mardi 30 juillet 2013

Tina Okpara : Victime



Tina a été adoptée au Nigéria à 12 ans par Godwin Okpara,

ancien joueur du Paris-Saint-Germain originaire du même pays. Elle publie cette semaine Ma vie a un prix (Michel Lafon), le récit terrifiant de quatre années de réclusion barbare.


En 2001, Tina a 12 ans lorsqu'elle perd sa mère, décédée en couches. Son père, Simon, veut lui offrir un "avenir meilleur". Le 11 février, sa fille part en France rejoindre la famille d'un homme en qui il a toute confiance, Godwin Okpara, joueur professionnel nigérian du Paris-Saint-Germain. Tina ne sait pas encore les drames qui l'attendent...

Car la famille du footballeur fera de leur fille "adoptive" son esclave. Tina s'occupe à plein temps des quatre jeunes enfants du couple, exécute les tâches domestiques et dort sur un matelas, à la cave. Elle est privée de tout, d'amis, d'école, de liberté. Sa mère "adoptive", Linda, l'humilie, la violente et la torture. L'année de ses 15 ans, son nouveau père, Godwin, la viole pour la première fois. Il le fera quotidiennement, et plusieurs fois par jour.

Le 13 août 2005, Tina parvient enfin à trouver refuge chez des voisins. Trois ans plus tard, les bourreaux Okpara sont respectivement condamnés par la cour d'appel des Hauts-de-Seine à 15 et 10 ans de prison pour "viols, torture et asservissement". Aujourd'hui, les mêmes cauchemars la hantent pourtant. Mais à 22 ans, la miraculée affiche devant son interlocuteur une pudeur digne, qui force le respect. Elle tente simplement, assure-t-elle, d'être "une femme comme les autres". Entretien.


Quatre années après la fin de votre cauchemar, pourquoi avez-vous décidé d'écrire votre histoire ?
En 2007, alors que le procès de mes parents adoptifs venait de démarrer, on m'avait proposé de tout raconter dans un livre. A l'époque, il était trop tôt. Je voulais oublier et avoir une vie normale, comme tous les jeunes de mon âge. Aujourd'hui, j'ai besoin d'en parler. Ne serait-ce que pour donner du courage à ceux qui subissent ou ont subi des sévices similaires. Pour leur montrer qu'il faut toujours se battre et croire en l'avenir.

Lors de votre arrivée chez les Okpara, quand vous êtes-vous rendu compte que vous ne seriez pas seulement leur "fille adoptive"?
Pas tout de suite... Les six premiers mois, je gardais l'espoir que la situation évolue. Linda m'avait promis que je serai scolarisée lors de la prochaine rentrée. Je me disais qu'une fois à l'école, je n'aurais plus à exécuter toutes les tâches domestiques qu'elle m'assignait. Et nous avons déménagé. Je me suis rendue compte qu'il n'y avait rien pour moi dans cette nouvelle maison. Pas de chambre, pas de cartable ni de fournitures scolaires. Lorsque je me suis retrouvée, à presque 13 ans, couchée sur mon matelas, à la cave, j'ai définitivement compris ce qu'allait être mon quotidien.

Vous écrivez dans votre livre combien l'école vous a d'ailleurs manqué, plus que la liberté ?
Rien ne me fait plus souffrir que de ne pas avoir été à l'école. C'était pour cela que mon père m'avait fait venir en France. Il savait que la famille Okpara avait les moyens de me donner ce que lui ne pouvait pas m'offrir, les études, un avenir. Mon rêve était de devenir infirmière. Si j'avais été à l'école, peut-être aurais-je pu le réaliser.

En plus des violences et des humiliations quotidiennes que Linda Okpara vous fait subir, son mari abuse de vous dès vos 15 ans...
Je n'imaginais pas du tout que cela puisse arriver. Godwin Okpara était quelqu'un que je respectais beaucoup et en qui mon père avait confiance. C'est sa famille que mes parents connaissaient et non celle de Linda. En plus, il avait toujours été gentil avec moi, même s'il fermait les yeux sur ce que sa femme me faisait subir. Mais les viols ont commencé deux ans après mon arrivée en France. Ils sont ensuite devenus quotidiens. Un jour, je lui ai posé la question: "Il y a plein d'autres filles, pourquoi moi?" Il m'a répondu que moi, j'étais à la maison et que dehors, il y avait les maladies.

Une fugue vous conduit jusqu'au commissariat. Les policiers ne vous écoutent pas et convoquent vos prétendus parents adoptifs. Que ressentez-vous ?

Je me sens trahie et vide. A ce moment-là, je comprends que mon calvaire va recommencer. Lorsque ces policiers se sont aperçus que j'étais de la famille du footballeur Godwin Okpara, ils ne m'ont plus écouté. Ils n'ont même pas cherché à comprendre les raisons de ma fugue ni les conditions dans lesquelles je vivais. Ils semblaient avoir une certaine admiration pour mon père adoptif et ne pas pouvoir s'imaginer qu'une personne connue fasse une chose pareille.

