au Japon. Le problème, c’est que là il ne s’agit pas de dessins, mais bel et bien de vrais mineurs photographiés… Les jeux-vidéos sont assez répandus, ou le but est de séduire un personnage pour avoir des rapports sexuels avec. Il ne faut toutefois pas confondre le lolicon avec les mangas pour adultes, qui sont des représentations pornographiques mais mettant en scène des adultes, ce qui n’est donc pas de la pédophilie. Il existe une version lolicon mettant en scène des enfants et adolescents masculins, appelé « shotacon ».

On peut trouver le lolicon choquant, car en effet il s’agit là de mineures de 7 à 13 ans… Il y a malheureusement pire, ce que l’on appelle le « toddlerkon » ou « bebikon » (toddler en anglais signifiant « très jeune enfant » et bebikon étant la contraction de « baby complex ») met en scène des enfants âgés de 6 ans et moins…

Certains pays interdisent ce genre de production virtuelle, tels que les Etats-Unis, ce qui peut paraître surprenant. L’interdiction s’est déroulée en deux étapes, à commencer par une action de la Cour Suprême qui décida en 2002 que le fameux « Child Pornography Prevention Act » de 1996 était anticonstitutionnel car il prohibait les « productions qui ne provoquent ni crimes ni victimes. La pédopornographie virtuelle n’étant pas intrinsèquement liée à l’abus sexuel des enfants. ». Mais Georges W. Bush promulgue le 30 avril 2003 la « Ambert Alert Law » et fait de la pédopornographie virtuelle un crime. Toujours sur le même continent, le Canada interdit également la pédopornographie grâce à l’article 163.1 de son code criminel, qui rend illégal « toute représentation photographique, filmée, vidéo ou autre, réalisée ou non par des moyens mécaniques ou électroniques ». Enfin, l’Afrique du Sud et son « Films and Publications Amendment Bill » de septembre 2003 déclare qu’il n’y a pas de distinctions entre de la pédopornographie réelle et virtuelle et que les deux sont illégales. Les Pays-Bas, pourtant réputé pour la liberté de leur constitution et de la légalisation du NVD, le fameux parti des pédophiles, interdisent également ces productions depuis le 1er octobre 2002, avec une loi qui stipule que la pornographie mettant en scène des enfants était interdite. Toutefois, une ambiguïté subsiste, car une loi interdit la pornographie mettant des mineurs se livrant explicitement à des actes sexuels, ce qui rend flou la légalité du lolicon…

D’autres pays restent ambigu dans leurs lois, à commencer sans surprise par la France, dont la loi interdit « toute représentation d’un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique ». Ce qui pose problème, comme aux Pays-Bas, c’est la difficulté de définir un mineur sur un dessin… On retrouve cette même ambiguïté en Allemagne et en Angleterre. Toutefois, en France, depuis le 12 septembre 2007, il y a jurisprudence et le lolicon est par conséquent interdit.

Pour conclure, on notera toujours cette difficulté qu’on les différents pays vis-à-vis de leur législation sur la pédopornographie… On n’ose pas se placer clairement. De plus, ce qui choque est le fait que des personnes puissent aimer regarder des productions, même fictives, mettant en scène des jeunes filles si peu âgées… Mais il faut aussi se rappeler que ces productions sont sorties de l’esprit d’une personne, qui donc des deux est le plus pervers ? La question reste toutefois entière, étant donné que c’est une fiction, doit-on considérer cela comme de la pédophilie ? Etant donné que ce ne sont pas des victimes, doit-on l’interdire complètement ?

Julien SAUVION
source : http://associationlap.wordpress.com/



LES "ATTENTION WHORES" OU "L'ÉCHEC DU FÉMINISME"
De jeunes adolescentes s'exhibent dans des vidéos sur internet apprêtées façon manga. Analyse de la sociologue Divina Frau-Meigs.
05/06/12 Par Boris Manenti,
Journaliste au Nouvel Obs

Ces dernières années ont émergé des lolitas du web, aussi appelées "attention whores", soit des adolescentes prêtes à tout pour se faire remarquer. Elles se transforment ainsi en Barbies vivantes pour toucher du doigt une éphémère célébrité, qui peut s'accompagner d'un violent cyber-harcèlement.


La sociologue Divina Frau-Meigs, auteure de "Socialisation des jeunes et éducation aux médias", analyse le phénomène.

Que pensez-vous des "attention whores" ?