Pourquoi ne pas avoir fugué plus tôt ni tenter votre chance plusieurs fois?
Je ne connaissais personne. Je n'avais pas le droit de sortir, sauf pour faire les courses ou accompagner les enfants à l'école. Je devais courir. J'avais un emploi du temps très strict. Si je ne le respectais pas, je m'exposais aux violences de Linda. Et nous vivions dans un quartier pavillonnaire. C'était chacun chez soi. En plus, à l'époque, je ne parlais pas français.

Vient le jour de la "libération", tel que vous le décrivez vous-même dans votre livre. Vous vous enfuyez à nouveau. Des voisins vous viennent en aide. Quand réalisez-vous que votre calvaire s'achève ?
Ce jour-là, les voisins ont appelé la police. Je ne voulais pas qu'ils le fassent: j'avais peur d'être à nouveau trahie. Mais cette fois, les policiers m'ont paru déterminés. L'un d'entre eux m'a dit que c'était son dernier jour de travail et qu'il ne partirait pas en vacances tant que je ne serai pas en sécurité. Puis ils m'ont accompagnée à la maison récupérer mon passeport et ont tenu tête à mon père. Là, j'ai compris que mon cauchemar prenait fin.

En 2006, alors que se termine le premier procès de vos bourreaux, vous déclarez à l'audience: "Je ne veux plus les voir... mais je ne souhaite pas qu'ils aillent en prison à cause de moi". Pourquoi ?
Je suis soulagée et rassurée de ne plus jamais avoir affaire à eux. Mais demeure une seule peur. A l'époque, mon père était encore vivant. Je ne voulais pas que ma famille, au Nigeria, subisse des représailles à cause de moi. Les Okpara étaient des gens célèbres dans mon pays. Je me disais qu'ils pouvaient facilement payer quelqu'un pour faire du mal aux miens. Et, de toute manière, le fait qu'ils soient en prison n'effacera jamais les humiliations, les coups et les viols.

Pendant toutes ces années, vous n'avez jamais cessé d'écrire votre journal intime, sur des cahiers que vous trouviez dans la maison. L'écriture vous a-t-elle aidé à surmonter cette terrifiante épreuve?
Ces cahiers étaient mes seuls amis! Je pouvais leurs raconter tout ce que je vivais, raconter les démons qu'étaient mes parents adoptifs. Eux seuls ne me coupaient pas la parole et me laisser m'exprimer. Ils m'ont beaucoup aidé.

Les mauvais souvenirs se dissipent-ils?
J'y pense tous les jours quand je me lève et que je me regarde dans la glace. Lorsque ma mère adoptive a surpris son mari en train de me violer, elle m'a torturée pour se venger. A l'aide d'un rasoir, elle m'a mutilé le vagin. Elle m'a dit qu'elle allait m'infliger une cicatrice dont je me souviendrais tous les jours de ma vie. Elle ne s'était pas trompée.

Dans la dernière phrase de votre livre, vous exprimez la volonté de relever un défi, celui d'être une femme comme les autres. Aujourd'hui, pensez-vous avoir remporté ce pari?
A peu près, je crois. J'aime mon travail. Je m'occupe de personnes âgées. J'ai tellement manqué d'amour et d'affection que j'ai envie d'en donner aux autres. Mais je vis encore dans un foyer de jeunes travailleurs. Mon objectif est de réussir à avoir mon propre appartement, ma propre famille. Surtout, la France m'a aidée à traverser des moments atroces. Alors, j'espère pouvoir un jour obtenir la nationalité française. Cela me permettrait de porter à nouveau le nom de mon vrai père, Omaku. J'ai honte de porter encore aujourd'hui celui des Okpara.

L'esclavage moderne.

Depuis sa création en 1994, le Comité contre l'esclavage moderne (CCEM) prend en charge des mineurs réduits à l'état d'esclavage, comme Tina Okpara. Avant la fin de l'année, le CCEM publiera sur son site Internet une étude fondée sur les témoignages de 79 victimes devenues majeures mais encore suivies par des équipes du Comité. Un panorama très révélateur du parcours de ces jeunes otages.

En moyenne, les mineurs séquestrés en France sont exploitées pendant six années. Leur âge de recrutement est d'environ 14 ans. Quotidiennement, ils effectuent 15 heures de travail. 92% d'entre eux ne sont pas scolarisés et ne reçoivent aucune rémunération. 96% n'ont aucun jour de congé ni de repos. A 99%, ces mineurs ne bénéficient d'aucun espace propre pour dormir. 75% subissent des violences physiques et 25% des violences sexuelles. 96 % sont des filles. Selon le Bureau international du travail (BIT), 12,3 millions de personnes dans le monde sont aujourd'hui soumises au travail forcé et près de la moitié ont moins de 18 ans.

Tina Okpara.

16 octobre 1987. Naissance de Tina Omaku, au Nigeria

11 février 2001. Tina s'envole pour la France après la mort de sa mère. Elle est adoptée par la famille Okpara.

Février 2003. Pour la première fois, son " père adoptif " et footballeur Godwin Okpara la viole.

13 août 2005. Tina parvient à s'échapper. Des voisins lui viennent en aide. C'est la fin du calvaire.

25 mars 2006. Le vrai père de Tina décède au Nigeria.

1er juin 2007. La cour d'appel de Versailles condamne Linda et Godwin Okpara respectivement à 15 et 13 ans de prison pour viols, torture et asservissement.

Février 2008. Godwin Okpara voit sa peine réduite par la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine à 10 ans de prison. Linda Okpara voit sa peine de 15 ans confirmée.

9 septembre 2010. Tina Okpara publie Ma vie a un prix, aux éditions Michel Lafon.
Source : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/quand-je-me-suis-retrouvee-a-la-cave-a-13-ans-j-ai-compris-ce-qu-allait-etre-mon-quotidien_919014.html


Viol : 13 et 15 ans de prison pour les époux Okpara.

Créé le 01-06-2007 à 17h00 - Mis à jour le 23-06-2008 à 14h31.

L'ancien joueur du PSG et sa femme étaient jugés pour viol, torture, et asservissement de leur fille adoptive, Tina. Linda Okpara a été condamnée à 15 ans de prison.

Godwin Okpara, ex-footballeur du Paris Saint-Germain, a été condamné vendredi 1er juin à 13 ans de réclusion criminelle, et sa femme, Linda, à 15 ans, par la cour d'assises des Yvelines. Ils étaient accusés de viol, torture, et asservissement de leur fille adoptive, Tina. La belle-mère de l'ex-défenseur du PSG a pour sa part écopé d'une peine de cinq ans de prison, dont un ferme, mais elle n'a pas été écrouée. Elle était accusé de "non assistance à personne en danger".

Le délibéré des jurés a duré près de deux heures, alors que l'avocate générale, Marie-Anne Chapelle, avait requis des peines allant de dix à douze ans de réclusion, pour les époux Okpara. Les jurés ont donc été plus loin que ce qui avait été demandé.

A l'annonce du verdict, Linda Okpara a lancé à sa fille, Tina : "Merci, merci beaucoup Tina. Bonne chance en France !". Elle a ensuite improvisé une danse dans le box des accusés, accompagnée de propos incompréhensibles adressés à sa fille qui elle, fixait le sol. Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils feraient probablement appel.

Sauvagerie et sadisme.

Le couple était poursuivi pour "viols aggravés commis sur mineure par un ascendant" et "pour avoir soumis une mineure à des conditions de travail et d'hébergement contraires à la dignité humaine".

Pendant le procès, Tina, une Nigériane de 19 ans, discrète derrière de longs cheveux raides, a expliqué "sa vie de martyre" imposée par ses parents, qui sous couvert d'une adoption officieuse, l'ont fait venir en France en 2001, à l'âge de 13 ans. "Je me levais à 6h, j'habillais les quatre enfants, les emmenais à l'école, faisais les courses, le ménage, la lessive, le jardinage et couchais au sous-sol, tard dans la nuit, sur un matelas trempé".
La jeune femme a poursuivi en racontant qu'elle était devenue, selon les mots de son avocate, "l'instrument sexuel" de son père adoptif qui, à partir de 2003, la violait régulièrement sous la menace de coups jusqu'en février 2005 où Linda et sa mère les avaient surpris.

Linda Okpara avait alors torturé Tina. Après lui avoir rasé la tête, elle lui avait écrasé une cigarette sur la joue et lui avait fait subir des sévices sexuels d'une rare cruauté, selon l'accusation.

Une épouse volacanique, un époux absent.

L'avocate générale a estimé que "si Tina n'était pas à proprement parler une esclave, elle était une servante au sens juridique et historique du terme: isolée, déscolarisée, sans ressource, sans possibilité autre d'hébergement et tenue à l'obligation de prêter ses services sous la contrainte".
Face aux dénégations des époux qui, durant tout le procès ont nié toutes les accusations de Tina, Marie-Anne Chapelle a opposé l'existence d'éléments objectifs, preuves que "la victime n'est pas une mythomane".
Son conseil maître Joseph Cohen Sabban a déclaré : "On peut avoir des jambes en or et ne jamais rejoindre sa propre histoire, celle d'un petit Nigérian immature propulsé dans l'univers du football rempli de villas et de pique-assiette".


Après avoir décrit Linda Okpara comme "une personnalité volcanique et dominatrice", l'avocate générale a estimé que si elle était "une femme violentée et trompée par son mari", "elle n'avait en aucun cas à réagir avec cette sauvagerie et ce sadisme envers sa propre fille adoptive".

Quant au footballeur, les experts l'ont décrit comme un être à l'intelligence médiocre, et devant la cour, il est apparu "écrasé" et absent.
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20070601.OBS9846/viol-13-et-15-ans-de-prisonpour-les-epoux-okpara.html

L'épouse de Godwin Okpara condamnée définitivement pour viols.