- Le phénomène des "lolitas" n'est pas nouveau en soi. Toutefois, la "lolicon" [soit "le complexe de la loilita", NDLR] est une créature hybride inédite issue d'un imaginaire importé du Japon. Cette femme, avec des grands yeux ronds non bridés d'occidentale et une petite bouche asiatique, s'est propagé par le biais de mangas et de dessins animés, consommés par toute la jeunesse, à l'Ouest comme à l'Est. Les "attention whores" (littéralement des "putes de l'attention") s'inspirent de ces personnages fictifs pour construire leur identité réelle et virtuelle. En grandissant, ces "lolicons" vont devenir des Barbies, se rapprochant encore des codes de la pornographie.

Qu'est-ce que cela révèle de notre société ?

- Notre société est malade de ses jeunes et favorise leur exploitation sous couvert de leur émancipation. Un "bichonnage précoce" en somme, c'est-à-dire une préparation pré-pubère à lever les tabous liés à la sexualité, tabous constructifs pour les jeunes qui leur permettent normalement de construire leur identité en se différenciant de leurs parents. L'ambiguïté de la "lolicon" réside dans son jeu d'actrice. Si elle exprime ses goûts, japonais en l'occurrence, elle joue avec sa virginité, en use comme d'un accessoire façon Madonna ou Barbie. "Il est interdit de cacher quoi que ce soit", semble dire ces mises en scène YouTubesques.

La fillette place sa sexualité sur le marché où tout s'exhibe et s'échange comme une marchandise, avec un prix et un coût. L'écran devient un présentoir, avec l'effet de loupe et l'effet de vitrine qui le caractérise : on peut tout voir, gros plan compris, mais sans rien toucher. Au lieu d'être un partage, la sexualité devient un faux échange qui bénéficie à deux tierces parties : le canal de diffusion rémunéré avec la pub et le spectateur-voyeur qui se rince l'œil pour pas un sou. Au final, l'enfant ne gagne rien...



Est-ce à rapprocher de l'hyper-sexualisation des fillettes ?

- L'hyper-sexualisation des fillettes est ici en effet le moteur de ces comportements. Entre 10 et 14 ans, elles sont à la recherche de la norme d'internalité, qui leur permet de jauger leur utilité sociale à l'aune de la réaction des adultes. Leur jeu avec la transgression des normes est difficile à gérer seules, car les pressions extérieures du système, notamment dans les réseaux sociaux où la recherche de réputation est synonyme de quête de l'attention, sont énormes. En outre le passage à l'acte est facile à réaliser avec les nouveaux outils, surtout si des adultes complices sont également aux manœuvres.

Pour les "lolicons", la jeune fille doit passer par une image que certains se font d'elle pour inspirer plus confiance que les adultes. Le résultat de cette proposition pornographique faite aux jeunes est qu'elle les prédispose à modifier leur apparence, voire leur corps, afin de se conformer à des normes imposées par des adultes eux-mêmes en mal de sexe et de jeunisme. C'est d'une violence symbolique et psychique extrême.

Y voyez-vous une forme de régression des mentalités ?

- Cette hyper-sexualisation est un échec du féminisme. Elle correspond à un manque de questionnement sur les relations maternité/paternité, sans doute l'une des faiblesses des différents mouvements de libération sexuelle qui n'ont pas pris en compte l'"attachement" comme fonction structurante de la tendresse et de l'amour. Elle est également liée à la disparition progressive du clivage enfance-adolescence qui s'apparente à celle du clivage masculin-féminin. Enfin, elle est révélatrice du désarroi amoureux à une époque de fragilisation de la famille et de l'école, et d'un manque d'autorité.



Les réseaux sociaux encouragent-ils la mise en avant d'images de ce type ?

- Les médias et, plus récemment les réseaux sociaux, gèrent la libération des femmes comme une "conquête paradoxale", comme dirait [l'essayiste et journaliste au Nouvel Observateur] Jean-Claude Guillebaud, c'est-à-dire "un progrès qui génère sa propre négation". Cette gestion paradoxale du désir consiste à exprimer un épanouissement dans le rejet des interdits, mais, dans le même temps, à introduire de nouvelles brimades avec des obsessions narcissiques et cruelles sur le look (toujours plus jeune) ou la ligne (toujours plus mince). Avec les "lolicons", la cruauté va plus loin car elle oblige à passer par des codes hybrides, en partie étrangers à sa propre culture, sans réelle compréhension des enjeux et des valeurs véhiculées. Ce qui entraîne une consommation compulsive de produits vecteurs de narcissisme comme les sous-vêtements érotiques, les coiffures sophistiquées, etc.
Source : http://obsession.nouvelobs.com/high-tech/20120531.OBS7173/les-attention-whore-ou-l-echec-du-feminisme.html

AVoir :
Rapelay simulation de viols dans un jeu vidéo???
Légifrance Code pénal Article 227-23