La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par l'épouse de l'ancien footballeur nigérian Godwin Okpara, Linda, rendant définitive sa condamnation à 15 ans de réclusion criminelle pour des viols, tortures et l'asservissement de sa fille adoptive.
Le 22 février, le footballeur avait été condamné à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine, tandis que sa femme de 42 ans avait écopé de 15 ans.
Alors que l'ex-joueur du Paris Saint-Germain (PSG), reconnu coupable de viols répétés entre 2002 et 2005, avait vu sa peine réduite de 13 à 10 ans de réclusion criminelle, Linda Okpara n'avait bénéficié d'aucun changement.
Les deux accusés avaient clamé leur innocence au long des deux procès.
Godwin Okpara n'avait reconnu qu'une seule relation sexuelle avec la jeune fille, en affirmant qu'elle en avait pris l'initiative. Ce jour-là, en février 2005, il avait été surpris par son épouse.
Selon la fille adoptive, à la suite de cette découverte, Mme Okpara, femme régulièrement trompée par son mari, l'avait torturée, lui rasant la tête, écrasant une cigarette sur sa joue, et lui faisant subir des sévices sexuels d'une rare cruauté.
La jeune fille, arrivée en France en 2000, avait également fait le récit d'un quotidien d'esclave moderne. Elle avait raconté comment, privée d'école, elle passait ses journées à s'occuper de toutes les tâches ménagères. La nuit, elle couchait au sous-sol, sur un matelas posé à terre, détrempé d'humidité.
Source : http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20081210T155121Z/


Tina, 13 ans, violée, torturée : sa famille d’adoption condamnéeLUNDI 4 JUIN 2007.


La réaction d’Amély-James Koh Bela. L’ancien footballeur nigérian Godwin Okpara et son épouse ont été respectivement condamnés, vendredi, en France, à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour esclavage domestique et viols aggravés à l’encontre de leur fille adoptive, Tina. Elle avait tout juste 13 ans à l’époque des faits. Amély-James KOH BELA, actrice sociale et auteure du livre Mon combat contre la prostitution, a tenu à nous livrer son sentiment sur l’affaire.

"Viols aggravés commis sur mineure par un ascendant » et soumission d’« une mineure à des conditions de travail et d’hébergement contraires à la dignité humaine » sur la personne de leur fille adoptive, Tina. Reconnus coupables, vendredi dernier de tous ces chefs d’inculpation, je suis heureuse que Godwin Okpara et son épouse aient écopé d’une lourde peine (13 ans fermes pour lui et 15 ans pour sa femme). Fin d’un calvaire de 4 ans.

Un cas parmi tant d’autres, pour justement qu’on puisse parler des autres. Une condamnation pour l’exemple. Une condamnation pour toutes ces centaines de Tina, toutes ces centaines de vies anonymement et impunément volées, toutes ces violences du silence. Et j’ai une grande pensée à toutes celles qui subissent le pire dans l’intimité de nos maisons. Car les faits dont il est question ici ne me surprennent malheureusement guère. Reconnaître ou élever des enfants qui ne sont pas les siens est une pratique courante en Afrique. Mais c’est sur ce terreau culturel que beaucoup ont décidé de planter les graines de la honte. De pseudo missions d’éducation et de solidarité qui masquent en fait un indigne trafic d’enfants. A des fins d’exploitation sexuelle ou (et) à des fins d’esclavage domestique. Les deux étant intimement liés.

Pas de jurisprudence en Afrique

Et c’est là tout mon combat. Ce qu’on appelle trafic des êtres humains est souvent un secret de polichinelle dans les communautés africaines. Nombreux sont ceux qui savent. Très peu, et pour ainsi dire personne, sont ceux qui osent le dire. Par refus de voir, par peur, par allant de soit culturel, par respect même envers les familles coupables de ce que je considère comme un crime. Aujourd’hui je rêve d’une seule affaire Okpara, en Afrique. Rien qu’une seule. Car une telle condamnation n’a, à ma connaissance, jamais été prononcée par une juridiction africaine. Un pavé dans la mare qui aurait assurément un effet levier sur une prise de conscience nécessaire de la société en plaçant le débat sur la scène publique.

Pour autant, la condamnation en justice n’est pas, loin s’en faut, la panacée. D’une part parce qu’elle ne réparera jamais tout le mal dont ces enfants ont été victimes, des enfants marqués pour la vie. D’autre part, parce qu’on reste dans l’espace répression. Pour agir en profondeur, j’estime que nous devons prendre le problème à la racine, en amont. Pour sensibiliser et responsabiliser les adultes dans leur rôle de parents et par rapport aux droits de l’enfant. Le droit à l’innocence et à la vie. C’est à nous, fils et filles du Continent de nous prendre en main et de prendre les choses en main. C’est à nous de dire NON à tout ce qui salit notre image et notre dignité. C’est là le plus puissant et le plus beau message que l’on puisse envoyer au monde.

Au nom de tous les miens

Si j’avais Godwin Okpara en face de moi, je lui dirais qu’il est une honte pour l’Afrique et pour les Hommes. Je lui demanderais s’il a vraiment eu conscience de toute la portée de ses actes en espérant voir dans ses yeux le regret ou le remord. Au nom de tous les miens et de toutes les victimes qui continuent à subir dans l’ombre, j’aimerais qu’il demande un sincère pardon pour ce qu’il a fait à cette enfant. Et qu’il n’aurait certainement pas fait si cela avait été son propre enfant. En Afrique on dit qu’il faut un village pour éduquer un enfant. Chaque enfant est tout aussi le mien que le vôtre. Tout aussi bien le nôtre que le sien.

J’ai fait de la cause des enfants mon combat et j’estime qu’il en va de la responsabilité de tous. C’est ensemble que devons faire front. C’est ensemble que nous devons protéger nos enfants, notre trésor d’aujourd’hui pour la richesse de demain."

-  Amély-James KOH BELA
Source : http://www.afrik.com/article11858.html

AVoir :
Eric Joseph Raymond Woronko Pédophile ?
Jean Pierre Rosenczveig Pédophile ?
Extrême Urgence en France Demande d’Intervention immédiate du Conseil de Sécurité.
Dailymotion : Pro pédophile ? Les Brouteurs.

vendredi 19 juillet 2013

Les Infiltrés pédophilie en France 2010.




En s'immergeant au cœur de réseaux pédophiles sur Internet, l'équipe des « Infiltrés », dont le reportage est diffusé le 06/04/2010 à 22 h 25 sur France 2, a déclenché plusieurs procédures judiciaires.

Dans une tribune, une quinzaine de journalistes, écrivains, réalisateurs et producteurs -dont Denis Robert, Bernard Langlois, Pierre Péan ou Jean-Marcel Bouguereau- s’insurge contre la décision prise par l’agence Capa de dénoncer 23 pédophiles présumés, rencontrés pour le tournage de l’émission Les Infiltrés (France 2).


Une grande agence de presse française (Capa) vient de se transformer en auxiliaire de police au mépris de la règle de base du journalisme : la protection des sources.

On peut s’interroger sur une émission (Les Infiltrés) uniquement basée sur l’emploi de caméras cachées. Ce procédé est à manier avec précaution. Son emploi systématique dérange car l’instrument devient le message et transforme le téléspectateur en voyeur. Passons.

Longtemps journaliste, Hervé Chabalier est, à la tête de Capa, un producteur respectable et à succès.

La pédophilie et ses réseaux supposés sont du pain béni pour la télé poubelle. Les concepteurs de ces Infiltrés expliquent qu’en s’attaquant à ce sujet, ils savaient que la loi les obligeait à dénoncer les pédophiles. La loi les oblige à dénoncer tout crime et délit. La pédophilie, comme le trafic de drogue ou d’armes. Passons.

La prison plutôt que divulguer ses sources : le cas Myron Farber

Ce qui ne passe pas, c’est que nous -producteurs, réalisateurs, journalistes-, soyons associés à ce que nous considérons comme une dérive de ce métier.

Nous croyons en effet que le journaliste doit être un acteur social, libre et indépendant. Le journalisme doit rester une activité sans lien avec quelque pouvoir que ce soit : politique, policier, judiciaire, religieux. Au risque de disparaître.

Hervé Chabalier, David Pujadas, présentateur de son émission, et les journalistes de Capa doivent savoir que des dizaines de journalistes se sont retrouvés, se retrouvent et se retrouveront en prison pour n’avoir pas dénoncé leurs sources. Ceux que ne veulent pas dénoncer ces journalistes sont, dans la majorité des cas, de dangereux criminels ou des trafiquants en tous genres.

En 1975 , la presse s’extasiait devant le New York Times qui a préféré laisser un de ses journalistes (Myron Farber) en prison pendant 40 jours plutôt que de livrer à la justice ses notes confidentielles concernant un médecin qui assassinait ses patients. Les temps changent, les réflexes aussi.

Pourquoi dénoncer un pédophile et pas un criminel de guerre ?

Jusqu’à présent, la police réagissait après la diffusion des enquêtes journalistiques et demandait à avoir copie des rushes ou des notes. Cette fois, les journalistes vont de leur propre initiative trouver la police pour lui remettre les éléments de leur enquête. De plus, ils communiquent sur cette divulgation. C’est du Grand N’importe Quoi.

« Le secret des sources pour lequel on se bat tellement saute ici », expliquent, la bouche en cœur, Chabalier et Pujadas. Ah bon ? Qui fixe ces règles ? Pourquoi dénoncer un pédophile et pas un criminel de guerre ? Un assassin ?

Pourquoi ne pas décréter qu’en ces temps de crise un journaliste doit dénoncer à la police les criminels en col blanc à qui il aurait parlé ? Qui décide de la nature du crime à dénoncer ? Quand le secret des sources doit-il « sauter » et qui a le droit de le faire sauter ?

Des problèmes de conscience à résoudre au cas par cas

Notre conception du journalisme et du documentaire nous oppose frontalement sur ce point aux justifications de Capa et des Infiltrés.

Tout journaliste en situation d’enquête peut et doit avoir des problèmes de conscience qu’il résout au cas par cas, en franchissant parfois certaines limites. Nous ne sommes pas les défenseurs d’un dogme. Là n’est pas le débat que lance aujourd’hui cette émission et la promotion faite autour.

En se transformant en auxiliaires de police, en arguant de morale plutôt que d’information, des journalistes ouvrent une brèche qui mène à la délation.

Ceux qui seraient tentés de suivre ce dangereux précédent sonneraient le glas de ce qui reste des belles illusions de notre profession.

Par Fabrizio Calvi (journaliste, écrivain), Denis Robert (journaliste, écrivain), Jean-Pierre Moscardo (réalisateur), Pierre Péan (journaliste, écrivain), Benoît Collombat (journaliste), Bernard Langlois (journaliste, écrivain), Emmanuel Poncet (journaliste), Arnaud Sagnard (journaliste), Pascal Lorent (journaliste), Jean Marcel Bouguereau (journaliste), Patrick Fiole (journaliste), Marcel Gay (journaliste), David Dufresne (journaliste), Patrick Volson (réalisateur), Frank Eskenazi (producteur)...
Source : http://www.rue89.com/tele89/2010/04/06/les-infiltres-et-la-pedophilie-une-derive-du-journalisme-146354

AVoir :
Maurice Gutman Pédophile.
Parole d' Enfants / Viols d'enfants : la fin du silence ?
J.E. Émission Spécial Cyberprédateurs - Gros Degueulasse Pedophiles.
Outreau, l'autre vérité.

mardi 16 juillet 2013

Belgique : Nihoul balance sur le Roi Belge - Partouzes avec mineures (2000).


Affaire Dutroux:  Il y avait d'autres caches...

Je reviens brièvement sur l'affaire Dutroux, pour laquelle les dossiers bis concernant le réseau vont arriver à prescription. Il faut savoir que d'après la version officielle, Dutroux, Martin et Leliève étaient des "prédateurs isolés", et Nihoul n'est tombé que pour avoir fourni de l'ecstazy à Lelièvre, sans aucune raison. Il n'y a pas de réseau, d'ailleurs les réseaux pédophiles n'existent pas en Belgique: depuis l'affaire Dutroux, plus aucun média ne parle de réseau pédophile, alors que c'était le cas avant. Dutroux, c'est l'Outreau français, la tombe des enfants victimes.



Si Dutroux est un prédateur isolé, pourquoi y avait-il d'autres caches dans le réseau?

Par exemple le PV n°2721/96 du 26 septembre 1996 évoque une perquisition effectuée chez un certain Patrice Charbonnier à Courcelles, perquisition au cours de laquelle les policiers ont trouvé deux caches aménagées. C'est dans une cavité de ce type qu'on a retrouvé in extremis Sabrina Daerdenne et Laetitia Delhez, deux des victimes de Dutroux.

Ledit Charbonnier était en taule pour avoi braqué un camion de convoyage de fonds à l'arme lourde, quand la perquisition a été effectuée.

On nous a dit que c'ets le modèle de cache crée par Charbonnier qui a "inspiré Dutroux" (on notera aussi que pour Le Soir, deux cahces deviennent une cache). De fait, les deux se connaissaient depuis un bon moment, via divers trafics dans la région de Charleroi, suite à leur rencontre en prison en 1986 (Dutroux y était pour avoir enlevé et violé des adolescentes).

Et quid de cette autre cache, mentionnée par Michèle Martin lors d'une audition à propos de son grand ami Claude Thirault?

Thirault, nous explique Martin, lui a parlé d'une cache qu'aurait aménagé la "bande de Courcelles", cela pour " y dissimuler des filles, jeunes, avant de les expédier à l'étranger. Je me souviens qu’il m'avait parlé du Maroc notamment comme pays destinataire. Quand il a parlé de cette bande de Courcelles il m'a bien dit que son "chef" était un gros qui trafiquait aussi dans le trafic des voitures volées de grosse cylindrée ".

Dutroux cache pilules contraceptives Accessoirement, Thirault était un indic de la police de Charleroi, dont certains éléments fricotaient de près avec le trafic de voiture, à l'instar de Zicot, qui s'est aussi retrouvé dans l'enuête sur Dutroux. D'ailleurs, c'est Thirault qui a averti les gendarmes que Dutroux avait aménagé une cache dans sa maison de Marcinelle pour "y loger des enfants en attente d'être expédiées à l'étranger", ce qui a entraîné la découverte de Sabine et Laëtitia dans la cache.

Au sujet de Thirault, Dutroux a écrit dans une lettre à un avocat partie dans une autre affaire de jeune fille tuée, Laurence Mathues, que "ce personnage a commencé par bénéficier des plus hautes protections judiciaires dans les juridictions du Hainaut. C'est de cette façon que lui et ses très nombreux complices ont évité d'être condamnés pour les très nombreux vols connus, qu'ils ont commis dans les années 1990 à 1993, notamment". "En 1993, Thirault Claude s'était lui-même vanté, alors en présence de mon épouse et de moi-même, qu'il était utilisé par l'Allemand dans un réseau qui séquestrait des enfants à la corse, notamment dans un tunnel... Informations qui ont initié les fouilles au charbonnage de Jumet (fouilles reprises ensuite à cause de Raemaekers et Cie).», ou encore: «Qui est le blond venu avec mon épouse à Marcinelle? Bref, tout concorde pour être interpellé par les activités et les complicités de Thirault Claude, y compris pour ce qui est arrivée à Laurence Mathues».

En gros: Dutroux accusait Thirault (y compris d'être très proche de sa femme Michèle Martin) et réciproquement.

L'ancien ministre.

Il y a aussi tous ces témoignages (au moins une dizaine) à propose de l'ancien ministre Jean-Pierre G., ami de Di Rupo, et de ses sorties dans les boites de Liège, Mons ou Bruxelles, si possible homos. Un témoin explique qu'il visait les jeunes (une quinzaine d'années) qu'il voulait avec un point rouge lumineux, et qu'on les lui amenait.

Un autre explique que le ministre "possédait un album photo avec toutes les personnes avec lesquelles il a eu des relations sexuelles".  Un troisième parle d’une affaire de pédophilie concernant G. a été étouffée et qu’un jeune s’est suicidé "suite à cette affaire". Elle peut retrouver le nom du jeune. un autre encore évoque ses "protections", ce qui n'a pas empêché G. de devoir démissionner en 1996 suite à des accusations de pédophilie.

Un autre témoin explique que l'un de ses amis a eu à faire il y a quelques années avec G. quand il avait 15 ans et fuguait régulièrement. Au cours de ces fugues il faisait des conneries, et pour les faire oublier « il lui suffisait de passer deux nuits avec Mr G. et il n'était plus inquiété ».

Un autre témoin qui a appelé la ligne ouverte par le juge en charge de l'enquête au début (et qui a été viré parce qu'il risquait de faire son travail) a déclaré que G. l'a saoulé dans plusieurs bistrots de Liège et l'aurait ensuite violé. G. se serait aussi rendu à plusieurs reprises au home Vert Bois pour aller y chercher des jeunes.

Autre témoignage: une femme qui faisait partie du monde politique et était alors pensionnée. Elle disait avoir appris de source sûre que dans le centre de placement la "MOHINETTE" à Dolembreux, on venait chercher des enfants le soir et on les ramenait le lendemain matin dans la voiture de G. La dame a dit cela à la gendarmerie, qui n'a rien fait.

Plusieurs témoins parlent de ses liens avec Nihoul, mais pensez-vous que les flics l'ont interrogé? Bien-sûr que non.

G. a même été blanchi de toutes les accusations de pédophilie, qui, certes, faisaient tâche tant elles étaient persistantes et concordantes. Pour cela, on s'est concentré sur deux témoignages qui dont leurs auteurs ont été décrédibilisés, une bonne vieille technique. Et finalement, on a dit que tout cela n'était qu'une "effrayante machination" contre les deux ministres, dont l'un est aujourd'hui le premier ministre belge.

Di Rupo avait aussi été mis en cause à l'époque, ainsi que nous l'explique en 1996 le quotidien Libération: "La demande de mise en accusation par la justice belge du vice-Premier ministre fédéral, Elio Di Rupo, et du ministre de l'Enseignement de la communauté francophone, Jean-Pierre Grafé, pour faits de pédophilie éveille désormais, dans une Belgique déjà déstabilisée par les scandales, le fantôme d'une crise de régime".

Les contacts du bordel!

Autre anecdote piquante qu'on trouve dans le dossier: la liste des appels reçus ou passés par un bordel fort connu à Bruxelles à l'époque, qui appartenait à la "madame Claude" belge. Un bordel dans lequel, d'après un témoin, des mineures en fugue étaient violées, fréquenté par des politiques, des "stars", des médecins, des avocats et magistrats... La patronne envoyait aussi des filles chez le gratin.

Ainsi, on apprend que l'ONE (Office des naissances et de l'enfance), l'hôpital Erasme, les ambassades des Etats-Unis et du Maroc, l'APEPA (Association Pour l'Epanouissement des Personnes Autistes), de la FSC (Fédération des Scouts Catholiques), de l’Institut Royal des Sourds et Muets, de l’Adeps (Organisation de l'Etat qui s'occupe du développement du sport chez les jeunes)… font partie des contacts de ce bordel "hipe", ainsi que le rappelait l'ancien policier Marc Toussaint.

La liste complète, de fait, des appelant de l'Institut Bizaar, est impressionnante:

Relevé des appels, qui ont été limité à la région de BRUXELLES (sans raison) :

- Ministère de la DEFENSE

- Ministère de l’INTERIEUR

- Ministère des FINANCES

- Ministère de la Région BRUXELLES CAPITALE

- Ministère de la Communauté FLAMANDE

- Administration communale de MOLENBEEK

- Commission des AFFAIRES EUROPEENNES

- Parlement de l’UNION EUROPEENNE

- Ambassade des ETATS UNIS

- Ambassade du MAROC

- Ambassade de SAINT MARIN

-  Gendarmerie de BRUXELLES 1000

- Police de BRUXELLES 1000

- Et des avocats, médecins, un journaliste

- Des entreprises (RTBF, SNCB…)

- Association de Parents pour l’Epanouissement des Personnes Autistes (APEPA)

- Office de Naissance et de l’Enfance (ONE)

- Fédération des Scouts Catholiques (FSC)

-  ADEPS

- Protection de l’enfance et de la jeunesse de Flandre.

- Institut Royal pour Sourds et Aveugles (IRSA)

- IMP du Prince d’Orange.

Pourtant la gendarmerie a mis huit mois pour conclure qu’il n’y avait dans ces listings aucune " élément exploitable ", et on a limité la recherche des appels à la zone de Bruxelles.

L'institut Bizaar était financé entre autres par Patrick Haemers, braqueur soupçonné d'avoir participé aux tueries du Brabant et qui est mort en prison en 1993, par suicide paraît-il. Comme son père, il a trainé dans les mêmes boites à partouzes qui Nihoul et le gratin habituel.

En dehors de cela, plusieurs personnes gravitant dans le milieu pédocriminel trainaient aussi à l'Intitut Bizaar, dont des proches de Phillipe Cryns, le parton du Mirano dans lequel des partouzes pédophiles avaient carrément lieu, comme on va le voir plus bas. Cryns était aussi proche de Nihoul, mais le monde des partouzes bruxellois est, il est vrai, tout petit, et il allait chercher des mineurs qui se prostituaient à la place Fontainas à Bruxelles, pour les faire tapiner au Mirano. L'un des témoins X de l'affaire Dutroux, qui avait commencé à être violé lorsqu'il était placé au home Vrij & Vrolijke, a dit que Cryns le prostituait au Mirano alors qu'il était encore mineur.

Au sujet du témoignage de VM1 (Tino), Marc Toussaint écrit: "Tino a été placé dans des homes de l’O.N.E. par le juge de la jeunesse Blondeel lorsqu’il avait neuf ans. Il a d’abord résidé dans un établissement de Mont-Saint-Guibert, et ensuite dans un autre à Braschaat. Il raconte que le directeur de ces homes venait le chercher pour l’emmener dans de grosses villas isolées où il était, avec d’autres enfants, victime d’abus sexuels lors de partouzes. Il dit avoir assisté à des viols, en avoir été lui-même victime, avoir vu des actes de mutilation et de torture sur des enfants, et avoir assisté à la mise à mort de certaines victimes".

En 1985, Cryns a créé la SA Parc Savoy, avec de grandes pointures du secteur immobilier et de l’entourage direct de l’ancien premier ministre Paul Vanden Boeynants, cité comme un tortionnnaire par plusieurs témoins de l'affaire Dutroux. Parmi eux, Charly De pauw, affairiste notoire et accusé d'être unn épdophile par plusieurs témoins lui aussi. Il est apparu que cette société, qui avait pour but d’exploiter des bars et des restaurants et d’organiser " des réunions culturelles et sociales ", était liée au très influent Cercle des Nations. Ce club privé comptait parmi ses quatre-vingt-un membres fondateurs de nombreux nobles, hommes d’affaires, banquiers, diplomates et politiciens, dont certains noms sont cités par les témoins X.

Quelques documents intéressants:

Audition de Marcel Vervloesem en avril 2001 : Sur la crèche d'Amsterdam transformée en studio de "bébé porno". Et comme par hasard, dans la même rue mais au n°47 au lieu du n°111, rue Admiraal de Ruyterweg, 10 ans après, on a trouvé cette affaire de bébés violés et filmés à la crèche. Certes, seul un employé de ces crèches a porté le chapeau, mais tout de même. Plusieurs crèches auraient été touchées, du coup, et 64 bébés.

Le document évoque aussi la présence probable de Dutroux dans un bar sado maso d'Amsterdam tenu par un ancien GI.


Vervloesem parle aussi d'un certain Ronald Janssen, qui a fait la Une des médias en 2010, après qu'il ait massacré un couple de jeunes voisins, après avoir torturé et tué une ado de 18 ans en 2007. Il est aussi soupçonné d'une vingtaine de viols, mais n'a avoué que cinq, commis entre 2001 et 2010. On a aussi rouvert un vieux dossier de disparition d'enfants, datant de 1994, lors de l'enquête sur Janssen (celui de Kim et Ken Heyrman).

Janssen était "considéré par beaucoup comme un instituteur modèle, un homme jovial, sincère et responsable", nous dit le média belge 7 sur 7. Janssen passe pour un tueur en série psychopathe. Et isolé, bien sûr.

Vervloesem disait justement que Janssen apparaîssait sur des photos figurant sur les fameux fichiers Zandvoort.

La déclaration fracassante de Nihoul: il a été piégé à table par un journaliste qui a enregistré la conversation. Il y parle du "frère du Roi", qui n'est autre que le roi actuel.

Sur d'autres enfants trafiqués par Lelièvre et Nihoul, le complice de Dutroux.

On notera que Carlo Todarello a aussi été mêlé à l'enquête sur l'assassinat du ministre André Cools en juillet 1991. Ses déclarations en tant que co accusé ont beaucoup orienté les recherches de la Justice. Bien sûr, Todarello s'est dit complètement surpris de cet assassinat, pour lequel il a quand-même pris 5 ans prison.

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Ce ne sont ici que quelques éléments qui posent question, parmi une masse d'éléments troublants, qui tous contredisent la théorie du "prédateur isolé". Un bon résumé de l'affaire Dutroux, qui montre à quel point on a massacré la vérité et les victimes dans cette affaire, est trouvable ici. Mais, je reviendrai vite sur cette affaire car contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle est loin d'être finie et le réseau existe toujours, prompt à ruiner les victimes qui pourraient parler.
Source : http://dondevamos.canalblog.com/archives/2013/06/24/27503065.html

AVoir :
L'affaire Dutroux.